Jean-Claude Fall
Jean-Claude Fall est un metteur en scène de théâtre et d'opéra, directeur de théâtre, acteur et librettiste français, né le à Métlaoui en Tunisie.
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Metteur en scène, directeur de théâtre, metteur en scène de spectacle lyrique, acteur |
Biographie
modifierNé en 1947 dans une petite ville du sud de la Tunisie, Jean-Claude Fall s'installe à Paris en 1969[1]. Il est le neveu de l'éditeur et collectionneur d'art Georges Fall.
Il co-dirige l'Atelier Philippe-Adrien de 1974 à 1977, la Compagnie « La Manufacture » de 1978 à 1982.
En , Jean-Claude Fall monte à Paris au Petit Odéon, alors sous la tutelle de la Comédie-Française, une pièce de Jean-Luc Lagarce, Voyage de Madame Knipper vers la Prusse Orientale ; c'est la première pièce de Lagarce à être montée par un metteur en scène extérieur à sa compagnie (elle est publiée la même année sous forme de tapuscrit par Théâtre Ouvert)[2].
À partir de 1982, Jean-Claude Fall assure la direction de plusieurs théâtres en France :
- le Théâtre de la Bastille de 1982 à 1988[1] ; il est jusque-là appelé Théâtre oblique puis Théâtre de la Roquette : c'est Jean-Claude Fall qui lui donne le nom de Théâtre de la Bastille qui lui est resté.
- le Théâtre Gérard Philipe, Centre dramatique national de Saint-Denis de 1989 à 1997[3]. Il mène une politique d'accueil envers les jeunes compagnies et invite ainsi Stanislas Nordey en résidence en 1992 en résidence au Théâtre Gérard-Philipe où il crée deux mises en scène, La Dispute de Marivaux et Bête de style de Pier Paolo Pasolini[4]. En 1989, Fall crée avec Philippe Conrath le festival de musique et de théâtre Africolor[5].
- de 1998 à 2009 il dirige le Théâtre des Treize Vents, Centre dramatique national de Montpellier ; il y crée en 2000 avec Jacques-Olivier Durand, directeur du Théâtre d'Ô, le festival Saperlipopette, voilà enfantillages !
En 1995, Jean-Claude Fall et le metteur en scène et dramaturge Adel Hakim, co-directeur du Théâtre des Quartiers d'Ivry, réunissent une troupe d’acteurs (notamment Laurence Roy, François Raffenaud, Jean Boissery) avec pour objectif de présenter l’intégrale des pièces de Sénèque traduites par Florence Dupont[6] ; Jean-Claude Fall monte Hercule furieux et Hercule sur l'Œta en 1996 au Théâtre Gérard Philippe à Saint-Denis[7], puis Œdipe à l'Opéra Comédie de Montpellier en 1998 (c'est la première création de la pièce en France)[8] ; Adel Hakim monte Thyeste, Agamemnon et Les Troyennes au Théâtre des Quartiers d'Ivry[9].
Jean-Claude Fall assure également à plusieurs reprises des mises en scène de spectacles lyriques, notamment au Festival international d'art lyrique d'Aix-en-Provence. En 2016, il écrit le livret de l'opéra Maria Republica d'après le roman éponyme María República publié en 1976 par Agustín Gómez-Arcos, mis en musique par François Paris et créé au Théâtre Graslin à Nantes le [10],[11],[12],[13].
Il assure la présidence du Syndeac (Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles de 2000[14] à .
En , il créé sa compagnie : La Manufacture - Compagnie Jean-Claude Fall.
Son fils, Zachary Fall, est comédien[15].
Comédien
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- 1973 :
- L'Excès d'après Georges Bataille, mise en scène de Philippe Adrien, Théâtre de l'Odéon au Petit Odéon, Paris - rôles de Pierre Angélique, du narrateur, du double de Bataille, de l'hermaphrodite, du chauffeur de taxi
- reprise en 1974-1975 au Théâtre de l'Atelier, Paris, à la Maison de la culture d'Amiens et au Théâtre national de Nice.
- Frankenstein de Wolfgang Deichsel, mise en scène de Philippe Adrien, Cyrano-Théâtre, Paris[16].
- L'Excès d'après Georges Bataille, mise en scène de Philippe Adrien, Théâtre de l'Odéon au Petit Odéon, Paris - rôles de Pierre Angélique, du narrateur, du double de Bataille, de l'hermaphrodite, du chauffeur de taxi
- 1974 : La Tragédie optimiste de Vsevolod Vichnevski, mise en scène de Bernard Chartreux et Jean-Pierre Vincent, Théâtre Le Palace puis Théâtre du Gymnase, Marseille, et Théâtre national populaire, Villeurbanne - un des rôles de marin.
- 1975 : Albertine de Serge Ganzl, mise en scène de Philippe Adrien, Théâtre de l'Odéon au Petit Odéon, Paris - rôle d'Alphonse-Igo.
- 2007 - 2008 : Les Vivants et les Morts (1) et (2) d'après Gérard Mordillat, mise en scène de Julien Bouffier, Théâtre des Treize Vents, Montpellier ; puis tournée en France - rôle de Lorquin.
- 2021 : Dans le désert, l’espoir de Benoît Bohy-Bunel, mise en scène de Roxane Borgna, Parc du Domaine d’Ô à Montpellier, dans le cadre du festival Printemps des comédiens.
Metteur en scène
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- 1974
- Les Bottes de l'ogre et La Résistance de Philippe Adrien, mise en scène avec l'auteur, Théâtre des Amandiers, Nanterre.
- Le pupille veut être tuteur de Peter Handke, mise en scène avec Philippe Adrien, Théâtre national de Strasbourg, puis Théâtre Essaïon, Paris - joue dans la pièce.
- 1975 : L'Œil de la tête d'après le marquis de Sade, mise en scène avec Philippe Adrien, Théâtre Récamier dans le cadre du Festival d'automne à Paris .
- 1976
- Grand-peur et misère du IIIe Reich de Bertolt Brecht, musique de Lucien Rosengart, Théâtre Mouffetard, Paris.
- Schippel (de) de Carl Sternheim (création en France), décors d'André Acquart, musique de Lucien Rosengart, avec Jean-Louis Jacopin (rôle-titre), Martine Pascal (Jenny Hicketier), Jean-Pol Dubois (Krey), Féodor Atkine (l'imprimeur Wolke), Théâtre de la Commune, Aubervilliers[17],[18].
- 1977
- Le Grand Parler d'après Pierre Clastres, mise en scène et jeu collectifs de l'atelier Philippe-Adrien, Théâtre Essaïon, Paris[19].
- Nadia de Bernard Cuau (création), production du Théâtre Ouvert au Festival d'Avignon, Chapelle des Pénitents blancs - joue les rôles de plusieurs protagonistes de l'instruction et du procès[20] ; reprise en 1978 au Théâtre de la Tempête à la Cartoucherie, Paris[21].
- 1978
- La Thébaïde, tragédie de Racine, décors et costumes d'André Acquart, musique de Lucien Rosengart, avec Jean-Pierre Jorris (Créon), Martine Pascal (Jocaste), Jean-Louis Jacopin (Polynice), Christian Rist (Hémon), Chantal Bronner (Antigone), Nouveau Carré Silvia Monfort, Paris[22].
- Têtes-Mortes de Samuel Beckett (réunit D'un ouvrage abandonné et Assez), adaptation et mise en scène, Festival d'Avignon, Théâtre Benoît-XII ; reprise en 1979 au Théâtre de la Tempête à la Cartoucherie, Paris[23] - joue dans la pièce.
- 1979
- Un ou deux sourires par jour d'Antoine Gallien, production du Théâtre Ouvert au Théâtre de la Commune, Aubervilliers ; reprise au Nouveau théâtre de Nice.
- Werther, opéra de Jules Massenet, direction musicale de Jean-Claude Casadesus, décors et costumes d'André Acquart, avec Teresa Berganza (Charlotte), Théâtre de l'Archevêché dans le cadre du Festival international d'art lyrique d'Aix-en-Provence[24].
- Drôles de gens ou Petits crimes et renoncements au nom de l'amour d'après Maxime Gorki, adaptation de Jean Jourdheuil, Nouveau Théâtre national de Marseille, puis Théâtre national de Strasbourg (TNS) et Centre Georges-Pompidou, Paris.
- 1980 : Le Conte d'hiver de William Shakespeare, traduction française avec Jean Jourdheuil, musique de Lucien Rosengart, avec Florence Brière (Emilia et le Temps), Jean-Pol Dubois (Léonte), Théâtre de la Tempête à la Cartoucherie, Paris - joue dans la pièce.
- 1981 :
- Alarmes 1, diptyque réunissant État de siège de Peter Handke (traduction de Georges-Arthur Goldschmidt) et L'Exception et la Règle de Bertolt Brecht (traduction de Bernard Sobel et Jean Dufour), musique de Lucien Rosengart, Théâtre de la Tempête à la Cartoucherie, Paris[25]
- Alarmes 2, diptyque réunissant Textes pour rien d'après Samuel Beckett et Un homme qui dort d'après Georges Perec, son de Lucien Rosengart, Théâtre de la Tempête à la Cartoucherie dans le cadre du Festival d'automne à Paris - joue dans la pièce.
- 1982
- Voyage de Madame Knipper vers la Prusse Orientale de Jean-Luc Lagarce (création), musique de Lucien Rosengart, décors et costumes d'André Acquart, Théâtre de l'Odéon au Petit-Odéon, Paris[2],[26].
- Ondine, opéra de Daniel-Lesur d'après la pièce Ondine de Jean Giraudoux (création mondiale), décors d'André Acquart, Théâtre des Champs-Élysées, Paris[27],[28].
- 1983
- Description d'un combat d'après le journal de Franz Kafka, adaptation et mise en scène, Théâtre de la Bastille, Paris[29].
- Tango stupéfiant avec Hélène Delavault au chant et Claude Lavoix au piano, Théâtre de la Bastille, Paris.
- Mitridate, re di Ponto, opéra de Wolfgang Amadeus Mozart, direction musicale de Theodor Guschlbauer, avec Rockwell Blake (Mitridate), Yvonne Kenny (Aspasia), Catherine Dubosc (Arbate), Théâtre de la Cour de l'Archevêché lors du Festival d'Aix-en-Provence[30],[31] ; reprise en 1984 au Théâtre municipal d'Orléans et en 1986 à l'Auditorium Maurice-Ravel de l'Opéra de Lyon.
- 1984
- Dis Joe de Samuel Beckett, seul-en-scène au Théâtre de la Bastille, Paris.
- Still Life d'Emily Mann (création en France), traduction de Pierre Laville, musique de Ghédalia Tazartès, avec Jean-Quentin Châtelain (Mark), Christiane Cohendy (Nadine) et Laurence Roy (Cherryl), Festival d'Avignon, Théâtre Benoît-XII[32] ; reprise en 1985-1986 au Théâtre de la Bastille à Paris, au Nouveau théâtre de Nice et à la Maison de la culture de Rennes[33].
- 1986
- L'Écume des jours, opéra d'Edison Denisov d'après le roman de Boris Vian, direction musicale de John Burdekin (création mondiale), Opéra-Comique, Salle Favart, Paris[34].
- Oberon, opéra de Carl Maria von Weber d'après le poème de Christoph Martin Wieland, direction musicale de John Eliot Gardiner, Opéra national de Lyon[35],[36].
- Les Mauvaises Manières-1911. Petite chronique d'une année ordinaire, Espace Gérard-Philipe, Villeurbanne.
- 1988
- Armida, opéra de Gioachino Rossini, direction musicale de Gianfranco Masini, Théâtre de la Cour de l'Archevêché lors du Festival d'Aix-en-Provence.
- Sémiramis, opera seria de Gioachino Rossini, Théâtre de la Cour de l'Archevêché lors du Festival d'Aix-en-Provence.
- Par les villages de Peter Handke, Maison de la culture de La Rochelle, puis Théâtre de la Bastille, dans le cadre du Festival d'automne à Paris, et Théâtre de la Ville, Paris[37].
- 1990 : Fous de Tchekhov, adaptattion et mise en scène de Jean-Claude Fall d'après 4 pièces d'Anton Tchekhov : Ivanov, Platonov, Les Trois Sœurs et Oncle Vania, Théâtre Gérard-Philipe, Saint-Denis.
- 1991
- Pas là de Samuel Beckett, Théâtre Gérard-Philipe, Saint-Denis.
- Le Devoir du premier Commandement (allemand : Die Schuldigkeit des ersten Gebots), oratorio - drame sacré de Wolfgang Amadeus Mozart (création en France), Festival international d'art lyrique d'Aix-en-Provence[38].
- 1992 : Chef-lieu d'Alain Gautré, Théâtre Sorano, Toulouse, puis Théâtre Gérard-Philipe, Saint-Denis[39].
- 1993
- Le Procès de Jeanne d'Arc d'après Anna Seghers (Der Prozess der Jeanne d’Arc zu Rouen 1431), Bertolt Brecht et Charles Péguy, avec Daniel Emilfork (Pierre Cauchon), Théâtre Gérard-Philipe, Saint-Denis[40].
- Tempête sur le pays d’Égypte de Pierre Laville d’après Anton Tchekhov et les Récits d'un jeune médecin de Mikhaïl Boulgakov, Théâtre Gérard-Philipe, Saint-Denis[41], puis Théâtre de la Gaîté-Montparnasse, Paris.
- 1995
- Voyage au pays sonore ou l'art de la question de Peter Handke, Théâtre Gérard Philipe, Saint-Denis[42].
- Musique, pouvoir, écriture. Dédale opéra, musique de Hugues Dufourt, livret de Myriam Tanant (création), Opéra de Lyon[43].
- 1996 : Hercule furieux et Hercule sur l'Œta de Sénèque, dramaturgie d'Adel Hakim, Théâtre Gérard-Philipe, Saint-Denis[7],[9].
- 1998 : Œdipe de Sénèque (création en français), avec Antoine Mathieu (Œdipe), Laurence Roy (Jocaste), Malik Faraoun (Créon), Gabriel Monnet (Tirésias), Jean-Claude Fall jouant le rôle du choeur, Opéra Comédie, Montpellier[8], puis tournée en France[44] ; joue le rôle du choeur.
- 1998 - 2000 : L'Opéra de quat'sous de Bertolt Brecht, troupe du Théâtre des Treize Vents au Parc du Domaine d’Ô à Montpellier, dans le cadre du festival Printemps des comédiens, puis tournée en France[45],[46],[47],[48].
- 1999 : Parle-moi comme la pluie et laisse-moi écouter et Je ne peux imaginer demain de Tennessee Williams, Théâtre des Treize Vents, Montpellier[49].
- 2000
- Fin de partie de Samuel Beckett, Théâtre des Treize Vents, Montpellier - Jean-Claude Fall joue le rôle de Hamm ; reprise en 2006 à Montpellier[50],[51] puis au Théâtre national de Nice - Jean-Claude Fall joue le rôle de Hamm.
- Le Grand Parler de Pierre Clastres, production du Théâtre des Treize Vents au Festival Saperlipopette, voilà Enfantillages ! à Montpellier
- Luisa Miller, opéra de Giuseppe Verdi, direction musicale de Massimo Zanetti, Opéra Comédie, Montpellier ; reprise en 2014 à l'Opéra royal de Wallonie, Liège[52],[53].
- 2000 - 2001 : Les Trois Sœurs d'Anton Tchekhov, création en au Théâtre des Treize Vents, Montpellier, puis tournée dans le sud ; reprise en au Théâtre des Treize Vents avec quelques changements dans la distribution (Jean-Claude Fall interprètre le lieutenant-colonel Verchinine) et tournée (Le Salmanazar à Épernay ; Théâtre Antoine-Vitez, Ivry-sur-Seine).
- 2002
- La Décision de Bertolt Brecht et Mauser de Heiner Müller, Festival d'Avignon, cour du lycée Saint-Joseph[54],[55] ; reprise au Théâtre des Treize Vents, Montpellier (Jean-Claude Fall joue dans la pièce lors de cette reprise).
- Ma Solange, comment t’écrire mon désastre, Alex Roux de Noëlle Renaude, mise en scène de Roxane Borgna, Fanny Rudelle et Christel Touret avec la collaboration de Jean-Claude Fall, Théâtre des Treize Vents, Montpellier.
- 2003 : Dors mon petit enfant de Jon Fosse, Théâtre des Treize Vents dans le cadre du Festival Saperlipopette, voilà Enfantillages !
- 2003 - 2004 : 5 Péchés mortels. Orgueil, Paresse, Colère, Envie, Gourmandise de Felix Mitterer (de), Théâtre des Treize Vents, Montpellier, puis tournée en France - joue le rôle de Hans[56].
- 2004 : Blancs, spectacle réunissant 3 textes : Ma Solange, comment t’écrire mon désastre, Alex Roux de Noëlle Renaude, Clandestins d'Emmanuel Darley et Dors mon petit enfant de Jon Fosse, troupe du Théâtre des Treize Vents au Théâtre de la Tempête à la Cartoucherie, Paris[57].
- 2005
- Famille d'artistes et autres portraits d'Alfredo Arias et Kado Kostzer (es) (réunit des extraits de Belle du Seigneur d'Albert Cohen, de La Pluie d'été de Marguerite Duras, de Marx Matériau - épisode 1/ celui qui parle d'après Karl Marx), Théâtre des Treize Vents, Montpellier.
- Histoires de famille de Biljana Srbljanović, texte français d'Ubavka Zarić et Michel Bataillon, Festival Oktobre des écritures contemporaines à Montpellier ; reprise en 2007 au Théâtre de la Tempête à la Cartoucherie, Paris[58] et au Théâtre des Treize Vents, Montpellier[59].
- 2006 - 2008 : Jean La Chance de Bertolt Brecht, musique de Stephen Warbeck, Théâtre des Treize Vents, Montpellier - joue dans la pièce[60] ; puis tournée en France[61] et en Allemagne.
- 2007
- Cendrillon, opéra de Jules Massenet, livret de Henri Cain, Théâtre des Treize Vents au festival Saperlipopette, voilà Enfantillages !, Montpellier.
- Le Songe d'une nuit d'été de William Shakespeare, Théâtre du Domaine d’Ô dans le cadre du festival Printemps des comédiens, Montpellier.
- Brecht Cabaret, spectacle de Jean-Claude Fall et Gérard Lieber, chansons de Bertolt Brecht, musique de Kurt Weill et Hanns Eisler, Théâtre des Treize Vents, Montpellier.
- Belle du Seigneur. Les Soliloques d'Ariane, extraits de Belle du Seigneur d' Albert Cohen, avec Roxane Borgna (seule en scène) au Festival Oktobre des écritures contemporaines à Montpellier ; puis tournée en France de 2008 à 2014[62].
- 2008 - 2010
- Le Roi Lear de William Shakespeare - traduction, mise en scène et rôle-titre, musique de Dmitri Chostakovitch, Théâtre des Treize Vents, Montpellier[63], puis tournée en France.
- Richard III de William Shakespeare, mise en scène et rôles de Grey (en alternance avec Fouad Dekkiche) et du jeune Édouard prince de Galles (en alternance avec Camille Daloz et Hillal Bendra), Théâtre des Treize Vents, Montpellier, puis tournée en France[64],[65].
- 2009 : Parole perdue, drame acousmatique, livret de Jean Vermeil, musique de Daniel Teruggi (création), avec Emmanuelle Laborit et la voix de Guillaume Depardieu, Théâtre des Treize Vents], dans le cadre du Festival Radio France Occitanie Montpellier.
- 2011 - 2013 : Hôtel Palestine de Falk Richter, Théâtre du Chai du Terral au château du Terral à Saint-Jean-de-Védas, puis tournée en France, notamment Festival Off d'Avignon en 2012 - joue le rôle d'Andy[66],[67].
- 2012 - 2015 : Un fil à la patte, comédie de Georges Feydeau, compagnie de la Manufacture, Théâtre Molière - Scène nationale de Sète au Chai Skalli, puis tournée en France - joue les rôles de Firmin et de Jean[68],[69].
- 2014 - 2015 : Tête d’or de Paul Claudel, dramaturgie de Jean-Louis Sagot-Duvauroux, avec les acteurs maliens de la compagnie BlonBa, Palais de la Culture Amadou Hampaté Ba, Bamako, Mali[70] ; puis reprise en 2015 au Théâtre de la Tempête à la Cartoucherie, Paris[71],[72],[73].
- 2015
- Bruises de Nadia Cavelle, Tabard Theatre (en), Londres[74].
- Une vie bouleversée. Journal d'Etty Hillesum (1941-1943), d'après le journal d'Etty Hillesum, conception et interprétation de Roxane Borgna, au festival Printemps de Bougue, puis tournée en France[75].
- 2016 : Ivresse(s) de Falk Richter, Théâtre du Domaine d’Ô, Montpellier, puis Théâtre de la Tempête à la Cartoucherie, Paris, en 2017 - joue dans la pièce[76],[77].
- 2018 : Suis-je encore vivante ? d'après Grisélidis Réal, avec Anna Andréotti et Roxane Borgna, La Salle A3, Montpellier[78].
- 2019 : Jours tranquilles à Jérusalem de Mohamed Kacimi (commande d’écriture par La Manufacture – Compagnie Jean-Claude Fall ; création), Théâtre des Quartiers d'Ivry à la Manufacture des œillets, Ivry-sur-Seine, puis tournée en France - joue le rôle d’Adel Hakim[79],[80].
- 2021 - 2025 : Une assemblée de femmes palestiniennes, aujourd’hui, d'après L'Assemblée des femmes d'Aristophane, adaptation et mise en scène avec Roxane Borgna et Laurent Rojol, Institut français de Jérusalem, reprise au Parc du Domaine d’Ô, Montpellier, dans le cadre du festival Printemps des comédiens et à Paris au Théâtre du Soleil[81].
- 2023 : La Cerisaie d'Anton Tchekhov, mise en scène avec Anne-Clélia Salomon, festival de théâtre Dans le Jardin ou Ailleurs de Lurcy-Lévis, Allier[82]
Publications
modifier- « Voyage à l'intérieur de l'être humain », dans L’Univers scénique de Samuel Beckett, Paris, CNDP, coll. « Théâtre aujourd’hui » (no 3), , 64-65 p..
- « Sale temps pour les êtres humains », Recherches Internationales, no 37, , p. 98-99 (lire en ligne
).
Prix et distinctions
modifier- 1977 : Prix du Syndicat de la critique - Prix de la révélation théâtrale de l'année pour Schippel ou le Prolétaire bourgeois.
Notes et références
modifier- 1 2 (en) John Strand, « Théâtre de la Bastille », The Drama Review, vol. 28, no 1, , p. 85-96 (lire en ligne
). - 1 2 « La toute première fois de Jean-Luc Lagarce, c’était au Petit-Odéon, en février 1982 », sur Odéon–Théâtre de l'Europe., .
- ↑ « Jean-Claude Fall à Saint-Denis », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Marion Denizot, « Stanislas Nordey entre filiation et transmission », Études théâtrales, vol. 3, no 40, , p. 57-66 (lire en ligne
). - ↑ François Bensignor, « Africolor », Hommes et Migrations, no 1182 « Pour une éthique de l’intégration », , p. 64 (lire en ligne
). - ↑ Brigitte Salino, « Les monstres de Sénèque ne font pas de quartier », Le Monde, (lire en ligne).
- 1 2 René Solis, « Théâtre. Après ses douze travaux, Hercule revient chez lui pour une tragédie en deux pièces : grâce à la traductrice Florence Dupont, redécouverte des oeuvres de Sénèque, mises en scène par Jean-Claude Fall. Hercule, c'est la fin des travaux », Libération, (lire en ligne).
- 1 2 Jean-Louis Perrier, « Jean-Claude Fall met en scène un Œdipe revisité par le stoïcisme », Le Monde, (lire en ligne)
- 1 2 Monique Crampon, « Sénèque à Paris », Bulletin de l'Association Guillaume Budé, no 2, , p. 178-181 (lire en ligne
). - ↑ Benoît Fauchet, « Maria Republica, la Passion selon François Paris à Nantes », Diapason, (lire en ligne).
- ↑ Pierre Gervasoni, « Le carmel infernal de Maria Republica. Adapté d’un roman espagnol au sujet sulfureux, l’opéra de François Paris a séduit lors de sa création à Nantes », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Maria Republica », sur Ensemble orchestral contemporain.
- ↑ Charlotte Saintoin, « Maria Republica à l’Angers Nantes Opéra : Dieu que le pêché est bon ! », sur olyrix.com, .
- ↑ « Spectacles : le Syndicat national des directeurs et des établissements de l'action culturelle a élu comme président Jean-Claude Fall », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Zachary Fall » (présentation), sur l'Internet Movie Database
- ↑ Colette Godard, « Frankenstein au Cyrano », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Mathilde La Bardonnie, « Les fascinations désastreuses de Carl Sternheim », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Michel Cournot, « Tout de même l'heure de Carl Sternheim », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Michel Cournot, « Le Grand Parler, de Pierre Clastres », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Michel Cournot, « Nadia à Avignon. Les victimes oubliées », Le Monde, (lire en ligne).
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- ↑ Michel Cournot, « Handke et Brecht à la Cartoucherie. Sur le juste emploi de la réalité », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Michel Cournot, « Voyage de Madame Knipper vers la Prusse orientale de Jean-Luc Lagarce. Quand l'oncle Vania fuit octobre », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Béatrice Didier, « La musique. Une création mondiale, Ondine de Daniel-Lesur », Europe, vol. 60, no 640, , p. 217-218 (lire en ligne
). - ↑ Jacques Lonchampt, « Ondine de Daniel-Lesur. Les pièges et la magie de Giraudoux », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Michel Cournot, « Description d'un combat d'après Kafka. À trois voix », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Mitridate, Re di Ponto - 1983 [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
- ↑ Gérard Condé, « Mithridate : une résurrection. Louis Erlo délaisse pour une saison les grands opéras de Mozart qui ont assis la réputation du Festival d'Aix-en-Provence, au profit de Mithridate, à peu près inconnu. Une heureuse initiative », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Colette Godard, « Avignon. Christiane Cohendy, sans souci des apparences », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Colette Godard, « Still Life. La guerre est finie », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Jacques Lonchampt, « L'Écume des jours Salle Favart », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ (en) John Rockwell, « Opera : British Oberon in Southeastern France », The New York Times, (lire en ligne).
- ↑ Jacques Lonchampt, « L'enchantement au sérail », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Par les villages, de Peter Handke à la Bastille. Le tremblement de la vérité », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Wolfgang fait ses devoirs. Déjà, dans le Singspiel philosophique composé par Mozart à onze ans, les statues viennent houspiller les vivants », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « L'œil au beurre noir. Jean-Claude Fall aborde le théâtre politique mais il force un peu la dose », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Une Jeanne d'Arc juste. Jean-Claude Fall a adapté avec rigueur la pièce de Bertolt Brecht », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Théâtre. Tempête sur le pays d’Égypte à Saint-Denis. Deux médecins russes », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ René Solis, « Voyage au pays d'Handke. Voyage au pays sonore ou l'art de la question », Libération, (lire en ligne).
- ↑ Pierre Moulinier, « La création lyonnaise d'un opéra pour enfant de Hugues Dufourt », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ Marie-Christine Vernay, « Théâtre. Le directeur du centre dramatique national de Montpellier restitue toute la violence du texte de Sénèque. Jean-Claude Fall monte Œdipe sans complexe. À la Filature de Mulhouse », Libération, (lire en ligne).
- ↑ Pascal Huynh, « Jean-Claude Fall – Quat’sous neufs », Les Inrockuptibles, (lire en ligne).
- ↑ Maïa Bouteillet, « Théâtre. Jean-Claude Fall reprend à Ivry sa mise en scène pertinente de la salve antibourgeoise de Brecht. L'Opéra de quat'sous à l'économie », Libération, (lire en ligne).
- ↑ Jean-Louis Perrier, « L'Opéra de quat'sous fait tourner la roulette du réel », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Gilles Costaz, « La grande truanderie », Les Échos, (lire en ligne).
- ↑ Maïa Bouteillet, « Théâtre. De Tennessee, quelque chose d'inédit. Au théâtre des Treize-Vents, un travail sobre sur deux textes de Williams », Libération, (lire en ligne).
- ↑ Muriel Steinmetz, « Rire au bord du gouffre », L'Humanité, (lire en ligne)
- ↑ Pierre Daum, « Fin de partie : on en redemande », Libération, (lire en ligne).
- ↑ « Luisa Miller », sur Opéra royal de Wallonie.
- ↑ Christian Merlin, « Luisa Miller, le tour de force méconnu de Verdi », Le Figaro, (lire en ligne).
- ↑ « La leçon d'histoire révolutionnaire de Bertolt Brecht et Heiner Müller. Jean-Claude Fall met en scène un "diptyque pédagogique" dans une salle de classe », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ René Solis, « Décision ne rime pas avec adhésion », Libération, (lire en ligne).
- ↑ « La satire au vitriol d'une famille qui rêve de gloire cathodique. Au Théâtre d'Ivry-Antoine-Vitez, les 5 péchés mortels de Felix Mitterer », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ Michel Cournot, « À la Cartoucherie, trois textes d'outre-monde », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ Martine Silber, « Humour noir pour jeux d'enfants », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Histoires de famille - programme », sur Les Archives du spectacle.
- ↑ Pierre Daum, « Jean la Chance, naïf heureux », Libération, (lire en ligne).
- ↑ Martine Silber, « Du rire à l'effroi avec Jean la Chance. En tournée, une oeuvre de jeunesse de Bertolt Brecht mise en scène par Jean-Claude Fall », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Belle du Seigneur de Albert Cohen. Mise en scène de Jean-Claude Fall. Théâtre de la Tempête », sur unfauteuilpourlorchestre.com.
- ↑ Gaëlle Ginestet, « Le Roi Lear [King Lear], directed by Jean-Claude Fall, Théâtre des Treize Vents, Montpellier », Cahiers Élisabéthains. A Journal of English Renaissance Studies, no 75, , p. 98-100 (présentation en ligne).
- ↑ Florian Fauvernier, « Richard III de Shakespeare, mise en scène Jean-Claude Fall au Théâtre d’Ivry », sur unfauteuilpourlorchestre.com, .
- ↑ Guy Bruit, « Shakespeare, Richard III », Raison présente, no 173 « L'enjeu du service public », 1er trimestre 2010, p. 140-142 (lire en ligne
). - ↑ Judith Sibony [blog théâtre], « Hôtel Palestine, dernière étape avant la fin du Off », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Véronique Hotte, « Hôtel Palestine », La Terrasse, no 200, (lire en ligne).
- ↑ Véronique Hotte, « Un fil à la patte », La Terrasse, no 205, (lire en ligne).
- ↑ « Un fil à la patte brillament rajeuni », La Provence, (lire en ligne).
- ↑ Armelle de Vismes, « Un Tête d’or africain créé par Jean-Claude Fall », Bulletin de la Société Paul Claudel, no 216, , p. 86-90 (lire en ligne
). - ↑ Marie-Pierre Ferey, « Théâtre : l'Afrique joue Tête d'or à Paris. Jean-Claude Fall monte Tête d'or à Paris avec 15 comédiens maliens pendant un mois au théâtre de la Tempête, un an après sa création à Bamako », Le Point, (lire en ligne).
- ↑ Agnès Santi, « Tête d'or », La Terrasse, no 230, (lire en ligne).
- ↑ Marina Da Silva, « Un rebelle africain sur les planches », Le Monde diplomatique, (lire en ligne).
- ↑ (en) « Bruises by Nadia Cavelle, Tabard Theatre, August 2015 », sur wovenvoices.org.
- ↑ « Une vie bouleversée, d’après Etty Hillesum, mise en scène de Jean-Claude Fall au Théâtre de la Tempête », sur unfauteuilpourlorchestre.com, .
- ↑ « Ivresse(s) », La Terrasse, no 259, (lire en ligne).
- ↑ Monique Le Roux, « Priorité au texte ! », En attendant Nadeau, no 45, (lire en ligne).
- ↑ « Suis-je encore vivante ? », La Terrasse, no 269, (lire en ligne).
- ↑ Selim Lander, « Comment se mettre dans la peau d’un Juif quand on est Arabe à Jérusalem ? », Critical Stage, no 26, (lire en ligne
). - ↑ « Jours tranquilles à Jérusalem », sur Les Francophonies - Des écritures à la scène.
- ↑ Joëlle Gayot, « Une assemblée de femmes au Théâtre du Soleil, la lutte de Palestiniennes pour être vues telles qu’elles sont sur scène et dans la vie », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ « Tchekhov, une création au cœur du festival de théâtre à Lurcy-Lévis », La Montagne, (lire en ligne).
Bibliographie
modifier- Bruno Villien, « Fall Jean-Claude », dans Michel Corvin (dir.), Dictionnaire encyclopédique du théâtre à travers le monde, Paris, Bordas, (ISBN 9782047312957), p. 535.
Liens externes
modifier- Ressources relatives au spectacle :
- Site officiel de La Manufacture, Compagnie Jean-Claude Fall