Giusto d'Andrea

peintre italien

Giusto d'Andrea, ou Giusto Manzini, né à Florence vers 1440 et mort après 1494, est un peintre italien de la Renaissance[1],[2],[n 1].

Giusto d'Andrea
Fresque de l'église Santa Maria a Peretola.
Naissance
Vers 1440
Florence
Décès
Nationalité
Italienne
Activité
Maître
Mouvement

Fils du peintre Andrea di Giusto, il est garzone de Neri di Bicci de 1458 à 1460, puis travaille avec Filippo Lippi. Il devient ensuite l'un des collaborateurs de Benozzo Gozzoli, qu'il assiste pendant trois ans dans le décor de la chapelle du chœur de l'église Sant'Agostino de San Gimignano, puis dans les fresques du tabernacle des Giustiziati à Certaldo.

Il a laissé un livre de souvenirs, transcrit au XIXe siècle. L'Enciclopedia Italiana le tient pour un peintre de second ordre, «  reprenant sans originalité les formes des maîtres les plus proches de lui ».

Biographie

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Origines

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Giusto d'Andrea naît à Florence, probablement en 1441 selon le Dizionario biografico degli italiani, en 1440 selon l'Enciclopedia Italiana. Il est le fils du peintre Andrea di Giusto[1],[2], dont le nom de famille est Manzini[3].

Formation

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Son livre de souvenirs indique qu'il est garzone de Neri di Bicci de 1458 à 1460, puis qu'il travaille avec Filippo Lippi[2],[4]. Les Ricordanze de Neri di Bicci documentent le rôle des collaborateurs et apprentis de l'atelier, parmi lesquels Giusto d'Andrea, Francesco Botticini et Cosimo Rosselli[5].

Selon Gaetano Milanesi, qui n'appuie pas cette information sur des documents vérifiables, il est inscrit en 1460 à la compagnie des peintres florentins[1].

Avec Benozzo Gozzoli

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Giusto d'Andrea rapporte dans ses souvenirs avoir travaillé une année comme maître indépendant au terme de son apprentissage, avant d'entrer parmi les collaborateurs de Benozzo Gozzoli pour le décor de la chapelle du chœur de Sant'Agostino à San Gimignano. Il précise être resté trois ans aux côtés du maître sur ce chantier[1].

Il y revendique l'exécution de tous les saints qui encadraient la fenêtre, aujourd'hui détruite, et de quatre apôtres en médaillons à l'intrados de l'arc d'entrée[4].

Le , il prend en location un atelier de l'hôpital Santa Maria Nuova à Florence[1],[n 2].

En 1466, il collabore avec Benozzo aux fresques du tabernacle des Giustiziati, près du pont de l'Agliena, à Certaldo[6]. La même année, il exécute en terre verte le décor de la façade de l'église Santa Maria a Peretola, aujourd'hui presque disparu[2].

Dernières années

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En 1487, il peint un cierge pour la compagnie de San Zanobi de Santa Maria del Fiore[1].

La dernière mention le concernant date de 1494 : ses mémoires rapportent qu'il fut témoin, cette année-là, de l'expulsion de Pierre de Médicis hors de Florence[1]. La date de sa mort n'est pas connue[1].

Attributions

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L'Enciclopedia Italiana signale principalement Les Trois Archanges et une Vierge à l'Enfant à la Galleria dell'Accademia de Florence, une Vierge allaitant à la galerie de Prato, également donnée à Francesco Botticini, ainsi que des Vierges à San Domenico de San Miniato et à Sant'Andrea a Gaviserri, dans le Casentino[2].

Elle lui reconnaît en outre, sur dessin de Benozzo, des figures de saints et des architectures de la chapelle Sant'Agostino à San Gimignano, ainsi qu'une partie du Martyre de saint Sébastien de la collégiale de la même ville[2].

Sélection
DateTitreLieu
vers 1465Saints et apôtres, avec Benozzo GozzoliChapelle du chœur, Sant'Agostino, San Gimignano[2],[4]
1466Tabernacle des Giustiziati, avec Benozzo GozzoliCertaldo[6]
1466Décor de la façade, en terre verteSanta Maria a Peretola[2]
Les Trois ArchangesGalleria dell'Accademia, Florence[2]
Vierge à l'EnfantGalleria dell'Accademia, Florence[2]
Vierge allaitantPrato[2]
Vierge à l'EnfantSan Domenico, San Miniato[2]
Vierge à l'EnfantSant'Andrea a Gaviserri[2]

Attributions écartées

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Le Dizionario biografico retire de son catalogue la fresque de la Pietà avec saint François et sainte Madeleine que lui attribuait Milanesi, à rapporter plutôt à Pier Francesco Fiorentino, qui l'aurait exécutée en 1484, ainsi que l'Annonciation de la collection Jarves à la Yale University Art Gallery, proposée par Osvald Sirén et plus vraisemblablement due à un peintre proche de Pesellino[1].

Réception critique

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L'Enciclopedia Italiana le qualifie, comme son père, de peintre de second ordre, qui reprend dans toutes ses œuvres, sans originalité, les formes des maîtres les plus proches de lui. Elle relève comme traits particuliers une faiblesse du modelé et une couleur rougeâtre des carnations, qu'elle retrouve dans le tabernacle des Giustiziati[2].

Notes et références

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  1. ↑ Les sources divergent : l'Enciclopedia Italiana indique 1440 pour la naissance et 1496 pour la mort ; le Dizionario biografico retient une naissance probable en 1441, rappelle que Milanesi plaçait la mort en 1498 et juge celle-ci inconnue, la dernière mention datant de 1494.
  2. ↑ Selon le Dizionario biografico, cette location a conduit Padoa Rizzo à proposer une révision de la chronologie des travaux.

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 (it) Francesco Sorce, « Manzini, Giusto (Giusto di Andrea) », sur Dizionario biografico degli italiani, Treccani (consulté le ).
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 (it) « Andrea di Giusto e il figlio Giusto d'Andrea », sur Enciclopedia Italiana, Treccani (consulté le ).
  3. ↑ (it) « Andrèa di Giusto », sur Enciclopedia Treccani (consulté le ).
  4. 1 2 3 (en) « Benozzo Gozzoli », sur Cavallini to Veronese (consulté le ).
  5. ↑ (it) « Neri di Bicci », sur Dizionario biografico degli italiani, Treccani (consulté le ).
  6. 1 2 (it) « Benozzo di Lese », sur Dizionario biografico degli italiani, Treccani (consulté le ).

Voir aussi

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Bibliographie

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  • (it) Francesco Sorce, « Manzini, Giusto (Giusto di Andrea) », dans Dizionario biografico degli italiani, Istituto della Enciclopedia Italiana.
  • (en) Jane Turner, The Dictionary of Art, vol. 2, New York, Grove, (ISBN 1-884446-00-0), p. 19.
  • (it) Ada Labriola, Beato Angelico a Pontassieve, Florence, Mandragora, (ISBN 978-88-7461-149-2).

Articles connexes

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Liens externes

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