Gabriel Monnet
Gabriel Monnet, né le à Montmédy dans la Meuse et mort le à Montpellier, est un comédien, metteur en scène et directeur de théâtre français. Il est l'une des figures marquantes de la décentralisation théâtrale en France.
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Gabriel Henri Léon Monnet |
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Biographie
modifierGabriel Henri Léon Monnet, né le à Montmédy dans la Meuse, passe son enfance au Cheylard en Ardèche, et est initié au théâtre par son père comédien. Il intègre l’École normale de Privas et entre en résistance dans les maquis du Vercors[1] et de l’Ardèche, sous le nom de "prof". Déjà, il monte des spectacles, et écrit le chant des Pionniers du Vercors.
Il entame sa carrière à la Libération en intégrant en 1946 la Direction départementale de la Jeunesse et des Sports de Haute-Savoie en tant qu’instructeur national d’art dramatique. Il anime à Annecy le réseau Peuple et culture. Pour sa première mise en scène, il monte Noces de sang de Federico García Lorca en 1951, puis Sainte Jeanne de George Bernard Shaw pour le Festival de Sarlat en 1951. En 1954, il crée le festival des Nuits Théâtrales d’Annecy, avec la représentation d'Hamlet de Shakespeare dans la cour du château[2],[3] ; 1500 personnes assistent à cette représentation, dans le froid et la brume ; les spectateurs se voient distribuer des tisanes et des couvertures. Michel Vinaver rend compte du spectacle dans la revue Théâtre populaire[4]. Un de ses techniciens invente un plateau en pente : c'est un dispositif architecturalement très intéressant et circulaire, dont les acteurs peuvent entrer et sortir par plusieurs trous. On surnommera ce plateau "la saucoupe". Monnet rencontre à Annecy le jeune dramaturge Michel Vinaver qui écrit pour lui Les Coréens ; face à l'interdiction de la pièce par le ministère de l’Éducation Nationale dont dépendent les Nuits, Gabriel Monnet quitte la direction départementale. Il rejoint alors, comme acteur et metteur en scène, la troupe de Jean Dasté à la Comédie de Saint-Étienne, entre 1957 et 1961[3].

Le poste de directeur de la Comédie de Bourges lui est proposé. La Comédie, centre dramatique national en 1963, ouvre le , et s’installe trois ans plus tard dans la Maison de la culture, que Monnet a conçue avec Jean Rouvet et dont il devient directeur.
Le , Charles de Gaulle et le ministre des Affaires culturelles André Malraux viennent inaugurer la maison de la culture de Bourges, félicitant Gabriel Monnet ; ce dernier déclare : « La première ou la dernière Maison de la Culture, c'est une personne humaine ».
Il monte des pièces de Shakespeare (Timon d’Athènes, Macbeth, La Tempête, Hamlet), Tchekov (La Mouette), Brecht (Dialogues d’Exilés), Molière (L’école des femmes, La critique de l’école des femmes, Dom Juan) et de créateurs contemporains comme Pierre Halet (La provocation, avec des décors et costumes d'Alexander Calder et une musique de Jean Ferrat), Alan Seymour (L’unique jour de l’année).
En mai 1968, les employés de la Maison de la Culture sont en grève ; Gabriel Monnet les soutient. Pour cette raison, en juillet, la ville de Bourges dénonce les contrats qui la lient à la troupe du Centre d’art dramatique et à la Maison de la culture ; André Malraux retire alors à Bourges le statut (et le budget) de centre d’art dramatique et le transfère à Nice : Monnet est nommé à Nice en 1969 et quitte la Comédie de Bourges avec la majeure partie de sa troupe[1]. Il fonde le Théâtre de Nice, qui devient centre dramatique national, qu’il ouvre au théâtre amateur[5],[6].
Le maire de Nice, Jacques Médecin lui fait signer un engagement à ne pas faire représenter de spectacle qui « porte atteinte au beau renom de la ville de Nice » et à laisser la ville intervenir « pour éviter que le théâtre ne soit un lieu d'agitation politique, d'exhibitions licencieuses ou encore de manifestations insultantes pour l'armée, les anciens combattants, la religion, la libre pensée »[7]. L'accueil par Gabriel Monnet dès 1969 de la première mise en scène en France d'une pièce du dramaturge américain Edward Bond : Route étroite vers le grand Nord (anglais : Narrow Road to the Deep North), pièce satirique sur l'empire britannique qui met en cause l'armée et la religion, mise en scène par Guy Lauzin et la troupe des Tréteaux de France[8] déclenche un conflit avec le maire qui critique publiquement Monnet.
En conflit avec Jacques Médecin et la mairie, Gabriel Monnet quitte Nice en 1975 pour diriger le Centre dramatique national des Alpes à Grenoble. Il y accueille le Théâtre partisan, une jeune compagnie que dirige Georges Lavaudant, associe ce dernier à la direction du centre dramatique et joue comme acteur dans ses pièces[1]. Il quitte Grenoble fin 1981 pour poursuivre le jeu, la mise en scène et l'enseignement théâtral dans l'Hérault.
En 1978, dans le Hamlet de Daniel Mesguich, Gabriel Monnet joue Horacio.
Outre ses activités théâtrales, il a participé à deux films de Jean-Jacques Beineix, La Lune dans le caniveau et Roselyne et les Lions. En 1989 il joue Montfleury, l'acteur ridicule que Cyrano (joué par Gérard Depardieu) chasse de la scène de l'hôtel de Bourgogne dans le film de Jean-Paul Rappeneau.
Grand orateur, Gabriel Monnet admirait les poètes et les citait, particulièrement René Char.
Il meurt le à Montpellier, à l'âge de 89 ans[9],[10],[1],[11] ; il est inhumé à Saint-Bauzille de Montmel dans l'Hérault[2].
En 2003, l'association Double Coeur publie Au coeur de la ville, au coeur du temps : Comédie de Bourges, Gabriel Monnet, Centre dramatique national, 1961-1968[12]. En 2021, l'association publie un ouvrage multimédia complété, La belle saison, qui référence l'histoire de la maison de la culture de Bourges de 1960 à 1969, peu avant sa création jusqu'au départ de Gabriel Monnet. Le livre est rempli de témoignages de compagnons et d'acteurs de la politique culturelle nationale (Catherine Tasca, Robert Abirached) et accompagné d'un dvd, contenant une série d'interviews réalisés par Pascal Ory et Laurent Bignolas. Son fils, Jean-Claude Monnet, en signe la postface[13],[14].
Gabriel Monnet est l'un des acteurs et metteurs en scène qui témoignent dans le film documentaire Une aventure théâtrale. 30 ans de décentralisation de Daniel Cling, sorti en 2017, consacré à la décentralisation théâtrale en France[15],[16].
Metteur en scène
modifier- 1952 : Sainte Jeanne de Bernard Shaw, premier Festival du théâtre de Sarlat.
- 1955 : Ubu roi d'Alfred Jarry, Nuits théâtrales d'Annecy.
- 1960 :
- Les Coréens de Michel Vinaver, Casino municipal d'Aix-en-Provence.
- Oncle Vania d'Anton Tchekhov, décors et costumes de Jean Saussac, avec Jean Dasté (rôle-titre), Madeleine Geoffroy (Marina), Gérard Guillaumat (Astrov), Nita Klein (Sonia), Hélène Vallier (Eléna), Comédie de Saint-Étienne, puis tournée.
- 1961
- L'École des femmes, comédie de Molière, avec Pierre Gavarry (Arnolphe), Nita Klein (Agnès), Andrée Damant (Georgette), puis tournée - joue aussi le rôle d'Enrique.
- La Critique de l'École des femmes, comédie de Molière, puis tournée - joue aussi le rôle de Dorante.
- La Vie de Timon d'Athènes de William Shakespeare, traduction de Pierre Gavarry, avec Gilles Chavassieux (serviteur d'Isidore, deuxième seigneur, premier bandit), Andrée Damant (Cupidon, Timandra, un page), Pierre Gavarry (Apémantus), Nita Klein (Phrynia), Jean Lescot (Lucilius, Servilius, un soldat), Pierre Nicole (Alcibiade) ; puis tournée - joue aussi le rôle-titre.
- 1962
- C'est la guerre, Arlequin, comédie de Michel Arnaud d'après L'amante militare et La guerra de Carlo Goldoni - joue aussi le rôle du comte Werner.
- Dom Juan, comédie de Molière, spectacle de la Comédie de Bourges joué au Festival de Beaugency et à Châteauroux, décors, costumes et masques de Jean Saussac - joue aussi le rôle de dom Louis.
- 1963 :
- Hyménée de Nicolas Gogol, adaptation en français par André Barsacq, joué par la troupe de la Comédie de Bourges (Jacques Roux joue Podkoliossine, conseiller de cour, et Gabriel Monnet le rôle de Kotchkario) au Théâtre municipal Jacques-Cœur[17],[18].
- La Provocation de Pierre Halet (création), scénographie d'Alexander Calder, musique de Jean Ferrat ; reprise au Théâtre Sarah-Bernardt à Paris puis au Théâtre Gérard-Philipe à Saint-Denis.
- 1964 : La Mouette d'Anton Tchekhov, scénographie de Jean Saussac - joue aussi le rôle de Trigorine.
- 1965
- La Tempête de William Shakespeare, puis tournée - scénographie de Jean Saussac - joue aussi le rôle de Prospero.
- L'Unique jour de l'année (en) d'Alan Seymour (en) ; puis tournée en France[19].
- 1966 - 1967 : Cœur à cuire de Jacques Audiberti, avec Françoise Bertin (Marcelle de Léopard), Philippe Clévenot (le troisième Homme, le serviteur, le Pape, le juge, le capitaine Scarampo) ; reprise au Théâtre de l'Atelier, Paris - joue aussi le rôle de Jacques Cœur.
- 1967 : Six Personnages en quête d'auteur de Luigi Pirandello avec Jacques Boudet (le chef machiniste), Monique Darpy (la mère), Évelyne Grandjean (La grande coquette) ; création au Théâtre de Tourcoing, puis tournée en France.
- 1969 : Macbeth, tragédie de William Shakespeare, avec Catherine Dejardin (lady Macduff), Philippe Clévenot (Malcolm), François Dalou (Banquo), Claude Debord (l'assassin, Seyton), Jacques Lenoble (Lennox) ; reprise pour l'inauguration du Théâtre Maxime-Gorki au Petit-Quevilly - joue aussi le rôle-titre.
- 1969 : Le Songe d'un homme ridicule, adaptation de Gabriel Monnet d'après Fiodor Dostoïevski ; puis tournée en France ; reprise en 1994 au Chai du Terral à Saint-Jean-de-Védas - seul en scène[20],[21].
- 1970
- mise en scène avec Guy Lauzin : Plutus ou L'Argent, comédie d'Aristophane.
- L'Avare de Molière.
- 1970 - 1971 : Pucelle de Jacques Audiberti, décors et costumes d'André Acquart, avec Silvia Monfort (Joannine), Jean-Jacques Delbo (le père), Louison Roblin (la duchesse)[22] ; reprise au Festival des Nuits de Bourgogne à Dijon, au Festival du Marais à Paris (Hôtel de Sully) et au Festival international de Carthage - joue aussi le rôle du roi.
- 1971 :
- Testarium de Sławomir Mrożek - joue aussi le rôle du régent.
- Coquin de coq (anglais : Cock-a-Doodle Dandy) de Seán O'Casey, avec Alain Claessens (premier compère), Catherine Dejardin (Julia), Jean-Jacques Delbo (Shanaar), Bernard Larmande (Le messager), Louison Roblin (Lorna), Cécile Vassort (Marion)[23].
- Les Cloches de Corneville de Robert Planquette, Théâtre municipal de Grenoble.
- 1972 :
- La Tempête de William Shakespeare, décors et costumes d'André Acquart, avec Sylvie Genty (Ariel) - joue aussi le rôle de Prospero.
- Il était une fois... l’École et La Critique de l'École des femmes d'après Molière - joue aussi les rôles d'Arnolphe et de Dorante.
- 1973 - 1974 : Oncle Vania d'Anton Tchekhov, scénographie de Jean Saussac, avec Jean-Jacques Delbo (Alexandre Vladimirovitch et Serebriakov), Sylvie Genty (Elena Andreevna), créé au Théâtre du Fort Antoine à Monaco, puis Maison de la culture de Nevers, Théâtre de Nice et Théâtre national de Strasbourg (TNS) - joue aussi le rôle d'Astrov.
- 1975 - 1976 :
- Œdipe roi, tragédie de Sophocle, scénographie de Jean Saussac ; Gabriel Monnet joue Créon, avec Abbès Faraoun (Oedipe), Françoise Bertin (Jocaste), Philippe Morier-Genoud (le grand prêtre), Georges Lavaudant (Tirésias), Marc Betton (Le messager corinthien) ; reprise au Centre dramatique national des Alpes à Grenoble[24], puis au Théâtre romain de Fourvière dans le cadre du Festival de Lyon.
Grenoble
modifier- 1971 : Les Cloches de Corneville, opéra-comique de Robert Planquette, direction musicale de Pierre Begou et Jean Laisné, Théâtre municipal de Grenoble.
- 1980 :
- La Cerisaie d'Anton Tchekhov, scénographie de Jean Saussac, avec Gilles Arbona (Trofimov), Ariel Garcia-Valdès (Yacha), Marc Betton (Leonid Gaïev), Joëlle Sevilla (Douniacha), Martine Irzenski (Ania), Philippe Morier-Genoud (Firs), Georges Lavaudant (un passant) ; Gabriel Monnet joue le chef de gare et un employé de poste[25].
- Le Mourir, conception et interprétation de Gabriel Monnet d'après René Char et Luigi Pirandello, Théâtre municipal de Grenoble.
- 1981 : De soi-même d'après une nouvelle de Luigi Pirandello, conception et interprétation de Gabriel Monnet, Festival d'Avignon, Théâtre Benoît-XII, dans le cadre du spectacle Travaux d'acteurs. 2 du Centre dramatique national des Alpes[26].
Après 1980
modifier- 1991 - 1992 : Carton plein de Serge Valletti (création), lumières de Georges Lavaudant, avec Maxime Lombard (Nathanaël Meredick) et Bruno Raffaelli, Théâtre du Chai, Montpellier, puis joué dans plusieurs lieux lors du festival Printemps des comédiens de Montpellier ; reprise au Théâtre national de Chaillot, Paris[27],[28],[29].
- 1997 : Au loin, le bruit de la mer de Pierre Halet, Chai du Terral à Saint-Jean-de-Védas.
- 1999 : Au Moine bourru de Christian Liger d'après la légende du Moine bourru, Théâtre d'Ô, Montpellier - en jeu avec Madeleine Attal.
Comédien
modifier- Au théâtre
- 1966 : La Drôlesse de Pierre Fabre et Sylvain Itkine, mise en scène de René Jauneau, Comédie de Bourges - rôle de Ben Jonson.
- 1967 : Dialogues d'exilés de Bertolt Brecht, mise en scène de Guy Lauzin, Théâtre Sorano, Toulouse ; reprise en 1974 au Théâtre de Nice - en jeu avec Paul Chevalier.
- 1971 : Un contre tous d'après les discours politiques de Victor Hugo, mise en scène de Pierre Barrat, Festival d'Avignon, Cour d'honneur du Palais des papes, puis Maison de la culture de Nanterre - en jeu avec Pierre Rousseau.
- 1972 : Le Poète assassiné d'après Guillaume Apollinaire, mise en scène de Charles Caunant, Théâtre national de Nice.
- 1973 :
- Faust de Johann Wolfgang von Goethe, mise en scène de Jean Launay, Théâtre national de Nice - rôle de Méphisto.
- Lorenzaccio d'Alfred de Musset, mise en scène de Georges Lavaudant, Maison de la Culture de Grenoble - rôle de Philippe Strozzi.
- 1976 :
- Les Revenants d'Henrik Ibsen, mise en scène de Pierre Maxence, Maison de la Culture de Grenoble - rôle de Jacob Engstrand.
- Palazzo Mentale de Pierre Bourgeade, mise en scène de Georges Lavaudant, Maison de la Culture de Grenoble - rôle de Virgil Guzman.
- 1977 : Le Hamlet de Shakespeare d'après Hamlet de William Shakespeare, Archidame de Hélène Cixous et Jean-Luc Godard, mise en scène de Daniel Mesguich, Maison de la Culture de Grenoble
- 1978 : Maître Puntila et son valet Matti de Bertolt Brecht, mise en scène Georges Lavaudant, Maison de la Culture de Grenoble, Théâtre Mogador, Nouveau théâtre de Nice - rôle de Puntila.
- 1979 : Septem dies (Sept jours) d'après Cent Ans de solitude de Gabriel García Márquez, mise en scène de Bruno Boëglin, Maison de la Culture de Grenoble - rôle de monsieur Raoul.
- 1980 : Les Voyageurs de Pierre Péju, mise en scène de Georges Lavaudant, Maison de la Culture de Grenoble - en jeu avec Ariel Garcia-Valdès.
- 1981 :
- Travaux d'acteurs 2 - De soi-même / Perpetuum Mobile, conception et interprétation de Gabriel Monnet d'après Anton Tchekhov, Festival d'Avignon, Théâtre Benoît-XII.
- Les Géants de la montagne de Luigi Pirandello, mise en scène de Georges Lavaudant, Centre culturel de Bonlieu Annecy, Théâtre national de Strasbourg - rôle de Crotone.
- 1983 :
- La Neige ou le bleu de Henri-Alexis Baatsch, mise en scène de Georges Lavaudant, Maison de la Culture de Grenoble
- Les Céphéides de Jean-Christophe Bailly, mise en scène de Georges Lavaudant, Maison de la Culture de Grenoble, Festival d'Avignon, Théâtre national de Strasbourg, Théâtre de la Ville - rôle de l'aveugle.
- 1987 : Le Rêve de D'Alembert de Denis Diderot, mise en scène de Jacques Nichet, Opéra Comédie, Montpellier, Théâtre de la Ville, Paris, et Théâtre national de Strasbourg (TNS) - rôle du docteur Bordeu.
- 1989 - 1990 : Le Baladin du monde occidental de John Millington Synge, mise en scène Jacques Nichet, Théâtre des Treize Vents, Montpellier, puis tournée, notamment au Théâtre de la Ville, Paris.
- 1993 - 1995 : Alceste, tragédie d'Euripide, mise en scène de Jacques Nichet, Théâtre des Treize Vents, puis tournée, présentation au Festival d'Avignon, Gymnase du Lycée Aubanel, en 1994 - rôle de Phérés[3].
- 1996 : La Cour des comédiens d'Antoine Vitez, mise en scène de Georges Lavaudant, Festival d'Avignon, Cour d'honneur du Palais des papes.
- 1997 : À trois mains de Bruno Bayen, mise en scène de l'auteur, MC93 Bobigny, Théâtre national de Strasbourg.
- 1998 : Œdipe de Sénèque, mise en scène Jean-Claude Fall, Opéra Comédie.
- 2004 : Carte blanche à Gabriel Monnet, lecture de textes d'Anton Tchekhov, Luigi Pirandello et António Lobo Antunes, conception et interprétation de Gabriel Monnet, Palais Jacques-Cœur, Bourges.
- Au cinéma
- 1983 : La Lune dans le caniveau de Jean-Jacques Beineix - rôle de Tom.
- 1987 : Fuegos d'Alfredo Arias - rôle de don Braulio.
- 1989 : Roselyne et les Lions de Jean-Jacques Beineix - rôle de Frazier.
- 1990 : Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau - rôle de Montfleury.
- 1992 : IP5 : L'Île aux pachydermes de Jean-Jacques Beineix - rôle du boucher.
- À la télévision
- 1974 : Padena ou le Soir de ce jour-là, téléfilm d' Alain Magrou diffusé sur la 3ème chaîne française - rôle de Forlins.
Prix, distinctions et hommages
modifier- Molières 2001 : Molière d'honneur
- 2006
Officier de la Légion d'honneur.- Président d’honneur du Comité de pilotage pour le soixantième anniversaire de la décentralisation théâtrale, à Avignon.
- 2012 : la ville de Bourges donne son nom à la place située entre le Palais Jacques-Cœur et le théâtre municipal Jacques-Coeur[30].
- 2024 - 2025 : Julien Bouffier écrit la pièce Gaby mon spectre à partir des entretiens de Gabriel Monnet avec Pascal Ory et d'Hamlet de Shakespeare ; elle est créée le au Hangar Théâtre à Montpellier[31],[32], puis à la Maison de la culture de Bourges[33],[34].
- La grande salle de 700 places assises de la Maison de la culture de Bourges porte le nom de Salle Gabriel Monnet.
- Une des salles du Théâtre d'Ô dans le Domaine d'Ô à Montpellier porte le nom de Studio Gabriel-Monnet (espace modulable de répétition, de recherche et de création de 80 places)[35].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 Jean-Pierre Thibaudat, « Gabriel Monnet : mort d'un héraut du théâtre, livre en main. Merci Gaby », Le Nouvel Obs, (lire en ligne).
- 1 2 « Décès de Gabriel Monnet : ses amis “l’applaudissent” une dernière fois », Le Dauphiné libéré, (lire en ligne).
- 1 2 3 Jean-Jacques Lerrant 2008.
- ↑ Catherine Brun, Michel Vinaver : une pensée du théâtre, Paris, Honoré Champion, (ISBN 978-2-7453-3033-8), p. 62.
- ↑ Nicole Zand, « Gabriel Monnet installe le Centre dramatique national Nice - Côte d'Azur », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Magalie Tosello, « Le Théâtre national de Nice », Recherches régionales : Alpes-Maritimes et contrées limitrophes, vol. 48, no 186, , p. 99-125 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Michel Franca et Jean Crozier, Nice, la baie des requins, Paris, Éditions Alain Moreau, (ISBN 978-2-402-12532-1, lire en ligne), p. 140-141.
- ↑ Bertrand Poirot-Delpech, « La Route étroite vers le grand Nord d'Edward Bond, à Nice », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « L'acteur et metteur en scène Gabriel Monnet est mort », Midi libre, (lire en ligne).
- ↑ René Solis, « Gabriel Monnet, fin du théâtre vivant », Libération, (lire en ligne).
- ↑ Brigitte Salino, « Gabriel Monnet, acteur, metteur en scène et directeur de théâtre », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ René Solis, « Gabriel Monnet à théâtre ouvert », Libération, (lire en ligne).
- ↑ Chloé Frelat, « L'histoire berruyère de Gabriel Monnet à l’honneur dans un livre-DVD, présenté ce 1er juillet », Le Berry républicain, (lire en ligne).
- ↑ Gilles Costaz, « La Belle Saison, 1960-1969, Gabriel Monnet à Bourges », Le Monde diplomatique, (lire en ligne).
- ↑ Didier Méreuze, « Une exception française : la décentralisation théâtrale », La Croix, (lire en ligne).
- ↑ Armelle Héliot, « La décentralisation : les témoignages par-delà le temps », Le Figaro, (lire en ligne).
- ↑ « Quand Gabriel Monnet et sa “Comédie de Bourges” faisaient un tabac avec Hyménée de Nicolas Gogol », sur www.gilblog.fr.
- ↑ « Hyménée - 1963 », sur Les Archives du spectacle.
- ↑ « L'Unique jour de l'année - 1965 », sur Les Archives du spectacle.
- ↑ « Gabriel Monnet monte Dostoïevski à Montpellier. Gaby le magnifique », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Le Songe d’un homme ridicule - 1969-1996 », sur Les Archives du spectacle.
- ↑ Colette Godard, « Pucelle d'Audiberti à Nice », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Coquin de coq - 1971 [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
- ↑ Michel Cournot, « Œdipe roi à Grenoble », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Colette Godard, « Dans le miroir de Tchékhov. La Cerisaie à Grenoble. Un monde étouffé », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Travaux d'acteurs. 2 [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
- ↑ « Carton plein - 1991-1992 », sur Les Archives du spectacle.
- ↑ Daniel Cande, « Photographies de la représentation du au Théâtre national de Chaillot », sur Gallica.
- ↑ Annie Coppermann, « Deux drôles de zèbres », Les Échos, (lire en ligne).
- ↑ Milekovic, « Gabriel Monnet, ancien directeur de la MCB, a désormais une place à son nom », Le Berry républicain, (lire en ligne).
- ↑ Jérémy Bernède, « On a vu Gaby mon spectre de Julien Bouffier à Montpellier : une ode mystérieuse au théâtre », Le Midi libre, (lire en ligne).
- ↑ Jean-Pierre Thibaudat, « Gaby, haut Gaby ! », Mediapart, (lire en ligne).
- ↑ Martine Pesez, « Retrouvailles autour de Gabriel Monnet à la Maison de la Culture de Bourges », Le Berry républicain, (lire en ligne).
- ↑ « Gaby mon spectre - 2024-2025 », sur Les Archives du spectacle.
- ↑ « Fiche technique. Théâtre d’O – Studio Gabriel Monnet », sur Domaine d'Ô.
Bibliographie
modifier- François Carré (dir.), Xavier Laurent (dir.) et Pascal Ory (dir.), La belle saison : 1960-1969, Gabriel Monnet à Bourges, Bourges, Double-Coeur, (ISBN 2-9520394-5-3)Multimédia multisupport : 1 vol. de 296 p. et 1 DVD vidéo
- « Gabriel Monnet (1921-2010) », sur Comité d'histoire, Ministère des Sports, .
- Jean-Jacques Lerrant, « Monnet Gabriel », dans Michel Corvin (dir.), Dictionnaire encyclopédique du théâtre à travers le monde, Paris, Bordas, (ISBN 9782047312957), p. 946-947.
- Géraldine Mercier, « De vous à moi "lettre à Gabriel Monnet, 15 octobre 2021" », Théâtre/Public, vol. 4, no 242, , p. 137-141 (lire en ligne
). - Georges Patitucci, Au coeur de la ville, au coeur du temps : Comédie de Bourges, Gabriel Monnet, Centre dramatique national, 1961-1968, Bourges, Double-coeur, , 256 p.-[6] p. dépl. (ISBN 2-9520394-0-2).
- Roland Narboux, « Gabriel Monnet à Bourges », sur L’Encyclopédie de Bourges (consulté le ).
Liens externes
modifier- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressources relatives au spectacle :