Juan Urdangarin y Borbón
Juan Urdangarin y Borbón, grand d'Espagne, né le à Barcelone, en Espagne, est l'aîné des enfants de l'infante Cristina et de son ex-époux Iñaki Urdangarin. Petit-fils du roi Juan Carlos Ier, Juan Urdangarin occupe actuellement la septième place dans l'ordre de succession au trône.
| Titulature | Grand d'Espagne |
|---|---|
| Nom de naissance | Juan Valentín de Todos los Santos Urdangarin y de Borbón |
| Naissance |
Barcelone (Espagne) |
| Père | Iñaki Urdangarin |
| Mère | Cristina, infante d'Espagne |
| Religion | Catholicisme romain |
Biographie
modifierNaissance, baptême et confirmation
modifierPrénommé Juan, le premier enfant de doña Cristina de Borbón y Grecia naît le , à 2 heures 10 du matin, dans la clinique Teknon, située dans le district de Sarrià-Sant Gervasi (es) de Barcelone[1] ; deuxième petit-fils de Juan Carlos, la présentation publique du jeune garçon, dans les jardins de la clinique, attire une foule de journalistes et d'anonymes, deux jours plus tard[2].
Le , trois mois après sa naissance, il est baptisé au palais de La Zarzuela par l'archevêque de Madrid, le cardinal Antonio María Rouco Varela, avec, selon la tradition espagnole, de l'eau provenant du Jourdain. Le garçonnet a alors pour marraine sa tante maternelle, la duchesse de Lugo, et pour parrain l'unique frère d'Iñaki, Mikel. À l'occasion de son baptême ses prénoms sont aussi rendus publics : Juan, en l'honneur de son arrière-grand-père maternel, le comte de Barcelone, ainsi que de ses deux grands-pères ; Valentín, en référence à saint Valentin de Berriochoa, missionnaire biscayen, qui serait apparenté à la famille Urdangarin ; et l'ajout « de Todos los Santos », une tradition répandue chez les Bourbons d'Espagne[3].
Le , en présence de toute la famille royale et de leurs parrains et marraines respectifs, Juan et son frère Pablo font leur communion ensemble, en l'église des Capucins de Sarrià, à Barcelone[4],[5].
Éducation et vie professionnelle
modifierAprès avoir démarré, en 2002, sa scolarité dans le quartier Pedralbes, à Barcelone[6], où sa famille résidait[4], Juan intègre le lycée Rochambeau, un lycée français dans la banlieue de Washington, après un déménagement en [7]. Une fois revenu dans la capitale de la Catalogne, en , il intègre à nouveau le lycée français de Barcelone[8],[9]. Depuis le départ de la famille Urdangarin de Barcelone, après l'affaire Nóos, il fréquente l'École internationale de Genève[10],[11]. Il s'inscrit ensuite à l'Université de l'Essex et décroche une licence en relations internationales[12],[13].
En 2020, il contacte la Fondation Entreculturas (es), au Cambodge, pour lui proposer ses services en tant que bénévole[13]. En 2021, il passe une année sabbatique à collaborer avec la Fondation Kike Figaredo, qui soutient les personnes en situation de vulnérabilité[13].
Depuis 2022, il vit à Londres et y travaille au sein de Extreme E, une entreprise organisatrice de courses de SUV électriques dans des régions reculées du monde, comme le désert saoudien ou l'Arctique[14]. Il y est chargé de la logistique et de la coordination d'événements[13].
Famille
modifierJuan Urdangarin y Borbón est le premier enfant d’Iñaki Urdangarin y Liebaert (1968), deux fois médaillé de bronze, avec son équipe, aux Jeux olympiques de 1996 et de 2000[15], et de son épouse l’infante doña Cristina d'Espagne (1965), duchesse de Palma de Majorque (de 1995 à 2015)[16]. Par son père, Juan est le petit-fils de Juan Urdangarin Berriochoa (es) (1932-2012), ingénieur industriel basque et militant du Parti nationaliste basque (EAJ), et de son épouse d'origine belge, Claire Liebaert (1935)[17],[18]. Du côté maternel, don Juan est lié à la maison de Bourbon puisque son grand-père le roi Juan Carlos Ier (1938) y appartient, mais également, au travers de sa grand-mère maternelle la reine Sophie (1938), née princesse de Grèce et de Danemark[19], à la maison de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glücksbourg, une dynastie d’origine dano-allemande qui a régné sur la Grèce aux XIXe et XXe siècles.
Aîné de la fratrie, Juan a pour frères et sœur Pablo (né en 2000), Miguel (né en 2002) et Irene (née en 2005) ; il est en outre le cousin germain de la princesse Leonor, princesse des Asturies, et de l'infante Sofía.
Il est notablement en couple depuis avec Sophia Khan[13], une jeune Canadienne, diplômée de l'université de St Andrews et directrice d'équipe au sein de l'entreprise E1 Series (en), qui organise des courses de bateaux à moteur électrique[13] et qui est partenaire de l'entreprise Extreme E pour laquelle Juan travaille.
Juan de Borbón (1913-1993) | Mercedes de Borbón-Dos Sicilias (1910-2000) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Luis Gómez-Acebo (1934-1991) | Pilar de Borbón (1936-2020) | Juan Carlos Ier d'Espagne (1938) | Sophie de Grèce (1938) | Carlos Zurita (1943) | Margarita de Borbón (1939) | Alfonso de Borbón (1941-1956) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
José Fernández (1959) | Simoneta Gómez-Acebo (1968) | Juan Gómez-Acebo (1969-2024) | Winston Carney | Bruno Gómez-Acebo (1971) | Bárbara Cano | Laura Ponte (1973) | Beltrán Gómez-Acebo (1973) | Andrea Pascual | Fernando Gómez-Acebo (1974) | Nadia Halamandari | Jaime de Marichalar (1963) | Elena d'Espagne (1963) | Iñaki Urdangarin (1968) | Cristina d'Espagne (1965) | Felipe VI d'Espagne (1968) | Letizia Ortiz (1972) | Alfonso Zurita (1973) | María Zurita (1975) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Luis Fernandez (1991) | Pablo Fernandez (1995) | Mercedes Fernandez (2000) | Nicolás Gómez-Acebo (2013) | Alejandro Gómez-Acebo (2004) | Guillermo Gómez-Acebo (2005) | Álvaro Gómez-Acebo (2011) | Luis Gómez-Acebo (2005) | Laura Gómez-Acebo (2006) | Juan Gómez-Acebo (2016) | Nicolás Gómez-Acebo (2016) | Felipe de Marichalar (1998) | Victoria de Marichalar (2000) | Juan Urdangarin (1999) | Pablo Urdangarin (2000) | Miguel Urdangarin (2002) | Irene Urdangarin (2005) | Leonor d'Espagne (2005) | Sofía d'Espagne (2007) | Carlos Zurita (2018) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Titulature
modifier- depuis le : Son Excellence don Juan Urdangarin y Borbón, grand d’Espagne
En tant qu'enfant d'une infante d'Espagne, Juan est élevé dès sa naissance à la grandesse d'Espagne ; il reçoit ainsi le prédicat d'excellence et le titre d'appel de don[16], conformément à l’article 4 du décret royal 1368/1987 du [20].
Ascendance
modifier| 16. Diego Urdangarin Arrizabalaga | ||||||||||||||||
| 8. Laureano De Urdangarin y Larrañaga | ||||||||||||||||
| 17. Maria Luciana Larrańaga Mendizábal | ||||||||||||||||
| 4. Juan Urdangarin Berriochoa (es) | ||||||||||||||||
| 18. Aniceto Genaro Berrio-Ochoa Elgarresta | ||||||||||||||||
| 9. Ana Maria Berrio-Ochoa Elgarresta | ||||||||||||||||
| 19. Juliana Elgarresta Arrizabalaga | ||||||||||||||||
| 2. Iñaki Urdangarin y Liebaert | ||||||||||||||||
| 20. Firmin François Liebaert | ||||||||||||||||
| 10. Willy Pierre Auguste Liebaert | ||||||||||||||||
| 21. Pharaïlde Marie Vercruysse | ||||||||||||||||
| 5. Claire Liebaert | ||||||||||||||||
| 22. Josephus Ludovicus Courtain | ||||||||||||||||
| 11. Marie Émilie Courtain | ||||||||||||||||
| 23. Maria Ludovica Genicot | ||||||||||||||||
| 1. Juan Urdangarin y de Borbón | ||||||||||||||||
| 24. Alphonse XIII, roi d’Espagne | ||||||||||||||||
| 12. Juan, comte de Barcelone | ||||||||||||||||
| 25. princesse Victoire-Eugénie de Battenberg | ||||||||||||||||
| 6. Juan Carlos Ier, roi d’Espagne | ||||||||||||||||
| 26. prince Charles de Bourbon-Deux-Siciles | ||||||||||||||||
| 13. doña María de las Mercedes de Borbón, princesse de Bourbon-Siciles | ||||||||||||||||
| 27. princesse Louise d’Orléans | ||||||||||||||||
| 3. Infante Cristina, duchesse de Palma | ||||||||||||||||
| 28. Constantin Ier, roi des Hellènes | ||||||||||||||||
| 14. Paul Ier, roi des Hellènes | ||||||||||||||||
| 29. princesse Sophie de Prusse | ||||||||||||||||
| 7. princesse Sophie de Grèce | ||||||||||||||||
| 30. Ernest-Auguste, duc de Brunswick | ||||||||||||||||
| 15. princesse Frederika de Hanovre | ||||||||||||||||
| 31. princesse Victoria-Louise de Prusse | ||||||||||||||||
Notes et références
modifier- (es)/(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu des articles intitulés en espagnol « Juan Valentín de Todos los Santos Urdangarin y Borbón » (voir la liste des auteurs) et en anglais « Juan Urdangarín y de Borbón » (voir la liste des auteurs).
- ↑ (es) Mábel Galaz, « La infanta Cristina da a luz un niño, su primer hijo, en una clínica de Barcelona », El País, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (es) Francesc Arroyo, « Juan Urdangarín de Borbón, en público », El País, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (es) Mábel Galaz, « Bautizo en la Zarzuela del segundo nieto de los Reyes », El País, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 (es) « La Familia Real al completo en la communión de Juan y Pablo Nicolás », ABC, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (es) Ana Pantaleoni, « Comunión de dos nietos de los Reyes », El País, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (es) « Primer día de colegio », El País, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (es) Zuriñe Ortiz de Latierro, « Bajo sospecha », Las Provincias, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (es) Carmen Muñoz, « Los duques de Palma regresan a BCN y buscan una nueva casa », El Periódico, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (es) « Urdangarin deja Telefónica y se instala en Barcelona con su familia », El Mundo, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (es) « Mantener a la infanta Cristina y sus cuatro hijos en Suiza costará 480.000 euros anuales », Infolibre, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (es) « Doña Sofía viajó con Froilán a Ginebra para celebrar el cumpleaños de Juan Urdangarín », Semana (es), (lire en ligne, consulté le )
- ↑
- 1 2 3 4 5 6 Chloé Friedmann, « À Londres, Juan Urdangarín affiche son amour au grand jour avec Sophia Khan », sur Point de vue, (consulté le )
- ↑ (es) Martín Bastos, « Juan Urdangarin trabaja para Alejandro Agag en Londres », sur La Voz de Galicia, (consulté le )
- ↑ (es) « Biografía: Urdangarin, el primer imputado de la familia real », Euskal Irrati Telebista, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 Chantal de Badts de Cugnac et Guy Coutant de Saisseval, Le Petit Gotha, Paris, éditions Le Petit Gotha, coll. « Petit Gotha », (1re éd. 1993), 989 p. (ISBN 2-9507974-3-1), p. 422
- ↑ (es) Mariángel Alcázar, « Juan María Urdangarin Berriotxoa: Un nacionalista en la corte », La Vanguardia, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (es) R.C., « Fallece el padre del duque tras una larga enfermedad », La Rioja, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Chantal de Badts de Cugnac et Guy Coutant de Saisseval, Le Petit Gotha, Paris, Éditions Le Petit Gotha, coll. « Petit Gotha », (1re éd. 1993), 989 p. (ISBN 2-9507974-3-1), p. 421
- ↑ (es) « Real Decreto 1368/1987, de 6 de noviembre, sobre régimen de títulos, tratamientos y honores de la Familia Real y de los Regentes », Boletín oficial del Estado, (lire en ligne, consulté le )
Annexes
modifierBibliographie
modifier- (es) Silvia Taulés, Los sobrinos del rey : su día a día, sus sueños, sus amores y sus polémicas, Ediciones B, , 216 p. (ISBN 9788466677561).