Cette famille est issue, en 1380, de l'union entre Jean de Pujols de Blanquefort et Catherine de Roquefeuil-Anduze fille et héritière d'Arnaud IV de Roquefeuil-Anduze. Elle constitue depuis cette alliance la troisième famille de Roquefeuil, ayant formé plusieurs branches dont subsistent celles de Roquefeuil et du Bousquet, de Roquefeuil-Montpeyroux, de Roquefeuil d'Amber, de Roquefeuil de Bars, de Roquefeuil-La Bessière, et de Roquefeuil-Cahuzac.
Elle compte parmi ses membres de nombreux officiers dont des amiraux et des généraux, deux hommes politiques.
Les auteurs font remonter les origines prouvées de cette famille au XIVesiècle, à la suite du mariage de Jean de Pujols de Blanquefort avec Catherine de Roquefeuil-Anduze.
La Chesnaye-Desbois écrit en 1761: «La maison de Blanquefort parait originaire du duché de Guyenne où le nom le Blanquefort est connu fort anciennement. La baronnie de Blanquefort est située dans l'Agenois (...) Quant aux terres et château de Blanquefort, ils étaient de tout temps dans la maison de Blanquefort.»[2]. Il ajoute: «Suivant un ancien mémoire sur la maison de Roquefeuil (...) Catherine fille unique et héritière d’Arnaud de Roquefeuil IVème du nom fut mariée à Jean de Blanquefort pour réunir ces deux branches "attendu que ledit Jean descendait d’un cadet de la même maison qui avait pris le nom de Blanquefort de cette seigneurie qui lui avait été donnée par Raymond de Roquefeuil en 1227 (...) mais ce mémoire ne dit point de quel cadet viendrait cette descendance (...)». De fait, les Anduze et les Roquefeuil-Anduze comptaient dans leurs possessions plusieurs fiefs passés aux Pujols et deux châteaux de Blanquefort, l'un situé à proximité d'Arrigas et d'Aumessas (Gard) et l'autre situé sur les contreforts du Causse Méjean (Lozère) et «on trouve un Bernard de Blanquefort, seigneur d’Anduze, dont il est fait mention notamment en un inventaire des titres de la maison d’Albret qui était ès mains de M d'Hozier, juge d’armes de France, lequel Bernard de Blanquefort traita avec le duc d’Aquitaine en l’an 1310 (...) Du reste, on ne trouve nulle preuve de cette substitution de nom, qu'on ne peut soupçonner peut-être que sur des confusions de seigneuries auxquelles il semblerait que quelques doubles mariages auraient pu donner occasion (...) Il y a une généalogie de la maison de Roquefeuil, qui vient jusqu’au seizième siècle dans l’Histoire de la maison de la Tour d’Auvergne, par Justel, habile généalogiste, qui témoigne contre cette substitution, puisqu’il n’en fait nulle mention. Plusieurs autres anciennes généalogies de même qu’on peut le voir aussi dans l’Histoire Générale de Languedoc disent que la seigneurie de Blanquefort était plus de cent ans avant cette époque dans la maison de Roquefeuil d’Anduze, quoiqu'il ne se trouve cependant, on le répète encore ici, aucune preuve existante.»[2],[N. 1].
Jullien de Courcelles écrit en 1822: «Il existait dès le onzième siècle en Guyenne, une maison de Blanquefort, que quelques généalogistes nomment par corruption de Blancafort, d’après l’orthographe latine de ce nom (...) Cette maison de Blanquefort tirait son nom d’une ancienne baronnie de Médoc qui étendait sa juridiction sur plusieurs paroisses considérables. Leurs descendants paraissent avoir par la suite imposé leur nom à deux autres terres de Blanquefort, situées, l’une à cinq quarts de lieue de l’Isle-en-Jourdain, et l’autre à deux lieues et demie de Fumel en Agénois.»[2]. Jullien de Courcelles donne une généalogie de cette famille de Blanquefort qui remonte à Ayquem-Guillaume seigneur de Blanquefort, nommé dans une charte promulguée en 1079 par Guillaume VIII duc d’Aquitaine, en faveur de l’abbaye de la Sauve-Majeure[2].
Hippolyte de Barrau, historien du Rouergue, dans Documents historiques et généalogiques sur les familles du Rouergue (1853), écrit que Jean de Pujols, seigneur de Pujols (Lot-et-Garonne) et de Blanquefort, marié en 1381 à Catherine de Roquefeuil était le fils de Hugues IV de Pujols, seigneur de Blanquefort, capitaine de Sauveterre, subrogé à la place de sénéchal de Périgord de 1360 à 1364 et qui teste en 1390, et de Catherine de Madaillan de Lesparre, dame de Rauzan[3]. Hugues IV de Pujols était le fils de Raimond II de Pujols, qualifié de noble et puissant baron, seigneur de Blanquefort, et d'Hélène de Gourdon. L'ascendance masculine est suivie depuis Hugues de Pujols, qui fut témoin le à l'hommage rendu par Bernard de Durfort au comte Raimond VI de Toulouse, pour son château de Beaucaire (diocèse de Cahors)[4].
Louis de La Roque, dans le Bulletin de la Société héraldique et généalogique de France (1879), écrit: «Le nom de cette dernière famille se rencontre en Guyenne dès le XIesiècle, mais sa filiation n'est établie régulièrement que depuis le commencement du XIVesiècle. Il y avait en Guyenne trois principales seigneuries du nom de Blanquefort: une dans le Médoc, une autre en Agenais et la troisième près de l'Isle-Jourdain. Chacune d'elles a pu donner son nom à une famille et il est difficile de constater quelle est celle qui fut le berceau de la maison de Blanquefort Roquefeuil.»[5].
Henri Jougla de Morenas, dans le Grand Armorial de France (1948), fait débuter la généalogie de cette famille à Jean de Blanquefort, marié en 1393 à Catherine de Roquefeuil-Anduze, héritière de la baronnie de Roquefeuil[1]. Leur fils, Antoine, prit le nom et les armes de Roquefeuil[6],[7] (Catherine de Roquefeuil institua pour son héritier universel Antoine de Blanquefort, son fils, à la charge de porter le nom et les armes de Roquefeuil)[3].
La famille est maintenue noble en 1668 et 1701 sur filiation noble prouvée remontant à 1400 et 1417. Régis Valette mentionne une extraction chevaleresque avec une filiation prouvée remontant à 1352[8], tout comme l'ANF.
Le mariage de Jean de Pujols de Blanquefort et de Catherine de Roquefeuil a lieu le [4],[9]. Selon Fulcran de Roquefeuil, ils avaient obtenu une dispense du Pape pour raison de parenté au quatrième degré le [4].
Rompant avec toutes les généalogies disponibles sur les Roquefeuil produites, notamment, par les généalogistes et historiographes des ordres du roi, l'historien Michel Vergé-Franceschi écrit, dans Les Officiers généraux de la Marine royale, 1715-1774 (1990), «Depuis le début du XVesiècle les Blancafort ont repris le nom et les armes des Roquefeuil et ils se sont divisés en deux branches. Au XVIIesiècle, la branche aînée est tombée en quenouille et n’est plus représentée que par Marie-Gilberte de Roquefeuil, morte en 1699. La branche cadette, elle, s’est éteinte en ligne légitime dans les années 1520, mais la descendance de Guillaume, bâtard de Roquefeuil (seigneur de la Salle-Padiès, du Theil, de la Boissière au Theil, de Pinet, de Millars) est fort nombreuse»[10]. Il ajoute: «À partir du milieu du XVesiècle, la seigneurie de Roquefeuil, la terre de Combret et le comté de Nant restent aux mains de la branche aînée des Roquefeuil. La branche cadette, issue de Guillaume, bâtard de Roquefeuil, porte le nom d’une terre qu’elle n’a plus et qu’elle ne récupérera jamais»[11].
Fulcran de Roquefeuil réfute cette extinction en ligne légitime[12]. En fait, si, Guillaume de Roquefeuil, seigneur de La Bessière puis de Pinet, fils de Jean et de Blanche de Capluc, eut bien un fils naturel, nommé également Guillaume, dit "le cadet del Bruel", dont la descendance existe toujours, et porte le nom de Roquefeuil, sans particule, il eut d'abord un fils aîné légitime, Pierre, dont descendent les branches de Padiès puis du Bousquet et de Montpeyroux, d'Amber et de Bars. La branche de Roquefeuil-Cahuzac, descend de Tristan, frère cadet de Jean.
Pierre, ayant hérité des biens de son père, sans protestation des enfants de Tristan, ne pouvait être un enfant naturel.
Cependant, au XVIIIesiècle, un descendant de Tristan, Raymond de Roquefeuil, ayant eu connaissance de l’enfant naturel, Guillaume, prè-cité, prétendit que le lieutenant-général des armées navales Aymar Joseph de Roquefeuil, futur vice-amiral de France, et avec qui il avait un différend, en descendait. Chérin, interrogé successivement par les ministres Sartine et Amelot, rédigea un mémoire qui résumait la généalogie des diverses maisons de Roquefeuil. Dans ce mémoire il affirmait la légitimité de l’amiral ainsi d’ailleurs que celle de son cousin Raymond[13].
Le litige fut porté devant le Châtelet de Paris qui, le , donna raison à l’amiral et interdit à Raymond de maintenir ses accusations[14]. Raymond publia deux factums et fit appel. Le vice-amiral étant mort, son fils Innocent-Adrien, publia également un factum et le Parlement de Paris condamna Raymond, le [15]. Raymond tenta de faire casser l’arrêt du Parlement par le Conseil d'État Privé mais son pourvoi fut rejeté et il fut condamné à payer une amende le [16].
En 1465, une révolte de grands seigneurs se forme contre le roi Louis XI qui tente de réduire les prérogatives de la haute noblesse. Les grands seigneurs dont Jean V d'Armagnac forment la Ligue du Bien Public. Louis XI lève une armée et parvient à diviser les ligueurs avec qui il signe plusieurs traités successifs. Ayant pris le parti du comte d'Armagnac, Jean et Antoine durent obtenir des lettres de rémission royales en 1478[17].
En 1483, Bérenger de Roquefeuil hérite du château de Bonaguil où il entreprend des travaux considérables. Durant plus de trente ans, le château est modernisé pour y intégrer les derniers systèmes de défense militaire requis par l'essor de l'artillerie.
Entre 1494 et 1559, les Guerres d'Italie viennent opposer les grandes puissances européennes dont la France, l'Espagne et le Saint-Empire pour le contrôle des riches territoires italiens. Plusieurs Roquefeuil prennent part à ces conflits avec notamment trois fils de Charles et Blanche de Lettes. L'ainé, Jean-Antoine participe à la bataille de Cérisoles avant de rejoindre les combats en Flandres et en Alsace. Il est cité dans la défense de Metz lorsque la ville est vainement assiégée par les troupes de Charles Quint. Il y trouve la mort en lors d'une sortie entreprise par François, duc de Guise. Son frère, Antoine II, est également cité en 1452 dans le Piémont lors de prise de la place forte de Vulpian[18].
De 1562 à 1598, ont lieu les Guerres de Religion qui opposent les catholiques aux protestants. De nombreux membres de la famille Roquefeuil prennent une part active à ce conflit, parfois dans des camps divergents. Antoine II est impliqué dès 1568 lorsqu'il reçoit le maréchal de Monluc ainsi que toute la noblesse catholique de la province dans son château de Flaugnac. Il avait eu deux enfants Antoine III et Jean-Hector qui prirent position dans les camps opposés. Antoine III pris le parti d'Henri, duc de Guise après que la baronnie de Castelnau-Montratier ait été dévastée par les huguenots. Le , il est nommé chevalier de l'ordre de saint-Michel par Charles IX qui lui écrit[18],[19]:
«Monsieur de Roquefeuil, pour vos Vertus et Mérites vous avez été choisi par les frères et compagnons de l'ordre de Monsieur Saint-Michel pour être associé à la compagnie»
Son frère, Jean-Hector contrairement à ses parents, embrasse la cause des protestants et reçoit plus de 18 blessures durant les combats auxquels il participe. Il perd le bras droit à la bataille de Coutras durant laquelle les troupes d'Henri de Navarre mettent en déroute celles d'Henri III alors commandées par le duc de Joyeuse. Malgré cette fâcheuse affaire, il poursuit sa carrière militaire et son renom lui attira l'amitié d'Henri IV[19]. Ce dernier s'appuya notamment sur Jean-Hector dans la prise de Cahors en qui œuvre pour éviter au mieux le pillage et massacre de la ville. En 1589, il est nommé chevalier de l'ordre de Notre-Dame du Mont Carmel et reçoit en 1593 à Castelnau les États du Quercy. Avec Antoine de Peyrusse, il s'emploie à mettre fin à la guerre civile dans cette localité[18],[19].
La famille de Roquefeuil compte cinq abbesses au XVIesiècle:
Delphine de Roquefeuil (1507 à 1513) abbesse de Nonenque[20],
Vaurie de Roquefeuil (mentionnée en 1520), abbesse de Gorjan[21],
Marguerite de Roquefeuil, (1513 à 1553) abbesse de Nonenque[20],
Louise de Roquefeuil (1553 à 1560) abbesse de Nonenque[20],
Blanche de Roquefeuil (1560 à 1561) abbesse de Nonenque[18],[20].
Antoine-Alexandre, frère cadet du précédent s'engage dans la guerre de succession de Mantoue (1628 - 1631), conflit périphérique de la Guerre de Trente Ans qui oppose le France de Louis XIII aux Habsbourg. Il participe activement aux campagnes militaires en Savoie et en Roussillon. De retour dans sa baronnie de Castelneau, il a un différend avec son beau-frère, Jacques de Lomagne, qu'il tue en duel par cinq coup d'épée. Condamné à mort, il est gracié par le roi en raison de ses mérites militaires[19]. Le , il lève le premier régiment de Roquefeuil qui se distingue lors de la bataille de Buffalora[22] contre les forces espagnoles[23].
La famille de Roquefeuil-Blanquefort est maintenue noble en 1668 sur preuves de 1400 et en 1701 sur preuves de 1417[1].
La famille de Roquefeuil compte un abbé au XVIIesiècle: Scipion de Roquefeuil (1601 - 1611) abbé et de Saint Guillem le Désert, fonction également assurée par trois de ses aïeux de la famille de Roquefeuil-Anduze[21].
A l'occasion de la guerre de Sept-Ans, Pierre et son cousin Jacques-Aymar servent dans la Royale et prennent part aux principaux affrontements. Jacques-Aymar poursuit sa carrière avec le commandement du port, de la ville et du château de Brest puis en obtenant du ministre Choiseul et du roi la reconstitution de l'académie royale de marine.
Pierre (1735 -1789), brigadier des armées navales, qui commanda le Dauphin Royal dans la division de l'amiral de Grasse lors de la bataille des Saintes. Membre d'origine de la Société des Cincinnati.
Pierre-Jean (1746 -1807), capitaine de vaisseau, combat à la bataille de la Cheasapeake. Membre d'origine de la Société des Cincinnati.
Charles-Balthazar (1752 - 1795) , capitaine de vaisseau, combat à la bataille de la Cheasapeake. Membre d'origine de la Société des Cincinnati.
Jacques-Aymar de Roquefeuil, lieutenant de vaisseau sur le Saint-Esprit, qui servit sous l’amiral de Grasse lors de la campagne d’Amérique.
Le chevalier de Roquefeuil, enseigne de vaisseau sur l'Hector, qui servit sous l’amiral de Grasse lors de la campagne d’Amérique.
Alexandre Amable de Roquefeuil, enseigne de vaisseau, qui commandait l'aviso "l'Expédition" lors du combat victorieux de la frégate "La Surveillante" contre la frégate "HMS Québec" et l'aviso "HMS Rambler".
Alexandre (1751-1830), seigneur d'Amber, sert pendant 20 ans dans l'armée du Roi et épouse Marie d'Albaret. Passé en 1792 à l'armée de Condé, il reçoit l'ordre de saint Louis et le grade de colonel de cavalerie. Il rentre en 1802 en France. Il participe à des activités clandestines jusqu'à la Restauration et reçoit en 1815 le brevet de maréchal de camp le [29],
Charles-Balthazar (1752 - 1795) sert dans la marine royale durant 25 ans et reçoit la croix de saint Louis. Capitaine de Vaisseau et héros de la guerre d'indépendance, il émigre en 1792 et participe au débarquement de Quiberon. Capturé, il est fusillé peu de temps après[30],[31].
François-Pierre (1762-1792), volontaire dans le régiment de Damas, il participe au débarquement de Quiberon. Capturé, il est fusillé le 11 thermidor. Il était fils de Jean-Baptiste de Roquefeuil et de Louise Quanterie[30],[31].
Innocent (1752 - 1796), colonel avant la Révolution, il émigre et lève en 1795 le régiment de Roquefeuil dont il prend le commandement. Il est mortellement blessé durant la bataille d'Ober-Kammlach en 1796.
La famille de Roquefeuil-Blanquefort comptait, dans les armées, au début du XXIesiècle, cinq officiers généraux:
Melchior de Roquefeuil et du Bousquet (1926-2021), général de brigade de l'armée de terre[32], commandeur de l'ordre national du Mérite et officier de la Légion d'honneur, croix de la valeur militaire. Il fut président de la Société des Cincinnati de France de 1997 à 2004[33].
Pierre de Roquefeuil (né en 1951), contre-amiral, ancien commandant de l'École navale, ancien Inspecteur des forces maritimes[34] et ancien directeur de l'Institut catholique des arts et métiers (ICAM) de Toulouse, commandeur de l'ordre national du Mérite et officier de la Légion d'honneur.
Henry de Roquefeuil (né en 1952), général de corps aérien[35],[36], commandeur de la Légion d'honneur et grand officier de l'ordre national du Mérite[37].
Antoine de Roquefeuil, contre-amiral, directeur adjoint du personnel militaire de la Marine[38], chevalier de la Légion d'honneur, chevalier de l'ordre national du Mérite.
Jérôme de Roquefeuil, général de division, officier de la Légion d'honneur, officier de l'ordre national du Mérite.
La famille de Roquefeuil est membre de l'Association d'entraide de la noblesse française. La branche de Roquefeuil et du Bousquet en est membre depuis 1928, et celle de Roquefeuil Montpeyroux (Montpeyroux), depuis 1938[39].
Antoine Ier de Roquefeuil-Blanquefort (†), héritier et seigneur des baronnies de Roquefeuil, du Pouget, de Combret, de Castelnau-Montratier, et de Blanquefort (fils de Jean de Pujols de Blanquefort et de Catherine de Roquefeuil) prend le nom de Roquefeuil selon la volonté de sa mère, qui l'institue héritier universel à charge de porter le nom et armes de Roquefeuil[3]. Il épouse en 1408 Delphine d'Arpajon, fille de Hugues III d'Arpajon, vicomte de Lautrec, et de Jeanne de Séverac, six enfants, dont:
Jean II de Roquefeuil-Blanquefort, marié en 1444 avec Isabeau de Peyre, fille d'Astorg de Peyre et de Louise de Biron[3]. Jean II et son frère Antoine II s'étaient rangés dans le parti d'Armagnac pendant les troubles de la Ligue du Bien public, et ils durent obtenir des lettres de rémission du roi Louis XI en février 1478[40]. Jean II a pour fils:
Château de BonaguilBérenger de Roquefeuil-Blanquefort (1448-1530), marié le à Anne du Tournel, fille de Pierre-Guérin du Tournel, issu de la maison de Chateauneuf-Randon, et de Louise de Crussol, première dame d'atours de la reine. Page du roi Louis XI, il quitta la cour d'Amboise en 1477 en réaction à l'exécution de Jacques d'Armagnac dont il était un des fidèles soutiens. Possédant une vingtaine de châteaux en Rouergue et en Quercy, il se plaignit que les habitants de Castelnau-Montratier abusaient de la coutume qui dispensait du droit de leude toute marchandise apportée au marché qui ne dépassait pas un quarton[41]. Le parlement de Toulouse lui donna raison sur le fond mais le condamna pour avoir tenté de se faire justice lui-même en détruisant les poids et mesures de la ville[18],[42] et il dut reconnaître publiquement ses torts[43]. Il agrandit et fortifia son château de Bonaguil, bravant un décret royal interdisant les fortifications privées[44].
Antoine III, à l'instar de son père rejoint le parti catholique durant les guerres de religion. Il se distingue durant les combats et est fait chevalier de l'ordre du roi (chevalier de l’ordre de Saint-Michel) en 1570 par le roi Charles IX. Le épouse le 11 mai 1584 Marie-Angélique de Rochechouart. En 1618, il fit ériger la baronnie de Roquefeuil en marquisat[3].
Antoine-Alexandre (1585-1639), participe aux campagnes militaires royales en 1624-1625. De retour en France, il tue en duel son beau-frère Jacques de Lomagne et est condamné à mort, le , par la cour de Toulouse puis gracié in extremis par le roi Louis XIII pour sa conduite militaire passée. Antoine-Alexandre, pour rentrer dans les grâces royales, lève le premier régiment de Roquefeuil qui est cité pour sa conduite le 9 juillet 1636 au combat de Buffarola. De son mariage en 1625 avec Claude de Saint-Aignan, il a un fils François, mort sans postérité, et une fille, Marie-Gilberte.
Marie-Gilberte (1626 - 1699) hérite en 1639 de Bonaguil presque en ruines, où cependant elle habite. Elle épouse en premières noces Gaspard de Coligny. Le marquisat de Roquefeuil passa par cette alliance dans la famille de Damas puis fut vendu par Jean Pierre de Damas, comte d'Anlezy et de Thianges, au fermier général Jean-Maurice de Faventines par acte passé le 14 mars 1775 devant Dehérain, notaire à Paris, pour le prix de 273 000 livres. Les terres de Blanquefort et de Bonaguil passèrent dans la famille de Dyo. Marguerite-Gilberte de Roquefeuil épousa en secondes noces Claude-Yves, marquis d'Alègre. Leur fille Marie-Marguerite d'Alègre (1660-1678) épousa le 8 février 1675 Jean-Baptiste Colbert, marquis de Seignelay, fils du Grand Colbert.
Charles de Roquefeuil, baron de Grandval, épousa Jeanne de Roaix de Belpech, le 10 août 1560 puis Françoise de Caudières le 7 septembre 1564. Il est chevalier de l'ordre du roi (chevalier de l'ordre de Saint-Michel)[3].
Branche de Padiès puis du Bousquet et de Montpeyroux
Le château du Bousquet (Aveyron), demeure de la famille de Roquefeuil pendant 293 ans.
Comme indiqué dans le second paragraphe supra traitant des origines des Roquefeuil-Blanquefort, cette branche serait issue selon Michel Vergé-Franceschi (1990) d'Antoine II, fils d'Antoine Ier et de Delphine d'Arpajon. De son mariage avec Blanche de Saunhac il eut Jean et Tristan, auteurs des 2 principales lignes[1]. L’aîné, Jean de Roquefeuil (mort vers 1505), , seigneur de La Bessière, épousa en 1495 Blanche de Capluc dont il eut Antoine, Guillaume Claude et Bernard, morts sans postérité, et un fils légitimé Guillaume de Roquefeuil[10], héritier de ses frères. Il épousa en 1525 Catherine Guitard de Taurines, dont le fils, Pierre, épousa en 1558 Françoise de Montpeyroux, dame du Bousquet et fut l'ancêtre des branches subsistantes du Bousquet et de Montpeyroux [10].
Les memoires des généalogistes des ordres du roi (d'Hozier, Chérin), l'autorité de la chose jugée par le Parlement de Paris le (cf. supra) et les travaux de Fulcran de Roquefeuil (2018)[12] corrigent en donnant Guillaume de Roquefeuil, seigneur de La Bessière puis de Pinet pour fils légitime de Jean de Roquefeuil. Ce Guillaume fut l' époux en 1525 de Catherine Guitard de Taurines et père, notamment, d'un fils aîné et légitime Pierre de Roquefeuil Seigneur de Pinet et de Padiès. Celui-ci épousa en 1558 Françoise de Montpeyroux, dame du Bousquet. Guillaume seigneur de La Bessière puis de Pinet eut également de Jeanne Barrière un fils naturel, également prénommé Guillaume de Roquefeuil dit "le cadet del Bruel", avec qui il fut confondu par Michel Vergé-Franceschi [1].
Cette branche légitime issue de Pierre de Roquefeuil a donné plusieurs officiers généraux et amiraux:
Jacques Aymar de Roquefeuil et du Bousquet (1665-1744), chef d'escadre, s'illustre dans les combats navals des Orcades, Lauwick, Bressey Sound, et à la bataille du cap Béveziers. Tout au long de sa carrière, il coula au combat plus de vingt vaisseaux et prit quatorze vaisseaux de ligne à l'ennemi hollandais ou anglais dont trois à l'abordage (notamment: le HMS Hampton Court et le HMS Grafton, vaisseaux de ligne anglais de 70 canons, pris tous deux le 2 mai 1707). Il parvient au grade de lieutenant général des armées navales en 1741 et fait office de vice-amiral en l'absence d'un titulaire. Il est également gouverneur du port et de la ville de Brest et de l'île d'Ouessant[45],[46]. En 1744, il commande dans la Manche, une escadre de dix-neuf vaisseaux, partis de Brest, en vue de favoriser la descente du prince Charles en Angleterre, lorsqu'il meurt à bord de son vaisseau Le Superbe, le 8 mars, à l'âge de 79 ans[47].
Aymar Joseph de Roquefeuil et du Bousquet (1714-1782), son fils ainé, fait lui aussi une carrière dans la Marine royale où il entre comme garde-marine à Brest à l'âge de 13 ans (1727). Enseigne de vaisseau (1731), il navigue de la Baltique à Saint-Domingue et sera nommé lieutenant de vaisseau en 1741. Il est fait capitaine de vaisseau et chevalier de l'ordre de Saint-Louis le 1er janvier 1746, à moins de 32 ans, pour ses services remarqués pendant 19 ans. Il commande L'Aquilon pendant quinze mois aux Antilles en 1750 et 1751. Ayant sous ses ordres La Friponne, la frégate du comte du Chaffault. Entre 1754 et 1758, il remplit les fonctions de second chef d'escadre, dans les Antilles, sous le commandement de Rolland-Michel Barrin, comte de La Galissonière, de Étienne de Perier, puis de Bompar. En 1754, 1756 et 1758, il commande successivement les vaisseaux L'Actif, Le Protée et L'Hector. Promu au grade de chef d'escadre des armées navales, le 1er janvier 1761, à moins de 47 ans, il reçoit le commandement de la Marine et du port de Brest auquel le roi unit, le 25 mars 1762, celui de la ville et du château de Brest et de l'île d'Ouessant qu'avait déjà eu son père. Lieutenant général des armées navales, il est gouverneur du port et de la ville de Brest. Dans ces fonctions il développe, avec énergie et méthode, le programme de construction des vaisseaux de 74 canons. Sous sa supervision, vingt vaisseaux de 74 canons sont construits et amarinés. En avril 1769 il obtient de Choiseul et de Louis XV le rétablissement et la promotion au rang d'académie royale de l'Académie de marine qui avait été créée en 1752 et dont le premier directeur avait été Sébastien-François Bigot de Morogues nommé cette année-là. En 1777, il est nommé inspecteur de l'infanterie et du corps royal de la marine. Il termina sa carrière au rang et dignité de vice-amiral de France, commandant la flotte du Levant, et grand-croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis[47].
Innocent-Adrien-Maurice de Roquefeuil, fils d'Aymar-Joseph de Roquefeuil. Capitaine au régiment de Noailles dragons (1777), colonel au régiment Royal Médoc[48](1788), maréchal de camp (1792). Il émigra et fut le colonel du second régiment de Roquefeuil dans l’armée des princes. Il mourut des blessures reçues lors de la bataille d'Ober-Kammlach, contre les troupes révolutionnaires françaises près d’Augsbourg en 1796, en dépit des soins remarquables prodigués par Pierre-François Percy, chirurgien en chef de l'armée du Rhin. Après sa mort, le régiment passe au nom de son successeur le colonel comte Charles Félix de Lascaris-Vintimille puis est fusionné avec le régiment de Bardonnenche. Le drapeau de ce régiment est conservé au château de Chantilly.
René-Aymar de Roquefeuil et du Bousquet (1718-1780), frère d'Aymar Joseph. Rentré comme garde-marine en 1733 à 15 ans, il termine sa carrière avec le rang de chef d'escadre des armées navales. Membre de l'Académie royale de Marine.
Alexandre-Amable de Roquefeuil (né en 1757), lieutenant de vaisseau de la Marine royale, il est, à 23 ans, le commandant de l'avisoL'Expédition, bâtiment d'escorte de la frégate La Surveillante commandée par M. du Couëdic de Kergoaler lors du combat livré le 6 octobre 1779 contre le HMS Quebec et son escorte l'aviso HMS Rambler. Le combat des vaisseaux et de leurs escortes, de puissance équivalente, fut d'une exceptionnelle violence et du Couëdic, malgré son habileté et son courage eût grand-peine à prendre le dessus. Après que Roquefeuil eût sévèrement endommagé le HMS Rambler, conserve du Quebec, les deux commandants d'avisos conviennent de cesser le combat pour porter assistance à La Surveillante, désemparée, et aux survivants du HMS Quebec qui venait d'exploser et de sombrer. Après la victoire de M. du Couëdic, Alexandre-Amable de Roquefeuil, ayant à son bord les 43 prisonniers britanniques rescapés du Quebec et du Rambler (coulé également), remorqua la frégate La Surveillante, très endommagée, jusqu'au port de Brest[49]. Convié à Versailles pour rendre compte du combat (M. du Couëdic étant mourant), il y rencontre la princesse Bathilde d'Orléans, duchesse de Bourbon et devient son amant. De cette liaison naquit une fille, Adélaïde-Victoire, que la princesse garde longtemps et discrètement auprès d'elle au palais de l'Élysée. Il meurt à 28 ans, noyé en rade de Dunkerque le 22 août 1785[50].
Pendant la Terreur, trois Roquefeuil Blanquefort participent au débarquement de Quiberon (deux furent pris et fusillés[51]). François de Roquefeuil (1770-1853), seul rescapé est nommé maire de Rennes en 1821 sous la Restauration.
Quatre membres de la famille de Roquefeuil-Montpeyroux, habitant le château du Bilo, ont été maires du Minihy-Tréguier dans le courant du XIXesiècle et du XXesiècle.
Cette branche est également issue de Guillaume de Roquefeuil seigneur de La Bessière puis de Pinet, fils de Jean de Roquefeuil (mort vers 1505), seigneur La Bessière[10]. Là encore, les travaux de Fulcran de Roquefeuil (2018)[12] donne comme auteur Pierre de Roquefeuil, seigneur de Pinet et de Padiès.
Amédée de Roquefeuil de Bars, né à Saint-Pol-de-Léon (Finistère) le . D'abord officier de Marine, il se présenta, avec l'appui du parti monarchiste et catholique, aux élections du à l'assemblée législative dans le département du Finistère. Il fut élu député par 51 711 voix (86 649 votants, 150 165 inscrits), siégea à droite et appuya toutes les mesures de la majorité monarchiste. Partisan de l'expédition de Rome, de la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement, de la loi du sur le suffrage universel, il resta attaché au parti légitimiste et ne se rallia point à la politique de Louis-Napoléon Bonaparte alors président de la République française. Il retourna à la vie privée en 1851[52].
La branche de Cahuzac est issue de Tristan de Roquefeuil, seigneur de La Salle (2e fils d’Antoine et de Blanche de Padiès), marié en 1500 à Jeanne de Lemosis d’Arthes[1] et oncle de Guillaume de Roquefeuil seigneur de La Bessière puis de Pinet, fils de Jean de Roquefeuil (mort vers 1505), seigneur de Padiès[10]. Elle s'établit à Cahuzac, dans le Tarn et donne naissance à de nombreux officiers et personnalités politiques dont:
Jacques-Philippe de Roquefeuil-Cahuzac (1718 - 1786) page de la petite écurie du Roi en 1735[53] qui épouse en Marie-Madeleine de Boisset de Glassac:
Augustin Joseph de Roquefeuil-Cahuzac (1749 - 1824) colonel de dragons marié avec Marie de Verdun qui émigre durant la Révolution[9] dont:
Camille de Roquefeuil-Cahuzac (1781-1831), entré en 1797 dans la Marine, qu'il quitte avec le grade de lieutenant de vaisseau. Il termine sa carrière comme gouverneur des ports de la Réunion où il est mort[54]. Fin 1815, lors de la seconde restauration de Louis XVIII, le gouvernement du duc de Richelieu le désigne pour prendre le commandement du navire Le Bordelais de l'armateur Jean-Étienne Balguerie junior de Bordeaux. Il fait un tour du monde en trente-six mois (première circumnavigation française après la Révolution: 1816/1819) pour ouvrir de nouvelles voies commerciales à la métropole aquitaine. Le récit de son voyage traduit en anglais, allemand et espagnol connait un succès d'édition[55].
Aymar-Louis de Roquefeuil-Cahuzac (1788-1880), colonel du 40ème régiment de ligne le 17 avril 1829 et marié en 1827 à Anne de Wendel,
Alexandre de Roquefeuil-Cahuzac, capitaine d'infanterie, marié à Marie de Curt et mort de la fièvre en Martinique en 1828,
Adèle de Roquefeuil-Cahuzac, chanoinesse de Sainte-Anne
Jean-Baptiste de Roquefeuil-Labistour, né d'une liaison entre son père et Marie Fabre. Il commence sa carrière dans la marine en roturier et parvient au grade de capitaine de vaisseau. Légitimé en 1780 pour bravoure, il peut être intégré officiellement la Royale en qualité de capitaine de Brulot[57].
Henri de Roquefeuil (1869-1928), capitaine de vaisseau, officier de renseignement, est attaché militaire en Grèce et joua un rôle dans l'installation au pouvoir en 1916 du premier ministre francophile Elefthérios Venizélos qui engagea la Grèce dans la guerre au côté des alliés (1917)[59],[60],[61].
Augustin de Roquefeuil (1749-1824), colonel de dragons avant d'émigrer durant la Révolution
Blanquefort: fascé contre-fascé d'or et de gueules.[65]
Ainé: écartelé d'or et de gueules, aux quatre cordelières de l'un en l'autre[66]Alias: Fascé contre-fascé d'or et de gueules de quatre pièces, aux huit cordelières de l'un en l'autre[1],[65],[67]
Padiès: d'azur à trois cordelières d’or passées en sautoir.[1]
Bousquet (actuelle branche aînée) & Montpeyroux: d'azur aux neuf cordelières d’or posées 3, 3 et 3.[1]
Cahuzac: fascé contre-fascé d'or et de gueules aux neuf nœuds de cordelière posés 3, 3 et 3; chaque fasce chargée d'un nœud de cordelière de l'un en l'autre
Page de garde de l'Inventaire général du marquisat de Roquefeuil (vendu en 1775 pour 273 000 livres par la famille de Damas d'Anlezy, héritière de Marie-Gilberte de Roquefeuil, au fermier général Jean-Maurice de Faventines.
Comtor de Nant (branche ainée, éteint au XVIIesiècle): la branche aînée de la famille de Roquefeuil-Blanquefort a porté le titre de comtor de Nant par héritage de la deuxième famille de Roquefeuil[68] (les terres du Rouergue qui faisaient partie de la baronnie de Roquefeuil, passèrent au puîné des petits-fils de Bernard d'Anduze, nommé Arnaud de Roquefeuil, qui prit le titre de comtor de Nant[69],[N. 2]. Le titre de comtor de Nant fut abandonné par la famille de Roquefeuil lorsque les terres qui composaient cette comtorie furent érigées en marquisat pour la branche aînée en 1618[72].
Marquis de Roquefeuil (branche aîné, éteint): par letttres de 1618[73],[74],[75], la terre de Roquefeuil fut érigéee en marquisat de Roquefeuil en faveur d'Antoine III de Roquefeuil (de la branche aînée). Le marquisat de Roquefeuil fut ensuite apporté en 1639 et 1655 par Marie-Gilberte de Roquefeuil-Blanquefort, dans les maisons de Coligny et d'Alègre[76].
En 1879, Louis de la Roque écrit sur ce point: «On a dit que la baronnie de Roquefeuil avait été érigée en marquisat en 1618; on ne trouve nulle part aucune trace de cette prétendue érection. En supposant qu'elle ait eu lieu, les représentants actuels de cette famille ne descendraient pas en ligne directe d'Antoine III qui l'aurait obtenue.»[68].
Les auteurs du Dictionnaire de la noblesse française Supplément (1977) écrivent à ce sujet: «Louis XIII en 1622, leur reconnut «le titre immémorial de marquis, nûment immédiat de la couronne», confirmé par ordonnance des commissaires royaux en 1668 et le 7 septembre 1671 ainsi que par arrêt du parlement de Toulouse du 13 avril 1677... Qualification de marquis de Roquefeuil pour les deux sexes dans les domaines héréditaires de la maison d'Autriche en 1690 et 1720»[67].
Les branches subsistantes de nos jours, isssues de la branche cadette, ne sont pas titrées[77] mais portent des titres de courtoisie[68],[78].
↑La Chesnaye-Desbois écrit aussi que Moréri dans son Grand dictionnaire historique fait descendre la famille de Blanquefort des vicomtes de Comborn, mais il fait là une erreur, Moréri parle non pas de la famille de Blanquefort, mais des seigneurs de Blanchefort en Limousin (élection de Brive), issus d' Assalit de Comborn, cinquième fils d'Archambaud V vicomte de Comborn vivant en 1184 et de Jourdaine de Périgord, qui eut en partage la seigneurie de Blanchefort dont il prit le nom et qu'il transmit à sa postérité
↑La première famille de Roquefeuil originaire du Rouergue qui avait hérité de la vicaria Nantensis était comtors de Nant en 1175[70]. Parmi les seigneurs du Rouergue, quelques-uns se qualifiaient comtor comtores ou comitores au XIesiècle. Ce titre qui subsistait encore avant la révolution, à l'égard de quelques fiefs du Rouergue et du Gevaudan, signifiait un vassal immédiat du comte, inférieur au vicomte, mais supérieur à tous les autres seigneurs; en sorte qu'on doit mettre le comtorat au rang des fiefs de dignité[71].
1234Fulcran de Roquefeuil, Histoire Généalogique des Roquefeuil, , 597p., p.112.
↑Louis de La Roque, Bulletin de la Société héraldique et genéalogique de France, (lire en ligne)
12P. Louis Lainé, Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France, (lire en ligne)
↑Élie Mazel, Monographie sur Nant d'Aveyron et son ancienne abbaye, impr Carrère, (lire en ligne)
↑Régis Valette, Catalogue de la noblesse française, Éditions Robert Laffont, 2007, page 168.
12Vicomte de Bonald, Documents Généalogiques des Familles du Rouergue, Rodez, E. Carrère à Rodez et A & N Brun à Toulouse, , 450p. (ISBN2-86276-283-0), p.256
12345Michel Vergé-Franceschi, Les Officiers généraux de la Marine royale, 1715-1774: origines, condition, services, tome , FeniXX, 1990, pages 457 (lire en ligne).
↑Michel Vergé-Franceschi, Les Officiers généraux de la Marine royale, 1715-1774: origines, condition, services, tome , FeniXX, 1990, page 459 (lire en ligne).
123Fulcran de Roquefeuil, Histoire Généalogique des Roquefeuil, , 597p., p.252 à 254.
↑Nicolas Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume. T. 3, 1, 1872-1878 (lire en ligne)
↑Carnet de la Sabretache - Éditeur: Berger-Levrault & Cie (Paris)-Date d'édition: 1893
↑Cf.(1) Claude-Alain Sarre, Louise de Condé; (2) Bernardine Melchior-Bonnet, Le duc d'Enghien: vie et mort du dernier des Condé; (3) Claude Pasteur, L'Élysée: histoire secrète et indiscrète des origines à nos jours, 1974; et (4) Jean-Paul Bertaud, "Le Duc d'Enghien".
↑Il s'agit de Charles Balthazar de Roquefeuil-Cahuzac (1752-1795), capitaine de vaisseau, chevalier de Saint-Louis, du Saint-Esprit et de Malte, membre d'origine de la société des Cincinnati et de François-Pierre de Roquefeuil - Cf. Mémorial des fusillés de Quiberon à la chartreuse de Sainte Anne d'Auray
↑Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Paris, Bourloton, (lire en ligne), p.194
↑David du Boys, Liste des pages du roi de la petite & de la grande écurie, J.-B. Dumoulin, (lire en ligne)
↑Voir Charles Molette, Albert de Mun, Beauchesne éditeur, 1970, (ISBN2-7010-0427-6), l'analyse des 570 lettres de la correspondance entre Albert de Mun et Félix de Roquefeuil.
↑(en) Compton Mackenzie, First Athenian Memories, Grande Bretagne, Cassel, , 625p. (lire en ligne), p.362 - 365
↑(en) Basil Thomson, The Allied Secret Service in Greece, Londres, Hutchinson, , 303p. (lire en ligne), p.91
↑Nicolas Dujin, «Un attaché naval dans la grande guerre: le commandant de Roquefeuil à Athènes (1915-1917)», Guerres mondiales et conflits contemporains, vol.224, no4, , p.95–109 (ISSN0984-2292, DOI10.3917/gmcc.224.0095, lire en ligne, consulté le )
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