Liste des arbres au Québec

Cette liste recense les arbres au Québec. Elle comporte 131 espèces d'arbres et trois hybrides, dont 99 espèces indigènes et 32 espèces introduites. Les espèces introduites sont indiquées comme « exotique » dans le rang de précarité. Il y a plusieurs espèces exotiques au Québec, seules les plus couramment rencontrées ou naturalisées ont été retenues.
La liste se base principalement sur deux sources : Les arbres du Canada, 2017 de John Laird Farrar[1], et VASCAN, la Base de données des plantes vasculaires du Canada[2]. Les noms vulgaires et le statut d'exotique proviennent de VASCAN. Le statut exotique concerne spécifiquement le territoire du Québec : une espèce peut être exotique dans la province, mais être indigène ailleurs au Canada. Par exotique, on désigne un « taxon établi (naturalisé) dans une région autre que son aire d'origine, après y avoir été introduit délibérément ou accidentellement dans le cadre d'activités humaines »[2].
Le rang de précarité, ou rang de priorité de conservation, est un système de classification établit par NatureServe. L'évaluation de rang S, pour l'échelle provinciale, est employée dans cette liste. Les espèces exotiques ne sont pas évaluées et n'ont jamais de rang[3]. La rusticité évoquée dans le tableau fait référence aux zones de rusticité des plantes du Canada établit par Ressources naturelles Canada[4].
- Carte topographique de la province
- Zones de végétation et domaines bioclimatiques du Québec
- Aires approximatives des écorégions du Québec
| Photo | Noms français / scientifiques |
Rang de précarité |
Notes | Carte de répartition |
|---|---|---|---|---|
| Famille des Cupressaceae | ||||
| Genévrier commun Juniperus communis |
Pas de rang | Aux Îles de la Madeleine, on retrouve une variété, le genévrier des Îles de la Madeleine (J. c. megistocarpa), connu seulement de l'archipel madelinot et de l'Île de Sable[5]. Présent aussi en Europe, où il est souvent arborescent, le genévrier commun est ici plus souvent arbustif[6]. | ||
| Genévrier horizontal Juniperus horizontalis |
En sécurité | |||
| Genévrier de Virginie Juniperus virginiana |
Pas de rang | Les crayons et les boîtes de cigares sont presque toujours fabriqués avec son bois[6]. | ||
| Thuya occidental Thuja occidentalis |
En sécurité | Les rives du lac Duparquet abritent des spécimens de près de 1 000 ans comptant parmi les plus vieux arbres de l'est du continent. La raréfaction des cédrières est un enjeu de biodiversité, d'autant plus qu'elles abritent souvent des plantes rares ou vulnérables[5]. Communément appelé « cèdre » au Québec, mais à tort, car le vrai cèdre (Cedrus) est un genre qu'on retrouve en Asie et en Afrique. Son bois procure un excellent bois d'allumage[6]. | ||
| Famille des Pinaceae | ||||
| Pin blanc Pinus strobus |
En sécurité | L'un des plus grand arbre de l'est du Canada - jusqu'à 90 m de haut et 2,5 m de diamètre - et l'une des essences les plus exploitée du 19e siècle. En 1811 seulement, les pinèdes de la province auraient fourni près de 20 000 mâts à la marine britannique[5],[6]. | ||
| Pin rigide Pinus rigida |
En péril | Le pin rigide a été découvert au Québec en 1954 par le botaniste Ernest Rouleau (en)[7]. | ||
| Pin rouge Pinus resinosa |
En sécurité | |||
| Pin gris Pinus banksiana |
En sécurité | Parfois erronément appelé « cyprès ». Le roman de Louis Hémon – Maria Chapdelaine – aurait contribué à répandre cette confusion[6]. | ||
| Pin sylvestre Pinus sylvestris |
Exotique/Pas de rang | Originaire d'Eurasie. L'une des premières essences à être introduite en Amérique du Nord. Rustique jusque dans la zone CA2[1]. | ||
| Pin noir d'Autriche Pinus nigra |
Exotique/Pas de rang | Originaire du sud de l'Europe. Planté en milieu urbain notamment à cause de sa tolérance à la pollution. Rustique jusque dans la zone CA4[1]. | ||
| Mélèze laricin Larix laricina |
En sécurité | Seul conifère indigène du Québec à perdre ses feuilles l'automne. En 1874, la tenthrède du mélèze détruisit presque complètement l'espèce, sauf les jeunes pousses qui permirent la recolonisation du territoire. Le nom « épinette rouge » était historiquement appliqué à ce conifère par les Canadiens français. Leurs ancêtres, en provenance des provinces françaises de la plaine (Normandie, Perche, Poitou et où l'on ne trouve pas le mélèze d'Europe), avaient l'habitude de rassembler sous le vocable « épinette » les conifères qu'ils ne connaissaient pas[6]. | ||
| Mélèze d'Europe Larix decidua |
Exotique/Pas de rang | Originaire d'Europe et naturalisé à divers endroits. Planté à des fins d'aménagement forestier et d'ornementation. Rustique jusque dans la zone CA3[1]. | ||
| Sapin baumier Abies balsamea |
En sécurité | Les vésicules de l'écorce du sapin baumier fournissent une substance universellement connu sous le nom de baume du Canada, et au Québec, sous le nom de gomme de sapin[6]. | ||
| Épinette blanche Picea glauca |
En sécurité | Les Premières Nations des régions boréales se servaient de son bois pour fabriquer des traîneaux, des pelles et des avirons, et de ses racines pour coudre des paniers, l'écorce des canots ou tresser des cordages[5]. | ||
| Épinette rouge Picea rubens |
Apparemment en sécurité | La raréfaction de cette espèce est devenue un enjeu important et de nouveaux scénarios sylvicoles sont mis au point pour rétablir les peuplements. Son bois est utilisé notamment en tonnellerie et en lutherie et sa résine cristallisée procure une excellente gomme à mâcher[5]. | ||
| Épinette noire Picea mariana |
En sécurité | L'écureuil roux a l'habitude de grignoter l'extrémité des branches strobolifères de ce conifère, ce qui en provoque la silhouette caractéristique avec une cime au feuillage dense (suivant le même principe que la taille d'une haie)[1]. Son bois procure une excellente fibre pour la pâte à papier. La bière d'épinette est traditionnellement brassée à partir de l'épinette noire[6]. | ||
| Épinette de Norvège Picea abies |
Exotique/Pas de rang | Originaire d'Eurasie. Utilisé pour le reboisement, comme arbre d'ornement et comme brise-vent. Rustique jusque dans la zone CA2[1]. Cette espèce peut atteindre 50 à 60 m de hauteur dans les meilleurs conditions. Les grands luthiers des 17e et 18e siècles utilisaient son bois pour fabriquer les tables d'harmonie de leurs instruments[5]. | ||
| Pruche du Canada Tsuga canadensis |
Apparemment en sécurité | Au 19e siècle, l'écorce ce cette espèce a été abondamment exploitée pour l'extraction des tanins nécessaires au tannage des peaux. Pour la seule année 1881, le Québec a fourni 86% de la production canadienne, soit 286 000 cordes d'écorce. Ce commerce a occasionné une raréfaction significative de la pruche dans la vallée du Saint-Laurent et dans les Cantons de l'Est[5]. | ||
| If du Canada Taxus canadensis |
En sécurité | Les taxanes extraits de l'écorce et des feuilles de plusieurs espèces d'ifs agissent sur la division cellulaire et permettent de traiter certains cancers. L'arille est comestible, mais la graine est toxique[5]. Parfois appelé à tort « buis », en référence au buis commun avec lequel il ne partage que certaines ressemblances[6]. | ||
Ordre Sapindales
modifier| Photo | Noms français / scientifiques |
Rang de précarité |
Notes | Carte de répartition |
|---|---|---|---|---|
| Famille des Sapindaceae | ||||
| Érable à sucre Acer saccharum |
En sécurité | L'érable à sucre est une des principales espèces de fin de succession de la forêt décidue. Sa sève est à la base de l'industrie acéricole québécoise qui exploite près de 50 millions d'entailles et fournit environ 70% de la production mondiale de sirop d'érable, exportée dans 68 pays[5]. | ||
| Érable noir Acer nigrum |
Vulnérable | La sève de l'érable noir s'exploite tout aussi bien que celle de l'érable à sucre[5]. Cette espèce, désignée vulnérable depuis 2012 selon la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables, est protégée et une autorisation pourrait être requise pour réaliser une activité en sa présence[8]. | ||
| Érable rouge Acer rubrum |
En sécurité | Également exploité pour sa sève, mais dans une moindre mesure car celle-ci est moins sucré et moins savoureuse[5]. | ||
| Érable argenté Acer saccharinum |
Vulnérable | Moitié moins sucré que celle de l'érable à sucre, sa sève fournit tout de même un sirop de bonne qualité. Le système racinaire très développé de l'érable argenté contribue à stabiliser les rives et à prévenir l'érosion[5]. | ||
| Érable à Giguère Acer negundo |
Exotique/Pas de rang | Planté au Québec comme arbre d'ornement (zone CA2) et maintenant naturalisé[1]. Originaire du Midwest américain et des Prairies canadiennes[5]. | ||
| Érable à épis Acer spicatum |
En sécurité | |||
| Érable de Pennsylvanie Acer pensylvanicum |
En sécurité | Cette espèce sert de nourriture pour plusieurs espèces animales et pour cela, a une grande valeur faunique[5]. | ||
| Érable de Norvège Acer platanoides |
Exotique/Pas de rang | Originaire d'Europe. Planté en milieu urbain et naturalisé en de nombreux endroits. Rustique jusque dans la zone CA5[1]. Observé pour la première fois en milieu naturel au Québec en 1922. Espèce exotique envahissante présentant un risque élevé pour la biodiversité et l'environnement du Québec. Elle figure sur la liste des espèces contre lesquelles il faut lutter en priorité[9]. | ||
| Érable de l'Amour Acer ginnala |
Exotique/Pas de rang | Originaire d'Asie. Rustique jusque dans la zone CA2[1]. | ||
| Marronnier d’Inde Aesculus hippocastanum |
Exotique/Pas de rang | Originaire des Balkans et naturalisé en divers endroits. Rustique jusque dans la zone CA5[1]. | ||
| Phellodendron de l'Amour Phellodendron amurense |
Exotique/Pas de rang | Originaire de l'est de l'Asie. Rustique jusque dans la zone CA3[1]. | ||
| Famille des Rutaceae | ||||
| Clavalier d'Amérique Zanthoxylum americanum |
Vulnérable | Les feuilles du clavalier d'Amérique servent de nourriture au Grand porte-queue[5]. Les épines du clavalier rendent les haies de celui-ci particulièrement difficile à traverser[6]. | ||
| Famille des Anacardiaceae | ||||
| Sumac vinaigrier Rhus typhina |
En sécurité | |||
| Sumac à vernis Toxicodendron vernix |
En péril | |||
Ordre Lamiales ou Scrophulariales
modifier| Photo | Noms français / scientifiques |
Rang de précarité |
Notes | Carte de répartition |
|---|---|---|---|---|
| Famille des Oleaceae | ||||
| Frêne blanc Fraxinus americana |
Pas de rang | Le frêne blanc semble se raréfier dans le sud de la province dû aux périodes prolongées de sécheresses. Il est aussi menacé par l'agrile du frêne[5]. | ||
| Frêne rouge Fraxinus pennsylvanica |
Vulnérable | Cette espèce se raréfie rapidement dans le sud-ouest du Québec, victime de l'agrile du frêne[5]. | ||
| Frêne noir Fraxinus nigra |
Vulnérable | Bois facile à cintrer et recherché pour la fabrication de raquettes, de canots et pour la vannerie[1]. Victime de l'agrile du frêne, les populations de cette espèce sont en déclin[5]. | ||
| Lilas commun Syringa vulgaris |
Exotique/Pas de rang | Originaire de la péninsule des Balkans. Rustique jusque dans la zone CA2[1]. | ||
Ordre Dipsacales
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Rang de précarité |
Notes | Carte de répartition |
|---|---|---|---|---|
| Famille des Caprifoliaceae | ||||
| Sureau blanc Sambucus canadensis |
En sécurité | |||
| Sureau rouge Sambucus racemosa |
En sécurité | |||
| Viorne flexible Viburnum lentago |
Vulnérable | |||
| Viorne mancienne Viburnum lantana |
Exotique/Pas de rang | Originaire d'Europe. Rustique jusque dans la zone CA2[1]. | ||
| Viorne comestible Viburnum edule |
En sécurité | La viorne comestible est la plus nordique des viornes québécoises. Dans les régions où la plante est abondantes, les fruits constituent pour les populations locales une source importante de vitamine C et d'antioxydants[5]. | ||
| Viorne trilobée Viburnum trilobum |
En sécurité | Aussi appelé « pimbina », nom d'origine autochtone[6]. | ||
| Viorne à feuilles d'aulne Viburnum lantanoides |
Apparemment en sécurité | Aussi appelé « viorne bois-d'orignal ». | ||
| Photo | Noms français / scientifiques |
Rang de précarité |
Notes | Carte de répartition |
|---|---|---|---|---|
| Famille des Cornaceae | ||||
| Cornouiller à feuilles alternes Cornus alternifolia |
Apparemment en sécurité | |||
Ordre Celastrales
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Rang de précarité |
Notes | Carte de répartition |
|---|---|---|---|---|
| Famille des Celastraceae | ||||
| Fusain d'Europe Euonymus europaeus |
Exotique/Pas de rang | Originaire d'Europe. Rustique jusque dans la zone CA4[1]. | ||
| Fusain ailé Euonymus alatus |
Exotique/Pas de rang | Originaire du nord-est de l'Asie. Rustique jusque dans la zone CA3[1]. | ||
Ordre Gentianales
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Rang de précarité |
Notes | Carte de répartition |
|---|---|---|---|---|
| Famille des Rubiaceae | ||||
| Céphalanthe occidental Cephalanthus occidentalis |
Vulnérable | La céphalanthe atteint la taille d'un petit arbre dans le sud de son aire de répartition, mais au Québec elle n'est qu'un arbuste[6]. | ||
| Photo | Noms français / scientifiques |
Rang de précarité |
Notes | Carte de répartition |
|---|---|---|---|---|
| Famille des Elaeagnaceae | ||||
| Shépherdie du Canada Shepherdia canadensis |
Apparemment en sécurité | |||
| Argousier faux-nerprun Hippophae rhamnoides |
Exotique/Pas de rang | Originaire d'Eurasie. Rustique jusque dans la zone CA2[1]. | ||
| Olivier de Bohême Elaeagnus angustifolia |
Exotique/Pas de rang | Originaire de d'Europe et de l'ouest de l'Asie. Rustique jusque dans la zone CA3[1]. | ||
| Chalef argenté Elaeagnus commutata |
Vulnérable | |||
| Famille des Rosaceae | ||||
| Sorbier plaisant Sorbus decora |
Pas de rang | |||
| Sorbier d'Amérique Sorbus americana |
En sécurité | |||
| Sorbier des oiseleurs Sorbus aucuparia |
Exotique/Pas de rang | Originaire d'Europe. Rustique jusque dans la zone CA3[1]. | ||
| Amélanchier arborescent Amelanchier arborea |
Pas de rang | |||
| Amélanchier glabre Amelanchier laevis |
Apparemment en sécurité | |||
| Amélanchier sanguin Amelanchier sanguinea |
Apparemment en sécurité | |||
| Amélanchier de Bartram Amelanchier bartramiana |
En sécurité | Les fruits, appelés « amélanches » ou « petites poires », sont savoureux[5]. | ||
| Pommier sauvage Malus sylvestris |
Exotique/Pas de rang | Originaire d'Europe. Échappé de culture et naturalisé à maints endroits. Rustique jusque dans la zone CA3[1]. | ||
| Cerisier acide Prunus cerasus |
Exotique/Pas de rang | Originaire d'Eurasie. Échappé de culture. Rustique jusque dans la zone CA4[1]. | ||
| Cerisier de Pennsylvanie Prunus pensylvanica |
En sécurité | |||
| Cerisier tardif Prunus serotina |
Pas de rang | Le seul de nos cerisiers qui soit un grand arbre[6]. | ||
| Cerisier de Virginie Prunus virginiana |
Pas de rang | |||
| Prunier noir Prunus nigra |
Vulnérable | |||
| Prunier d'Amérique Prunus americana |
Exotique/Pas de rang | Espèce du centre de l'Amérique du Nord et présent dans le sud de la Saskatchewan, du Manitoba et de l'Ontario. Planté comme arbre d'ornement et pour ses fruits. Rustique jusque dans la zone CA3[1]. | ||
| Aubépine dorée Crataegus chrysocarpa |
Pas de rang | |||
| Aubépine ponctuée Crataegus punctata |
Vulnérable | |||
| Aubépine ergot de Coq Crataegus crus-galli |
Gravement en péril | Espèce désignée menacée depuis 2023 selon la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables. Espèce protégée pour laquelle une autorisation pourrait être requise pour réaliser une activité en sa présence[10]. | ||
| Aubépine succulente Crataegus succulenta |
Pas de rang | |||
| Aubépine flabelliforme Crataegus flabellata |
Apparemment en sécurité | |||
| Aubépine de Brainerd Crataegus brainerdii |
Gravement en péril | Espèce rare observée en quelques endroits seulement au Québec[11]. | ||
| Aubépine suborbiculaire Crataegus suborbiculata |
En péril | Répartition restreinte[12]. | ||
| Aubépine du Canada Crataegus canadensis |
En péril | Répartition restreinte et endémique au Québec[13]. | ||
| Aubépine dilatée Crataegus coccinioides |
Pas de rang | Répartition restreinte. Espèce susceptible d'être désignée menacée ou vulnérable selon la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables[14]. | ||
| Aubépine de Schuette Crataegus schuettei |
Gravement en péril | Espèce rare observée en peu d'endroits au Québec[15]. | ||
Ordre Juglandales
modifier| Photo | Noms français / scientifiques |
Rang de précarité |
Notes | Carte de répartition |
|---|---|---|---|---|
| Famille des Juglandaceae | ||||
| Noyer cendré Juglans cinerea |
Gravement en péril | De plus en plus infecté par le chancre du noyer cendré[1]. Cette maladie a été signalée pour la première fois au Québec en 1990[16]. Les amandes, appelées cerneaux, sont excellentes, mais difficiles à extraire[5]. | ||
| Noyer noir Juglans nigra |
Exotique/Pas de rang | À l'état naturel, pousse dans le sud de l'Ontario et en Nouvelle-Angleterre. Planté pour ses fruits ou comme arbre d'ornement. Rustique jusque dans la zone CA3[1]. | ||
| Caryer ovale Carya ovata |
Vulnérable | Les amandes sont excellentes, mais difficiles à extraire. Un arbre de bonne taille peut produire jusqu'à 70 litres de noix lors d'une bonne année semencière, ce qui arrive tous les 2 ou 3 ans[5]. L'arbre adulte possède une écorce particulière avec de longues bandes verticales se détachant du tronc[6]. | ||
| Caryer cordiforme Carya cordiformis |
Vulnérable | Bois utilisé pour fumer le jambon et le bacon[1]. Ses amandes sont si amères que même les écureuils et les tamias les dédaignent[5]. | ||
| Photo | Noms français / scientifiques |
Rang de précarité |
Notes | Carte de répartition |
|---|---|---|---|---|
| Famille des Fabaceae | ||||
| Robinier faux-acacia Robinia pseudoacacia |
Exotique/Pas de rang | Indigène de l'est des États-Unis, mais planté et naturalisé au sud du Canada. Rustique jusque dans la zone CA4[1]. Contient des substances toxiques[6]. | ||
| Caragana arborescent Caragana arborescens |
Exotique/Pas de rang | Originaire d'Asie orientale. Rustique jusque dans la zone CA2[1]. | ||
| Photo | Noms français / scientifiques |
Rang de précarité |
Notes | Carte de répartition |
|---|---|---|---|---|
| Famille des Moraceae | ||||
| Mûrier blanc Morus alba |
Exotique/Pas de rang | Originaire d'Asie orientale. Rustique jusque dans la zone CA3[1]. | ||
| Famille des Ulmaceae | ||||
| Orme d'Amérique Ulmus americana |
Apparemment en sécurité | Victime de la maladie hollandaise de l'orme. Sa taille et son port en parasol en font le plus majestueux et le plus gracieux des ormes. De nombreux peintres paysagistes lui ont rendu hommage[1],[5]. Arbre emblème de la ville de Québec[17]. | ||
| Orme liège Ulmus thomasii |
En péril | Bois le plus dure, le plus lourd, le plus fort et le plus résistant de tous les ormes[1]. Autrefois largement exploité dans la vallée de la rivière des Outaouais[6]. Aussi affecté par la maladie hollandaise de l'orme[18]. | ||
| Orme rouge Ulmus rubra |
Vulnérable | La maladie hollandaise de l'orme est en grande partie responsable de sa raréfaction actuelle[5]. | ||
| Orme de Sibérie Ulmus pumila |
Exotique/Pas de rang | Originaire d'Asie centrale. Rustique jusque dans la zone CA3[1]. | ||
| Micocoulier occidental Celtis occidentalis |
Vulnérable | Présence très dispersée à l'état naturel, mais fréquemment planté comme arbre d'ornement[1]. Autrefois assez commun dans les environs de Montréal, il s'est beaucoup raréfié depuis les années 1920[5]. | ||
| Photo | Noms français / scientifiques |
Rang de précarité |
Notes | Carte de répartition |
|---|---|---|---|---|
| Famille des Platanaceae | ||||
| Platane occidental Platanus occidentalis |
Gravement en péril | L'une des plus grande essence feuillue de l'est de l'Amérique du Nord[1]. Le platane occidental a été découvert au Québec en 2010, près de la frontière américaine. Dans la province, cette espèce pousse dans les marécages boisés inondés lors des crues printanières[19]. | ||
| Photo | Noms français / scientifiques |
Rang de précarité |
Notes | Carte de répartition |
|---|---|---|---|---|
| Famille des Fagaceae | ||||
| Chêne rouge d'Amérique Quercus rubra |
En sécurité | De loin le plus abondant chêne du Québec. Aux 18e et 19e siècles, le chêne rouge a été exploité intensivement pour la construction navale[5]. | ||
| Chêne blanc Quercus alba |
Vulnérable | Son bois, dur, flexible et résistant à la pourriture est notamment utilisé en tonnellerie pour le vin et les alcools forts[5]. | ||
| Chêne à gros fruits Quercus macrocarpa |
Apparemment en sécurité | Les caractéristiques de son bois sont les mêmes que pour le chêne blanc. On a longtemps exporté le bois de ces deux essences vers certains pays tropicaux à partir du port de Québec[6]. | ||
| Chêne bicolore Quercus bicolor |
En péril | La réserve écologique Marcel-Raymond protège la plus vaste chênaie bicolore du Québec[5]. | ||
| Hêtre à grandes feuilles Fagus grandifolia |
Apparemment en sécurité | La maladie corticale du hêtre, ou chancre du hêtre, décime les populations de cette espèce dans une grande partie de son aire de répartition. Les faînes se mangent crues ou grillées[5]. Les animaux apprécient également les faînes, notamment l'ours noir qui, en grimpant les arbres, marque l'écorce lisse des troncs avec ses griffes de façon reconnaissable et permanente[20]. | ||
| Famille des Betulaceae | ||||
| Bouleau à papier Betula papyrifera |
En sécurité | En plus du canot, l'écorce du bouleau à papier a aussi servi à fabriquer des contenants et des abris. Dans les années 1920 et 1930, ce bouleau a été victime du dépérissement en cime, responsable de la mort de millions d'arbres[5]. Il ne forme jamais de peuplements pures, sauf suite à un feu de forêt[6]. | ||
| Bouleau à feuilles cordées Betula cordifolia |
En sécurité | |||
| Bouleau bleu Betula ×caerulea-grandis |
Hybride/Pas de rang | Hybride entre les bouleaux à papier et à feuilles cordées. S'observe dans l'est du Québec, Terre-Neuve-et-Labrador, les Maritimes et la Nouvelle-Angleterre[1]. | ||
| Bouleau gris Betula populifolia |
Apparemment en sécurité | Difficile à distinguer du Bouleau verruqueux[5]. | ||
| Bouleau verruqueux Betula pendula |
Exotique/Pas de rang | Originaire d'Eurasie et naturalisé en plusieurs endroit au Québec. Difficile à distinguer du Bouleau gris[5]. | ||
| Bouleau jaune Betula alleghaniensis |
Apparemment en sécurité | Aussi appelé « merisier »[6]. Arbre emblème du Québec. | ||
| Aulne rugueux Alnus incana |
Pas de rang | Synonyme : Aulne blanc (sous-espèce rugosa) | ||
| Aulne crispé Alnus viridis |
Pas de rang | |||
| Aulne tendre Alnus serrulata |
En péril | |||
| Charme de Virginie Carpinus caroliniana |
Pas de rang | Bois dur et fort, utile pour la fabrication de manches d'outils[1]. | ||
| Ostryer de Virginie Ostrya virginiana |
Apparemment en sécurité | Bois dur utile pour la fabrication de manches d'outils[1]. | ||
| Noisetier à long bec Corylus cornuta |
Pas de rang | L'Île aux Coudres doit son nom à l'abondance des noisetiers observés sur l'île par Jacques Cartier en 1535[5]. Le noisetier à long bec est apprécié des sourciers[6]. | ||
Ordre Hamamelidales
modifier| Photo | Noms français / scientifiques |
Rang de précarité |
Notes | Carte de répartition |
|---|---|---|---|---|
| Famille des Hamamelidaceae | ||||
| Hamamélis de Virginie Hamamelis virginiana |
Vulnérable | Contient une huile volatile vendue commercialement sous le nom d'huile d'hammamélis ou huile de café du diable[1]. Le fruit de l'hamamélis, une capsule de 10 à 15 mm de long, provoque un son audible lorsque qu'il s'ouvre et les graines à l'intérieur sont projetés jusqu'à 10 m de distance[5]. | ||
Ordre Celastrales
modifier| Photo | Noms français / scientifiques |
Rang de précarité |
Notes | Carte de répartition |
|---|---|---|---|---|
| Famille des Aquifoliaceae | ||||
| Houx verticillé Ilex verticillata |
En sécurité | |||
| Némopanthe mucroné Ilex mucronata |
En sécurité | |||
| Photo | Noms français / scientifiques |
Rang de précarité |
Notes | Carte de répartition |
|---|---|---|---|---|
| Famille des Rhamnaceae | ||||
| Nerprun cathartique Rhamnus cathartica |
Exotique/Pas de rang | Originaire d'Europe. Rustique jusque dans la zone CA3[1]. Le nerprun cathartique est établi au Québec depuis 1900. Cette espèce, considérée comme une espèce exotique envahissante à risque élevé pour la biodiversité et l'environnement, figure sur la liste des espèces jugées prioritaires en matière de lutte au Québec. Il est interdit d'en faire la culture au Québec depuis le 4 juin 2026[21]. | ||
| Nerprun bourdaine Frangula alnus |
Exotique/Pas de rang | Originaire d'Europe. Rustique jusque dans la zone CA3[1]. Le Nerprun bourdaine est présent au Québec depuis 1886. Cette espèce, considérée comme une espèce exotique envahissante à risque élevé pour la biodiversité et l'environnement, figure sur la liste des espèces jugées prioritaires en matière de lutte au Québec. Il est interdit d'en faire la culture au Québec depuis le 4 juin 2026 et il sera interdit d'en faire la vente au Québec à compter du 4 juin 2027[22]. | ||
| Photo | Noms français / scientifiques |
Rang de précarité |
Notes | Carte de répartition |
|---|---|---|---|---|
| Famille des Tiliaceae | ||||
| Tilleul d'Amérique Tilia americana |
Apparemment en sécurité | Bois recherché pour la sculpture artisanale[1]. Le tilleul d'Amérique produit un excellent miel[5]. | ||
| Photo | Noms français / scientifiques |
Rang de précarité |
Notes | Carte de répartition |
|---|---|---|---|---|
| Famille des Saliceae | ||||
| Saule à feuilles de pêcher Salix amygdaloides |
En péril | |||
| Saule de Bebb Salix bebbiana |
En sécurité | |||
| Saule arbustif Salix arbusculoides |
En péril | |||
| Saule discolore Salix discolor |
En sécurité | Souvent utilisé pour restaurer et stabiliser les berges érodées[5]. Surnommé parfois « chaton » pour ses fleurs caractéristiques qui apparaissent au printemps[6]. | ||
| Saule brillant Salix lucida |
En sécurité | |||
| Saule noir Salix nigra |
Apparemment en sécurité | |||
| Saule fragile Salix fragilis |
Exotique/Pas de rang | Originaire d'Europe. Rustique jusque dans la zone CA3[1]. | ||
| Saule blanc Salix alba |
Exotique/Pas de rang | Originaire d'Eurasie. Rustique jusque dans la zone CA3[1]. | ||
| Saule feutré Salix alaxensis |
Pas de rang | Au nord-ouest de l'Amérique du Nord, cette espèce peut atteindre 5 m de hauteur dans de bonnes conditions[1]. | ||
| Saule à long pétiole Salix petiolaris |
En sécurité | |||
| Saule à tête laineuse Salix eriocephala |
En sécurité | |||
| Saule satiné Salix pellita |
En sécurité | |||
| Saule pourpre Salix purpurea |
Exotique/Pas de rang | Originaire d'Eurasie. Rustique jusque dans la zone CA4[1]. | ||
| Saule à feuilles de poirier Salix pyrifolia |
En sécurité | |||
| Peuplier baumier Populus balsamifera |
En sécurité | Souvent planté comme rideau-abri et brise-vent[1]. Les bourgeons résineux et collants embaument l'air au printemps[5]. | ||
| Peuplier hybride de Jack Populus ×jackii |
Hybride/Pas de rang | Hybride entre les peupliers baumier et deltoïde. | ||
| Peuplier deltoïde Populus deltoides |
Pas de rang | Ce peuplier peut atteindre 40 m de hauteur, 2,2 m de diamètre et 120 ans. Sa croissance en hauteur est très rapide, jusqu'à 1,5 m annuellement. Il est utilisé pour stabiliser les berges des cours d'eau[5]. | ||
| Peuplier faux-tremble Populus tremuloides |
En sécurité | C'est l'une des essences préférées du castor. Le nom « faux-tremble » fait référence au peuplier tremble, une espèce d'Eurasie, mais duquel on veut le distinguer et avec lequel il partage la caractéristique d'avoir des feuilles qui tremblent à la moindre brise[5]. Cette essence forme des colonies clonales qui en font l'organisme le plus lourd et le plus ancien de la planète. | ||
| Peuplier à grandes dents Populus grandidentata |
En sécurité | |||
| Peuplier noir Populus nigra |
Exotique/Pas de rang | Originaire d'Europe. Rustique jusque dans la zone CA4[1]. | ||
| Peuplier blanc Populus alba |
Exotique/Pas de rang | Parmi les premières essences européennes introduites en Amérique du Nord. Rustique jusque dans la zone CA2[1]. | ||
| Peuplier du Canada Populus ×canadensis |
Hybride/Pas de rang | Hybride entre les peupliers deltoïde et noir. | ||
Références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 John Laird Farrar, Service canadien des forêts (trad. de l'anglais par Suzanne Chartrand, Maryse Chynchuck et Marc Favreau, ill. Stephen Aitken et Anthony Scullion), Les arbres du Canada [« Trees in Canada »], Ottawa, Ressources naturelles Canada, 2017 ©1996, 502 p., illustrations en partie en couleur, cartes en couleur ; 26 cm (ISBN 978-2-7621-4093-4 et 2-7621-4093-5, OCLC 990382096, lire en ligne)
- 1 2 L. Brouillet, F. Coursol, S.J. Meades, M. Favreau, M. Anions, P. Bélisle et P. Desmet, Canadensys, « Recherche de noms - Base de données des plantes vasculaires du Canada (VASCAN) », sur data.canadensys.net, 2010+ (consulté le )
- ↑ Gouvernement du Québec, « Données sur les espèces en situation précaire : Comprendre les rangs de précarité des espèces » [archive du ], sur Gouvernement du Québec (consulté le )
- ↑ Ressources naturelles Canada, « Site sur la rusticité des plantes du Canada » [archive du ], sur www.planthardiness.gc.ca (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 Québec (Province). Ministère des ressources naturelles et de la faune, Petite flore forestière du Québec, Québec, Les Publications du Québec, , 3e éd., 430 p. (ISBN 9782551269976, OCLC 1399531409)
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 frère Marie-Victorin, Flore laurentienne, Montréal, Gaetan Morin Editeur, , 3e éd., 1093 p. (ISBN 978-2-89105-817-9, OCLC 49892585)
- ↑ Québec : Agriculture, environnement et ressources naturelles, « Pin rigide » [archive du ], sur Gouvernement du Québec (consulté le )
- ↑ Québec : Agriculture, environnement et ressources naturelles, « Érable noir » [archive du ], sur Gouvernement du Québec (consulté le )
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- ↑ Québec : Agriculture, environnement et ressources naturelles, « Aubépine ergot-de-coq » [archive du ], sur Gouvernement du Québec (consulté le )
- ↑ Québec : Agriculture, environnement et ressources naturelles, « Aubépine de Brainerd » [archive du ], sur Gouvernement du Québec (consulté le )
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- ↑ Québec : Agriculture, environnement et ressources naturelles, « Aubépine du Canada » [archive du ], sur Gouvernement du Québec (consulté le )
- ↑ Québec : Agriculture, environnement et ressources naturelles, « Aubépine dilatée » [archive du ], sur Gouvernement du Québec (consulté le )
- ↑ Québec : Agriculture, environnement et ressources naturelles, « Aubépine de Schuette » [archive du ], sur Gouvernement du Québec (consulté le )
- ↑ Québec : Agriculture, environnement et ressources naturelles, « Noyer cendré » [archive du ], sur Gouvernement du Québec (consulté le )
- ↑ « Emblème arboricole », sur www.ville.quebec.qc.ca (consulté le )
- ↑ Québec : Agriculture, environnement et ressources naturelles, « Orme liège » [archive du ], sur Gouvernement du Québec (consulté le )
- ↑ Québec : Agriculture, environnement et ressources naturelles, « Platane occidental » [archive du ], sur Gouvernement du Québec (consulté le )
- ↑ Donna Naughton, Musée canadien de la nature (trad. de l'anglais par Véronique Dewez et Philippe Blain, ill. Paul Geraghty 1959- et Julius Csotonyi 1973-), Histoire naturelle des mammifères du Canada [« Natural history of Canadian mammals »], Waterloo (Québec), Éditions Michel Quintin, , 858 p. (ISBN 9782897620998, OCLC 948552614)
- ↑ Québec : Agriculture, environnement et ressources naturelles, « Nerprun cathartique » [archive du ], sur Gouvernement du Québec (consulté le )
- ↑ Québec : Agriculture, environnement et ressources naturelles, « Nerprun bourdaine » [archive du ], sur Gouvernement du Québec (consulté le )