Jean-Louis Steinberg
Jean-Louis Steinberg, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un astronome français[1].
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Jean-Louis Émile David Steinberg |
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Pionnier de la radioastronomie en France, il a été le cofondateur de la station de radioastronomie de Nançay en 1953. Figure historique de l’Observatoire de Paris, il a fondé en 1963 le "Service de radioastronomie spatiale", ancêtre du DESPA et du LESIA[2].
Jean-Louis Steinberg est également le fondateur, avec son épouse Madeleine, du journal Astronomy & Astrophysics en 1969[2],[3].
Biographie
modifierJean-Louis Steinberg est le fils de Germain Steinberg et de Germaine Steinberg, née Israël. Germain Steinberg est né le à Paris et Germaine Israël le à Paris[4].
Jean-Louis Steinberg fait des études d'ingénieur avant d'entrer au laboratoire de physique de l'École normale supérieure. En , il est arrêté comme juif avec ses parents et son frère Claude Steinberg (né le à Paris) et déporté par le Convoi No. 76, en date du , de Drancy vers le camp d'Auschwitz. Leur dernière adresse est au 118 rue Dareau dans le 14e arrondissement de Paris[4]. Il est le seul survivant[1] (son plus jeune frère a échappé à la rafle)[5].
Le physicien Yves Rocard le choisit avec Jean-François Denisse pour fonder, à l'École normale supérieure, le premier centre de radioastronomie en France[5]. C'est dans ce cadre qu'il cofonde en 1953 la station de radioastronomie de Nançay.
En 1963, il fonde le service d’astronomie spatiale de l’Observatoire de Paris, à Meudon[1]. Il est à l'origine de l'expérience d'observation des sursauts solaires embarquée sur la sonde soviétique Mars 3 en 1971[1].
Rédacteur en chef à partir de 1962 des Annales d'astrophysique[1], il est un des fondateurs en 1968 de la revue scientifique européenne Astronomy and Astrophysics, avec le Néerlandais Jan Hendrick Oort[5].
Publications
modifier- Avec Daniel Périer : Des quatre, un seul est rentré : La destruction d'une famille en 1940-1945, Éditeur : Association des anciens élèves de l'École alsacienne, 2004 (ISBN 978-2950986634).
- Vivre d'amour et de mémoire, Éditions La Bruyère, 2012 (ISBN 978-2750007959).
Récompenses
modifier- Prix Félix-Robin 1979[6]
- Prix des trois physiciens 1993[7]
- L'astéroïde (13499) Steinberg a été nommé en son honneur.
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 Michel Combes et James Lequeux, « Jean-Louis Steinberg, astronome de l’Observatoire de Paris, est mort à 93 ans », sur lemonde.fr, (ISSN 1950-6244, consulté le ).
- 1 2 « Recueil en hommage à Jean-Louis Steinberg », sur LESIA (Laboratoire d'études spatiales et d'instrumentation en astrophysique), (consulté le )
- ↑ (en) S.R. Pottasch, « The history of the creation of Astronomy and Astrophysics », sur Astronomy & Astrophysics, (consulté le )
- 1 2 Voir, Klarsfeld, 2012.
- 1 2 3 « Carnet gris : Jean-Louis Steinberg (1922-2016) », Ciel et Espace, no 546, , p. 14.
- ↑ « Prix Félix Robin - Société Française de Physique », sur sfpnet.fr (consulté le ).
- ↑ « Prix des trois physiciens – École normale supérieure, Département de physique », sur phys.ens.psl.eu, (consulté le ).
Bibliographie
modifier- Serge Klarsfeld. Le Mémorial de la déportation des Juifs de France. Beate et Serge Klarsfeld: Paris, 1978. Nouvelle édition, mise à jour, avec une liste alphabétique des noms.FFDJF (Fils et Filles des Déportés Juifs de France), 2012.
Liens externes
modifier- Archives conservées par : University of Victoria Special Collections and University Archives (SC417, jean-louis-steinberg-fonds)