Kanefer (vizir de Khéops)

Kanefer est l'un des fils de Snéfrou et exerca la fonction de vizir lors du règne de son frère Khéops de la IVe dynastie. Il occupa également la charge de « Grand des voyants » du temple de Rê d'Héliopolis.

Kanefer
Image illustrative de l’article Kanefer (vizir de Khéops)
Représentation de Kanéfer sur sa stèle fausse porte
Nom en hiéroglyphe
kAAnfr
Transcription Kȝ-nfr
Période Ancien Empire
Dynastie IVe dynastie
Fonction principale Prince d'Égypte et vizir
Famille
Grand-mère paternelle Mérésânkh Ire
Père Snéfrou
Conjoint Khouensou
Enfant(s) ♂ Kaouab
♂ Kanefer
♀ Mérésânkh
♀ Khâmeretnebty
Fratrie ♂ Khoufou
♂ Néfermaât
♂ Rahotep
♂ Netjeraperef
♂ Ânkhkhâf
♂ Iynefer
♀ Hétep-Hérès
♀ Néfertkaou
♂ Âkaouka
♀ Oumtetka
♀ Néferetnésou (?)
♂ Ranefer (?)
♂ Nyhep (?)
♀ Bounéfer (?)
Sépulture
Nom DAM 15 / no 28
Type mastaba
Emplacement Dahchour
Date de découverte 1895
Découvreur Jacques de Morgan
Fouilles Jacques de Morgan : 1895

Attestation

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Kanefer n'est connu que par sa tombe, située dans l'un des cimetières de Dahchour[1]. Dans sa tombe, il porte les titres suivants[1] :

  • « Fils du roi » (sȝ-nsw.t),
  • « Fils du roi de sa chair » (sȝ-nsw.t ny ẖt=f),
  • « Fils du roi de sa chair son bien-aimé » (sȝ-nsw.t ny ẖt=f mry=f),
  • « Fils aîné du roi de sa chair  » (sȝ-nsw.t ny ẖt=f smsw),
  • « Fils de Snéfrou, bien-aimé de son père tous les jours » (sȝ-Snfrw mry=f n jt=f rˁ nb),
  • « Prêtre de Khâ-Snéfrou » (ḥm-nṯr Ḫˁ-Snfrw),
  • « Prêtre de l'Horus Nebmaât » (ḥm-nṯr Ḥr Nb-Mȝˁ.t),
  • « Prêtre de Snéfrou » (ḥm-nṯr Snfrw),
  • « Prêtre d'Ounout du Sud » (ḥm-nṯr Wnw.t šˁmw),
  • « Prêtre de Bastet dans toutes les places » (ḥm-nṯr Bȝstt m sw.t nb.t),
  • « Prêtre d'Horus du Nord » (ḥm-nṯr Ḥr mḥtj),
  • « Prêtre d'Horus (maître) des marais » (ḥm-nṯr Ḥr msn),
  • « Prêtre de Sobek de Crocodilopolis » (ḥm-nṯr Sbk Šdt),
  • « Prêtre-khet de Min » (ḫt Mnw),
  • « Prêtre-khet d'Horus » (ḫt Ḥr),
  • « Prêtre-séma de Min » (smȝ Mnw),
  • « Prêtre-séma d'Horus » (smȝ Ḥr),
  • « Invocateur d'Anubis » (ḥts Jnpw),
  • « Prêtre-lecteur » (ẖrj-ḥb),
  • « Directeur des prêtres-purs » (ḫrp wˁb.w),
  • « Directeur des prêtres de Snéfrou » (ḫrp ḥm.w-nṯr Snfrw),
  • « Pilier de kénémout » (jwn knmwt; titre judiciaire),
  • « Chef de la chambre de Nekhen » (jmj-js Nḫn),
  • « Chef des missions » (jmj-r wpwt),
  • « Iry-pât » (jrj-pˁt),
  • « Administrateur de l'État » (ˁḏ-mr n sȝb),
  • « [Unique] parmi les grands de fête » ([wˁ] wr.w ḥb),
  • « Grand des voyants d'Héliopolis » (wr mȝ Jwnw),
  • « Grande de Népet » (wr Npt),
  • « Grand des cinq de la maison de Thot » (wr djw pr-Ḏwty),
  • « Celui qui contrôle les répartiteurs de surplus agricoles » (wḏ-mdw n [ḥ]rj-wḏb),
  • « Pâtre de Nekhen » (mnjw Nḫn),
  • « Bâton du peuple » (mdw rḫjt),
  • « Porte-parole de tout Boutite » (r P nb),
  • « Comte » (ḥȝtj-ˁ),
  • « Comte de son père » (ḥȝtj-ˁ n jt=f),
  • « Serviteur des baou de Pé » (ḥm bȝ.w P),
  • « Serviteur des baou de Nekhen » (ḥm bȝ.w Nḫn),
  • « Chef des secrets de la maison du matin » (ḥrj-sštȝ n pr-Dȝwt),
  • « Chef des secrets de l'Horus Nebmaât » (ḥrj-sštȝ Ḥr Nb-Mȝˁ.t),
  • « Gouverneur de Nekheb » (ḥrj-tp Nḫb),
  • « Chambellan » (ḫrp ˁḥ),
  • « Porteur du sceau du roi de Basse-Égypte » (ḫtmw bjty),
  • « Porteur du sceau du dieu dans la grande barque » (ḫtmw nṯr jmw),
  • « Sous-ordre du roi » (ẖrj-tp nsw.t),
  • « Ami » (smr),
  • « Ami unique » (smr wˁtj),
  • « Ami unique de son père » (smr wˁtj n jt=f),
  • « Aîné de la chambre-iset » (smsw jst),
  • « Juge en chef et Vizir » (tȝjtj sȝb ṯȝtj),
  • « Révéré auprès de son père » (jmȝḫw ḫr jt=f).

Généalogie

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Il est le fils de Snéfrou[1] et d'une reine inconnue. Son épouse, Khouensou, portait les titres de « connue du roi » (rḫ.t nsw.t), « ornement royal » (ẖkr.t nsw.t), « prêtresse de Neith » (ḥm.t-nṯr N.t) et « prêtresse d'Hathor » (ḥm.t-nṯr Ḥw.t-Ḥr)[2]. Ils ont ensemble plusieurs enfants :

  • Kaouab, « connu du roi » (rḫ nsw.t) et « prêtre de Snéfrou » (ḥm.t-nṯr Snfrw)[2],
  • Mérésânkh, « connue du roi » (rḫ.t nsw.t)[3]
  • Khâmeretnebty, « connue du roi » (rḫ.t nsw.t)[3].

Sépulture

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Fouillé en 1895 sous la direction de Jacques de Morgan, le tombeau de Kanefer est le mastaba no 28 (numéro de Jacques de Morgan) à Dahchour, dans la zone située entre les pyramides de Snéfrou et au nord-ouest des complexes pyramidaux d'Amenemhat II et de Sésostris III (XIIe dynastie)[4]. Au printemps 2002, une équipe de fouilles de l'Université libre de Berlin a travaillé dans la nécropole située à l'est de la Pyramide rouge et au nord du complexe funéraire d'Amenemhat II, à Dahchour. Malheureusement, la documentation laissée par Morgan est sommaire et la publication concernant la tombe de Kanefer est restée très superficielle ; il est donc difficile, à l'heure actuelle, de localiser précisément la tombe sur le terrain. En surface, seules les mastabas situées à la limite nord-ouest de la nécropole sont encore identifiables. En revanche, les zones plus proches du complexe funéraire d'Amenemhat II sont recouvertes d'importants amas de décombres[5].

Il s'agit d'une structure simple en briques crues de 36 × 25 m[note 1], comportant trois puits. Deux chapelles sont accolées à la structure principale, côté est. Une fausse porte et une table d'offrandes y ont été découvertes[6]. Une inscription sur la fausse porte indique que le tombeau a été construit par son fils Kaouab. Bien que son architecture le situe au début de la IVe dynastie, et donc sous le règne de Snéfrou, cette datation a été remise en question par plusieurs chercheurs[1]. Hans Wolfgang Helck, par exemple, date les inscriptions du tombeau de la fin de la IVe dynastie, ce que Michel Baud réfute, que ce soit par l'architecture, le style ou les titres du propriétaire[7]. Un autre argument en faveur d'une datation plus tardive est la situation géographique du tombeau : il se trouve à environ 1,2 km à l'est de la pyramide rouge, à proximité d'une zone occupée pendant la VIe dynastie. Michel Baud pense quant à lui que l'éloignement n'est pas un critère valable car très variable tout au long de la période, et que la proximité avec des tombeaux de la VIe dynastie car toutes les nécropoles de Dahchour datant de l'Ancien Empire ont été commencées sous la IVe dynastie et qu'elles ont continué à être utilisées jusqu'à la Ve ou VIe dynastie[8].

Des éléments de la fausse porte sont aujourd'hui conservés au British Museum (numéro d'inventaire BM EA 1324) et au Louvre (numéro d'inventaire E 11286). Une tablette d'offrande se trouve également au British Museum (numéro d'inventaire BM EA 1345)[1].

Notes et références

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  1. ↑ Ce qu'il restait du mastaba a été gravement endommagé au début du XXe siècle

Références

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  1. 1 2 3 4 5 Baud 2005, p. 592.
  2. 1 2 Baud 2005, p. 86.
  3. 1 2 Baud 2005, p. 86-87.
  4. ↑ de Morgan, Legrain et Jéquier 1903.
  5. ↑ Alexanian et Herbis 2002, p. 2-3.
  6. ↑ de Morgan, Legrain et Jéquier 1903, p. 22–23, Fig. 52–54, Pl. XXVI.
  7. ↑ Baud 2005, p. 84-92.
  8. ↑ Baud 2005, p. 89.

Bibliographie

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