Gloria Steinem

féministe américaine, journaliste et promotrice des droits des femmes

Gloria Steinem, née le à Toledo (Ohio) et morte le à New York (État de New York), est une féministe, journaliste, rédactrice en chef, directrice de publication, documentariste, essayiste américaine.

Gloria Steinem
En .
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 92 ans)
New YorkVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Gloria Marie SteinemVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Fratrie
Susanne Steinem Patch (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
David Bale (en) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Christian Bale (beau-fils)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Idéologie
Libéralisme aux États-Unis (en), anticommunismeVoir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Mouvement
Personne liée
Site web
Distinctions
signature de Gloria Steinem
Signature.

C'est une figure majeure du mouvement dit de la deuxième vague féministe, aux États-Unis.

En 1972, elle fonde le Ms. Magazine avec Dorothy Pitman Hughes.

Avec Bella Abzug, Betty Friedan et Shirley Chisholm, elle fonde en 1971 le National Women's Political Caucus (en) et, en 1974, elle participe aussi à la fondation de la Coalition of Labor Union Women (en).

Biographie

modifier

Jeunesse

modifier

Gloria Marie Steinem est la fille cadette de Ruth Nuneviller, une journaliste, et de Leo Steinem, un entrepreneur et antiquaire. Sa mère, originaire de l’Ohio, a des racines allemandes. Presbytérienne à l’origine, elle se tourne vers la théosophie sous l’influence de sa belle-mère et suit l’enseignement de Krishnamurti[1]. Son père est juif, fils d'immigrants venus du Wurtemberg (Allemagne) et de Radziejów (Pologne). Sa grand-mère paternelle, Pauline Perlmutter Steinem, était la présidente de la National Woman Suffrage Association, déléguée au Conseil international des femmes de 1908 et la première femme à être élue au Toledo Board of Education[2],[3],[4],[5],[6],[7]. Ils se marient en 1921 et s’installent à Toledo dans l’Ohio. Leur fille aînée, Susanne, naît en 1925. Leo achète un terrain au bord du Clark Lake, dans le Michigan et y crée en 1928 un complexe touristique et hôtelier d’été, l’Ocean Beach Pier. Mais la Dépression de 1929 met à mal leur projet. En 1930, ils déménagent à Clark Lake, Ruth abandonne sa carrière de journaliste et travaille aux côtés de son mari. Elle donne naissance à un fils mort-né. Elle est victime la même année d’une grave dépression nerveuse et soignée plusieurs mois dans un établissement spécialisé de Toledo avant de retourner à Clark Lake. Leur seconde fille, Gloria, naît en 1934 à une époque où ils sont criblés de dettes[1].

Son père, un anticonformiste, passe tous les hivers en Floride ou en Californie et fait vivre sa famille dans une caravane qu’il conduit. Gloria passe des mois dans son enfance sur la route, en partie déscolarisée[8]. En 1944, quand Gloria a 10 ans, son père abandonne sa famille pour s’établir en Californie, la laissant seule pour s'occuper de sa mère, vivant dans la misère à Toledo et souffrant d’une grave maladie mentale, en proie à de terribles hallucinations. Ses parents divorcent[9]. Sa sœur Susanne, de 9 ans son aînée, a quitté le foyer la même année pour fonder une famille. Elle prendra plus tard en charge sa mère en 1952, permettant ainsi à Gloria de poursuivre des études[1].

Formation

modifier

La situation familiale de Gloria Steinem fait qu'elle ne fréquente pas l'école à temps plein avant l'âge de 12 ans. Elle doit s’occuper de sa mère malade, ce qui la déterminera à ne jamais avoir d’enfants[10].

En 1956, après des études universitaires au Smith College dans le Massachusetts[11], grâce à une bourse, elle peut se rendre en Inde pour poursuivre des études auprès de l'université de Delhi et l'université de Calcutta. Elle a 22 ans, mais son voyage en Inde est compromis à cause d’une grossesse non désirée. L’avortement est alors illégal au Royaume-Uni, mais un médecin londonien accepte de faire une interruption de grossesse pour lui permettre de réaliser son projet à deux conditions : qu’elle fasse de sa vie ce qu’elle voudra et de ne jamais révéler son nom. Elle révèle publiquement son expérience d'interruption de grossesse en 1969 et rompt sa seconde promesse lorsqu’elle dédiera ses mémoires Ma vie sur la route au Dr John Sharpe[10].

Lors de son séjour de deux ans en Inde, elle a l’occasion de parcourir le pays en transports en commun, une expérience fondatrice de son rapport à la mobilité qui la fera renoncer à la voiture individuelle[8]. Elle se lance dans l’activisme en aidant des femmes dans des villages à organiser des manifestations non violentes contre les politiques gouvernementales[10].

Carrière

modifier

De retour d’Inde, Gloria Steinem s'installe à New York. En 1960, elle est engagée sur les recommandations de Harold Hayes (en), le rédacteur en chef du magazine Esquire, par James Warren en tant que rédactrice adjointe d'Harvey Kurtzman pour le magazine humoristique Help!. Terry Gilliam lui succèdera à ce poste[4],[7],[12],[13],[14].

En 1963, elle réalise un reportage gonzo qui fait scandale. Cachant sa qualité de journaliste, elle se fait embaucher comme Bunny dans un club du magazine Playboy et en dénonce les conditions de travail sordides et sexiste dans A Bunny's Tale, son article publié en deux parties par le magazine d’art Show[15],[16]. Furieux de ce reportage en interne, Hugh Hefner, l’éditeur de Playboy, multipliera les représailles contre elle dans ses publications[11]. Steinem republie son reportage en 1983 dans son recueil Outrageous Acts and Everyday Rebellions Actions scandaleuses et rébellions quotidiennes »)[8]. En 1985, A Bunny's Tale (Playmate à la une) est adapté en téléfilm par ABC avec Kirstie Alley[17].

Dans les années 1970-1980, Gloria Steinem parcourt les États-Unis pour donner des conférences aux côtés de l'avocate Florynce Kennedy et de la militante féministe Dorothy Pitman Hughes[11]. Elle est considérée elle-même comme une icône américaine du féminisme, depuis la une que le magazine Newsweek lui consacre en 1971[8].

En 1969, Gloria Steinem publie, dans le New York Magazine, un article intitulé « After Black Power, Women’s Liberation »[18], qui lui vaut une renommée nationale comme leader féministe[19],[7],[4].

En 1972, elle fonde avec la militante afro-américaine Dorothy Pitman Hughes le magazine féministe Ms[11]. Le premier numéro sort en numéro spécial du New York magazine, financé par Clay Felker (en)[20],[21]. Les 300 000 exemplaires à l'essai se vendent en huit jours dans tout le pays. Ms. Magazine a été vendu à la Feminist Majority Foundation en 2001 ; Steinem demeure l'une des six rédacteurs en chef fondateurs et siège au conseil consultatif[22],[23],[24],[25],[4]

Bella Abzug.
Robin Morgan.

Elle participe en tant qu'organisatrice à la Conférence de Houston, en 1977, connue sous le nom de 1977 National Women's Conference (en). Avec trente autres femmes, dont Bella Abzug, elle est nommée par le président Jimmy Carter pour sillonner les États-Unis et organiser cet événement. La conférence de Houston s'est tenue sur trois jours, elle avait pour objectif de rassembler 18 000 femmes des cinquante-six États et territoires des États-Unis. Lors de cette conférence, les femmes abordaient les questions suivantes : « la contraception, l'avortement, les soins, l'aide sociale, les droits des homosexuelles, la violence conjugale, l'exclusion des employées de maisons et les lois du travail »[4],[26],[27]. Comme elle l'écrit dans son autobiographie, « ce fut l'un des événements les plus bouleversants de [s]a vie »[28]. Elle a passé deux ans à l'organiser avec d'autres femmes.

En 1978, elle publie dans Ms. Magazine un de ses articles les plus célèbres : If Men Could Menstruate Si les hommes pouvaient avoir leurs règles »). Dans ce texte satirique, elle imagine tous les gains sociaux que cette situation procurerait aux hommes alors que pour les femmes, elle n’occasionne au contraire que des désagréments[29],[11].

En 2005, elle fonde avec Jane Fonda et Robin Morgan le Women's Media Center, une organisation qui vise à « rendre les femmes visibles et puissantes dans les médias »[30]. Depuis , elle voyage dans le monde entier en tant que conférencière sur les questions d'égalité[31].

Le président Barack Obama lui remet, en , la médaille de la Liberté[32].

Aux élections suivantes, elle soutient Hillary Clinton[33]. Le , jour de l'investiture de Donald Trump, elle prononce un discours remarqué lors de la marche des femmes à Washington[34].

Elle accueille avec soulagement le mouvement #MeToo avec le sentiment que son combat est transmis[35] :

Le mot féministe a si longtemps fait peur. Des femmes se disaient « pour l’égalité hommes-femmes » mais « pas féministes ». Quelle ironie ! Je suis bien heureuse que les jeunes femmes de l’ère #metoo revendiquent aujourd’hui ce mot avec vigueur.

Elle se réjouit que la lame de fond pour le féminisme, débutée au xixe siècle avec des pionnières comme Elizabeth Cady Stanton, continue[8].

Pour Gloria Steinem, vieillir permet de regarder avec reconnaissance l'apport de toutes les femmes qui l'ont aidée à se construire et à s'émanciper, de diverses façons, au fil du temps. Et malgré les discriminations spécifiques qui y sont liées, être une femme senior est une occasion de se débarrasser de certaines contraintes liées au genre[35].

Gloria Steinem meurt à New York le à l’âge de 92 ans[8].

Vie privée

modifier

Dans un premier temps, Gloria Steinem n’a pas voulu se marier, car cela aurait signifié pour elle la perte de son nom, de son domicile légal, de sa solvabilité et d'une grande partie de ses droits civiques.

Elle a plusieurs liaisons au cours de sa vie, notamment Frank Thomas, directeur de la Fondation Ford, le réalisateur Mike Nichols et le décathlonien olympique Rafer Johnson[10].

Finalement, en , elle épouse dans une cérémonie cherokee David Bale (en), un entrepreneur d'origine anglaise, écologiste et en faveur du bien-être animal (le père de l'acteur Christian Bale). Il s'agit d'un mariage blanc car le visa américain de Bale arrive à expiration, mais le couple reste ensemble jusqu’au décès de Bale, trois ans plus tard, des suites d'un lymphome cérébral[10].

Gloria Steinem survit à un cancer du sein diagnostiqué en 1986[36] et à une névralgie trigéminale en 1994[37].

Campagne pour l'ERA (Equal Right Amendment)

modifier

Dans les années 1980, Gloria Steinem a été une figure importante de la campagne en faveur de l'Equal Rights Amendment (ERA)[38]. Il s'agissait d'une proposition d'amendement à la constitution des États-Unis, qui visait à assurer l'égalité des droits entre les sexes. Elle échoua notamment par l'action de lobbying du mouvement STOP ERA fondé et animé par la conservatrice Phyllis Schlafly[39],[40].

Prises de position

modifier

Figure de la « deuxième vague féministe », elle vise dans ses écrits à dévoiler les rouages de la société patriarcale. Elle se distingue d'autres féministes par son approche intersectionnelle, liant son militantisme féministe à la lutte des classes ou encore au combat en faveur des minorités. Défenseuse du droit à l'avortement, elle choisit de s'opposer aussi à la pornographie et au BDSM, rattachant ces sujets à la domination masculine[41].

Volontairement célibataire et sans enfants, elle jure très jeune de ne pas mener la vie d'épouse et mère au foyer de sa propre mère, qui avait eu elle-même des espoirs de liberté, puis qui s'est consacrée à elle et à sa sœur Susanne Steinem Patch (en) (experte en pierres précieuses, avocate), en refoulant la tristesse puis en mourant dépressive[42], et à laquelle elle sait aussi trouver les mots en vieillissant pour rendre hommage à toutes les facettes[43].

On lui doit la citation célèbre sur le célibat selon laquelle elle ne peut s'accoupler en captivité. Mona Chollet relève que cela met en cause l'idée selon laquelle les féministes, célibataires et femmes sans enfants seraient sexuellement désirantes mais misandres car frustrées. Elle relève aussi l'opposition interne au mouvement féministe incarnée par celle de Gloria Steinem avec Betty Friedan, qui ne remettait pas en question l'institution du mariage et de la maternité hétérosexuels et bourgeois, mais accusait Steinem de discréditer le message d'émancipation relative de certaines femmes jugées respectables en y associant des femmes lesbiennes, de vertu et de classe sociale douteuses, et avait d'ailleurs quant à elle un caractère plutôt aigri selon certains témoignages, là où Steinem était et reste avec l'âge une personnalité ouverte et rayonnante, solidaire des femmes et de toutes les personnes racisées et LGBT+, et d'autant plus dynamique contre la stigmatisation notamment des femmes âgées[42].

Steinem dit que l'avantage de vivre en tant que femme âgée est de constater que les choses ont progressé (la volonté d'égalité des sexes devient un prérequis plutôt qu'une réaction aux violences subies), tout en demeurant impliquée pour que cela demeure le cas et en accompagnant avec bienveillance de nouveaux combats[44].

Œuvres

modifier

Éditions originales

modifier

Traductions francophones

modifier
  • Actions scandaleuses et rébellions quotidiennes, Les Éditions du Portrait, , 432 p. (ISBN 978-2371200128) (trad. de Outrageous Acts and Everyday Rebellions, Holt McDougal, 1983).
  • Marilyn inconnue, Sylvie Messinger, , 182 p. (ISBN 978-2865830800) (trad. de Marilyn, MJF Books, 1986).
  • Une révolution intérieure : essai sur l'amour propre et la confiance en soi (trad. Gérard Merlo), InterEditions, , 356 p. (ISBN 978-2729604325) (trad. de Revolution from Within: A Book of Self-Esteem, Little, Brown and Company, 1991).
  • Ma vie sur la route: Mémoires d'une icône féministe, HarperCollins, , 416 p. (ISBN 979-1033902874) (trad. de My Life on the Road, Random House, 2015). Préface de Christiane Taubira.
  • La vérité vous libérera, mais d'abord elle vous mettra en rage : Réflexions sur l'amour, la vie, la révolte (trad. Karine Lalechère), HarperCollins, , 192 p. (ISBN 9791033907718),
  • Après le Black Power, la libération des femmes, suivi de Comment j'ai commencé à écrire, Les Éditions du Portrait, , 80 p. (ISBN 978 237 120 0395)
  • Une révolution intérieure : renforcer l'estime de soi (trad. Juliette Bourdin), Paris, HarperCollins, , 567 p. (ISBN 979-10-339-0896-8) (trad. de Revolution from Within: A Book of Self-Esteem, Little, Brown and Company, 1991).

Articles

modifier
  • « Feminist pride », Off Our Backs, vol. 3, no 4, , p. 22 (1 page) (lire en ligne Inscription nécessaire),
  • « Statement from steinem », Off Our Backs, Vol. 5, No. 8, septembre - octobre 1975, p. 6, 22-23 (3 pages) (lire en ligne Inscription nécessaire),
  • « A Balance between Nature and Nurture », ETC: A Review of General Semantics, vol. 63, no 2, , p. 141-143 (3 pages) (lire en ligne Inscription nécessaire),
  • « WRB Celebrating 30 Years: Gloria Steinem », The Women's Review of Books, vol. 30, no 1, , p. 3 (1 page) (lire en ligne Inscription nécessaire),

Distinctions (sélection)

modifier

Filmographie

modifier
  • 2014 : The Good Wife (saison 6, épisode 03) : dans son propre rôle
  • 2009 : The L Word (saison 2, épisode 13) : dans son propre rôle

Podcasts

modifier

Regards sur Gloria Steinem

modifier

La journaliste Mona Chollet rapporte dans son essai Sorcières. La puissance invaincue des femmes que Gloria Steinem vécut longtemps sur les routes avec son père, un brocanteur itinérant, et ne fut scolarisée qu'à l'âge de douze ans après une socialisation non conformiste notamment libérée des dépendances de l'enfance (ce type d'enfance ayant aussi pu l'aider à vivre affranchie de stéréotypes et contraintes de docilité particulièrement relatifs à la socialisation des filles (par exemple, elle mordait les adultes venus essayer de l'embrasser)[42],[43].

Gloria, qui bénéficiait très jeune d'une vie assez autonome sur le plan socio-économique tout en vivant de façon plutôt précaire mais heureuse dans la mobilité (car elle pouvait s'acheter des jouets seule à six ans, par exemple, et n'avait pas non plus à se soucier du genre associé à ceux-ci), rapportera d'ailleurs avoir confondu le fait de devenir adulte et de se ranger[55], ainsi qu'une « phobie du domicile » comme de la vie au foyer, qu'elle finira par apaiser à sa façon au fil des voyages et des résidences[42].

Elle est considérée comme une figure du féminisme américain. Immédiatement reconnaissable à sa coupe de cheveux, ses pulls col roulé et ses paires de lunettes, elle « dispose de qualités politiques, d’écoute et de séduction ». « Belle et télégénique, elle permet au mouvement de toucher le grand public » note Le Monde[11].

Dans la fiction

modifier

Elle est l'un des personnages principaux de la série américaine Mrs. America (2020), qui relate l'histoire du féminisme et de l'antiféminisme aux États-Unis dans les années 1970[56]. Son personnage est incarné par Rose Byrne[57].

En 2020 également, le film The Glorias lui est consacré, adapté de son livre My Life on the Road. Elle y est incarnée par Julianne Moore.

Elle joue son propre rôle dans la série The Good Wife, saison 6, épisode 3[58].

Mentions

modifier

Elle est mentionnée dans l'épisode The Hot Tub Contamination (épisode 5, saison 10) de la série The Big Bang Theory[59].

Dans la série The Diplomat, épisode 4 de la saison 1, elle est également citée lors d'une conversation entre l'ambassadrice américaine Kate Wyler (Keri Russel) et son assistant Suart Heyford (Ato Essandoh).

Elle est citée dans l'épisode 3 de la saison 1 de Modern Family.

Elle est citée par le personnage de Loïs Lane dans l'épisode 6 de la saison 5 de Smallville.

Elle apparaît dans l'épisode 4 de la saison 1 de Bojack Horseman.

Postérité

modifier

Notes et références

modifier
  1. 1 2 3 Carolyn G. Heilbrun, The education of a woman: the life of Gloria Steinem, Virago, (ISBN 978-1-86049-105-4)
  2. (en-US) « Gloria Steinem | Encyclopedia.com », sur www.encyclopedia.com (consulté le )
  3. (en-US) Paula K Byers (dir.), Encyclopedia of World Biography, vol. 14 : Schiele-Stuart, Detroit, Michigan, Gale Research, , 516 p. (ISBN 9780787625542, lire en ligne), p. 418-419
  4. 1 2 3 4 5 (en-US) Donna Langston, A to Z of American Women Leaders and Activists, New York, Facts on File, , 291 p. (ISBN 9780816044689, lire en ligne), p. 220-222
  5. (en-US) « Jewish Women and the Feminist Revolution (Jewish Women's Archive) », sur web.archive.org, (consulté le )
  6. (en-US) « Gloria Steinem | Jewish Women's Archive », sur jwa.org (consulté le )
  7. 1 2 3 (en-US) Carolyn G. Heilbrun, The Education of a Woman : The Life of Gloria Steinem, New York, Dial Press, , 504 p. (ISBN 9780385313711, lire en ligne), p. 2-3
  8. 1 2 3 4 5 6 Julien Laroche-Joubert, « Gloria Steinem, journaliste et icône américaine du féminisme, est morte », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  9. Léa Dauple, « Gloria Steinem, autrice et icône féministe, rend l’âme à 92 ans », Le Devoir, (lire en ligne)
  10. 1 2 3 4 5 (en-GB) « Gloria Steinem: An icon of American feminism », sur www.bbc.com, (consulté le )
  11. 1 2 3 4 5 6 Julien Laroche-Joubert, « Gloria Steinem, journaliste et icône américaine du féminisme, est morte », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  12. (en) Jon B. Cooke, « The James Warren Interview », Comic Book Artist, no 4, .
  13. (en) « Gloria Steinem | Biography & Facts », sur Encyclopedia Britannica (consulté le )
  14. Encyclopædia Universalis, « GLORIA STEINEM », sur Encyclopædia Universalis (consulté le )
  15. (en) Gloria Steinem, « A Bunny's Tale : Partie I », SHOW, (lire en ligne)
  16. (en) Gloria Steinem, « A Bunny's Tale : Partie II », SHOW, (lire en ligne)
  17. (en-GB) Nicolaus Mills, « Gloria Steinem's 'a bunny's tale' – 50 years later », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
  18. (en-US) « Gloria Steinem on the Relationship Between the Black Power and Women's Liberation Movements -- New York Magazine », sur nymag.com (consulté le )
  19. (en-US) « The Connecticut Forum - The Connecticut Forum », sur www.ctforum.org (consulté le )
  20. (en) « Clay Schuette Felker | American magazine editor », sur Encyclopedia Britannica (consulté le )
  21. (en-US) Deirdre Carmody, « Clay Felker, Magazine Pioneer, Dies at 82 », The New York Times, (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  22. « About Ms. – Ms. Magazine », sur msmagazine.com (consulté le )
  23. (en) « Gloria Steinem », sur National Women's History Museum (consulté le )
  24. (en) « How Gloria Steinem became the 'world’s most famous feminist' », sur Culture, (consulté le )
  25. (en-US) « Innovative editor of New York magazine », sur Los Angeles Times, (consulté le )
  26. Steinem Gloria, Ma vie sur la route, Harper Collins, , p.105
  27. Gloria Steinem, Ma vie sur la route, Harper Collins, , p.105
  28. Steinem Gloria, Ma vie sur la route, Harper Collins, , p.103
  29. Gloria Steinem, « If Men Could Menstruate », dans The Palgrave Handbook of Critical Menstruation Studies, Palgrave Macmillan, (ISBN 978-981-15-0613-0, PMID 33347183, lire en ligne)
  30. « New Season of "Women's Media Center Live with Robin Morgan" », sur www.feminist.com (consulté le )
  31. « About — Gloria Steinem », sur web.archive.org, (consulté le )
  32. « Oprah Winfrey et Gloria Steinem récompensées par Obama », sur elle.fr, .
  33. Vanity Fair, « Hillary Clinton et ses démons », sur Vanity Fair, (consulté le )
  34. Mona Chollet, « Sur la route de Gloria Steinem », Le Monde diplomatique, , p. 26
  35. 1 2 Annick Cojean, « Gloria Steinem : « En vieillissant, on se débarrasse enfin des contraintes imposées par notre genre » », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
  36. (en-US) « Suzanne Somers and 11 Other Celebrities Who Have Faced Breast Cancer », sur Biography, (consulté le )
  37. (en) « Gloria », sur Internet Archive (consulté le ).
  38. Steinem Gloria, Ma vie sur la route, Harper Collins, p.100
  39. (en-US) Lesley Kennedy, « How Phyllis Schlafly Derailed the Equal Rights Amendment », sur HISTORY (consulté le )
  40. (en-US) « The Equal Rights Amendment [ushistory.org] », sur www.ushistory.org (consulté le )
  41. Carole Boinet, « Pourquoi il faut relire la grande féministe Gloria Steinem », lesinrocks.com, .
  42. 1 2 3 4 « Sorcières / Mona Chollet — BNFA, Bibliothèque Numérique Francophone Accessible » (consulté le )
  43. 1 2 Mona Chollet, « Sur la route avec Gloria Steinem », (consulté le )
  44. Isabelle Hanne, « Gloria Steinem : «L’avantage d’être vieille, c’est que je peux me rappeler que c’était bien pire avant pour les femmes» » (consulté le )
  45. (en-US) « Gloria Steinem », sur National Women's Hall of Fame
  46. (en-US) « humanist of the year »
  47. (en-US) « Presidential Medal of Freedom Recipient - Gloria Steinem », sur The White House President Barack Obama
  48. (en-CA) Jocelyn Noveck, « Gloria Steinem honoured by designer Diane von Furstenberg » Accès libre, sur CTV News,
  49. (en) « Biographies of Yale’s 2019 honorary degree recipients », sur YaleNews, (consulté le )
  50. « Dayton Literary Peace Prize - Gloria Steinem, 2015 Recipient of the Richard C. Holbrooke Distinguished Achievement Award », sur www.daytonliterarypeaceprize.org (consulté le )
  51. (en-US) « Ban Ki Moon and Women in Power Define Empowerment With Their Renewed Pledge To “Help a Woman Rise” - Thrive Global », sur thriveglobal.com (consulté le )
  52. (en) Developed with webControl CMS by Intermark IT, « Gloria Steinem - Laureates - Princess of Asturias Awards », sur The Princess of Asturias Foundation (consulté le )
  53. « La Poudre – Nouvelles Écoutes » (consulté le ).
  54. (en) « Shattered Glass: Gloria Steinem », (consulté le ).
  55. Lenneth, « Gloria Steinem, Ma Vie sur la route (toute la sainte journée) », (consulté le )
  56. Anaïs Bordages, « « Mrs. America », drame prestigieux sur une anti-féministe blanche », sur Slate.fr, (consulté le )
  57. Thomas Sotinel, « Comment Rose Byrne s’est glissée dans la peau de Gloria Steinem pour « Mrs America » », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  58. (en-US) Philiana Ng, « ‘The Good Wife’ Books Gloria Steinem for Season 6 Cameo », sur The Hollywood Reporter, (consulté le )
  59. « "The Big Bang Theory" The Hot Tub Contamination (TV Episode 2016) - IMDb » (consulté le )

Annexes

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

modifier

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Articles dans des encyclopédies et livres de références

modifier
  • (en-US) Samuel Kostman, Twentieth Century Women Of Achievement, New York, R. Rosen Press, , 178 p. (ISBN 9780823903337, lire en ligne), p. 155-167,
  • (en-US) Peggy Saari (dir.), Prominent Women Of The 20th Century, vol. 4 : P-Z, New York, UXL, , 1034 p. (ISBN 9780787606466, lire en ligne), p. 916-920,
  • (en-US) Paula K Byers (dir.), Encyclopedia of World Biography, vol. 14 : Schiele - Stuart, Detroit, Michigan, Gale Research, , 516 p. (ISBN 9780787625542, lire en ligne), p. 418-419. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article,
  • (en-US) Kristen Golden & Barbara Findlen, Remarkable Women of the Twentieth Century : 100 Portraits of Achievement, New York, Friedman/Fairfax Publishing, , 179 p. (ISBN 9781567995992, lire en ligne), p. 167-168,
  • (en-US) Helen Rappaport, Encyclopedia Of Women Social Reformers, Volume 2, Santa Barbara, Californie, ABC-CLIO, , 891 p. (ISBN 9781576071014, lire en ligne), p. 672-674,
  • (en-US) Kathryn Cullen-DuPont (dir.), American Women Activists' Writings: An Anthology, 1637-2001, New York, Cooper Square Press, , 629 p. (ISBN 9780815411857, lire en ligne), p. 481-491,
  • (en-US) Deborah G. Felder, The 100 Most Influential Women Of All Time : A Ranking Past and Present, New York, Citadel Press (réimpr. 2002) (1re éd. 1996), 373 p. (ISBN 9780806522715, lire en ligne), p. 257-260,
  • (en-US) Donna Langston, A to Z of American Women Leaders and Activists, New York, Facts on File, , 291 p. (ISBN 9780816044689, lire en ligne), p. 220-222. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article,
  • (en-US) Deborah Klezmer & Anne Commire (dir.), Women in World History: A Biographical Encyclopedia, volume 14, Waterford, Connecticut, Yorkin Publications, , 927 p. (ISBN 9780787640767, lire en ligne), p. 775-783,

Essais et biographies

modifier
  • (en-US) Sondra Henry & Emily Taitz, One Woman's Power: A Biography of Gloria Steinem, Minneapolis, Minnesota, Dillon Press, , 144 p. (ISBN 9780875183466, lire en ligne),
  • (en-US) Carolyn Daffron, Gloria Steinem, New York, Chelsea House Publications, coll. « American Women of Achievement », , 120 p. (ISBN 9781555466794, OCLC 1033666052, lire en ligne),
  • (en-US) Mark Hoff, Gloria Steinem: The Woman's Movement, Brookfield, Connecticut, Millbrook Press, , 104 p. (ISBN 9781878841193, lire en ligne),
  • (en-US) Carolyn G. Heilbrun, Education of a Woman : The Life of Gloria Steinem, New York, Dial Press, , 451 p. (ISBN 9780385313711, lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article,
  • (en-US) Sydney Ladensohn Stern, Gloria Steinem: Her Passions, Politics, and Mystique, Secaucus, New Jersey, Birch Lane Press, , 536 p. (ISBN 9781559724098, lire en ligne),
  • (en-US) Caroline Evensen Lazo, Gloria Steinem: Feminist Extraordinaire, Minneapolis, Minnesota, Lerner Publications, , 136 p. (ISBN 9780822549345, lire en ligne),
  • (en-US) Elizabeth Wheaton, Ms.: The Story of Gloria Steinem, Greensboro, Caroline du Nord, Morgan Reynolds Publishing, , 120 p. (ISBN 9781883846824, lire en ligne),
  • (en-US) Jacqueline Laks Gorman, Gloria Steinem, Milwaukee, World Almanac Library, , 56 p. (ISBN 9780836850932, lire en ligne),
  • (en-US) Patricia Cronin Marcello, Gloria Steinem: A Biography, Westport, Connecticut, Greenwood Press, , 208 p. (ISBN 9780313325762, lire en ligne),
  • (en-US) Nancy Garhan Attebury, Gloria Steinem: Champion of Women's Rights, Minneapolis, Minnesota, Compass Point Books, coll. « (Signature Lives », , 120 p. (ISBN 9780756515874, lire en ligne),
  • (en-US) Erika Wittekind, Gloria Steinem: Women's Liberation Leader, Edina, Minnesota, Abdo Publishing Company, coll. « Essential Lives », , 120 p. (ISBN 9781617830075, lire en ligne),
  • (en-US) Sarah Fabiny (ill. Max Hergenrother & Nancy Harrison), Who Is Gloria Steinem?, New York, Grosset & Dunlap, , 116 p. (ISBN 9780448482385, lire en ligne),
  • (en-US) Patricia Bradley, Mass Media and the Shaping of American Feminism, 1963-1975, University Press of Mississippi, , 322 p. (ISBN 9781578066131),
  • (en-US) Winifred Conkling, Gloria Steinem, Feminist, Feiwel & Friends, , 304 p. (ISBN 9781250244574),

Articles

modifier
Anglophones
modifier
  • Patricia Del Rey, « Apologetics and Androgyny: The Past and the Future », Frontiers: A Journal of Women Studies, Vol. 3, No. 1, , p. 8-10 (lire en ligne Inscription nécessaire),
  • Maivân Clech Lâm, « Feeling Foreign in Feminism », Signs, vol. 19, no 4, , p. 865-893 (29 pages) (lire en ligne Inscription nécessaire),
  • « Envisioning the Future : Gloria Steinhem », Off Our Backs, vol. 30, no 6, , p. 8-10 (3 pages) (lire en ligne Inscription nécessaire),
  • Gloria Steinem, Meenakshi Mukherjee & Ira Pande, « A conversation with Gloria Steinem », India International Centre Quarterly, vol. 34, no 2, , p. 90-105 (16 pages) (lire en ligne Inscription nécessaire),
  • « Trafficking Sex: Politics, Policy, Personhood: A Conversation with Gloria Steinem and Ruchira Gupta », Meridians, vol. 12, no 1, , p. 172-200 (29 pages) (lire en ligne Inscription nécessaire),
Francophones
modifier
  • (fr) Annick Cojean, « Gloria Steinem : « En vieillissant, on se débarrasse enfin des contraintes imposées par notre genre » », Le Monde, (lire en ligne Accès payant),
  • (fr) Fanny Marlier, « Gloria Steinem : “Nous avons un leader qui n’a pas été élu par le peuple », Les Inrockuptibles, (lire en ligne Accès limité)

Articles connexes

modifier

Liens externes

modifier