Gian Carlo Riccardi

peintre, sculpteur, metteur en scène et écrivain italien (1933-2015)

Gian Carlo Riccardi (né le à Frosinone, décédé le à Frosinone) est un artiste, peintre, directeur de théâtre, sculpteur et écrivain italien.

Biographie

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Gian Carlo Riccardi est né le . En 1961 il obtient un diplôme avec mention en scénographie à l'Académie des Beaux-Arts de Rome[1]. Après quelques années, il obtient un diplôme en mise en scène théâtrale et cinématographique au Centre expérimental de Rome.

L'artiste Gian Carlo Riccardi (à gauche) et le critique d'art Enrico Crispolti (au centre). Spectacle théâtral Pourquoi Lorca, 1977, Teatro Spazio Uno, Rome.

Il a été défini par le critique d'art Enrico Crispolti comme un « artiste multimédia »[2] et a fréquenté des écrivains et artistes comme Achille Bonito Oliva, Alberto Moravia, Cesare Zavattini et Giuseppe Bonaviri[3]. Des écrivains et des journalistes comme Costanzo Costantini et André Pieyre de Mandiargues ont également écrit sur lui[4].

Entre les années 1960 et 1970, il travaille comme décorateur et metteur en scène à la Rai[5]. Il est également rédacteur en chef de magazines satiriques tels que Il Travaso delle Idee, Marc'Aurelio, La Tribuna illustrata, Simplicissimus et Il Borghese. Il fait partie de l'Avant-garde du théâtre romain en collaborant notamment avec Pino Pascali, Carmelo Bene, Mario Ricci, Memè Perlini et d'autres[3].

Ces expériences l'amènent à ouvrir à Frosinone, en 1961, le Gruppo Teatro Laboratorio Arti Visive et plus tard, en 1962, le Teatro Club où il installe, avec divers acteurs, performances artistiques et spectacles théâtraux[6].

Les spectacles et performances du metteur en scène reposent sur la gestuelle et le besoin d'exprimer la condition de l'homme contemporain, emprisonné dans le quotidien et les contradictions de la vie. Les événements théâtraux visent une récupération de l'espace public, comme lieu de dialogue actif avec le spectateur qui collabore activement à la construction de la mise en scène[7]

En 1997, il fonde le Teatro dell'Immagine[8]. Le théâtre de Gian Carlo Riccardi devient une salle de concert. La production picturale de Riccardi aborde des thèmes variés tels que le grotesque, le double, l'ironie, mais aussi le monde de l'enfance, à travers le dessin, la caricature et la peinture abstraite. Ce dernier est réalisé grâce à l'utilisation de collage et de ready-made. Ses œuvres ont été exposées dans des expositions individuelles et collectives en Italie et à l'étranger telles que le Palais des expositions de Rome (1968), l'exposition ArtExpo à Genève (1984), le Centre International D'art Contemporain à Paris (1988), la Galerie Kodama à Osaka (1993), l'Exposition Internationale d'Arts Visuels à Cracovie (1995) et la Fundació Antoni Tàpies à Barcelone (1999)[9].

Gian Carlo Riccardi et les acteurs du Teatro Laboratorio Arti Visive, 1974.

Dans ses sculptures, Riccardi utilise des matériaux pauvres comme le Plexiglas, le papier, le bois et le fer[6].

Gian Carlo Riccardi (à droite) avec Libero De Libero (en bas) et Cesare Zavattini (à gauche), 1977.

Les Chambres[10], construites depuis les années 1980[6], sont des installations toujours réalisées avec des éléments simples et recyclés (principalement du bois et du fer)[8]. Ce sont des exemples d'ouvrages in situ[7] capables de construire un dialogue avec l'espace environnant et avec l'observateur[11]. Ces dispositifs sont réalisés à l'aide de murs colorés selon des motifs abstraits, des fragments de bois et des objets usuels[12].

Riccardi a exposé ses installations au Parlement européen[4] en 1991, à la Biennale de Venise en 1993, et au Festival dei due mondi à Spolète en 1995[9].

Il écrit des scénarios théâtraux, de la prose et des textes poétiques[13]. Dans ce dernier émergent diverses thématiques (déjà abordées dans les domaines pictural, théâtral et sculptural) concernant le surréel, l'improbable, la mémoire et l'enfance[14].

Il meurt le dans sa ville natale, Frosinone.

Notes et références

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  1. (it) Pietro Roccasecca, Accademia di belle arti di Roma : centoquaranta anni di istruzione superiore dell'arte in Italia, Rome, De Luca Editori d'Arte, (ISBN 978-88-6557-395-2, OCLC 1085693552).
  2. (it) « Frosinone, l'artista d'avanguardia Riccardi inserito nella Treccani », sur ilmessaggero.it, (consulté le )
  3. 1 2 (it) « L’artista Gian Carlo Riccardi sull’Enciclopedia Treccani », sur frosinonetoday.it.
  4. 1 2 (it) « Riccardi Gian Carlo », Enciclopedia d'Arte Italiana - Catalogo generale degli artisti dal '900 ad oggi, sur enciclopediadarte.eu (consulté le )
  5. (it) « Gian Carlo Riccardi », sur mymovies.it (consulté le )
  6. 1 2 3 (it) « Gian Carlo Riccardi, biografia e mostre », sur itinerarinellarte.it (consulté le )
  7. 1 2 (it) Lorenza Perelli, Arte che non sembra arte : arte pubblica, pratiche artistiche nella vita quotidiana e progetto urbano, (ISBN 978-88-917-5189-8, OCLC 1006413073), p. 35.
  8. 1 2 (it) « Gian Carlo Riccardi - Biografia, opere e mostre », sur arte.it (consulté le )
  9. 1 2 (it) « Riccardi, Gian Carlo », Enciclopedia Treccani, sur treccani.it.
  10. (it) Vito Riviello, Gian Carlo Riccardi : la stanza del padre, s.n., (OCLC 955258616), p. 7-11.
  11. (it) Carlo Birozzi et Marina Pugliese, L'arte pubblica nello spazio urbano : committenti, artisti, fruitori, B. Mondadori, (ISBN 978-88-6159-018-2, OCLC 494724609), p. 27.
  12. (it) Costanzo Costantini, « Tutti gli Uomini (e le donne) delle "cantine" », Il Messaggero, .
  13. (it) G. Bonaviri (dir.), Catalogo degli artisti Lazio, Rome, Unedi, , p. 273-274.
  14. (it) « Dieci anni fa la scomparsa di Gian Carlo Riccardi », sur ciociariaoggi.it, (consulté le )

Bibliographie

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  • (it) C. Birozzi, L'arte pubblica nello spazio urbano : committenti, artisti, fruitori, Mondadori, , 181 p. (ISBN 978-88-6159-018-2, OCLC 494724609).
  • (it) E. Carretta, Il “Teatro Laboratorio” di Giancarlo Riccardi, Estro, .
  • (it) F. Castellani, Atlante Italiano dell'Arte, Carello Editore, .
  • (it) C. Costantini, Tutti gli Uomini (e le donne) delle “cantine”, Il Messaggero, .
  • (it) D. Facci, Vorrei servisse a discutere un po', Ciociaria Oggi, .
  • (it) Pietro Favari, « « Perché Lorca » allo Spazio Uno. L'attore, laboriosa formica », Corriere della Sera, Rome, .
  • (it) Nino Ferrero, « Perché Lorca di Gian Carlo Riccardi », l'Unità, Rome, .
  • (it) G. Fontana et G. C. Riccardi, I percorsi della memoria (fantasia e creatività nel centro storico di Frosinone), La Tipografica, .
  • (it) F. Gismondi, 1968-1998 : attraversamenti-ripensamenti-utopie : rassegna d'arte gruppi nati nella provincia di Frosinone, Manifesto Azzurro, .
  • (it) M. Lunetta, Gian Carlo Riccardi e lo sguardo dell'Angelo, La Tipografica, .
  • (it) A. Moravia, L'Arte di Gian Carlo Riccardi, L'Espresso, .
  • (it) S. Perdicaro, L'élite 2004. Selezione arte italiana, L'elite, .
  • (it) L. Perelli, Arte che non sembra arte : arte pubblica, pratiche artistiche nella vita quotidiana e progetto urbano, , 120 p. (ISBN 978-88-917-5189-8, OCLC 1006413073).
  • (it) V. Perna, Dalla Ciociaria intorno all'arte, Bianchini, .
  • (it) Angelo Maria Ripellino, « Eden di Riccardi », L'Espresso, Rome, .
  • (it) V. Riviello, Dizionario Enciclopedico d'Arte Contemporanea, Unedi, .
  • (it) M. R. Testa, New Art 2000, New Art Promotion, .
  • (it) R. Zani, Il Viaggio di Gian Carlo Riccardi. Sulle tracce dell'infanzia strappate all'oblio, Flash Magazine, .
  • (it) AA. VV., Catalogo degli artisti Lazio, Unedi, .

Écrits de l'artiste

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  • (it) G. C. Riccardi, Perlagrigio, Romart90, .
  • (it) G. C. Riccardi, Gian Carlo Riccardi. 1960-2001, Romart Service, .
  • (it) G. C. Riccardi, Gian Carlo Riccardi. Quaderno, Romart Service, .
  • (it) G. C. Riccardi, Gian Carlo Riccardi, Romart Service, .

Liens externes

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