Gilen Epherre
Gilen Epherre ou Guillaume Eppherre, né le à Aussurucq où il est mort le [1], est un écrivain, prêtre et académicien basque français de langue basque. Souletin, Gilen Epherre est un acteur culturel important de cette période de l'après-Seconde Guerre mondiale[2].
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Guillaume Eppherre |
| Nationalité | |
| Activité |
| Membre de |
|---|
Il est notamment connu pour ses travaux consacrés à Etxahun, dont il a contribué à faire connaître l'œuvre et la figure auprès d’un public plus large.
Biographie
modifierGilen Eppherre suit ses études secondaires à Mauléon et à Ustaritz, puis entre au séminaire de Bayonne où il étudie la théologie. En 1936-1937, il étudie les mathématiques à la faculté de Toulouse[3].
Ordonné prêtre le , il exerce la fonction de secrétaire auprès de l'évêque de Bayonne en 1937. Il est l'auteur de Katechima, en dialecte souletin (1941), Elizako libria (1943), "Eucologio" (1947), Botzez eta bihotzez, un manuel de chansons basques, également traduit en souletin (1949), et Haurren lehen catichima (1955)[4],[5].
En 1949, Gilen Eppherre est nommé chanoine honoraire de Bayonne et devient aumônier du collège Saint-Bernard. En 1951, il prend la direction de la revue Gure Herria, qu'il dirige jusqu'à sa mort en 1974. Il collabore également à l'hebdomadaire Herria[6].
L’Euskaltzaindia, ou Académie de la langue basque, demeure alors relativement peu connue en Soule. La province dispose toutefois d’un siège au sein de l’Académie, occupé successivement par plusieurs de ses représentants. Après le Père Pierre Lhande, Gilen Eppherre lui succède en 1951 comme membre titulaire et occupe le siège de la Soule jusqu’à sa mort en 1974. En 1975, Jean-Louis Davant lui succède à son tour. Gilen Eppherre est par ailleurs proche de Piarres Lafitte, qui lui consacre un portrait dans la revue Euskera en 1975[7],[2].
Dans les années 1950 et 1960, Gilen Eppherre joue un rôle important dans la promotion du basque dans la liturgie. Il prépare notamment, pendant plusieurs années, les textes de la messe dominicale en souletin pour les prêtres de Soule. Il figure également parmi les principaux responsables d’Euskaltzaleen Biltzarra, association consacrée à la défense et à la promotion de la langue basque[8].
Gilen Eppherre meurt à Bayonne le 17 octobre 1974, deux jours avant son 63e anniversaire[8].
Publications
modifierNotes et références
modifier- ↑ État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
- 1 2 Etxahun-Barkoxe (1786 -1862) Du poète populaire au mythe littéraire par Jean Casenave p. 185-199
- ↑ (eu) « Gilen Eppherre (1911-1974) » (consulté le )
- ↑ (eu) Guillaume Eppherre zuberotarra 1911. urteko urriaren 19an jaio zen Zuberoan
- ↑ (es) Escritores euskéricos: catálogo biobibliográfico de escritores contemporáneos en vascuence par Juan San Martín, La Gran Enciclopedia Vasca, 1968, 183 pages.
- ↑ (eu) Pierre Lafitte, « Guillaume Eppherre (1911-1974) », Euskera, vol. 20, , p. 550 (ISSN 0210-1564, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (eu) « Euskaltzaindia'ko euskaltzainen zerrenda », Euskera, vol. 3, no 1, , p. 168 (ISSN 0210-1564, lire en ligne, consulté le )
- 1 2 (eu) Sabin Onaindia, « Gilen Eppherre (1911-1974) » (consulté le )