Liste des arbres au Québec

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Bouleau jaune
Le bouleau jaune est l'arbre emblématique du Québec.

Cette liste recense les arbres au Québec. Elle comporte 131 espèces d'arbres et trois hybrides, dont 99 espèces indigènes et 32 espèces introduites. Les espèces introduites sont indiquées comme « exotique » dans le rang de précarité. Il y a plusieurs espèces exotiques au Québec, seules les plus couramment rencontrées ou naturalisées ont été retenues.

La liste se base principalement sur deux sources : Les arbres du Canada, 2017 de John Laird Farrar[1], et VASCAN, la Base de données des plantes vasculaires du Canada[2]. Les noms vulgaires et le statut d'exotique proviennent de VASCAN. Le statut exotique concerne spécifiquement le territoire du Québec : une espèce peut être exotique dans la province, mais être indigène ailleurs au Canada. Par exotique, on désigne un « taxon établi (naturalisé) dans une région autre que son aire d'origine, après y avoir été introduit délibérément ou accidentellement dans le cadre d'activités humaines »[2].

Le rang de précarité, ou rang de priorité de conservation, est un système de classification établit par NatureServe. L'évaluation de rang S, pour l'échelle provinciale, est employée dans cette liste. Les espèces exotiques ne sont pas évaluées et n'ont jamais de rang[3]. La rusticité évoquée dans le tableau fait référence aux zones de rusticité des plantes du Canada établit par Ressources naturelles Canada[4].

Photo Noms
français / scientifiques
Rang de
précarité
Notes Carte de répartition
Famille des Cupressaceae
Genévrier commun
Juniperus communis
Pas de rang Aux Îles de la Madeleine, on retrouve une variété, le genévrier des Îles de la Madeleine (J. c. megistocarpa), connu seulement de l'archipel madelinot et de l'Île de Sable[5]. Présent aussi en Europe, où il est souvent arborescent, le genévrier commun est ici plus souvent arbustif[6].
Genévrier horizontal
Juniperus horizontalis
En sécurité
Genévrier de Virginie
Juniperus virginiana
Pas de rang Les crayons et les boîtes de cigares sont presque toujours fabriqués avec son bois[6].
Thuya occidental
Thuja occidentalis
En sécurité Les rives du lac Duparquet abritent des spécimens de près de 1 000 ans comptant parmi les plus vieux arbres de l'est du continent. La raréfaction des cédrières est un enjeu de biodiversité, d'autant plus qu'elles abritent souvent des plantes rares ou vulnérables[5]. Communément appelé « cèdre » au Québec, mais à tort, car le vrai cèdre (Cedrus) est un genre qu'on retrouve en Asie et en Afrique. Son bois procure un excellent bois d'allumage[6].
Famille des Pinaceae
Pin blanc
Pinus strobus
En sécurité L'un des plus grand arbre de l'est du Canada - jusqu'à 90 m de haut et 2,5 m de diamètre - et l'une des essences les plus exploitée du 19e siècle. En 1811 seulement, les pinèdes de la province auraient fourni près de 20 000 mâts à la marine britannique[5],[6].
Pin rigide
Pinus rigida
En péril Le pin rigide a été découvert au Québec en 1954 par le botaniste Ernest Rouleau (en)[7].
Pin rouge
Pinus resinosa
En sécurité
Pin gris
Pinus banksiana
En sécurité Parfois erronément appelé « cyprès ». Le roman de Louis HémonMaria Chapdelaine – aurait contribué à répandre cette confusion[6].
Pin sylvestre
Pinus sylvestris
Exotique/Pas de rang Originaire d'Eurasie. L'une des premières essences à être introduite en Amérique du Nord. Rustique jusque dans la zone CA2[1].
Pin noir d'Autriche
Pinus nigra
Exotique/Pas de rang Originaire du sud de l'Europe. Planté en milieu urbain notamment à cause de sa tolérance à la pollution. Rustique jusque dans la zone CA4[1].
Mélèze laricin
Larix laricina
En sécurité Seul conifère indigène du Québec à perdre ses feuilles l'automne. En 1874, la tenthrède du mélèze détruisit presque complètement l'espèce, sauf les jeunes pousses qui permirent la recolonisation du territoire. Le nom « épinette rouge » était historiquement appliqué à ce conifère par les Canadiens français. Leurs ancêtres, en provenance des provinces françaises de la plaine (Normandie, Perche, Poitou et où l'on ne trouve pas le mélèze d'Europe), avaient l'habitude de rassembler sous le vocable « épinette » les conifères qu'ils ne connaissaient pas[6].
Mélèze d'Europe
Larix decidua
Exotique/Pas de rang Originaire d'Europe et naturalisé à divers endroits. Planté à des fins d'aménagement forestier et d'ornementation. Rustique jusque dans la zone CA3[1].
Sapin baumier
Abies balsamea
En sécurité Les vésicules de l'écorce du sapin baumier fournissent une substance universellement connu sous le nom de baume du Canada, et au Québec, sous le nom de gomme de sapin[6].
Épinette blanche
Picea glauca
En sécurité Les Premières Nations des régions boréales se servaient de son bois pour fabriquer des traîneaux, des pelles et des avirons, et de ses racines pour coudre des paniers, l'écorce des canots ou tresser des cordages[5].
Épinette rouge
Picea rubens
Apparemment en sécurité La raréfaction de cette espèce est devenue un enjeu important et de nouveaux scénarios sylvicoles sont mis au point pour rétablir les peuplements. Son bois est utilisé notamment en tonnellerie et en lutherie et sa résine cristallisée procure une excellente gomme à mâcher[5].
Épinette noire
Picea mariana
En sécurité L'écureuil roux a l'habitude de grignoter l'extrémité des branches strobolifères de ce conifère, ce qui en provoque la silhouette caractéristique avec une cime au feuillage dense (suivant le même principe que la taille d'une haie)[1]. Son bois procure une excellente fibre pour la pâte à papier. La bière d'épinette est traditionnellement brassée à partir de l'épinette noire[6].
Épinette de Norvège
Picea abies
Exotique/Pas de rang Originaire d'Eurasie. Utilisé pour le reboisement, comme arbre d'ornement et comme brise-vent. Rustique jusque dans la zone CA2[1]. Cette espèce peut atteindre 50 à 60 m de hauteur dans les meilleurs conditions. Les grands luthiers des 17e et 18e siècles utilisaient son bois pour fabriquer les tables d'harmonie de leurs instruments[5].
Pruche du Canada
Tsuga canadensis
Apparemment en sécurité Au 19e siècle, l'écorce ce cette espèce a été abondamment exploitée pour l'extraction des tanins nécessaires au tannage des peaux. Pour la seule année 1881, le Québec a fourni 86% de la production canadienne, soit 286 000 cordes d'écorce. Ce commerce a occasionné une raréfaction significative de la pruche dans la vallée du Saint-Laurent et dans les Cantons de l'Est[5].
If du Canada
Taxus canadensis
En sécurité Les taxanes extraits de l'écorce et des feuilles de plusieurs espèces d'ifs agissent sur la division cellulaire et permettent de traiter certains cancers. L'arille est comestible, mais la graine est toxique[5]. Parfois appelé à tort « buis », en référence au buis commun avec lequel il ne partage que certaines ressemblances[6].
Photo Noms
français / scientifiques
Rang de
précarité
Notes Carte de répartition
Famille des Sapindaceae
Érable à sucre
Acer saccharum
En sécurité L'érable à sucre est une des principales espèces de fin de succession de la forêt décidue. Sa sève est à la base de l'industrie acéricole québécoise qui exploite près de 50 millions d'entailles et fournit environ 70% de la production mondiale de sirop d'érable, exportée dans 68 pays[5].
Érable noir
Acer nigrum
Vulnérable La sève de l'érable noir s'exploite tout aussi bien que celle de l'érable à sucre[5]. Cette espèce, désignée vulnérable depuis 2012 selon la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables, est protégée et une autorisation pourrait être requise pour réaliser une activité en sa présence[8].
Érable rouge
Acer rubrum
En sécurité Également exploité pour sa sève, mais dans une moindre mesure car celle-ci est moins sucré et moins savoureuse[5].
Érable argenté
Acer saccharinum
Vulnérable Moitié moins sucré que celle de l'érable à sucre, sa sève fournit tout de même un sirop de bonne qualité. Le système racinaire très développé de l'érable argenté contribue à stabiliser les rives et à prévenir l'érosion[5].
Érable à Giguère
Acer negundo
Exotique/Pas de rang Planté au Québec comme arbre d'ornement (zone CA2) et maintenant naturalisé[1]. Originaire du Midwest américain et des Prairies canadiennes[5].
Érable à épis
Acer spicatum
En sécurité
Érable de Pennsylvanie
Acer pensylvanicum
En sécurité Cette espèce sert de nourriture pour plusieurs espèces animales et pour cela, a une grande valeur faunique[5].
Érable de Norvège
Acer platanoides
Exotique/Pas de rang Originaire d'Europe. Planté en milieu urbain et naturalisé en de nombreux endroits. Rustique jusque dans la zone CA5[1]. Observé pour la première fois en milieu naturel au Québec en 1922. Espèce exotique envahissante présentant un risque élevé pour la biodiversité et l'environnement du Québec. Elle figure sur la liste des espèces contre lesquelles il faut lutter en priorité[9].
Érable de l'Amour
Acer ginnala
Exotique/Pas de rang Originaire d'Asie. Rustique jusque dans la zone CA2[1].
Marronnier d’Inde
Aesculus hippocastanum
Exotique/Pas de rang Originaire des Balkans et naturalisé en divers endroits. Rustique jusque dans la zone CA5[1].
Phellodendron de l'Amour
Phellodendron amurense
Exotique/Pas de rang Originaire de l'est de l'Asie. Rustique jusque dans la zone CA3[1].
Famille des Rutaceae
Clavalier d'Amérique
Zanthoxylum americanum
Vulnérable Les feuilles du clavalier d'Amérique servent de nourriture au Grand porte-queue[5]. Les épines du clavalier rendent les haies de celui-ci particulièrement difficile à traverser[6].
Famille des Anacardiaceae
Sumac vinaigrier
Rhus typhina
En sécurité
Sumac à vernis
Toxicodendron vernix
En péril
Photo Noms
français / scientifiques
Rang de
précarité
Notes Carte de répartition
Famille des Oleaceae
Frêne blanc
Fraxinus americana
Pas de rang Le frêne blanc semble se raréfier dans le sud de la province dû aux périodes prolongées de sécheresses. Il est aussi menacé par l'agrile du frêne[5].
Frêne rouge
Fraxinus pennsylvanica
Vulnérable Cette espèce se raréfie rapidement dans le sud-ouest du Québec, victime de l'agrile du frêne[5].
Frêne noir
Fraxinus nigra
Vulnérable Bois facile à cintrer et recherché pour la fabrication de raquettes, de canots et pour la vannerie[1]. Victime de l'agrile du frêne, les populations de cette espèce sont en déclin[5].
Lilas commun
Syringa vulgaris
Exotique/Pas de rang Originaire de la péninsule des Balkans. Rustique jusque dans la zone CA2[1].
Photo Noms
français / scientifiques
Rang de
précarité
Notes Carte de répartition
Famille des Caprifoliaceae
Sureau blanc
Sambucus canadensis
En sécurité
Sureau rouge
Sambucus racemosa
En sécurité
Viorne flexible
Viburnum lentago
Vulnérable
Viorne mancienne
Viburnum lantana
Exotique/Pas de rang Originaire d'Europe. Rustique jusque dans la zone CA2[1].
Viorne comestible
Viburnum edule
En sécurité La viorne comestible est la plus nordique des viornes québécoises. Dans les régions où la plante est abondantes, les fruits constituent pour les populations locales une source importante de vitamine C et d'antioxydants[5].
Viorne trilobée
Viburnum trilobum
En sécurité Aussi appelé « pimbina », nom d'origine autochtone[6].
Viorne à feuilles d'aulne
Viburnum lantanoides
Apparemment en sécurité Aussi appelé « viorne bois-d'orignal ».
Photo Noms
français / scientifiques
Rang de
précarité
Notes Carte de répartition
Famille des Cornaceae
Cornouiller à feuilles alternes
Cornus alternifolia
Apparemment en sécurité
Photo Noms
français / scientifiques
Rang de
précarité
Notes Carte de répartition
Famille des Celastraceae
Fusain d'Europe
Euonymus europaeus
Exotique/Pas de rang Originaire d'Europe. Rustique jusque dans la zone CA4[1].
Fusain ailé
Euonymus alatus
Exotique/Pas de rang Originaire du nord-est de l'Asie. Rustique jusque dans la zone CA3[1].
Photo Noms
français / scientifiques
Rang de
précarité
Notes Carte de répartition
Famille des Rubiaceae
Céphalanthe occidental
Cephalanthus occidentalis
Vulnérable La céphalanthe atteint la taille d'un petit arbre dans le sud de son aire de répartition, mais au Québec elle n'est qu'un arbuste[6].
Photo Noms
français / scientifiques
Rang de
précarité
Notes Carte de répartition
Famille des Elaeagnaceae
Shépherdie du Canada
Shepherdia canadensis
Apparemment en sécurité
Argousier faux-nerprun
Hippophae rhamnoides
Exotique/Pas de rang Originaire d'Eurasie. Rustique jusque dans la zone CA2[1].
Olivier de Bohême
Elaeagnus angustifolia
Exotique/Pas de rang Originaire de d'Europe et de l'ouest de l'Asie. Rustique jusque dans la zone CA3[1].
Chalef argenté
Elaeagnus commutata
Vulnérable
Famille des Rosaceae
Sorbier plaisant
Sorbus decora
Pas de rang
Sorbier d'Amérique
Sorbus americana
En sécurité
Sorbier des oiseleurs
Sorbus aucuparia
Exotique/Pas de rang Originaire d'Europe. Rustique jusque dans la zone CA3[1].
Amélanchier arborescent
Amelanchier arborea
Pas de rang
Amélanchier glabre
Amelanchier laevis
Apparemment en sécurité
Amélanchier sanguin
Amelanchier sanguinea
Apparemment en sécurité
Amélanchier de Bartram
Amelanchier bartramiana
En sécurité Les fruits, appelés « amélanches » ou « petites poires », sont savoureux[5].
Pommier sauvage
Malus sylvestris
Exotique/Pas de rang Originaire d'Europe. Échappé de culture et naturalisé à maints endroits. Rustique jusque dans la zone CA3[1].
Cerisier acide
Prunus cerasus
Exotique/Pas de rang Originaire d'Eurasie. Échappé de culture. Rustique jusque dans la zone CA4[1].
Cerisier de Pennsylvanie
Prunus pensylvanica
En sécurité
Cerisier tardif
Prunus serotina
Pas de rang Le seul de nos cerisiers qui soit un grand arbre[6].
Cerisier de Virginie
Prunus virginiana
Pas de rang
Prunier noir
Prunus nigra
Vulnérable
Prunier d'Amérique
Prunus americana
Exotique/Pas de rang Espèce du centre de l'Amérique du Nord et présent dans le sud de la Saskatchewan, du Manitoba et de l'Ontario. Planté comme arbre d'ornement et pour ses fruits. Rustique jusque dans la zone CA3[1].
Aubépine dorée
Crataegus chrysocarpa
Pas de rang
Aubépine ponctuée
Crataegus punctata
Vulnérable
Aubépine ergot de Coq
Crataegus crus-galli
Gravement en péril Espèce désignée menacée depuis 2023 selon la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables. Espèce protégée pour laquelle une autorisation pourrait être requise pour réaliser une activité en sa présence[10].
Aubépine succulente
Crataegus succulenta
Pas de rang
Aubépine flabelliforme
Crataegus flabellata
Apparemment en sécurité
Illustration manquante Aubépine de Brainerd
Crataegus brainerdii
Gravement en péril Espèce rare observée en quelques endroits seulement au Québec[11].
Illustration manquante Aubépine suborbiculaire
Crataegus suborbiculata
En péril Répartition restreinte[12].
Illustration manquante Aubépine du Canada
Crataegus canadensis
En péril Répartition restreinte et endémique au Québec[13].
Aubépine dilatée
Crataegus coccinioides
Pas de rang Répartition restreinte. Espèce susceptible d'être désignée menacée ou vulnérable selon la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables[14].
Aubépine de Schuette
Crataegus schuettei
Gravement en péril Espèce rare observée en peu d'endroits au Québec[15].
Photo Noms
français / scientifiques
Rang de
précarité
Notes Carte de répartition
Famille des Juglandaceae
Noyer cendré
Juglans cinerea
Gravement en péril De plus en plus infecté par le chancre du noyer cendré[1]. Cette maladie a été signalée pour la première fois au Québec en 1990[16]. Les amandes, appelées cerneaux, sont excellentes, mais difficiles à extraire[5].
Noyer noir
Juglans nigra
Exotique/Pas de rang À l'état naturel, pousse dans le sud de l'Ontario et en Nouvelle-Angleterre. Planté pour ses fruits ou comme arbre d'ornement. Rustique jusque dans la zone CA3[1].
Caryer ovale
Carya ovata
Vulnérable Les amandes sont excellentes, mais difficiles à extraire. Un arbre de bonne taille peut produire jusqu'à 70 litres de noix lors d'une bonne année semencière, ce qui arrive tous les 2 ou 3 ans[5]. L'arbre adulte possède une écorce particulière avec de longues bandes verticales se détachant du tronc[6].
Caryer cordiforme
Carya cordiformis
Vulnérable Bois utilisé pour fumer le jambon et le bacon[1]. Ses amandes sont si amères que même les écureuils et les tamias les dédaignent[5].
Photo Noms
français / scientifiques
Rang de
précarité
Notes Carte de répartition
Famille des Fabaceae
Robinier faux-acacia
Robinia pseudoacacia
Exotique/Pas de rang Indigène de l'est des États-Unis, mais planté et naturalisé au sud du Canada. Rustique jusque dans la zone CA4[1]. Contient des substances toxiques[6].
Caragana arborescent
Caragana arborescens
Exotique/Pas de rang Originaire d'Asie orientale. Rustique jusque dans la zone CA2[1].
Photo Noms
français / scientifiques
Rang de
précarité
Notes Carte de répartition
Famille des Moraceae
Mûrier blanc
Morus alba
Exotique/Pas de rang Originaire d'Asie orientale. Rustique jusque dans la zone CA3[1].
Famille des Ulmaceae
Orme d'Amérique
Ulmus americana
Apparemment en sécurité Victime de la maladie hollandaise de l'orme. Sa taille et son port en parasol en font le plus majestueux et le plus gracieux des ormes. De nombreux peintres paysagistes lui ont rendu hommage[1],[5]. Arbre emblème de la ville de Québec[17].
Orme liège
Ulmus thomasii
En péril Bois le plus dure, le plus lourd, le plus fort et le plus résistant de tous les ormes[1]. Autrefois largement exploité dans la vallée de la rivière des Outaouais[6]. Aussi affecté par la maladie hollandaise de l'orme[18].
Orme rouge
Ulmus rubra
Vulnérable La maladie hollandaise de l'orme est en grande partie responsable de sa raréfaction actuelle[5].
Orme de Sibérie
Ulmus pumila
Exotique/Pas de rang Originaire d'Asie centrale. Rustique jusque dans la zone CA3[1].
Micocoulier occidental
Celtis occidentalis
Vulnérable Présence très dispersée à l'état naturel, mais fréquemment planté comme arbre d'ornement[1]. Autrefois assez commun dans les environs de Montréal, il s'est beaucoup raréfié depuis les années 1920[5].
Photo Noms
français / scientifiques
Rang de
précarité
Notes Carte de répartition
Famille des Platanaceae
Platane occidental
Platanus occidentalis
Gravement en péril L'une des plus grande essence feuillue de l'est de l'Amérique du Nord[1]. Le platane occidental a été découvert au Québec en 2010, près de la frontière américaine. Dans la province, cette espèce pousse dans les marécages boisés inondés lors des crues printanières[19].
Photo Noms
français / scientifiques
Rang de
précarité
Notes Carte de répartition
Famille des Fagaceae
Chêne rouge d'Amérique
Quercus rubra
En sécurité De loin le plus abondant chêne du Québec. Aux 18e et 19e siècles, le chêne rouge a été exploité intensivement pour la construction navale[5].
Chêne blanc
Quercus alba
Vulnérable Son bois, dur, flexible et résistant à la pourriture est notamment utilisé en tonnellerie pour le vin et les alcools forts[5].
Chêne à gros fruits
Quercus macrocarpa
Apparemment en sécurité Les caractéristiques de son bois sont les mêmes que pour le chêne blanc. On a longtemps exporté le bois de ces deux essences vers certains pays tropicaux à partir du port de Québec[6].
Chêne bicolore
Quercus bicolor
En péril La réserve écologique Marcel-Raymond protège la plus vaste chênaie bicolore du Québec[5].
Hêtre à grandes feuilles
Fagus grandifolia
Apparemment en sécurité La maladie corticale du hêtre, ou chancre du hêtre, décime les populations de cette espèce dans une grande partie de son aire de répartition. Les faînes se mangent crues ou grillées[5]. Les animaux apprécient également les faînes, notamment l'ours noir qui, en grimpant les arbres, marque l'écorce lisse des troncs avec ses griffes de façon reconnaissable et permanente[20].
Famille des Betulaceae
Bouleau à papier
Betula papyrifera
En sécurité En plus du canot, l'écorce du bouleau à papier a aussi servi à fabriquer des contenants et des abris. Dans les années 1920 et 1930, ce bouleau a été victime du dépérissement en cime, responsable de la mort de millions d'arbres[5]. Il ne forme jamais de peuplements pures, sauf suite à un feu de forêt[6].
Bouleau à feuilles cordées
Betula cordifolia
En sécurité
Illustration manquante Bouleau bleu
Betula ×caerulea-grandis
Hybride/Pas de rang Hybride entre les bouleaux à papier et à feuilles cordées. S'observe dans l'est du Québec, Terre-Neuve-et-Labrador, les Maritimes et la Nouvelle-Angleterre[1].
Bouleau gris
Betula populifolia
Apparemment en sécurité Difficile à distinguer du Bouleau verruqueux[5].
Bouleau verruqueux
Betula pendula
Exotique/Pas de rang Originaire d'Eurasie et naturalisé en plusieurs endroit au Québec. Difficile à distinguer du Bouleau gris[5].
Bouleau jaune
Betula alleghaniensis
Apparemment en sécurité Aussi appelé « merisier »[6]. Arbre emblème du Québec.
Aulne rugueux
Alnus incana
Pas de rang Synonyme : Aulne blanc (sous-espèce rugosa)
Aulne crispé
Alnus viridis
Pas de rang
Aulne tendre
Alnus serrulata
En péril
Charme de Virginie
Carpinus caroliniana
Pas de rang Bois dur et fort, utile pour la fabrication de manches d'outils[1].
Ostryer de Virginie
Ostrya virginiana
Apparemment en sécurité Bois dur utile pour la fabrication de manches d'outils[1].
Noisetier à long bec
Corylus cornuta
Pas de rang L'Île aux Coudres doit son nom à l'abondance des noisetiers observés sur l'île par Jacques Cartier en 1535[5]. Le noisetier à long bec est apprécié des sourciers[6].
Photo Noms
français / scientifiques
Rang de
précarité
Notes Carte de répartition
Famille des Hamamelidaceae
Hamamélis de Virginie
Hamamelis virginiana
Vulnérable Contient une huile volatile vendue commercialement sous le nom d'huile d'hammamélis ou huile de café du diable[1]. Le fruit de l'hamamélis, une capsule de 10 à 15 mm de long, provoque un son audible lorsque qu'il s'ouvre et les graines à l'intérieur sont projetés jusqu'à 10 m de distance[5].
Photo Noms
français / scientifiques
Rang de
précarité
Notes Carte de répartition
Famille des Aquifoliaceae
Houx verticillé
Ilex verticillata
En sécurité
Némopanthe mucroné
Ilex mucronata
En sécurité
Photo Noms
français / scientifiques
Rang de
précarité
Notes Carte de répartition
Famille des Rhamnaceae
Nerprun cathartique
Rhamnus cathartica
Exotique/Pas de rang Originaire d'Europe. Rustique jusque dans la zone CA3[1]. Le nerprun cathartique est établi au Québec depuis 1900. Cette espèce, considérée comme une espèce exotique envahissante à risque élevé pour la biodiversité et l'environnement, figure sur la liste des espèces jugées prioritaires en matière de lutte au Québec. Il est interdit d'en faire la culture au Québec depuis le 4 juin 2026[21].
Nerprun bourdaine
Frangula alnus
Exotique/Pas de rang Originaire d'Europe. Rustique jusque dans la zone CA3[1]. Le Nerprun bourdaine est présent au Québec depuis 1886. Cette espèce, considérée comme une espèce exotique envahissante à risque élevé pour la biodiversité et l'environnement, figure sur la liste des espèces jugées prioritaires en matière de lutte au Québec. Il est interdit d'en faire la culture au Québec depuis le 4 juin 2026 et il sera interdit d'en faire la vente au Québec à compter du 4 juin 2027[22].
Photo Noms
français / scientifiques
Rang de
précarité
Notes Carte de répartition
Famille des Tiliaceae
Tilleul d'Amérique
Tilia americana
Apparemment en sécurité Bois recherché pour la sculpture artisanale[1]. Le tilleul d'Amérique produit un excellent miel[5].
Photo Noms
français / scientifiques
Rang de
précarité
Notes Carte de répartition
Famille des Saliceae
Saule à feuilles de pêcher
Salix amygdaloides
En péril
Saule de Bebb
Salix bebbiana
En sécurité
Illustration manquante Saule arbustif
Salix arbusculoides
En péril
Saule discolore
Salix discolor
En sécurité Souvent utilisé pour restaurer et stabiliser les berges érodées[5]. Surnommé parfois « chaton » pour ses fleurs caractéristiques qui apparaissent au printemps[6].
Saule brillant
Salix lucida
En sécurité
Saule noir
Salix nigra
Apparemment en sécurité
Saule fragile
Salix fragilis
Exotique/Pas de rang Originaire d'Europe. Rustique jusque dans la zone CA3[1].
Saule blanc
Salix alba
Exotique/Pas de rang Originaire d'Eurasie. Rustique jusque dans la zone CA3[1].
Saule feutré
Salix alaxensis
Pas de rang Au nord-ouest de l'Amérique du Nord, cette espèce peut atteindre 5 m de hauteur dans de bonnes conditions[1].
Saule à long pétiole
Salix petiolaris
En sécurité
Saule à tête laineuse
Salix eriocephala
En sécurité
Saule satiné
Salix pellita
En sécurité
Saule pourpre
Salix purpurea
Exotique/Pas de rang Originaire d'Eurasie. Rustique jusque dans la zone CA4[1].
Saule à feuilles de poirier
Salix pyrifolia
En sécurité
Peuplier baumier
Populus balsamifera
En sécurité Souvent planté comme rideau-abri et brise-vent[1]. Les bourgeons résineux et collants embaument l'air au printemps[5].
Peuplier hybride de Jack
Populus ×jackii
Hybride/Pas de rang Hybride entre les peupliers baumier et deltoïde.
Peuplier deltoïde
Populus deltoides
Pas de rang Ce peuplier peut atteindre 40 m de hauteur, 2,2 m de diamètre et 120 ans. Sa croissance en hauteur est très rapide, jusqu'à 1,5 m annuellement. Il est utilisé pour stabiliser les berges des cours d'eau[5].
Peuplier faux-tremble
Populus tremuloides
En sécurité C'est l'une des essences préférées du castor. Le nom « faux-tremble » fait référence au peuplier tremble, une espèce d'Eurasie, mais duquel on veut le distinguer et avec lequel il partage la caractéristique d'avoir des feuilles qui tremblent à la moindre brise[5]. Cette essence forme des colonies clonales qui en font l'organisme le plus lourd et le plus ancien de la planète.
Peuplier à grandes dents
Populus grandidentata
En sécurité
Peuplier noir
Populus nigra
Exotique/Pas de rang Originaire d'Europe. Rustique jusque dans la zone CA4[1].
Peuplier blanc
Populus alba
Exotique/Pas de rang Parmi les premières essences européennes introduites en Amérique du Nord. Rustique jusque dans la zone CA2[1].
Peuplier du Canada
Populus ×canadensis
Hybride/Pas de rang Hybride entre les peupliers deltoïde et noir.

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 John Laird Farrar, Service canadien des forêts (trad. de l'anglais par Suzanne Chartrand, Maryse Chynchuck et Marc Favreau, ill. Stephen Aitken et Anthony Scullion), Les arbres du Canada Trees in Canada »], Ottawa, Ressources naturelles Canada, 2017 ©1996, 502 p., illustrations en partie en couleur, cartes en couleur ; 26 cm (ISBN 978-2-7621-4093-4 et 2-7621-4093-5, OCLC 990382096, lire en ligne)
  2. 1 2 L. Brouillet, F. Coursol, S.J. Meades, M. Favreau, M. Anions, P. Bélisle et P. Desmet, Canadensys, « Recherche de noms - Base de données des plantes vasculaires du Canada (VASCAN) », sur data.canadensys.net, 2010+ (consulté le )
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  4. Ressources naturelles Canada, « Site sur la rusticité des plantes du Canada » [archive du ], sur www.planthardiness.gc.ca (consulté le )
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Articles connexes

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