Jean Berthelot
Jean Berthelot, né le à Boult-sur-Suippe (Marne) et mort le à Créteil (Val-de-Marne), est un ingénieur français, secrétaire d'État aux Transports et aux Communications sous le régime de Vichy.
| Ministre des Transports Gouvernement Darlan | |
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| Chef de cabinet Anatole de Monzie | |
| à partir d' |
| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Jean Louis Joseph Edmond Berthelot |
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École polytechnique (- École nationale supérieure des mines de Paris (à partir de ) |
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| A travaillé pour | |
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| Condamné pour |
Polytechnicien et membre du Corps des mines, il est employé par la Compagnie d'Orléans, puis devient directeur de cabinet d'Anatole de Monzie, ministre des Travaux publics d'août 1938 à juin 1940,
De septembre 1940 à avril 1942, il est membre des gouvernements Laval, Flandin et Darlan. Il n'est en revanche plus ministre dans le dernier gouvernement Laval. Arrêté à la Libération, il est condamné en 1946 à 10 ans d'indignité nationale.
Biographie
modifierOrigines familiales et formation
modifierJean Louis Joseph Edmond Berthelot naît à Boult-sur-Suippe[1], fils d'Émile Désiré et d'Aline Louise David.
En 1919, il est admis à l'École polytechnique[1] (promotion 1919S) dont il sort premier en 1921[2],[3]. Il intègre alors l'École nationale supérieure des mines de Paris, ce qui lui donne accès au Corps des mines[1].
Le , il épouse Jeanne Barbusse. Leur seul enfant, né le , sera médecin généraliste à Paris.
Carrière jusqu'en 1940
modifierEn 1931, il travaille à la Compagnie des chemins de fer d'Orléans[3].
En 1938, il devient directeur de cabinet d'Anatole de Monzie[3], ministre des Travaux Publics d'août 1938 (gouvernement Daladier III), à juin 1940 (gouvernement Reynaud) , poste qu'il cumule à partir de avec celui de directeur général adjoint de la SNCF[3], créée l'année précédente.
Période de l'Occupation et du régime de Vichy (juillet 1940-août 1944)
modifierAprès l'armistice du 22 juin 1940, il siège à la commission d'armistice de Wiesbaden[3].
Le 10 juillet 1940, le maréchal Pétain, président du Conseil, reçoit les pleins pouvoirs constituants : c'est le début du régime de Vichy.
Le , Jean Berthelot est nommé secrétaire d'État aux Transports et aux Communications dans le gouvernement Laval V[3]. À ce titre, il part en Algérie inspecter les travaux de la ligne de chemin de fer transsaharien[3], reliant l'Algérie au Niger. En ce qui concerne les PTT, il met en œuvre les interceptions postales et téléphoniques prévues par le régime de Vichy et participe à l’épuration des juifs et des francs-maçons[4].
Il est renvoyé le même mois[pas clair].
Il est rappelé sur le même poste après le départ de Pierre Laval du gouvernement (), y restant sous les gouvernements Flandin II (jusqu'au 9 février 1941) et Darlan (jusqu'au 18 avril 1942).
Dans le gouvernement Laval VI, il est remplacé par Robert Gibrat[3] (1904-1980), lui aussi issu du corps des Mines, et réintègre la SNCF comme adjoint du directeur général Robert Le Besnerais[3].
Après la Libération (août 1944)
modifierAprès la Libération, il est arrêté et incarcéré dans l'attente de son procès.
En , la Haute Cour de justice le condamne à deux ans de prison, durée qui est couverte par sa détention provisoire, et à dix ans d'l'indignité nationale[5].
Son épouse obtient le divorce. Il se remarie ensuite[Quand ?] avec Odette Espy et vit[De quoi ?] entre ses propriétés de Sucy-en-Brie (Seine-et-Oise puis Val-de-Marne) et Villeneuve-les-Avignon (Gard).
Mort et funérailles (1985)
modifierMort le à Créteil[6], il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris.
Publications
modifier- Sur les rails du pouvoir (de Munich à Vichy), Paris, Robert Laffont, collection « L'histoire que nous vivons », 1967, 342 pages (notice BNF).
Notes et références
modifier- 1 2 3 "Jean Berthelot sur data.bnf.fr
- ↑ Catalogue des bibliothèques de l'Ecole polytechnique et de l'Institut d'optique
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Notice biographique sur le site des Annales des mines.
- ↑ Antoine Lefébure, « Quand Vichy s'appuyait sur les PTT pour surveiller les Français », sur Slate, (consulté le ).
- ↑ Le Monde, 12 juillet 1946
- ↑ Archives départementales de la Marne, commune de Boult-sur-Suippe, année 1897, acte de naissance no 23, mention marginale de décès