Jean-Jacques Sempé

dessinateur français (1932-2022)

Jean-Jacques Sempé, simplement dit Sempé, né le à Bordeaux (Gironde) et mort le à Ampus, près de Draguignan (Var), est un dessinateur français.

Jean-Jacques Sempé
Jean-Jacques Sempé en 2011.
Biographie
Naissance
Décès
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Ampus (Var, France)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Pseudonymes
Sempé, DroVoir et modifier les données sur Wikidata
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Œuvres principales
signature de Jean-Jacques Sempé
Signature.

Ses dessins humoristiques ont été publiés entre autres dans Sud Ouest, L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Observateur, Télérama, The New Yorker, Le Moustique, Le Rire, Noir et Blanc, Ici Paris, Paris Match.

Il a dit : « Il m'est arrivé de devenir, par moments, raisonnable, mais jamais adulte »[1]. C'est avec cette idée qu'il créera seul le personnage du Petit Nicolas, avant de le développer avec René Goscinny, d'abord sous forme de bande dessinée puis sous la forme de contes illustrés.

Biographie

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Enfance

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Jean-Jacques Sempé naît à Bordeaux le [2].

« Mon enfance n'a pas été follement gaie. Elle était même lugubre et un peu tragique », confie Sempé dans un entretien avec Marc Lecarpentier[3]. Enfant naturel, son « père adoptif », « Monsieur Sempé », est représentant de commerce. Quand celui-ci, à bicyclette, réussit à vendre dans les épiceries de sa ville natale ses boîtes de pâté, thon, sardines, anchois ou bocaux de cornichons, il va « fêter ça au bistrot du coin »[4]. Lorsqu'il rentre, de terribles scènes s'enclenchent entre son père et sa mère, « ils cassent tout, encore une fois, les assiettes, les verres… » et sa demi-sœur et son demi-frère ont des « crises de nerfs »[5].

« Toute ma vie – d'enfant – j'ai entendu ma mère faire des reproches à mon père sur le fait qu'il ne trouvait pas de travail autre que le misérable boulot qu'il avait. […] C'était toujours des bagarres, toujours des disputes, toujours des dettes, toujours des déménagements en vitesse[6]. »

L'enfant solitaire présente un relatif bégaiement qui l'empêche parfois de bien prononcer les mots, et des tics. L'école, où il se montre chahuteur mais bon en français, est un « refuge »[7]. Ses parents n'ayant pas d'argent pour acheter les livres, il n'en a pas[8], fréquente les colonies de vacances mais n'a pas d'argent non plus pour les sorties organisées. La radio lui assure également une « survie ». Il y apprend que l'on peut s'exprimer d'une autre façon que dans son milieu. Il y écoute, vers six ans, l'orchestre de Ray Ventura qui l'enchante, est fasciné plus tard par Aimé Barelli ou Fred Adison[9]. Vers onze ans, il lit des romans policiers, Maurice Leblanc, une collection de L'Illustration, des journaux féminins tels que Confidences auxquels les voisines de sa mère sont abonnées, tout ce qu'il trouve - ce qui lui permet de ne plus faire de fautes d'orthographe, parce qu'il veut s'en sortir, gagner sa vie, donner de l'argent à ses parents[10]. C'est vers douze ans qu'il commence à réaliser des dessins sans légende, d'emblée humoristiques[11].

Sur son enfance, Jean-Jacques Sempé garde une attitude ambiguë, des souvenirs de la dureté de sa mère et de ses « torgnoles », de la honte qu'il éprouvait quand elle « se mettait à hurler », jusqu'à ceux de certains « fous rires », quand il se disait : « Je suis chez les fous ! Ils sont complètement fous[12]. » Des décennies plus tard, il résume :

« Mes parents ont fait ce qu'ils ont pu les pauvres, vraiment. Je ne leur en veux pas une seconde, ils se sont débrouillés comme ils ont pu[3]. »

Débuts de carrière

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Jean-Jacques Sempé quitte l'école à un peu plus de quatorze ans, étant resté deux ans sans y aller, pendant la Seconde Guerre mondiale, alors qu'il était dans les Pyrénées ; en Béarn, à Bénéjacq, le village de sa famille paternelle. « Je me souviens qu’on avait passé quelques mois, peut-être un an, là-bas pour fuir les bombardements à Bordeaux. Ce devait être en 1942 ou 1943 », explique son frère cadet au journal Sud-Ouest[13]. Jean-Jacques Sempé trouve un emploi de livreur à bicyclette durant un an et demi[14] ; il est en 1950 représentant en dentifrice en poudre puis courtier en vin[15]. Il commence sa carrière de dessinateur humoristique dans la presse en plaçant quelques dessins en 1950 dans Sud Ouest qu'il signe d'abord « DRO », de l'anglais « to draw » (dessiner)[16]. Dans le numéro du , il publie son premier dessin sous son nom[15]. Peu après, il fait son service militaire en falsifiant ses papiers pour masquer son jeune âge[15]. Affecté en au fort de Vincennes[17], il se retrouve souvent en prison militaire, plus par distraction, dit-il, que par indiscipline.

« Quand je suis arrivé à Paris, j'ai trouvé les Parisiens très gais. Je venais de Bordeaux où les gens n'étaient pas naturellement souriants. J'ai été tout de suite enchanté par le métro, les autobus, la fièvre de la ville. Et surtout j'ai fait beaucoup de vélo. Pendant trente ans, je suis allé partout à bicyclette[18]. »

En 1954, Sempé fait une rencontre décisive : René Goscinny. Dans les bureaux d’une agence de presse belge, la World Press, située sur les Champs-Élysées les deux jeunes auteurs font connaissance et se lient d’amitié. Auréolé par ses années new-yorkaises, bilingue et toujours élégant, René Goscinny impressionne le jeune Bordelais[17].

« C’était mon premier ami parisien, autant dire mon premier ami[19] »

Tous deux travaillent pour l'hebdomadaire belge Le Moustique, qui publie leurs dessins respectifs en couverture et sous forme de dessins humoristiques. Au fur et à mesure de sa collaboration avec le magazine, Sempé esquisse seul un petit personnage sous la forme d’un dessin en une case, et parfois plusieurs gags rassemblés en dernière page du magazine, qu’il nommera Le Petit Nicolas dès le 13 juin 1954. C'est donc seul que Sempé crée le Petit Nicolas. Ce prénom est inspiré par une publicité du célèbre caviste. Sollicité par le rédacteur en chef pour en faire une bande dessinée, Sempé, peu inspiré par cet exercice, propose naturellement à son ami René Goscinny, déjà scénariste de Lucky Luke, d'en écrire le scénario. Plus d'un an après la création du Petit Nicolas par Sempé, l'aventure en planches de bande dessinée signée Sempé et Agostini (pseudonyme de Goscinny) débute le 25 septembre 1955 dans les pages du Moustique et s’arrêtera à la vingt-huitième planche[17]. Goscinny est licencié par l’éditeur du journal pour avoir réclamé une meilleure reconnaissance des auteurs, et Sempé, solidaire, s’en va aussi. Trois ans plus tard, Sud Ouest Dimanche passe une commande aux deux auteurs qui, reprenant leur Petit Nicolas, lui donnent cette fois-ci la forme d’un conte illustré.

« Il (Goscinny) arriva avec un texte dans lequel un enfant, Nicolas, racontait sa vie, avec ses copains qui avaient tous des noms bizarres : Rufus, Alceste, Maixent, Agnan, Clotaire… Le surveillant général était surnommé Le Bouillon. C’était parti : René avait trouvé la formule[20] » expliquera Sempé.

Le duo met ses souvenirs d’enfance en partage. Les textes de Goscinny sont illustrés de trois ou quatre dessins de Sempé. Le paraît la première histoire du Petit Nicolas tel qu’il deviendra célèbre, le conte illustré. C’est l’acte de naissance de la nouvelle vie du célèbre écolier. La femme d’un éditeur parisien (Denoël) ayant vu plusieurs de ces épisodes dans le journal pendant ses vacances, conseille à son mari de prendre contact avec Sempé et Goscinny. Cinq albums sont publiés à partir de 1960. À quelques mois d’intervalle, la même année, René Goscinny crée Astérix avec le dessinateur Albert Uderzo. Dès le premier numéro de Pilote en , Goscinny publie Le Petit Nicolas, qui paraît aux côtés d’Astérix. En presque dix années de collaboration, Goscinny écrit 222 histoires illustrées par environ mille dessins de Sempé. À partir de 2004, les Histoires inédites du Petit Nicolas, publiées chez IMAV éditions par Anne Goscinny, fille du scénariste, remportent un succès jamais atteint par cette série, ce qui fera dire à Sempé : « Le Petit Nicolas est indémodable car lorsque nous l’avons créé il était déjà démodé. »

« Le Petit Nicolas, c’est d’abord une histoire d’amitié. Il ne l’aurait jamais fait sans moi, mais le plus important, c’est que moi je ne l’aurais jamais fait sans lui. Nous étions de vrais complices[21]. »

Premiers succès et montée en puissance

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Dès 1951, Sempé publie des dessins d'humour et illustrations dans Radar, Le Rire, Noir et Blanc, Ici Paris, en 1954 pour Samedi Soir mais aussi France Dimanche, Lectures pour Tous, Constellation. À partir de 1957 vient le succès avec des collaborations régulières à Paris Match, sur la proposition de Roger Thérond, avec ses amis Chaval et Jean Bosc. Il collabore également à Marie-Claire, Point de Vue, Luxembourg-Sélection, Pilote (1960) et, à l’étranger, à Punch et Esquire (1957).

Sempé va suggérer à Christiane Charillon de créer, sur un modèle américain, le métier d'agent de dessinateurs de presse (métier qui n'existait pas en France)[22]. Elle sera son agent, et celui de plusieurs autres dessinateurs, de 1962 à 1995. Les succès vont alors s'enchaîner : Sempé convaincra les publicitaires, des éditeurs français (Denoël), ou étrangers (Diogenes Verlag[23] à Zurich...), et sera le premier à publier des albums réguliers de dessinateur d'humour (voir bibliographie).

En 1959, un petit éditeur suisse, Diogenes Verlag, dirigé par Daniel Keel, publie son premier livre, Volltreffer, à seulement 1 500 exemplaires.

De 1965 à 1975, Françoise Giroud l'invite à L'Express, auquel il donne chaque semaine ses dessins et dont il est durant une quinzaine de jours l'« envoyé spécial » aux États-Unis en 1969[24]. Il collaborera également à Charlie Mensuel, au Figaro, au Nouvel Observateur et, plus régulièrement dans les années 1980 à Télérama, qui chaque été publie en avant-première l'un de ses albums[25].

La publicité fait appel à lui dès le début des années 1960. Plus que de simples dessins, ce sont de véritables planches séquentielles qu'il réalisera pour vanter notamment les produits et services de La Caisse d'Épargne et de Prévoyance, Shell, les meubles Les Huchers Minvielle, les Laboratoires Mérieux, et les Laboratoires Le Brun.

Durant cette période il fréquente le « Tout-Paris » à la brasserie Lipp, au Café de Flore, à La Closerie des Lilas, chez Castel, dans les clubs de jazz et au jardin du Luxembourg, se lie d'amitié avec Françoise Sagan, Jacques Tati, Jacques Prévert et Raymond Savignac[26], mais aussi Simone Signoret, Brigitte Bardot, Brigitte Fontaine ou Anémone.

Consécration

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Jean-Jacques Sempé en 2016 par Olivier Meyer.

En 1978, Sempé réalise sa première couverture pour le New Yorker, célèbre magazine culturel américain. Il en créera plus d'une centaine par la suite[27] ainsi que de nombreux dessins d'humour en pages intérieures et des récits en plusieurs pages. Le , sous la plume de Mina Kaneko et Françoise Mouly, le même magazine lui rend hommage en publiant en ligne une sélection de ses couvertures sous le titre Cover Story: Jean-Jacques Sempé's Dancers[28].

Dans les années 1980, il s’installe successivement place Saint-Sulpice puis à Montparnasse. Il vivra notamment rue du Dragon et avenue Jean Moulin dans le 14e arrondissement.[réf. nécessaire]

Après le succès du Petit Nicolas, à partir de 1962 (avec Rien n'est simple), Sempé publie presque chaque année un album de dessins chez Denoël, quarante jusqu'en 2010. Le Petit Nicolas est présent dans plus d'une quarantaine de pays, et ses albums de dessins d'humour dans une vingtaine, parmi lesquels l'Allemagne, le Brésil, la Chine, la Corée, les États-Unis, la Grèce, l'Italie, le Japon, la Lettonie et la Russie. En 2009, il publie, en collaboration avec Brigitte Fontaine, Contes de chats aux éditions Les Belles Lettres-Archimbaud, .

Il soutient François Hollande, le candidat PS, à l'élection présidentielle de 2012[29].

En , la Monnaie de Paris lance une nouvelle émission d’euros en argent et en or pour la série les Valeurs de la République : dessinée par Sempé, elle évoque les valeurs républicaines que sont la liberté, l'égalité et la fraternité, complétées par la valeur universelle qu’est la paix[30]. Le dessinateur a choisi de placer cette série sous le signe de la balade à vélo, qui symbolise pour lui la liberté :

« Le vélo, c'est un moyen simple d'être libre. Vous lâchez les mains du guidon, et vous voilà libre d'aller où bon vous semble[31]. »

En 2026, l'oeuvre de Sempé intègre les collections de la Bibliothèque Nationale de France dans le cadre de la dation faite par les ayants droit de l'artiste au profit de l'État Français. Près de 1400 dessins et une quarantaine de carnets de croquis enrichissent le patrimoine national et sont mis à la disposition des fonds pour la recherche[32].

Décès

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Tombe de Jean-Jacques Sempé au cimetière du Montparnasse (division 10).

Sempé s'eteint le dans la résidence secondaire de son épouse située à Ampus[33], à l'âge de 89 ans[34],[35]. Dans le numéro daté du 4 au de l'hebdomadaire Paris Match auquel il collabore régulièrement depuis de nombreuses années, il donne comme légende à son dernier dessin : « Pense à ne pas m'oublier[36]. »

Ses obsèques se tinrent dans l'après-midi du en l'église de Saint-Germain-des-Prés à Paris. Près de 300 anonymes et personnalités, y assistèrent, dont Anne Goscinny, Jean-Michel Ribes[37], Emmanuel Pellerin et Olivier Barrot. Elles sont suivies par l'inhumation au sein de la 10e division du cimetière du Montparnasse, situé dans la même ville[38].

Vie privée

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De son premier mariage avec la peintre Christine Courtois, Jean-Jacques Sempé a eu un fils, Jean-Nicolas Joël (1956-2020[39]) ; et de Mette Ivers (née en 1933), sa seconde épouse, une fille, la designer Inga Sempé, née Catherine en 1968[40],[41]. Il épouse en 2017 Martine Gossieaux, sa galeriste et agent.

En , le journal du Monde révèle que l'enquête liée aux Panama Papers a permis d’identifier Jean-Jacques Sempé comme détenteur d’une société offshore[42],[43]. Connu pour ne pas prêter attention à la gestion de ses finances, il est probable que Sempé a été abusé par quelque conseil financier de son entourage qui aura ouvert cette société à son nom.

Distinctions

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Publications

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Le Petit Nicolas

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Scénario : René Goscinny

Grands albums Denoël

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  • Rien n'est simple (1962)
  • Tout se complique (1963)
  • Sauve qui peut (1964)
  • Monsieur Lambert (1965)
  • La Grande Panique (1966)
  • Saint Tropez (1968) et (1975) pour une édition enrichie de quelques nouveaux dessins.
  • L'Information consommation (1969)
  • Marcellin Caillou (1969)
  • Des hauts et des bas (1970)
  • Face à face (1972)
  • Bonjour bonsoir (1974)
  • L'Ascension sociale de Monsieur Lambert (1975)
  • Simple question d'équilibre (1977)
  • Un léger décalage (1977)
  • Les Musiciens (1979)
  • Comme par hasard (1981)
  • De bon matin (1983)
  • Vaguement compétitif (1985)
  • Luxe, calme et volupté (1987)
  • Par avion (1989)
  • Vacances (1990) , édité en commun avec Galerie Bartsch & Chariau, préfacé par Jacques Réda.
  • Âmes sœurs (1991)
  • Insondables mystères (1993)
  • Raoul Taburin (une bicyclette à propos de son père) (1995)
  • Grands rêves (1997)
  • Beau temps (1999)
  • Multiples intentions (2003)
  • Sentiments distingués (2007)
  • Bourrasques et accalmies (2013)

La plupart de ces albums ont été réédités en format poche dans la collection Folio.

Hors-série - éditions étrangères - compilations

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Livres illustrés par Sempé

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  • La Maladie du papier, nouvelle de Eero Tolvanen extraite de 54 petits chefs-d’œuvre (éditions Gallimard, 1955, 1962). Une première édition a été réalisée en 1964 pour le compte des Papeteries De Ruysscher avec les illustrations de Sempé. Une réédition de ce livre à partir de nouvelles numérisations des dessins originaux a eu lieu en 2014 aux Éditions Martine Gossieaux, 2014
  • Alice au pays des merveilles suivi de De l'autre côté du miroir, de Lewis Carroll, traduits de l'anglais par André Bay, éditions le livre club du libraire, 1961.
  • Le livre des snobs, 1963, de William Thackeray, traduit de l’anglais par Raymond Las Vergnas, éditions le livre club du libraire.
  • Catherine Certitude de Patrick Modiano), éditions Gallimard, 1988 (ISBN 978-2-07-056423-1)
  • L'Histoire de Monsieur Sommer, de Patrick Süskind, éditions Gallimard, 1991 (ISBN 978-2-07-056615-0)
  • Portraits de mes amis, de Philippe Caubet, Editions Martine Gossieaux, 2006
  • Il a fait l’idiot à la chapelle, de Daniel Auteuil, Editions Le Seuil/Archimbaud, 2002

Couvertures de livres

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Expositions

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  • Juin 1968 : Saint-Tropez, St Tropez, Galerie La Pochade, Paris.
  • 27 juillet - 11 août1968 : Saint-Tropez, galerie Georges-Barry, Paris.
  • 2-15 août 1968 : Exposition collective Dessins de Saint-Tropez, Hôtel de Crochans, Avignon avec Bonnot, Bernard Cretin, Blachon, Desclozeaux et Puig-Rosado
  • Novembre 1970 : galerie Seder, Paris.
  • 6 avril - 5 mai 1973 : Exposition collective : 3 französiche Zeichner Bosc Chaval Sempé, Galerie Daniel Keel, Zürich
  • 12 juillet - 7 août 1975 : Dessins originaux, estampes, galerie L'Olympe, Deauville.
  • 11 mars - 3 avril 1976 : Neue Zeichnungen, Galerie Daniel Keel, Zurich.
  • 14 mai - 30 juin 1976 : galerie des Deux-Rues, Saint-Tropez.
  • 18 octobre - 19 novembre 1977 : Dessins originaux, galerie Marquet, Paris.
  • Avril-mai 1980 : Die Musiker, Galerie Daniel Keel, Zurich.
  • Juin- : Sempé, première rétrospective organisée par Philippe Briet et la commune de Caen.
  • Décembre 1984-janvier 1985 : Sempé and the New Yorker, French Cultural Services, New-York.
  • Décembre 1984-janvier 1985 : Sempé, Lefebre Gallery, New-York.
  • Novembre 1987-janvier 1988 : galerie Bartsch & Chariau, Munich.
  • Décembre 1987-février 1988 : dessins et aquarelles de l'album Luxe, Calme et Volupté, galerie Rohwedder, Paris.
  • Novembre-décembre 1988 : Lib de l'U, Dijon.
  • Février-mai 1990 : galerie Bartsch & Chariau, Munich.
  • Juillet-septembre 1990 : Les Musiciens de Sempé, galerie d'art du casino de Saint-Céré.
  • Octobre 1991-janvier 1992 : Pavillon des Arts, Paris.
  • Décembre 1991-février 1992 : galerie Rohwedder, Paris.
  • Avril-juillet 1993 : galerie Bartsch & Chariau, Munich.
  • Mai-juin 1993 : galerie Pierre Hallet, Bruxelles.
  • Octobre-novembre 1996 : Sempé dessins, hôtel de région, Dijon.
  • Octobre-novembre 2005 : Sempé à Saint-Malo, chapelle Saint-Sauveur, Saint-Malo.
  • - : Sempé, un peu de Paris et d'ailleurs..., à l'hôtel de ville de Paris[45].
  • - : Jean-Jacques Sempé zum 80. Geburtstag, au Musée Wilhelm-Busch (de) (Hanovre)[46].
  • - : Sempé. Itinéraire d'un dessinateur d'humour, à l'atelier Grognard (Rueil-Malmaison)[47].
  • -, Sempé en liberté, itinéraire d’un dessinateur d’humour, au musée Mer Marine (Bordeaux).
  • - : Un printemps avec Sempé : du crépuscule à 23 heures, projection d'une cinquantaine de dessins de Sempé sur les façades de cinq monuments genevois.
  • Octobre 2022-mars 2023 : Sempé, Infiniment vôtre, musée Folon, La Hulpe.
  • Avril-mai 2023, Hommage à Sempé, musée Arlaten, Arles, dans le cadre du premier Festival du dessin d'Arles.

Notes et références

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  1. Nicolas Gary, « Mort de Jean-Jacques Sempé, dessinateur du Petit Nicolas », sur Actualitté, (consulté le )
  2. SEMPE Jean Jacques sur MatchID.io.
  3. 1 2 Sempé 2011, p. 25.
  4. Sempé 2011, p. 26.
  5. Sempé 2011, p. 28-29.
  6. Sempé 2011, p. 35.
  7. Sempé 2011, p. 47.
  8. Sempé 2011, p. 49-50.
  9. Sempé 2011, p. 53.
  10. Sempé 2011, p. 66-67.
  11. Sempé 2011, p. 80-81.
  12. Sempé 2011, p. 36.
  13. Romain Bely, « Jean-Jacques Sempé : un an après sa mort, le mystère de son exil béarnais pendant la Seconde Guerre mondiale », Sud-Ouest, (ISSN 1760-6454, lire en ligne, consulté le ).
  14. Sempé 2011, p. 80.
  15. 1 2 3 4 Lecarpentier 2011.
  16. Sempé 2011, p. 83.
  17. 1 2 3 Olivier Delcroix et Aurélia Vertaldi, « Sempé, le dessinateur philosophe », Le Figaro, 13-14 août 2022, p. 12-13 (lire en ligne).
  18. Lecarpentier 2011, p. 46.
  19. Dossier de presse des Histoires inédites du Petit Nicolas – IMAV éditions. 2004.
  20. « Sempé ». Le livre de l’exposition. Ville de Caen. Juin 1984
  21. Le Petit Nicolas - La bande dessinée originale. IMAV éditions. 2017
  22. «Les dessinateurs de presse doivent beaucoup à Sempé», sur l'Opinion, (consulté le )
  23. (de) « Diogenes Verlag », sur www.diogenes.ch (consulté le )
  24. Lecarpentier 2011, p. 22, 34 et 36.
  25. Lecarpentier 2011, p. 43.
  26. Lecarpentier 2011, p. 44.
  27. Lecarpentier 2011, p. 254.
  28. (en) « Cover Story: Jean-Jacques Sempé’s Dancers »,
  29. « Les "hollandais" de la culture. Ces artistes qui le soutiennent », Le Figaro, encart « Le Figaro et vous », jeudi 10 mai 2012, page 32.
  30. Sempé : « Par ici la monnaie... de Paris », Paris.fr, 5 juin 2014
  31. La Monnaie de Paris sort des pièces dessinées par Sempé, Le Figaro, 2 juin 2014
  32. page 44 du No 105 de la Revue Chroniques, éditée par La BNF https://www.bnf.fr/fr/chroniques-le-magazine-de-la-bnf
  33. La rédaction, « Le dessinateur Sempé avait ses habitudes dans le Var, il y aurait aussi passé ses dernières heures », sur Var-Matin, (consulté le )
  34. « ‘Little Nicholas’ Creator Sempé Dies Age 89 », sur Animation Magazine (consulté le )
  35. (en-US) Jamie Lang, « Jean-Jacques Sempé, 'Little Nicholas' Illustrator, Dies at 89 », sur Cartoon Brew, (consulté le )
  36. « https://mobile.twitter.com/cyrilpetit/status/1557828093716451329 », sur Twitter (consulté le )
  37. La Rédaction, « Le dernier hommage à Jean-Jacques Sempé », sur parismatch.com, (consulté le ).
  38. « Mort de Sempé : Les obsèques du dessinateur auront lieu vendredi à Paris », sur 20minutes.fr, (consulté le ).
  39. Jean-Nicolas Joël Sempé sur MatchDI
  40. « Foredrag – INGA SEMPÉ », sur StudArk, (consulté le ).
  41. Nolwenn Le Blevennec, « Inga Sempé : « En design, la France est un peu frileuse » » sur Rue89, nouvelobs.com, 21 janvier 2011.
  42. « « Panama papers » : le fisc a envoyé 500 demandes d'informations », sur Les Echos, (consulté le ).
  43. « "Panama Papers" : l'évasion fiscale à échelle planétaire », sur TV5MONDE, (consulté le ).
  44. Aude Carasco, « Sempé illustre le nouvel album de Reporters sans frontières », sur La Croix,
  45. Benoist Pasteau, « Expo inédite de Sempé à Paris », sur europe1.fr, (consulté le )
  46. (de) « Jean-Jacques Sempé zum 80. Geburtstag », sur karikatur-museum.de, .
  47. « Exposition Sempé, itinéraire d'un dessinateur d'humour », sur rueil-tourisme.com via Wikiwix (consulté le ).

Annexes

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Bibliographie

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  • Martine Gossieaux, « Sempé », dans La Passion du dessin d'humour, Paris, Buchet-Chastel, coll. « Les Cahiers dessinés », (ISBN 978-2-283-02269-6), p. 116-125.
  • Marc Lecarpentier (dir.), Sempé, un peu de Paris et d'ailleurs, Mairie de Paris, (OCLC 1023494068). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
    Catalogue de l'exposition tenue du 21 octobre 2011 au 11 février 2012.
  • Florence Noiville, « Sempé, « La nostalgie me fait rire » », Le Monde, , p. 10 (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Jean-Jacques Sempé (int. par Nathalie Crom), « Sempé : “Mes personnages ne sont pas minuscules, c’est le monde qui est grand” », sur Télérama, .
  • Jean-Jacques Sempé (int. par Marc Lecarpentier), Enfances : entretien avec Marc Lecarpentier, Paris, Denoël et M. Gossieaux, , 131 p. (ISBN 978-2-207-11179-6).
  • Jean-Jacques Sempé (int. par Marc Lecarpentier), Sincères amitiés : entretien avec Marc Lecarpentier, Paris, Denoël et Éd. Martine Gossieaux, , 96 p. (ISBN 978-2-207-13082-7).
  • Jean-Jacques Sempé (int. par Marc Lecarpentier), Musiques : conversations avec Marc Lecarpentier, Paris, Denoël et Éd. Martine Gossieaux, , 200 p. (ISBN 978-2-207-13932-5).
  • « Gosciny & Sempé 60e anniversaire », Le Petit Nicolas de A à Z, Paris Match Hors-série, no 30H, IMAV Éditions / Gosciny - Sempé, 2019 (ISBN 978-2-35710-649-9).
  • Frédéric Bosser, « Sempé : il est mort le poète... », Les arts dessinés, no 21, janvier-, p. 28-35

Films consacrés à Sempé et à son œuvre

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  • Le Crayon entre les dents : Jean-Jacques Sempé, 52 min, coréalisé par Patrick Roegiers et Jean-Pierre Berckmans, RTBF, 1977.
  • Sempé, rêver pour dessiner, 52 min, écrit et réalisé par Françoise Gallo, France 5, TV5 Monde, 2002. Sélection FIPA et FIFA Montréal (2003). Prix FIFAP UNESCO, Meilleure Démarche d'Artiste, 2003.
  • Sempé-Paris, un trait d'humour, 26 min, écrit et réalisé par Françoise Gallo, France 3, 2002.
  • Sempé, dessinateur d'humour, documentaire de 52 min pour France 5, écrit par Marc Lecarpentier, réalisé par Patrick Volson, Kuiv Productions, 2011. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Raoul Taburin, scénario de Guillaume Laurant, d'après la bande-dessinée de Sempé, réalisé et coproduit par Pierre Godeau, 2018, avec Benoît Poelvoorde dans le rôle de Raoul Taburin, adulte.

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