Long (Somme)
Long est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.
| Long | |||||
La place centrale et l'hôtel de ville, vus depuis la petite esplanade du château. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Somme | ||||
| Arrondissement | Abbeville | ||||
| Intercommunalité | CC Ponthieu-Marquenterre | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Marie Pecquet 2026-2032 |
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| Code postal | 80510 | ||||
| Code commune | 80486 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Longiniens | ||||
| Population municipale |
590 hab. (2023 |
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| Densité | 64 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 02′ 20″ nord, 1° 58′ 43″ est | ||||
| Altitude | Min. 6 m Max. 111 m |
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| Superficie | 9,19 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Amiens (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Rue | ||||
| Législatives | 1re circonscription de la Somme | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Somme
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.longvalleedesomme.fr | ||||
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La commune fait partie des villages labellisés Pays d'art et d'histoire.
Géographie
modifierLocalisation
modifierLong est un village picard du Ponthieu.
Limitrophe d'Ailly-le-Haut-Clocher et Longpré-les-Corps-Saints, la localité est située à 8 km au nord-ouest de Flixecourt[1], 9 km au nord d'Airaines[2], 13 km au sud-est d'Abbeville[3] et à 28 km au nord-ouest d'Amiens[4], à vol d'oiseau[Note 1].
Les communes limitrophes sont Ailly-le-Haut-Clocher, Bouchon, Cocquerel, L'Étoile, Fontaine-sur-Somme, Longpré-les-Corps-Saints et Villers-sous-Ailly.
Géologie et relief
modifierHydrographie
modifierRéseau hydrographique
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La commune est située dans le bassin Artois-Picardie.
Elle est drainée par la Somme canalisée, l'Etang des Provisions[6] et un autre petit cours d'eau[Carte 1].
Toute la partie sud du territoire communal est occupée par le canal de la Somme et divers marais. Le canal, où la navigation de plaisance est possible[7], a été construit entre 1770 et 1827, et mis au gabarit Freycinet en 1880. Il est long de 170 km. Il débute à Saint-Simon où il touche au canal de Saint-Quentin et débouche dans la baie de Somme[8]. La Somme et ses marais, qui font partie des marais et tourbières des vallées de la Somme et de l'Avre inscrits en 2017 dans la liste des zones humides d'importance internationale[9].
Divers plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le Grand Marais, d'une superficie totale de 15,4 ha (0,2 ha sur la commune), le Petit le marais du Câtelet (1,3 ha), les étangs de la Chaussée du Câtelet, d'une superficie totale de 25,1 ha (8,8 ha sur la commune), les étangs des Trous (2,8 ha), l'étang de la Grande Hutte (12,5 ha), l'étang des Cloques (7,2 ha), l'étang des Communes (18,5 ha), l'étang des Croupes (6,7 ha), l'étang des Pompes (14,7 ha), l'étang des Provisions (20,2 ha), l'étang Hubert, d'une superficie totale de 13,3 ha (10,7 ha sur la commune), l'étang la Russie (11,7 ha) et l'étang les Prés d'Envie, d'une superficie totale de 17,9 ha (17,8 ha sur la commune)[Carte 1],[10].
Gestion et qualité des eaux
modifierLe territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Somme aval et Cours d'eau côtiers ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 835 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Somme canalisée. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte d'aménagement hydraulique du bassin versant de la Somme (AMEVA)[11].
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[12]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[13]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[14] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[15]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[16],[17].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 760 mm, avec 1,2 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[12]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Abbeville à 13 km à vol d'oiseau[18], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 806,2 mm[19],[20]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,4 °C, atteinte le [Note 3].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[21], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Long est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[22].
Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[23],[24].
Long se trouve dans la zone d'emploi d'Abbeville et le bassin de vie d'Airaines[I 1].
Occupation des sols
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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (61,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (61,1 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (46,8 %), eaux continentales[Note 5] (19,6 %), forêts (14,7 %), prairies (11,3 %), zones urbanisées (4,1 %), zones agricoles hétérogènes (3,5 %)[25].
L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].
Habitat et logement
modifierEn 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 376, alors qu'il était de 378 en 2016 et de 410 en 2011[I 2].
Parmi ces logements, 74 % étaient des résidences principales, 15 % des résidences secondaires et 11 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 1,6 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Long en 2022 en comparaison avec celle de la Somme et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (15 %) supérieure à celle du département (8,5 %) et à celle de la France entière (9,7 %).
| Typologie | Long[I 3] | Somme[I 4] | France entière[I 5] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 74 | 83,2 | 82,3 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 15 | 8,5 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 11 | 8,3 | 8 |
Voies de communication et transports
modifierLe territoire communal est limité au nord par le tracé de l'autoroute A16, dont la sortie la plus proche se trouve à Flixecourt.
En 2019, la localité est desservie par les lignes de bus du réseau Trans'80 (Abbeville - Flixecourt - Amiens, ligne no 17), chaque jour de la semaine, sauf le dimanche et les jours fériés[26],[27]. Un service de Taxi TER à la demande permet aux habitants de la commune d'effectuer la correspondance en gare de Longpré-les-Corps-Saints avec les trains TER Hauts-de-France en provenance ou à destination d'Amiens.[réf. nécessaire]
La commune fait partie du parc naturel régional Baie de Somme - Picardie maritime. Il est desservie par la véloroute de la vallée de la Somme qui relie Saint-Valery-sur-Somme à Ham. C'est un élément de la véloroute de la Somme à la Marne, la V30.
Énergie
modifierLa commune de Long s'est dotée dès 1901 à 1903 d'une usine communale d'élévation d'eau et de production d'électricité construite sur divers bras de la Somme. L'installation pompait l'eau de la nappe artésienne pendant le jour et générait de l'électricité la nuit. Elle fonctionna jusqu'en 1968, année à laquelle la commune est raccordée au réseau E.D.F., la production de courant continu de 110 volts ne correspondant plus aux besoins de la population.
Toponymie
modifierLe nom de la localité est attesté sous les formes Longus superior en 855 ; Longo en 864 ; Longum en 1060 ; Long en 1121 ; Lonc en 1141 ; Longum in Pontivo en 1360[28].
Du latin longus ( mansus ) « long ( village ) »[29]. Long faisait partie du Comté de Ponthieu et était connu sous le nom de Long-en-Ponthieu en 1562. On a ensuite ajouté le nom d'un de ses hameaux, Le Catelet en 1847[30].
Histoire
modifierAntiquité
modifierUne épée gauloise en fer a été retrouvée sur le territoire communal[31].
Moyen Âge
modifierAu Moyen Âge, Long a eu le statut de commune[32]. Au XIIe siècle, il l'a perdu au profit de la famille de Fontaines mais l'a retrouvé en 1379[33].
Le , lors de la chevauchée d'Édouard III en 1346, les troupes anglaises tentent de prendre Long, qui disposait d'un pont, pour franchir la Somme mais ils sont repoussés par les troupes françaises.
Époque contemporaine
modifierSelon Lionel Bacquet, « Long va devenir un village en effet au milieu du XIXe siècle où de grands travaux vont avoir lieu... et tout cela grâce à l'extraction de la tourbe et à l'invention du grand louchet par Éloi Morel habitant à Thézy-Glimont près d'Amiens. Tout d'abord ce sera la construction des écluses en 1831, la reconstruction de l'église dans un style néo-gothique de 1846 à 1851 puis l'installation d'un orgue Cavaillé-Coll en 1877, la construction du presbytère en 1861, l'école des filles en 1861 et celle de l'école des garçons en 1867, l'hôtel de ville en 1869[34] »[35],[36],[32]
La commune a disposé de la Gare de Long-Le Catelet sur la ligne de Longueau à Boulogne-Ville. Si la ligne est mise en service en 1847 par la compagnie du chemin de fer d'Amiens à Boulogne, la gare n'ouvre qu'après[37] et ferme au début des années 2000.
En 1863, de nombreux commerçants et artisans exerçaient à Long : trois arpenteurs, trois aubergistes, un fabricant de bas, trois bouchers, boulangers, bourreliers, brasseur, briquetier, 9 cafetiers, une vendeuse de charbon, 5 charcutiers, 9 charpentiers (y compris de marine) , un chaudronnier; un chauffournier, un marchand de chevaux, un cordier, 10 cordonniers, 3 couvreurs[34], et la liste est trop longue pour être citée en totalité...
Un monument aux morts situé dans le cimetière rappelle la mémoire de 3 soldats de la commune morts pendant la Guerre franco-allemande de 1870.
Première Guerre mondiale
modifierChacune des années du conflit a vu la disparition des enfants de Long. Le monument aux morts témoigne de leur sacrifice.
Une évocation de l'appel aux combats figure sur la stèle.
Seconde Guerre mondiale
modifierAu début de la Seconde Guerre mondiale, pendant la bataille de France, les 9 et 10 mai 1940, les bombardements font onze victimes civiles.
Vingt-trois soldats du troisième régiment de dragons portés, sont tués en au Catelet, de même que des soldats sénégalais[38].
Long est occupé le par l'armée allemande et la Somme devient une ligne de démarcation entre la Zone interdite et la Zone libre[39].

Le s'écrase sur le territoire communal un Lancaster III. Ses débris sont découverts et découvert dans les marais en 1998[40],[41].
Une plaque rappelle le souvenir du soldat dragon écossais Fred Haywood abattu le à la tourelle de son véhicule. Il avait 28 ans et était pilote de char au Royal Scots Greys (le plus célèbre régiment de Grande-Bretagne). Son engin s'était mis en travers sur le pont du canal. Peu après, 7 500 véhicules de la division Mongo passent sur le même pont, poursuivant les occupants jusqu'au dernier[42].
Après la seconde guerre mondiale la commune reçoit la croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze. Elle est citée à l'ordre du régiment du : "courageuse commune au tiers détruite pendant la guerre 1939-1945, s'est remise avec foi et ardeur au travail"[34]
Politique et administration
modifierRattachements administratifs et électoraux
modifierRattachements administratifs
modifierLa commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement d'Abbeville du département de la Somme[I 1].
Elle faisait partie depuis 1793 du canton d'Ailly-le-Haut-Clocher [5]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
modifierPour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Rue[I 1]
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription de la Somme.
Intercommunalité
modifierLong était membre de la communauté de communes du Haut-Clocher, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1999 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes Ponthieu-Marquenterre, dont est désormais membre la commune[I 1].
Néanmoins, l'ancien maire Jean-Marie Surowiec a milité sans succès pour le rattachement de Long à la communauté d'agglomération de la Baie de Somme, soutenant, avec le conseil municipal, l'importance de l'attrait de la ville d'Abbeville et des nombreux services qu'elle offre, son patrimoine, de même que la collaboration qui existe entre Long et Longpré-les-Corps-Saints en matière d'éco-tourisme, alors que la commune se ressent isolée par rapport au Ponthieu-Marquenterre[43],[44],[45]
Liste des maires
modifierÉquipements et services publics
modifierEspaces publics
modifierLa commune fait partie des villages labellisés Pays d'art et d'histoire qui œuvrent à mettre en avant leur patrimoine[53],[54].
Enseignement
modifier
Long a possédé une école de filles et une école de garçons, à proximité de la mairie. Ces locaux ont été reconvertis pour l'utilisation communale[55]. L'école intercommunale Victor Hugo a été construite à Ailly-le-Haut-Clocher. Elle scolarise 303 élèves au cours de l'année scolaire 2014-2015 et regroupe des écoliers d'Ailly-le-Haut-Clocher, Brucamps, Domqueur, Ergnies, Long, Mouflers, Yaucourt-Bussus[56].
Population et société
modifierSes habitants sont les Longiniens et les Longiniennes[57].
Démographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[58]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[59].
En 2023, la commune comptait 590 habitants[Note 6], en évolution de −4,99 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Sports et losirs
modifierLes plans d'eau et la Somme permettent des activités diverses : canotage, paddle ...
Économie
modifierCulture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifier- La mairie, construite en briques et pierre en 1869[61]

Inscrit MH (1926).- Église Saint Jean-Baptiste, dont la reconstruction s'acheve en 1851 en style néo-gothique et dont le clocher, classé monument historique, date du XVIe siècle.
L'édifice, facilement repérable par sa position dominant le château et la vallée verdoyante, se caractérise par son clocher à flèche de pierre, typique des églises de ces villages le long de la Somme, en aval d'Amiens[62],[63]. A l'intérieur se trouve un orgue Caillavé-Coll de 1876 apprécié des musiciens[64].
- Centrale hydro-électrique : La commune de Long fut pionnière dans le département de la Somme en ce qui concerne l'électrification. L'usine communale d'élévation d'eau et de production d'électricité est construite de 1901 à 1903 sur divers bras de la Somme. Cette usine hydro-électrique édifiée par les établissements Daydé et Pillé pour la Compagnie Générale d'électricité de Creil était équipée de trois turbines américaines de 32 chevaux chacune, l'usine pompait l'eau de la nappe artésienne pendant le jour et générait de l'électricité la nuit. Elle fonctionna jusqu'en 1968, année à laquelle la commune est raccordée au réseau E.D.F., la production de courant continu de 110 volts ne correspondant plus aux besoins de la population.
La centrale hydro-électrique de Long qui a conservé presque intégralement son matériel : turbines, entraînements, dynamos, pompes et tableau de commandes est toujours en état de marche. Elle abrite, en outre, une exposition sur l'extraction de la tourbe qui fit la prospérité du village jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.
L'usine hydro-électrique de Long est classée « Monument historique » depuis 1984.
- Vue est-sud-est.
- Vue ouest-nord-ouest.
- Vue est-sud-est.
- Canotage à Long.

- Le château, appelé aussi la folie de Buissy[65],[66],[67], était à l'origine une petite forteresse médiévale destinée à contrôler le passage sur la Somme. Détruit en 1700, le château est reconstruit par Honoré Charles de Buissy, seigneur du lieu en 1733 dans un style caractéristique des constructions du XVIIIe siècle dans la région, en brique et pierre. Laissé à l'abandon après la Seconde Guerre mondiale, il est racheté en 1964 par un industriel du Nord, qui le sauve de la ruine, et a été revendu en 2000 aux propriétaires actuels qui continuent les restaurations[68]
Le corps de logis sur trois niveaux dont un mansardé, est composé d'une façade avec trois avant-corps à pans latéraux arrondis. Au centre, quatre consoles, au décor sculpté de bouquets et motifs floraux encadrent deux grands écus. La porte d'entrée est surmontée d'un masque symbolisant la force.
Le parc de 20 ha se compose de pelouse et fleurs, d'étang et de bois, de serres et d'un lavoir.
Les dépendances du château possèdent un impressionnant colombier.
Le château, le parc et l'avenue qui précède l'entrée sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1944. Les façades et toitures des communs, le colombier et les deux serres sont inscrits « Monuments historiques » depuis 2003.
- Le monument aux morts : construit en 1920, le monument aux morts de Long est situé en contrebas de l'église. Il est l'œuvre du sculpteur parisien Georges Chauvel et des fonderies Montagutelli Frères. Le groupe sculpté représente une femme couronnée de lauriers avec à ses pieds un soldat mourant. Le bas-relief représente la mobilisation des hommes de Long. Le socle est en marbre bleu turquin et les motifs de décoration sont en mosaïque d'or[69]
- La chapelle Notre-Dame-de-Lourdes, qui se trouve sur les hauteurs de Long en direction d'Ailly-le-Haut-Clocher[70]. Datée de 1870, elle a été édifiée après la perte d'un fils de 21 ans[71].
C'est un point de vue saisissant lorsqu'on arrive d'Ailly-le-Haut-Clocher[64]. - Plusieurs niches dans les murs du village, en particulier, celles de saint Jean et de saint Pierre, les plus rares[71].
- Le marais : le site fait partie d'un ensemble d'étangs tourbeux d'une importance patrimoniale reconnue, avec une forte biodiversité retrouvée[72],[64].
- De Fontaine à Condé-Folie.
- Site d'extraction de la tourbe.
- Invasion de Jussie.
- Sagittaire en forme de flèche.
- L'étang des croupes.
.
- La passe à poissons
La passe a permis de dénombrer près de 28 000 poissons dans la Somme en un an par vidéo-comptage (d' à ). Le gardon arrive en tête, suivi par l'ablette et la perche commune. La brème, le barbeau fluviatile et la vandoise viennent ensuite...
Pour la première fois, quatre grandes aloses ont été aperçues[73]. - La maison éclusière, à côté de l'écluse, a été occupée par des éclusiers jusqu'en 2002. Elle est désormais un lieu d'animation touristique le long de la véloroute de la vallée de la Somme[74]
Personnalités liées à la commune
modifier- Le docteur Marceau Bilhaut, médecin et chirurgien français, né à Long en 1848 et mort en 1925, est inhumé dans le cimetière de la commune.
- Joseph Lévêque et Lucien Dufourmantelle, deux résistants longiniens tombés en [38].
Long dans les arts et la culture
modifierLa première chose qu'on regarde, roman de Grégoire Delacourt paru en 2013, se déroule en grande partie à Long où un l'un des personnages principaux, Arthur Dreyfuss, est mécanicien dans le garage du village. Il reçoit la visite d'un sosie de l'actrice américaine Scarlett Johansson dont il tombe amoureux.
Le roman décrit le village et mentionne ces principaux lieux, le château, les étangs, etc.
À noter que l'actrice américaine, n'appréciant pas l'utilisation de son image, a porté plainte contre les Éditions Jean-Claude Lattès[75].
Héraldique
modifier| Blason | De gueules à trois écussons de vair. |
|
|---|---|---|
| Détails | Le blason figure sur le fronton de l'hôtel de ville, daté de 1869. Ces armes sont celles de la commune médiévale et elles sont connues par une série de sceaux municipaux des XIVe et XVe siècles[76],[32]. Elles sont exactement semblables aux armes de la famille de Fontaines, seigneur du lieu[33],[77]. Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Pour approfondir
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- « Liste des documents numérisés concernant la commune », Mémoires de la Somme - Archives en Somme, Archives départementales de la Somme (consulté le ).
- « Dossier complet : Commune de Long (80486) », Recensement de la population de 2022, INSEE, (consulté le ).
- Données administratives de la commune sur le site de l'Insee[Note 7]
- Long sur le site BANATIC du Ministère de l'intérieur (DGCL).
- « Long » sur Géoportail.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Du centre du chef-lieu de la commune.
- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- ↑ Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
www.long.fr site sur la commune de LONG
- 1 2 « Réseau hydrographique de Long » sur Géoportail (consulté le 25 septembre 2024).
- ↑ « Qualité des eaux de rivière et de baignade. », sur qualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/ (consulté le )
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifierSite de l'Insee
modifier- 1 2 3 4 5 6 Insee, « Métadonnées de la commune de Long ».
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Long - Section LOG T1 » (consulté le ).
- 1 2 « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Long - Section LOG T1 bis » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 dans la Somme - Section LOG T1bis » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 dans la France entière - Section LOG T2 » (consulté le ).
Autres sources
modifier- ↑ « Orthodromie entre Long et Flixecourt », sur fr.distance.to (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Long et Airaines », sur fr.distance.to (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Long et Abbeville », sur fr.distance.to (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Long et Amiens », sur fr.distance.to (consulté le )
- 1 2 3 Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Sandre, « l'Etang des Provisions »
- ↑ Olivier Bacquet, « La navigation fluviale est de nouveau possible sur la Somme : Après de longues semaines d'attente, la navigation peut reprendre sur le fleuve Somme. La crise sanitaire avait stoppé les chantiers prévus. L'interdiction vient d'être levée. », Le Journal d'Abbeville, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Sandre, « le canal de la Somme »
- ↑ Olivier Bacquet, « Les vallées de la Somme et de l'Avre reconnues "zone humide d'importance internationale" : Les vallées de la Somme et de son principal affluent ont été inscrites sur la liste des zones humides d'importances internationales, au même titre que la Baie de Somme », Le Journal d'Abbeville, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
- ↑ « SAGE Somme aval et Cours d'eau côtiers », sur https://www.gesteau.fr/ (consulté le )
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
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- 1 2 « Le centre de Long sera aménagé… par un autre maire : Le maire Jean-Marie Surowiec, élu en 2014, a envie d'autre chose et va passer la main », Le Courrier picard, (lire en ligne, consulté le ) « C'est désormais officiel, il ne sera pas candidat. Et il n'y est pas allé avec le dos du louchet : « J'ai envie d'autre chose. Je l'avais déjà annoncé lorsque le préfet nous a refusé notre mutation auprès de la Communauté d'agglomération d'Abbeville, là où se trouve l'avenir de Long, plutôt que dans le Ponthieu-Marquenterre. Une nouvelle fois, nous ne pouvons que subir les errements de nos politiques, toujours plus éloignés des véritables préoccupations de chacun ! ».
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- ↑ « La liste Surowiec entre en force au conseil à Long : Impossible dimanche soir de disposer, en mairie ou chez les élus sortants, des résultats de Long. Tardivement, Francis Lépine répondait à nos appels, indiquant simplement que toute sa liste était battue, et que la liste emmenée par Jean-Marie Surowiec, soit quinze candidats, remportait tous les postes. Sans plus de détails », Le Courrier picard, (lire en ligne, consulté le ) « Après une dernière quinzaine un peu difficile, sans tracts pourtant, mais avec quelques regrets exprimés quant à la défaillance de deux adjoints sortants, Paul Ladrière et Jeannine Scombart, partis dans l'opposition, le jugement est sans appel. « Comme en 1989 », se souvient M. Surowiec, quand la liste conduite par Christian Doré était laminée par celle que menait Gabriel Bernard (maire de 1989 à 2008) ».
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- ↑ Olivier Bacquet, « Une liste d'union inédite à Long… L'ancien maire et un autre candidat forcés de faire cavalier seuls : Contrairement aux vieilles habitudes, il n'y aura qu'une liste à Long. Plus deux candidats indépendants, exclus de la liste de rassemblement. Parmi eux : Francis Lépine », Le Journal d'Abbeville, « Très vite, les deux listes, qui étaient encore incomplètes, décident de fusionner. Et c'est ensemble que les candidats préparent leur projet pour Long. Ce projet, Jean-Marie Pecquet et Alain Copin l'incarnent côte à côte, d'une même voix. Au premier l'écharpe de maire s'ils sont élus, au second celle de premier adjoint. ».
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