Miao Fa (chinois : 苗发 ; chinois traditionnel : 苗發 ; pinyin : Miáo Fā ; Wade : Miao Fa), dates de naissance et de décès ainsi que son le prénom de courtoisie inconnus, est un fonctionnaire et un poète chinois célèbre de la dynastie Tang. Originaire de Huguan, dans la préfecture de Luzhou (aujourd’hui Luzhou, Shanxi), il est l'un des et l’un des « Dix talents de l'ère Dali »[1].

Miao Fa
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
苗發 (Miao Fa)
Nom de naissance
苗發(Miao Fa)
Nationalité
Activités
Autres activités
Père
chancelier Miao Jinqing

Biographie

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Miao Fa est issu d’une famille distinguée, et son père, Miao Jinqing, occupa le poste de chancelier sous les règnes des empereurs Suzong et Daizong des Tang[2] v. 140. Miao Fa entre au service officiel à l’âge de 20 ans. Il est d’abord magistrat du district de Leping dans la province du Jiangxi[3]. Entre 774 et 777, il est envoyé servir comme magistrat à Leping[4]. Toujours pendant l’ère Dali, il occupe ensuite successivement les postes de Grand conseiller honorifique et de secrétaire adjoint du Secrétariat impérial. Il est titré noble fondateur du district de Longmen[4], puis il est transféré au poste de sous-directeur au ministère des officiers militaires. De retour à la capitale, il occupe le poste de sous-directeur au département des attelages[3] et termine sa carrière comme sous-directeur au ministère de la Guerre. Sa date de décès est inconnue.

Poésie

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Miao Fa excelle dans l’écriture de poèmes et est de renommée égale à Lu Lun, Sikong Shu, Geng Wei, Li Yi, et d’autres. Comme c'est la coutume sous les Tang, Miao Fa échange des poèmes et entretient des relations étroites avec, entre autres, les célèbres poètes Lu Lun, Li Duan, Geng Wei, Li Yi, Sikong Shu. Il fait partie du groupe prestigieux de poètes appelé les « Dix talents de l'ère Dali »[a 1],[5],[6].

Œuvres

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  • Intégrale des poèmes des Tang (全唐詩) : cette anthologie conserve deux poèmes de Miao Fa : Envoi à Sikong Shu à Suzhou (送司空曙之苏州) et Envoi à Sun Deyu, destitué, en partance pour Qianzhou (送孙德谕罢官往黔州) 2[1],[7]vol. 295
ENVOI À SIKONG SHU À SUZHOU (送司空曙之蘇州)
Chinois

盤門吳舊地,
蟬盡草秋時。
歸國人皆久,
移家君獨遲。

廣陵經水宿,
建鄴有僧期。
若到西霞寺,
應看江總碑。

Traduction libre

 À la porte Pan, ancienne terre des Wu,
Les cigales se sont tues, l’herbe flétrit : c’est l’automne.
Les gens revenus au pays sont tous là depuis longtemps,
Seul toi tu tardes à déplacer ta demeure.

À Guǎnglíng, tu passeras la nuit près de l'eau,
À Jiànyè, un moine t’attend.
Si jamais tu arrives au Temple Xīxiá,
Tu devais voir la stèle du général Jiang.

Notes et références

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  1. Les poètes membres du groupe des « Dix Talents de l’ère Dali » sont Han Hong, Li Duan, Lu Lun, Ji Zhongfu, Qian Qi, Miao Fa, Cui Dong, Geng Wei, Sikong Shu, Xiahou Shen. Ils sont connus pour leur habileté en poésie, avec un style soulignant la forme et la technique, souvent décrits comme des poètes talentueux qui ont marqué la poésie du milieu de la dynastie Tang.

Références

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  1. 1 2 (zh) plusieurs contributeurs, 中国大百科全书 (中國大百科全書) (Encyclopédie complète de Chine); biographie de苗发 (Miao Fa), 中国大百科全书出版社,
  2. (zh) Ouyang Xiu, Song Qi et d’autres (dynastie Song du Nord), 新唐書 (Nouveau livre des Tang),
  3. 1 2 (zh) 傅璇琮 (Fu Xuanzong), 唐代诗人丛考 (Étude des poètes de la dynastie Tang), Pékin, Zhonghua Shuju, (ISBN 7101035965), p. 503-506
  4. 1 2 (zh) « 苗發 (Miao Fa) », sur Baike.baidu, Pékin, (consulté le )
  5. (zh) « 司空曙 (Sikong Shu) », sur Sohu.com, Hebei, (consulté le )
  6. (ja) Ueki Hisayui et all., Shijin to Shi no Shōgai (Vie de poète et de poésie), vol. 1, Tokyo, Taishūkan Shoten, , p. 104
  7. (zh) 大曆十才子 (Les dix talents de Dali), 全唐詩 (Intégrale des poèmes des Tang), Pékin, Zhonghua Shuju, (ISBN 9787101017168, lire en ligne)

Liens externes

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