Miguel Urdangarin y Borbón
Miguel Urdangarin y Borbón, né le à Barcelone, est un aristocrate et biologiste marin espagnol. Troisième fils de l’infante Cristina d’Espagne et d’Iñaki Urdangarin, et neveu du roi actuel Felipe VI d’Espagne, il est neuvième dans l’ordre de succession à la Couronne espagnole.
| Titulature | Grand d’Espagne |
|---|---|
| Dynastie | Maison de Bourbon |
| Nom de naissance | Miguel de Todos los Santos Urdangarin y Borbón |
| Naissance |
Barcelone (Espagne) |
| Père | Iñaki Urdangarin |
| Mère | Cristina, infante d’Espagne |
| Fratrie |
Juan Urdangarin y Borbón Pablo Urdangarin y Borbón Irene Urdangarin y Borbón |
| Religion | Catholicisme |
Famille
modifierMiguel Urdangarin y Borbón est le troisième enfant d’Iñaki Urdangarin y Liebaert (1968), deux fois médaillé de bronze, avec son équipe, aux Jeux olympiques de 1996 et de 2000, et de son épouse l’infante Cristina d’Espagne (1965)[1]. Par son père, Miguel est ainsi le petit-fils de Juan Urdangarin Berriochoa (es) (1932-2012), ingénieur industriel basque et militant du Parti nationaliste basque (EAJ), et de son épouse d’origine belge Claire Liebaert (1935)[2],[3]. Du côté maternel, Miguel est lié à la maison de Bourbon puisque son grand-père le roi Juan Carlos Ier d’Espagne (1938) y appartient, mais également, au travers de sa grand-mère maternelle la reine Sophie (1938), princesse de Grèce et de Danemark par naissance[4], à la maison de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glücksbourg, une dynastie d’origine dano-allemande qui a régné sur la Grèce aux XIXe et XXe siècles.
Miguel a deux frères aînés, Juan (né en 1999) et Pablo (né en 2000), et une sœur cadette, Irene (née en 2005). Il est, en outre, le cousin germain de la princesse Leonor, princesse des Asturies, et de l’infante Sofía d’Espagne. À sa naissance, Miguel est huitième dans l’ordre de succession au trône[5], dont il occupe la neuvième place depuis 2014 et l’accession de son oncle le roi Felipe VI, après la princesse Leonor, l’infante Sofía, l’infante Elena, Felipe et Victoria de Marichalar, sa mère, l’infante Cristina, et ses frères, Juan et Pablo[6].
Biographie
modifierNaissance et baptême
modifierMiguel Urdangarin y Borbón naît le à la clinique Teknon (es) de Barcelone à 7 h 30. Cinquième petit-enfant — quatrième garçon — du roi Juan Carlos Ier et de la reine Sophie, il pèse à la naissance 3,35 kg et mesure 53 centimètres[5]. Le nouveau-né reçoit pour prénoms Miguel de Todos los Santos[a].
Miguel est baptisé au palais de la Zarzuela le par l’archevêque de Madrid, le cardinal Antonio María Rouco Varela. Ses parrain et marraine sont son oncle, le prince des Asturies (futur Felipe VI), et sa tante, Lucía Urdangarin[8]. La cérémonie se déroule en présence du président du gouvernement José María Aznar et de son épouse Ana Botella, de la princesse Tatiana Radziwill et de son époux John Fruchaud, de l’infant Charles et son épouse la princesse Anne d’Orléans, ainsi que du prince Kubrat de Bulgarie (es)[8].
Enfance et jeunesse
modifierMiguel commence sa scolarité au lycée français de Barcelone[9]. En 2009, à l’âge de 7 ans, il déménage avec sa famille à Washington, où il fréquente le lycée Rochambeau, jusqu’à leur retour en Espagne en 2012. Il réintègre alors le lycée français de Barcelone[9]. Le , il fait sa communion dans les jardins du palais de la Zarzuela[10].
À l’été 2013, il déménage avec sa mère et ses frères et sœur en Suisse, tandis que son père reste en Espagne pour faire face au scandale lié à l’affaire Nóos[11]. Il est alors inscrit à l’École internationale de Genève[12], où il obtient son baccalauréat[13].
Études et vie professionnelle
modifierAprès des études à l’université de Southampton, Miguel obtient en 2023 une licence en sciences de la mer[13],[14] et commence une carrière de biologiste marin[15].
À la fin de l’année 2023, il retourne à Genève dans le but de suivre des études pour devenir moniteur de ski, l’une de ses passions, mais un accident survenu en l’amène à prendre une année sabbatique[16],[17]. Depuis 2025, Miguel occupe un poste d’analyste financier dans un fonds d’investissement à Madrid[18],[19].
Vie privée
modifierDepuis 2024, Miguel entretient une relation avec Olympia Beracasa, fille de l’homme d’affaires vénézuélien Alfredo Beracasa et de l’ex-mannequin américain Elizabeth Kane[20],[21].
Membre le plus discret de la famille royale espagnole, Miguel mène une vie loin des projecteurs médiatiques[7],[22],[23], n’apparaissant qu’à quelques grandes réunions familiales telles que les funérailles du roi Constantin II de Grèce (2023)[7],[24], les 18 ans de la princesse Leonor (2023)[25] ou les obsèques de la princesse Irène de Grèce (2026)[26].
Titulature
modifier- Depuis le : Son Excellence don Miguel Urdangarin y Borbón, grand d’Espagne[27].
Généalogie
modifierAscendance
modifier| 16. Diego Urdangarin Arrizabalaga | ||||||||||||||||
| 8. Laureano De Urdangarin y Larrañaga | ||||||||||||||||
| 17. Maria Luciana Larrańaga Mendizábal | ||||||||||||||||
| 4. Juan Urdangarin Berriochoa (es) | ||||||||||||||||
| 18. Aniceto Genaro Berrio-Ochoa Elgarresta | ||||||||||||||||
| 9. Ana Maria Berrio-Ochoa Elgarresta | ||||||||||||||||
| 19. Juliana Elgarresta Arrizabalaga | ||||||||||||||||
| 2. Iñaki Urdangarin y Liebaert | ||||||||||||||||
| 20. Firmin François Liebaert | ||||||||||||||||
| 10. Willy Pierre Auguste Liebaert | ||||||||||||||||
| 21. Pharaïlde Marie Vercruysse | ||||||||||||||||
| 5. Claire Liebaert | ||||||||||||||||
| 22. Josephus Ludovicus Courtain | ||||||||||||||||
| 11. Marie Émilie Courtain | ||||||||||||||||
| 23. Maria Ludovica Genicot | ||||||||||||||||
| 1. Miguel Urdangarin y de Borbón | ||||||||||||||||
| 24. Alphonse XIII d’Espagne | ||||||||||||||||
| 12. Juan de Borbón y Battenberg | ||||||||||||||||
| 25. Victoire-Eugénie de Battenberg | ||||||||||||||||
| 6. Juan Carlos Ier d’Espagne | ||||||||||||||||
| 26. Charles de Bourbon-Siciles | ||||||||||||||||
| 13. María de las Mercedes de Borbón y Orleans | ||||||||||||||||
| 27. Louise d’Orléans | ||||||||||||||||
| 3. Cristina de Borbón y Grecia | ||||||||||||||||
| 28. Constantin Ier de Grèce | ||||||||||||||||
| 14. Paul Ier de Grèce | ||||||||||||||||
| 29. Sophie de Prusse | ||||||||||||||||
| 7. Sophie de Grèce | ||||||||||||||||
| 30. Ernest-Auguste de Brunswick | ||||||||||||||||
| 15. Frederika de Hanovre | ||||||||||||||||
| 31. Victoria-Louise de Prusse | ||||||||||||||||
Miguel dans la famille royale d’Espagne
modifierJuan de Borbón (1913-1993) | Mercedes de Borbón-Dos Sicilias (1910-2000) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Luis Gómez-Acebo (1934-1991) | Pilar de Borbón (1936-2020) | Juan Carlos Ier d'Espagne (1938) | Sophie de Grèce (1938) | Carlos Zurita (1943) | Margarita de Borbón (1939) | Alfonso de Borbón (1941-1956) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
José Fernández (1959) | Simoneta Gómez-Acebo (1968) | Juan Gómez-Acebo (1969-2024) | Winston Carney | Bruno Gómez-Acebo (1971) | Bárbara Cano | Laura Ponte (1973) | Beltrán Gómez-Acebo (1973) | Andrea Pascual | Fernando Gómez-Acebo (1974) | Nadia Halamandari | Jaime de Marichalar (1963) | Elena d'Espagne (1963) | Iñaki Urdangarin (1968) | Cristina d'Espagne (1965) | Felipe VI d'Espagne (1968) | Letizia Ortiz (1972) | Alfonso Zurita (1973) | María Zurita (1975) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Luis Fernandez (1991) | Pablo Fernandez (1995) | Mercedes Fernandez (2000) | Nicolás Gómez-Acebo (2013) | Alejandro Gómez-Acebo (2004) | Guillermo Gómez-Acebo (2005) | Álvaro Gómez-Acebo (2011) | Luis Gómez-Acebo (2005) | Laura Gómez-Acebo (2006) | Juan Gómez-Acebo (2016) | Nicolás Gómez-Acebo (2016) | Felipe de Marichalar (1998) | Victoria de Marichalar (2000) | Juan Urdangarin (1999) | Pablo Urdangarin (2000) | Miguel Urdangarin (2002) | Irene Urdangarin (2005) | Leonor d'Espagne (2005) | Sofía d'Espagne (2007) | Carlos Zurita (2018) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Le prénom Miguel a été choisi par son père en hommage à son seul frère Mikel (es) ; la formule de Todos los Santos est une tradition répandue chez les Bourbons d’Espagne[7].
Références
modifier- ↑ Badts de Cugnac et Coutant de Saisseval 2002, p. 422.
- ↑ (es) Mariángel Alcázar, « Juan María Urdangarin Berriotxoa : Un nacionalista en la corte », La Vanguardia, (lire en ligne).
- ↑ (es) R.C., « Fallece el padre del duque tras una larga enfermedad », La Rioja, (lire en ligne).
- ↑ Badts de Cugnac et Coutant de Saisseval 2002, p. 421.
- 1 2 (es) LD/Agencias, « Miguel, quinto nieto de los Reyes y octavo en la línea de sucesión », Libertad Digital, (lire en ligne).
- ↑ (es) Ignacio Muñoz, « Esta es la línea de sucesión de la Casa Real española según la Constitución », 20 Minutos, (lire en ligne).
- 1 2 3 (es) Ana Mellado, « Así es la vida del enigmático Miguel Urdangarin en Londres », El Debate, (lire en ligne).
- 1 2 (es) « Bautizo en Zarzuela del quinto nieto de los Reyes », ABC, (lire en ligne).
- 1 2 (es) Raoul Higuera, « La privilegiada formación académica de los nietos del Rey », El Confidencial, (lire en ligne).
- ↑ (es) « Miguel recibió la Primera Comunión », ABC, (lire en ligne).
- ↑ (es) Consuelo Font, « Miguel Urdangarin, de ahijado del rey a cumpleaños 'exiliado' », El Mundo, (lire en ligne).
- ↑ (es) Vanessa Ciganda, « Miguel Urdangarin se muda a Ginebra con la Infanta Cristina », Semana (es), (lire en ligne).
- 1 2 (es) « Miguel Urdangarin finaliza su carrera universitaria », La Vanguardia, (lire en ligne).
- ↑ (es) « Miguel Urdangarin se licencia en Ciencias del Mar », ¡Hola!, (lire en ligne).
- ↑ (es) Silvia Taulés, « Exclusiva | Miguel Urdangarin ya es biólogo marino », El Confidencial, (lire en ligne).
- ↑ (es) « Miguel Urdangarin tendrá que ser operado tras sufrir una aparatosa caída mientras esquiaba en Suiza », El Mundo, (lire en ligne).
- ↑ (es) Raúl Rodríguez, « Miguel Urdangarin se toma un año sabático tras su aparatoso accidente de esquí y su grave lesión de rodilla », El Español, (lire en ligne).
- ↑ (es) Conchi Álvarez de Cienfuegos, « La nueva vida de Miguel Urdangarin en Madrid : un trabajo hasta ahora desconocido y muy cerca de su abuela Sofía », Lecturas (es), (lire en ligne).
- ↑ (es) « Miguel Urdangarin : De la ciencia a las finanzas, el nuevo rumbo del Borbón », Noticias Puerto Santa Cruz, (lire en ligne).
- ↑ (es) Javier Díaz de Lezana, « Quién es Olympia, la primera novia de Miguel Urdangarin : de la amistad en Suiza al amor en Madrid », Mujer Hoy (es), (lire en ligne).
- ↑ (es) Jorge C. Parcero, « Por qué Olympia Beracasa, novia de Miguel Urdangarin, se ha convertido en una Borbón más », Mujer Hoy (es), (lire en ligne).
- ↑ (es) Luis Fernando Romo, « Juan y Miguel, los misteriosos hijos de la Infanta Cristina de cuya vida actual apenas se sabe nada », El Mundo, (lire en ligne).
- ↑ (es) Andrea Jiménez, « Miguel Urdangarin, el hijo más discreto de la infanta Cristina : nueva vida en Madrid sin esconder a su novia », El Español, (lire en ligne).
- ↑ (es) Ana Latorre, « Miguel Urdangarin no se separa de su madre ante el dolor por la muerte de Constantino II », 20 Minutos, (lire en ligne).
- ↑ (es) Esther Pinilla J., « Miguel Urdangarin ya está en Madrid para la fiesta del 18 cumpleaños de la princesa Leonor », El Español, (lire en ligne).
- ↑ Lilian Delhomme, « Funérailles royales pour Irène de Grèce », Point de vue, (lire en ligne).
- ↑ (es) « Real Decreto 1368/1987, de 6 de noviembre, sobre régimen de títulos, tratamientos y honores de la Familia Real y de los Regentes », sur Boletín oficial del Estado, (consulté le ).
Annexes
modifierBibliographie
modifier
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Chantal de Badts de Cugnac et Guy Coutant de Saisseval, Le Petit Gotha, Paris, éditions Le Petit Gotha, coll. « Petit Gotha », (1re éd. 1993), 989 p. (ISBN 2-9507974-3-1).

- (es) Silvia Taulés, Los sobrinos del rey : su día a día, sus sueños, sus amores y sus polémicas, Barcelone, Ediciones B, , 216 p. (ISBN 9788466677561).
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressource relative à l'audiovisuel :