Lavilledieu (IGP)

région viticole

Un lavilledieu[note 2] est un vin français, labellisé indication géographique protégée (IGP), produit dans le département de Tarn-et-Garonne[3].

Lavilledieu
Type d'appellation(s) IGP de zone
Reconnue depuis 1947 (AO), 1954 (VDQS) et 2011 (IGP)
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignoble du Sud-Ouest
Sous-région(s) moyenne Garonne
Localisation Tarn-et-Garonne
Climat océanique dégradé
Superficie plantée 9 hectares[1]
Cépages dominants négrette N[note 1], cabernet franc N, syrah N et tannat N
Vins produits 65 % rouges et 35 % rosés
Production 296 hectolitres[1]
Pieds à l'hectare minimum 4 000 pieds/ha[2]
Rendement moyen à l'hectare maximum 70 hl par ha[2]

Histoire

modifier

Le « vin de Lavilledieu » est défini dans un premier temps par un jugement du tribunal civil de Montauban du  : un vin rouge ou blanc produit que sur les communes de Albefeuille, Barry-d'Islemade, Bressols-Montech, Castelsarrasin, Escatalens, Labastide-du-Temple, Lacourt-Saint-Pierre, Lagarde, Lavilledieu, Les Barthes, Meauzac, Montbeton et Saint-Porquier, avec 18 cépages autorisés (la négrette doit représenter au moins 35 %) et avec un rendement maximum de 40 hl/ha. En 1954, ce vin est reconnu comme ayant droit au label « vin délimité de qualité supérieure » (VDQS)[4]. En 1989, l'enrichissement est limité à 13° d'alcool[5]. En 2005, nouvelle définition du lavilledieu : un vin rouge ou rosé, réduction à sept du nombre des cépages autorisés, densité des vignes à 4 000 pieds par hectare et limitation à trois types de taille[6].

Dans le cadre de la réforme de la filière viti-vinicole et de l'harmonisation européenne, la catégorie des VDQS disparaît ; le lavilledieu devient une indication géographique protégée (IGP), avec publication de son cahier des charges en [7]. Ce dernier texte de référence est modifié en (ajout du chapitre « Lien causal entre la spécificité de la zone géographique et la spécificité du produit »)[2].

Étymologie

modifier

Le nom de la commune Lavilledieu est la contraction de « La Ville-Dieu-du-Temple ».

Vignoble

modifier

Aire de production

modifier
Image externe
Carte des communes concernées

Entre Montauban et Castelsarrasin, le vignoble s'étend sur treize communes du département du Tarn-et-Garonne : Albefeuille-Lagarde, Barry-d'Islemade, Les Barthes, Bressols, Castelsarrasin, Escatalens, Labastide-du-Temple, Lacourt-Saint-Pierre, Meauzac, Montbeton, Montech, Saint-Porquier et La Ville-Dieu-du-Temple[2]. Le vignoble couvrait environ 150 hectares pour un potentiel de 8 500 hectolitres.

Orographie et géologie

modifier

Climatologie

modifier

Encépagement

modifier

Sont autorisés comme cépages principaux le cabernet franc N[note 1], le gamay N, la négrette N, la syrah N et le tannat N ; comme cépages accessoires le fer N et le milgranet N[2].

Ce vin est fait uniquement avec des cépages noirs : négrette (30 %), cabernet franc (25 %), gamay (25 %), syrah (25 %) et tannat (15 %). Les vins proviennent de l'assemblage de raisins ou de vins issus obligatoirement d'au moins quatre de ces cépages.

Méthodes culturales

modifier

Le cahier des charges de l'IGP autorise la production de lavilledieu rouges et rosés (pas de blancs, pas de nom de cépage sur l'étiquette et pas de mention « primeur »)[2].

Gastronomie

modifier

Jeune, il est généralement tendre, souple et peut vieillir jusqu'à cinq ans. Pour les plus charpentés, il se bonifie en bouteille entre sept et huit ans. Le rosé, essentiellement à base de négrette est très typé.

Notes et références

modifier
  1. 1 2 Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rg = rouge, Rs = rose, G = gris. Cf. « 2de édition de la liste des descripteurs OIV – couleur de la baie » [PDF] (consulté le ), p. 41.
  2. ↑ Le nom du lieu devient ici le nom du produit, par antonomase : c'est un nom commun, il s'écrit donc avec une minuscule, cf. références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine. Sauf que le cahier des charges rajoute une majuscule au nom du vin, pour le différencier d'un nom générique, principe repris sur les étiquettes et les déclarations.

Références

modifier

Voir aussi

modifier