Juine
La Juine est une rivière française des départements du Loiret et de l'Essonne, affluent de rive gauche de l'Essonne et sous-affluent de la Seine. Elle arrose notamment la ville d'Étampes.
| La Juine | |
La Juine à Ormoy-la-Rivière. | |
Cours de la Juine | |
| Caractéristiques | |
|---|---|
| Longueur | 52,6 km [1] |
| Bassin | 700 km2 [2] |
| Bassin collecteur | la Seine |
| Débit moyen | 2,96 m3/s (Bouray-sur-Juine) [2] |
| Organisme gestionnaire | SIARJA[3] |
| Régime | pluvial océanique |
| Cours | |
| Source | Autruy-sur-Juine |
| · Coordonnées | 48° 15′ 46″ N, 2° 04′ 11″ E |
| Confluence | l'Essonne |
| · Localisation | Itteville, Vert-le-Petit |
| Géographie | |
| Principaux affluents | |
| · Rive gauche | Éclimont, Marette, Chalouette |
| Pays traversés | |
| Régions traversées | Centre-Val de Loire, Île-de-France |
| Principales localités | Étampes |
| Sources : SANDRE:« F45-0420 », Géoportail, Banque Hydro, OpenStreetMap | |
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Géographie
modifierCours
modifierLongue de 52,6 km[1], la Juine prend sa source dans le département du Loiret, dans le bois de Chambaudoin (commune d'Autruy-sur-Juine). Elle quitte immédiatement le Loiret.
Après avoir traversé plusieurs communes du département de l'Essonne, elle conflue avec l'Essonne à la limite des communes d'Itteville et de Vert-le-Petit.
Elle traverse aussi les parcs de plusieurs châteaux (Saint-Vrain, Chamarande, Mesnil Voisin, etc.).
Communes traversées
modifierDans le Loiret
Dans l'Essonne
Histoire
modifierElle alimentait autrefois en eau de nombreux moulins, aujourd'hui abandonnés
Au XVIe siècle, un canal de dérivation a été creusé sur la rive gauche de la Juine pour alimenter en eaux vives les douves du château du Bouchet.
Du XVe au XVIIIe siècle, elle forme avec l'Essonne et la Seine une voie navigable, empruntée par des bateaux à fond plat qui transportent le blé de la région céréalière de la Beauce vers Paris.
Vers 1845, une statuette, appelée le « Dieu de Bouray » y est découverte lors d'un dragage[4] : il s'agit d'une statuette en bronze du Ier siècle représentant probablement le dieu gaulois Cernunnos.
Étymologie et toponymie
modifierLa Juine tire son nom du gaulois Devonia > Djonia qui désignait la « rivière des ondes divines »[5].
La Juine a donné son nom aux communes d'Autruy-sur-Juine, Bouray-sur-Juine et Janville-sur-Juine, ainsi qu'au hameau de Juines (Loiret).
Bassin versant
modifierOrganisme gestionnaire
modifierL'organisme gestionnaire est le SIARJA ou Syndicat intercommunal mixte pour l'aménagement et l'entretien de la rivière la Juine et de ses affluents[3].
Affluents
modifier- Le ruisseau Éclimont qui naît à Abbéville-la-Rivière et se jette dans la Juine au niveau de Boissy-la-Rivière (longueur : 7,7 km).
- Le ruisseau de la Marette qui naît à Guillerval et se jette dans la Juine à Saclas (longueur : 4,4 km).
- La rivière Chalouette qui naît à Chalou-Moulineux et se jette dans la Juine au niveau d'Étampes ou plutôt, qui forme la partie principale de la Rivière des Prés à Etampes, rivière qui conflue par la suite avec la Juine à Morigny-Champigny. (longueur : 17,6 km).
Hydrologie
modifierGénéralités
modifierComme les autres rivières beauceronnes, telles la Conie ou l'Aigre qui ont le même type de régime, et comparé aux autres cours d'eau du Bassin parisien, la Juine est une rivière très régulière, bénéficiant de la nappe de Beauce qui agit comme un puissant régulateur (caractéristique que l'on retrouve aussi notamment en Champagne crayeuse et dans la Hesbaye belge). Une bonne part de son débit provient en effet de cette nappe, et le régime de la rivière est largement tributaire du niveau de l'eau dans la nappe.
La nappe de Beauce a une capacité de stockage estimée à 20 milliards de mètres cubes, soit 20 km3 ou encore dix-huit fois le volume du lac d'Annecy. Elle joue un rôle régulateur du débit des rivières très important, car elle contribue à l'alimentation naturelle des cours d’eau qui lui sont liés, tels le Loing, le Loir, l'Essonne, la Conie, etc. Elle fournit à l'ensemble de ces cours d'eau un volume d'environ 500 millions de m3 par an en moyenne, soit 16 m3/s environ[6].
La Juine à Bouray-sur-Juine
modifierLe débit de la Juine a été observé pendant une période de vingt-et-un ans, de 1961 à 1981, à Bouray-sur-Juine, localité située peu avant son confluent avec l'Essonne[2]. Le bassin versant de la rivière y est de 700 km2 soit la quasi-totalité de celui-ci.
Le module de la rivière à Bouray-sur-Juine est de 2,96 m3/s[2].
La Juine ne présente que de très faibles oscillations saisonnières de débit, pouvant se résumer en deux périodes : une longue période de « hautes eaux » et une très courte période d'été où le débit est un rien atténué. On ne peut parler de saison de basses eaux à propos de la Juine. Le débit mensuel moyen oscille entre 2,89 à 3,19 m3/s, de début octobre à fin juillet (avec un léger maximum en février). Au mois d'août, le débit moyen baisse quelque peu et atteint d'emblée son minimum de 2,63 m3/s ce même mois, suivi de 2,65 m3/s au mois de septembre. Dès le mois d'octobre, la rivière retrouve son débit maximal.
Étiage (basses eaux)
modifierÀ l'étiage le VCN3 peut cependant chuter jusque 1,5 m3/s, en cas de période quinquennale sèche, soit 1 500 litres par seconde, ce qui est bien moins sévère que le VCN3 de la Conie par exemple (le VCN3 de cette dernière est près de trois fois moindre (550 litres/s) avec un module inférieur de seulement un tiers), et est dû à une forte baisse de niveau dans la nappe souterraine.
Crues
modifierLes crues ne sont pas très importantes. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 4,6 et 5,6 m3/s. Le QIX 10 est de 6,3 m3/s, le QIX 20 de 6,9 m3/s, tandis que le QIX 50 n'a pas été calculé.
Le débit instantané maximal enregistré à Bouray-sur-Juine durant cette période, a été de 5,6 m3/s le , tandis que le débit journalier maximal était de 7,55 m3/s le .
Lame d'eau et débit spécifique
modifierAu total, on peut dire que la Juine est une rivière relativement peu abondante dans la région beauceronne mais très régulière au fil des saisons. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 133 millimètres annuellement (contre 129 millimètres/an pour le Loir, 163 pour la Conie et 182 pour l'Aigre), ce qui est nettement inférieur à la moyenne du bassin de la Seine (plus ou moins 240 millimètres/an), mais également inférieur à la moyenne du bassin de l'Essonne sa rivière-mère (142 millimètres/an). Le débit spécifique de la rivière (ou Qsp) n'atteint de ce fait qu'un faible 4,2 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin, performance assez médiocre, même dans la région.
Aménagements et écologie
modifierSites touristiques
modifier- Les châteaux de Méréville, de Chamarande, Mesnil-Voisin et de Saint-Vrain.
- La ville d'Étampes.
- Deux bases de loisirs à Étampes et à Lardy.
Ponts
modifierParmi les ponts franchissant la Juine, plusieurs sont protégés comme monuments historiques (d'amont en aval) :
- Le Mérévillois : pont de Méréville[7]
- Étréchy et Morigny-Champigny : pont-aqueduc de la Jeurre[8]
- Lardy : pont de l'Hêtre[9]
- Bouray-sur-Juine et Lardy : pont Cornuel[10]
La Juine dans la culture
modifier- Bords de la Juine, huile sur toile de Roger Schardner, datée 1930, conservée au Musée intercommunal d'Étampes.
Personnalités liées à la Juine
modifier- François-Louis Dejuinne (1784-1844), peintre français, élève de Girodet, doit son nom à cette rivière qui coule près de la propriété familiale.
Galerie
modifier- La Juine traversant le parc de Saclas dans l'Essonne.
- Les bords de la Juine à Étréchy.
- Les bords de la Juine à Étréchy.
- Les bords de la Juine à Étréchy.
- Les bords de la Juine à Étréchy.
- La Juine à Ormoy-la-Rivière.
- Le moulin de Vaux sur les bords de la Juine à Étréchy.
- Ormoy-la-Rivière (Essonne), pont sur la Juine.
- La Juine à hauteur du pont de la D 108 à Saclas, dans l'Essonne.
- Pont sur la Juine, rue Julien-Bidochon à Saclas, dans l'Essonne.
Notes et références
modifier- 1 2 Sandre, « Fiche cours d'eau - la Juine (F45-0420) » (consulté le ).
- 1 2 3 4 Banque Hydro - Ministère de l'Écologie, « Synthèse de la Banque Hydro - La Juine à Bouray-sur-Juine (H4033020) » (consulté le ).
- 1 2 « Syndicat intercommunal mixte pour l'aménagement et l'entretien de la rivière la Juine et de ses affluents - SIARJA », sur www.siarja.fr (consulté le ).
- ↑ Raymond Lantier, « Le dieu celtique de Bouray », Monuments et mémoires de la Fondation Eugène Piot, vol. 34, no 1, , p. 35–58 (DOI 10.3406/piot.1934.1910, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Jacques Lacroix, Le Grand Héritage des Gaulois, Yoran, , 256 p. (ISBN 9-782367-471068), p. 217
- ↑ [PDF]« Les ressources en eau de la région Centre - La nappe de Beauce », sur www.centre.ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Pont sur la Juine », notice no PA00087955, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « Pont-aqueduc de la Jeurre », notice no PA00088052, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « Pont de l'Etre sur la Juine », notice no PA00087935, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « Pont Cornuel », notice no PA00087826, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
