Louise Bouteiller
Louise Bouteiller, dite aussi Louise de Bouteiller[1], née en à Paris et morte dans la même ville le , est une artiste peintre et lithographe française du début du XIXe siècle. Élève de Pierre Bouillon, elle expose au Salon de 1810 à 1827. Nommée en 1824 directrice de dessin et de peinture à la Maison d'éducation de la Légion d'honneur de Saint-Denis, elle est surtout aujourd'hui connue pour ses portraits du général vendéen Louis de Frotté et de Césarine d'Houdetot, baronne de Barante.
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| Nom de naissance |
Marie Louise Éléonore de Bouteiller |
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Henriette Browne (nièce) |
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Biographie
modifierD'une famille nantaise, Louise Bouteiller est la fille du négociant Guillaume Jacques Bouteiller, bourgeois de Paris, et de Marie Louise Thérèse Drouin. Elle est la petite-fille de Louis Drouin, la nièce de Charles François Bouteiller et la tante d'Henriette Browne (Sophie de Bouteiller) [réf. souhaitée].
Louise Bouteiller est élève de Pierre Bouillon et devient professeur à la Maison royale de Saint-Denis[2] .
Au Salon de Paris, elle obtient en 1814 une médaille de deuxième classe, et en 1817, une médaille de première classe[2]. Elle réalise de nombreux portraits, notamment de Louis XVIII et de la duchesse d'Angoulême[3].
Elle meurt le à Paris, dans le 2e arrondissement[4].
Œuvres
modifierSalons
modifierŒuvres non localisées, sauf mention contraire[5].
- 1810 :
- Etudes. Portraits d’hommes (no 121)
- 1814 :
- Charles VII — Explication du livret : « Prêt à partir pour aller combattre les Anglais, il fait lire à Agnès Sorel ces vers qu’il vient de tracer avec la pointe de son épée. Gente Agnès qui tant loin m’évance, Dans le mien cuer demorera / Plus que l’Anglois en nostre France! » (no 146)
- Plusieurs portraits, même numéro (no 147) — Un critique précise qu'il s'agit de « deux portraits en pied (...) [dont un] représente un jeune homme assis au bord de la mer »[6].
- 1817 :
- Portrait en pied de Sa Majesté (no 111), peint pour la chambre de commerce de Nantes
- Portrait de Mme la marquise de M. (no 112)
- 1819
- Portrait de S. A. R. Madame, Duchesse d’Angoulême (no 160)
- Portrait de Mme *** (no 161)
- Portrait de Mylady *** (no 162)
- Portrait du général *** (no 163)
- 1822
- Portrait en pied de Mme *** (no 156)
- Portrait de feu M. *** Conseiller à la cour de Cassation (no 157)
- Portrait en pied de M. le général Frotté (no 158), huile sur toile, 216 × 141 cm, commandé par Louis XVIII en 1821 avec une série de généraux vendéens pour décorer la salle des gardes du roi au château de Saint-Cloud, déposé au musée d'Art et d'Histoire de Cholet depuis 1914[7],[8].
- Un portrait (no 159)
- 1824
- Plusieurs portraits, même numéro (no 242)
- 1827
- Mme de la Fonchais, née Desilles (no 154) — Commentaire du livret : « Cette dame est la sœur de Desilles, qui, en 1790, périt à Nancy. Condamnée à mort sous le nom et à la place de sa belle-sœur, elle se dévoua pour la sauver. »
- Portrait de Larive, ancien acteur du Théâtre-Français (no 155)
- Portrait en pied de S. A. R. madame la Dauphine (no 1610), huile sur toile, 240 × 200 cm, commandé par la maison du roi en 1824, livré en et payé 4000 francs à l'artiste pour solde le ; listé sur l'inventaire Villot (inv. 2829) avec la localisation « Province » ; non localisé dans les années 1980[9],[10],[11].
Galerie d'images
modifier- Œuvres de Louise Bouteiller
- Portrait de la duchesse d'Angoulême, Salon de 1819, collection privée, en dépôt au Centre des monuments nationaux.
- Louis de Frotté (1755-1800), général vendéen (1822), musée d'Art et d'Histoire de Cholet.
- Portrait d'homme en veste brune et écharpe blanche
- Portrait d'Eugénie de Castella de Barlens
- Saint Taraise, patriarche de Constantinople (1825), lithographie d'après Charles Le Brun.
Notes et références
modifier- ↑ Armorial général d'Hozier, registre de la noblesse de France (Chez L'Ecureux, Paris).
- 1 2 (en) « Bouteiller, Louise », sur Benezit Dictionary of Artists (DOI 10.1093/benz/9780199773787.article.b00024835, consulté le ).
- ↑ Bellier Auvray.
- ↑ Actes de l'état-civil reconstitué de Paris (20/06/1828-23/06/1828), cote 5Mi1 1224 (Acte de décès de Louise Bouteiller), Archives de Paris, 51 p. (lire en ligne), p. 48
- ↑ Liste dressée d'après Bellier et Auvray 1885 et la base Salons, sauf mention contraire.
- ↑ François-Séraphin Delpech, Examen raisonné des ouvrages de peinture, sculpture et gravure exposés au Salon du Louvre en 1814, Paris, Martinet, (lire en ligne), p. 134.
- ↑ « Louis de Frotté », sur collections-musees.cholet.fr (consulté le ).
- ↑ « Louis, comte de Frotté, général vendéen », sur Collections - Musée du Louvre (consulté le ).
- ↑ Musée du Louvre et Musée d'Orsay, Catalogue sommaire illustré des peintures du Musée du Louvre et du Musée d'Orsay, vol. 5 : [3] École française. Annexes et index, Paris, Éditions de la Réunion des musées nationaux, (ISBN 978-2-7118-2036-8), p. 214.
- ↑ Maurice Fenaille et Fernand Calmettes, État général des tapisseries de la manufacture des Gobelins depuis son origine jusqu'à nos jours, 1600-1900, vol. 5 : Période du dix-neuvième siècle, 1794-1900, Paris, Hachette, (lire en ligne), p. 413, note 1.
- ↑ « Portrait en pied de la duchesse d'Angoulême » (notice d'oeuvre), sur Collections - Musée du Louvre, (consulté le ).
Annexes
modifierBibliographie
modifier- Émile Bellier de La Chavignerie et Louis Auvray, « Bouteiller (Mlle Louise) », dans Dictionnaire général des artistes de l'École française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours, t. 1, Paris, Librairie Renouard, (lire en ligne), p. 154.
- Gaïte Dugnat, Pierre Sanchez, Dictionnaire des graveurs, illustrateurs et affichistes français et étrangers (1673-1950), Échelle de Jacob, 2001.
- Séverine Sofio, Artistes femmes. La parenthèse enchantée XVIIIe – XIXe siècles, 2016.
- Armorial général d'Hozier, Registre de la noblesse de France, Chez L'Ecureux, rue St-André-des-Arts, Paris.
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :