Les Super-flics de Miami
Les Super-flics de Miami (titre original : Miami Supercops) est un film italien réalisé par Bruno Corbucci et sorti en 1985.
| Titre original | Miami Supercops |
|---|---|
| Réalisation | Bruno Corbucci |
| Scénario |
Bruno Corbucci Luciano Vincenzoni |
| Acteurs principaux |
Terence Hill Bud Spencer Ken Ceresne |
| Pays de production |
|
| Genre | Comédie policière |
| Durée | 96 minutes |
| Sortie | 1985 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Synopsis
modifierEn 1978, 20 millions de dollars sont dérobés dans une banque de Détroit. L'un des voleurs est pris, le second trouvé mort, le troisième disparu, et l'argent volatilisé. Sept ans plus tard, en 1985, le premier sort de prison et se rend immédiatement à Miami où il meurt le lendemain, criblé de balles. Les agents du FBI Doug Bennet (Terence Hill) et Steve Forest (Bud Spencer) sont mis sur l'affaire, et se déguisent en simples policiers pour ne pas attirer l'attention.
Fiche technique
modifier- Titre original : Miami Supercops ou I poliziotti dell'8ª strada
- Titre français : Les Super-flics de Miami
- Réalisation : Bruno Corbucci
- Scénario : Bruno Corbucci et Luciano Vincenzoni
- Décors : Klaus Kolb
- Costumes : Franco Carretti
- Image : Silvano Ippoliti
- Montage : Daniele Alabiso
- Musique : Fratelli La Bionda
- Production : Josi W. Konski (en)
- Sociétés de production : Trans-Cinema TV, El Pico
- Pays :
Italie - Langues : italien / anglais
- Format : Couleur - 35 mm - Son mono
- Durée : 96 minutes
- Genre : comédie
- Dates de sortie :
Distribution
modifier- Terence Hill (VF : Dominique Paturel) : Doug Bennet
- Bud Spencer (VF : Claude Bertrand) : Steve Forest
- C. B. Seay (VF : Philippe Dumat) : le capitaine Tanney
- William « Bo » Jim (VF : Guy Montagné) : Charro
- Ken Ceresne (VF : François Chaumette) : Robert Delmann / Ralph Duran
- Jackie Castellano (VF : Sylvie Feit) : Irène
- Rhonda S. Lundstead (VF : Céline Monsarrat) : Annabelle, la camionneuse
- C. V. Wood Jr. : le barman
- Richard Liberty (VF : Roger Rudel) : Joe Garret
- Buffy Dee (VF : Jacques Dynam) : Pancho, le patron de l'hôtel
- Luke Halpin (VF : Frédéric Girard) : le chef des voleurs dans le bus
- Fred Buck (VF : Marc François) : l'agent du FBI jouant au golf avec Tanney
- Jody Wilson (VF : Paule Emanuele) : Dr Denniser, la vétérinaire
- Harold Bergman (VF : Georges Atlas) : le commissaire Reisner
- Lou Marsh (VF : Jean-Pierre Moulin) : Fletcher, le truqueur de courses
- Michael Warren : le coordinateur des cascades voitures
- Randy Warren : un cascadeur
- José Chitwood Jr. : un cascadeur
Production
modifierAprès avoir enchaîné deux comédies avec Enzo Barboni (Quand faut y aller, faut y aller puis Attention les dégâts !) mettant en scène des quiproquos et des ressemblances, Terence Hill et Bud Spencer décident de se renouveler. Pour commencer, il souhaitent travailler avec un autre réalisateur. Le choix se porte alors sur Bruno Corbucci (frère de Sergio) qui avait déjà co-écrit Pair et impair pour le duo puis Banana Joe pour Bud Spencer en solo.
S'inspirant particulièrement du Flic de Beverly Hills de Martin Brest, sorti en Italie en mars 1985, le scénario des Super-flics de Miami reprend même des éléments similaires comme le fait que le méchant principal soit un notable et vive dans une luxueuse villa ou encore une cascade en camion. Bien qu'il ait suivi sa carrière dans la comédie, Bruno Corbucci ne prévoit pourtant pas faire un film comique. Ainsi il co-écrit, avec Luciano Vincenzoni, une histoire se déroulant autour d'un important butin convoité puis même disputé par plusieurs truands dont l'un d'eux est officiellement mort depuis sept ans.
Corbucci et Vincenzoni intègrent tant bien que mal les deux acteurs et leurs caractéristiques respectives, tout en voulant s'éloigner des recettes habituelles sans tomber totalement dans le contre-emploi. De ce fait, ils reprennent le point de départ des précédents films du duo : Terence Hill sort Bud Spencer de sa tranquillité. Mais, contrairement à Deux super-flics, les deux personnages sont deux véritables membres des forces de l'ordre qui reprennent du service pour enquêter sur une affaire jamais résolue.
Le film est tourné principalement à Miami puis Hialeah, en Floride.
Le chef de la police de Hialeah, Cecil Buford Seay, participa au tournage du film, alors intitulé Policemen of Eighth Street (Les Flics de la 8e rue), en y interprétant son propre rôle. Le film fut tourné en partie dans les locaux de la police de Hialeah et fit également appel à plusieurs dizaines de véritables policiers du département comme figurants, rémunérés 50 dollars par jour. Seay fut le seul policier à tenir un rôle parlant et les producteurs soulignèrent son naturel devant la caméra[1].
En mars 1986, Seay prit une retraite anticipée à 59 ans alors qu'il faisait l'objet, avec plusieurs policiers et élus de Hialeah, d'une enquête portant notamment sur des allégations de trafic de cocaïne, de projets de meurtre et de corruption[2]. Il décèdera le à l'âge de 71 ans.
Réception
modifierLors de sa sortie en France, le film ne rassemble que 722 121 spectateurs, ce qui cause une forte baisse d'audiences pour Terence Hill et Bud Spencer.
Selon certaines critiques[3], Les Super-flics de Miami ne peut pas être considéré comme une comédie juvénile. Le duo Hill-Spencer est plus âgé, plus sage et plus coriace, donc plus enclin à régler les problèmes avec les armes plutôt qu'avec les poings. Ainsi, les quelques bagarres (trop courtes) relèvent plus du « fan service » et n'ont pas le même impact que celles des précédents films, d'autant plus que les cascadeurs Riccardo Pizzuti et Sal Borgese sont absents puis remplacés par des cascadeurs américains qui n'ont pas autant de prestance.
Le plan final du film, dans lequel Doug et Steve se serrent la main et s'expriment leur amitié, indique bien que Terence Hill et Bud Spencer ressentaient la fin d'une époque. En effet, l'année 1985 marque plusieurs fins de règne, notamment Roger Moore qui interprète son dernier film James Bond (Dangereusement vôtre) ou encore Jean-Paul Belmondo dont le film Hold-up n'attire que 540 000 spectateurs, tandis que des héros musclés comme Sylvester Stallone et Arnold Schwarzenegger s'imposent d'avantage auprès du public[4].
Par conséquent, Terence Hill et Bud Spencer n'ont pas seulement honoré leur contrat avec la société Elpico S.A., ils ont aussi tourné une page de leur histoire commune.
Autour du film
modifier- Malgré ce qui est annoncé lors de ses rediffusions télévisées, ce film ne fait pas suite à Deux super-flics (1977) dans lequel Terence Hill et Bud Spencer avaient joué les rôles de deux agents de police.
- Non seulement Claude Bertrand double Bud Spencer pour la dernière fois mais c'est aussi le dernier doublage de sa carrière avant de succomber à un cancer quelques mois plus tard. En revanche, Dominique Paturel prêtera sa voix à Terence Hill jusqu'à la série Un sacré détective.
- Au début du film (à 5:40) l'individu arrêté (et qui entre dans le bureau de Doug Bennett) jette la carafe de café en verre sur le mur où se trouve la photo de son copain Steve Forest. Dans la version française Terence Hill dit « Touche pas à mon pote » slogan de l'association SOS Racisme lancé la même année.
- Dans ce film, Terence Hill a pour prénom Doug. Dans Quand faut y aller, faut y aller (1983), c'était le cas de Bud Spencer.
- Le film, et particulièrement l'introduction musicale, est clairement inspiré de la série à succès de l'époque Deux Flics à Miami. De même, le générique comporte certains plans extraits de celui de Pair et impair.
Notes et références
modifier- ↑ Morris Panner, « In the Spotlight: Hialeah Cops Get Lead in Police Comedy », The Miami Herald, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « The Nation - News from March 6, 1986 », Los Angeles Times, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Les Aventures de Bud Spencer & Terence Hill par Philippe Lombard, éditions PULSE, janvier 2026.
- ↑ « Gilles Ermia, Les Super-Flics de Miami » sur indianagilles.blogspot.com, 22 mars 2014, consulté le 29 août 2026.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Alexandre Alfonsi et Jean-Marie Lambert (préf. Cristiana Pedersoli, fille de Bud Spencer), On l'appelle Terence Hill, Carlenco, , 200 p. (ISBN 9782958908607).
- Bud Spencer (préf. Terence Hill), Mes mille et une vies, L'éditeur à part, , 200 p. (ISBN 978-2-494780-05-7).
- Philippe Lombard, Les Aventures de Bud Spencer et Terence Hill, Pulse, , 272 p. (ISBN 9782491233235).
Liens externes
modifier- Ressources relatives à l'audiovisuel :