Luigi Calamatta

graveur et peintre italien (1801-1869)

Luigi Calamatta, né le à Civitavecchia, et mort le à Milan[1], est un graveur, dessinateur et peintre italien.

Luigi Calamatta
Attribué à Luigi Calamatta, Portrait de Luigi Calamatta
d'après Jean-Auguste-Dominique Ingres,
Paris, musée de la vie romantique.
Naissance
Décès
(à 67 ans)
Milan
Nationalité
italienne (à partir du )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Lieux de travail
Conjoint
Distinction

Biographie

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Orphelin précoce, Luigi Calamatta est élevé par un oncle, puis part pour Rome vivre dans l'hospice San Michele. Expulsé peu après, il devient pupille de collègues artistes.

Luigi Calamatta, médaillon par David d'Angers

À Rome, il suit les cours de dessin de Francesco Giangiacomo (1783-1864), puis de gravure de Domenico Marchetti (1780-1844) et termine sa première plaque sous l'œil d'Antonio Ricciani.

Il se rend à Paris en 1822, où il devient un disciple d'Ingres, dont il assimile le style. Il a interprété en gravure plusieurs œuvres dont son Vœu de Louis XIII et un « Autoportrait ». En 1828, Ingres a exécuté et dédicacé le portrait au crayon de Calamatta, dont une copie attribuée à Calamatta est conservée à Paris au musée de la Vie romantique.

Il présente au Salon de 1827 la gravure Bajazet et le berger d'après Pierre-Joseph Dedreux-Dorcy. Il produit le masque de Napoléon, d'après l'empreinte prise par le Dr François Antommarchi à Sainte-Hélène en 1814.

La publication du Voeu de Louis XIII d'après Ingres, en 1837 après douze ans de travail, est son plus grand succès. La fidélité de son interprétation est saluée par la critique[2]. Ce burin lui vaut de recevoir la légion d'honneur[3],[4],[5],[7].

Son œuvre regroupe de nombreux portraits dont ceux de Mme Dudevant (George Sand, dont le fils, Maurice, épousera sa fille Lina en ), Paganini, Martin, et Duclos. Au début des années 1830, il partage son atelier avec le jeune Paolo Mercuri[8].

Calamatta s'installe à Florence en 1836, puis l'année suivante, à Bruxelles où il enseigne la gravure à l'École royale de gravure de Bruxelles, jointe à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles en 1848. Il demeure directeur de l'école de gravure jusqu'en 1861, lorsque l'établissement cesse d'exister.

Il est ensuite nommé par Giuseppe Longhi à un poste similaire à l'Académie des beaux-arts de Brera à Milan, où il meurt en 1869.

Sa femme, Joséphine Raoul-Rochette (1817-1893), également artiste, a produit un excellent portrait de son propre père, l'archéologue Raoul-Rochette, ainsi que La Vierge (1842), Eudora et Cymadaceus (1844), Sainte Cécile (1846), Ève (1848), Sainte Véronique (1851).

Œuvres

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L'œuvre gravé au burin de Luigi Calamatta compte, selon Louis Alvin qui en a dressé un catalogue en 1882, 81 numéros[9]. D'autres catalogues, comme celui de Vittorio Corbucci comptent 89 numéros[10]. Les œuvres notables sont les suivantes[11] :

En outre, on attribue à Luigi Calamatta huit ou neuf lithographies.

Élèves

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Parmi les élèves de Luigi Calamatta, figurent les artistes suivants[12] :

Honneur

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Luigi Calamatta est [13] :

Notes et références

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  1. Notice d'autorité personne sur le site du catalogue général de le BnF ; quelques sources le font naître en 1802.
  2. Gustave Planche, « Le vœu de Louis XIII - MM. Ingres et Calamatta », La revue des deux Mondes, , p. 94-104 (lire en ligne)
  3. Rosalba Dinoia, « La petite histoire du Vœu de Louis XIII gravé par Calamatta d’après Ingres », Nouvelles de l'estampe, no 243, (DOI 10.4000/estampe.881, lire en ligne).
  4. Ariane Dor, « Le succès du Salon de 1824 et la postérité du Voeu de Louis XIII », dans Hélène Bonneau-Garcia, Ariane Dor, Xavier-Philippe Guiochon, Emmanuel Moureau, Marie-Anne Sire, Michaël Vottero, Le Vœu de Louis XIII de la cathédrale de Montauban, Direction régionale des Affaires Culturelles/Ministère de la Culture (lire en ligne [PDF]), p. 15.
  5. Daniel Ternois, « Lettres d’Ingres à Calamatta », dans Ingres et son influence, Actes du colloque international, Montauban, septembre 1980, Montauban, , p. 61-110.
  6. « Recherche - Base de données Léonore », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le ).
  7. Luigi Calamatta n'est cependant pas mentionné sur la base de données Léonore[6].
  8. (it) [PDF] Ignazio Ciampi, Vita di Paolo Mercuri, Rome, V. Salviucci, 1879 — lire en ligne.
  9. Louis Alvin, « Notice sur Louis Calamatta, graveur : suivie du catalogue de l'oeuvre du maître », Annuaire de l'Académie royale de Belgique, , pp. 219- 238 (lire en ligne)
  10. Vittorio Corbucci, Luigi Calamatta, incisore; studio . . . con note, documenti inediti ed elencodelle sue stampe disegnate ed incise, Civitavecchia, Vencenzo Strambi, 1886.
  11. Nouveau Larousse illustré - Dictionnaire universel encyclopédique, tome 2, p. 392
  12. Henri Hymans, Annuaire de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique : Notice sur Joseph Franck, vol. 54, Bruxelles, Palais des Académies, , 496 p. (lire en ligne), p. 275-296.
  13. Moniteur, « Récompenses », Journal de la Belgique, no 342, , p. 1-2 (lire en ligne, consulté le ).

Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • Louis Alvin, Notice sur Louis Calamatta, graveur: suivie du catalogue de l'oeuvre du maître, Bruxelles, Impr. de F. Hayez, 1882, 23 p. Extrait de l'Annuaire de l'Académie royale de Belgique, 48e année, 1882, pp. 219-238. en ligne.
  • (it) Vittorio Corbucci, Luigi Calamatta, incisore; studio . . . con note, documenti inediti ed elencodelle sue stampe disegnate ed incise, Civitavecchia, Vencenzo Strambi, 1886.
  • Joseph Barry, George Sand ou le scandale de la liberté, Point Seuil, 1982.
  • (it) Luigi Calamatta, Memorie autobiografiche : documenti inediti del Fondo George Sand (B.H.V.P.), Rosalba Dinoia éd., Palombi Editori, 2011, 143 p.
  • (it) Rosalba Dinoia, Luigi Calamatta (1801-1869) : incisore e patriota in Europa, Palombi Editori, 2012, 151 p.

Liens externes

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