Ji Zhongfu (chinois : 吉中孚 ; chinois traditionnel : 吉中孚 ; pinyin : Jí Zhōngfú ; Wade : Chi Chung-fu), dates de naissance et décès ainsi que prénom de courtoisie inconnus, est un fonctionnaire et un poète chinois célèbre de la dynastie Tang. Originaire de Huaiyin dans la préfecture de Chuzhou[1] p. 512-516, il excelle en littérature et en poésie et est aussi célèbre que les poètes contemporains Lu Lun, Qian Qi et Sikong Shu[2]. Il est l’un des « Dix talents de l'ère Dali »[3],[a 1],[4],[5].

Ji Zhongfu
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
吉中孚 (Ji Zhongfu)
Nom de naissance
吉中孚 (Ji Zhongfu)
Nationalité
Activités
Autres activités
Conjoint
Zhang Shi (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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Ji Zhongfu est originaire de Huaiyin, dans la préfecture de Chuzhou (aujourd’hui district de Chuzhou, Huai'an). Dans sa jeunesse, il voyage et apprécie le paysage du lac Poyang s’installant à Poyang. Il prend la tonsure et devient moine taoïste. Mais après quelques années, il en a assez de la vie retirée et contemplative et retourne à la vie laïque sous le règne de l’empereur Daizong des Tang, durant l’ère Dali (766–779)[6],[1] p. 512-516.

Après son retour à la vie laïque, il se rend à la capitale Chang'an pour rencontrer le chancelier Yuan Zai qui le recommande à l’empereur. Ji Zhongfu reçoit de nombreux encouragements et entame sa carrière officielle[2]. Il fréquente quotidiennement les princes et hauts fonctionnaires, et sa réputation se répand dans la capitale. Vers 775-776, il passe l'examen de jinshi des examens impériaux. Il est alors nommé correcteur impérial[7].

En 780, il est nommé magistrat du district de Wannian tout en assumant la charge de juge des promotions et rétrogradations. Il continue ses relations avec des poètes tels que Lu Lun et Li Duan. Puis, il est promu directeur au ministère des Titres et rédacteur des édits impériaux[8],[6]. En 784, il devient haut conseiller impérial tout en servant comme académicien d'Hanlin[2]. En 786, il est nommé vice-ministre du ministère du Revenu et administrateur des deux taxes[9] vol. 295. Deux ans plus tard, il exerce par intérim les fonctions de vice-ministre du ministère des Fonctionnaires, et, en août de la même année, il est nommé secrétaire du Secrétariat central et meurt peu après. Sa date de décès est inconnue[10] chap. 13. Son épouse, Mme Zhang, écrivait également de la poésie.

Poésie

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Ji Zhongfu jouit d’une grande réputation littéraire. Il est décrit comme ayant « un esprit pur et léger, chantant avec élégance, tel un immortel parmi les hommes[a 2]. »,[11]. Il excelle en poésie et est aussi célèbre que les poètes Lu Lun, Qian Qi et d’autres. Au moment où il vit à Chang'An, il compose et chante en compagnie, entre autres, de Qian Qi, Lu Lun et fréquente le domicile du prince consort Guo Ai[7]. Ses poèmes et écrits sont très appréciés de ses contemporains.

Œuvres

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  • Nouveau livre des Tang: ce livre enregistre un volume de ses poèmes[12]. Ce volume est perdu aujourd'hui.
  • Intégrale des poèmes des Tang (全唐詩) : cette anthologie conserve un seul poème de Ji Zhongfu[13] vol. 295.

Envoyant ZhongCheng retourner à Silla pour établir les rites funéraires (送歸中丞使新羅册立弔祭)

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Chinois

官稱漢獨坐,
身是魯諸生。
絕域通王制,
窮天向水程。

島中分萬象,
日處轉雙旌。
氣積魚龍窟,
濤翻水浪聲。

路長經歲去,
海盡向山行。
復道殊方禮,
人瞻漢使榮。

Traduction libre

Son titre officiel est celui d’un dignitaire Han siégeant seul,
Son corps est celui d’un érudit de l’État de Lǔ.
Dans cette lointaine contrée, il transmet l’ordre royal.
Jusqu’aux confins du ciel, il suit la route sur l’eau.

Sur l’île, les dix mille phénomènes se distinguent,
le soleil brille sur deux bannières flottantes.
Le Qi s’accumule dans les repaires des poissons et des dragons,
Les vagues déferlantes grondant de leur tumulte liquide.

La route est longue, il voyage pendant une année,
Quand la mer s’achève, il marche vers les montagnes.
Il rétablit les rites dans les contrées lointaines.
Les gens contemplent la gloire de l’émissaire Han.

Notes et références

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  1. Les poètes membres du groupe des « Dix Talents de l’ère Dali » sont Han Hong, Li Duan, Lu Lun, Ji Zhongfu, Qian Qi, Miao Fa, Cui Dong, Geng Wei, Sikong Shu, Xiahou Shen. Ils sont connus pour leur habileté en poésie, avec un style soulignant la forme et la technique, souvent décrits comme des poètes talentueux qui ont marqué la poésie du milieu de la dynastie Tang.
  2. Traduction libre de:« 神骨清虚,吟咏高雅,若神仙中人 . »

Références

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  1. 1 2 (zh) Fu Xuanzong, 唐代诗人丛考 (Études approfondies sur les poètes de la dynastie Tang), Pékin, Zhonghua Shuju, (ISBN 7101035965)
  2. 1 2 3 (zh) « 吉中孚(Ji Zhongfu) », sur Baike.baidu, Pékin, (consulté le )
  3. (zh) et aussi éditeur: 姚合 (Yao He) (777-843) (dynastie Tang), 極玄集, (Recueil de l'Ultime Mystère), vers 800
  4. (zh) « 司空曙 (Sikong Shu) », sur Sohu.com, Hebei, (consulté le )
  5. (ja) Ueki Hisayui et all., Shijin to Shi no Shōgai (Vie de poète et de poésie), vol. 1, Tokyo, Taishūkan Shoten, , p. 104
  6. 1 2 (zh) Zhang Zhaodong, Sun Yunxiu, He Shaoji et Ding Yan et all., 重修山阳县志 (Chronique révisée du comté de Shanyang ), 1873, dynastie qing
  7. 1 2 (zh) « 吉中孚(Ji Zhongfu) », sur Gushiwen.cn (consulté le )
  8. (zh) 譚嘉定 (Tan Jiading), 中國文學家大辭典 (Grand Dictionnaire des écrivains chinois), 世界書局 (Shijie Shuju, World Publishing House); éditeur adjoint : 楊家駱 (Yang Jialuo), 1961 (première édition)
  9. (zh) 吉中孚(Ji Zhongfu), 全唐詩 (Intégrale des poètes des Tang), Pékin, Zhonghua Shuju, (ISBN 9787101017168, lire en ligne)
  10. (zh) Zhao Ying (赵瑩), Liu Xu (刘昫); Zhang Zhao (张昭), Jia Wei (贾纬), Zhao Xi (赵熙), et autres sous les Jin postérieurs, Ancien livre des Tang (c:唐书; t: 舊唐書) ( (Jiu Tang Shu), vol. rouleau 13, section «Annales», Shuju, ordonné en 941, achevé en 945
  11. (zh) Fu Xuanzong (傅璇琮), 唐才子传校笺 (Notes critiques sur la Biographie des grands poètes des Tang), Pékin, Zhonghua Shuju,
  12. (zh) Ouyang Xiu, Song Qi et d’autres (dynastie Song du Nord), 新唐書 (Nouveau livre des Tang), « Catalogue des arts et des lettres IV »,
  13. (zh) 大曆十才子 (Les dix talents de Dali), 全唐詩 (Intégrale des poèmes des Tang), Pékin, Zhonghua Shuju, (ISBN 9787101017168, lire en ligne)

Liens externes

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