MV Chauncy Maples
Le MV Chauncy Maples est un navire diesel et un ancien bateau à vapeur qui a été lancé en 1901 sous le nom de SS Chauncy Maples . Il a passé toute sa carrière sur le lac Malawi (anciennement plus connu sous le nom de lac Nyasa). Il est considéré comme le navire le plus ancien à flot en Afrique[2]. Il a servi durant plus d'un siècle. Il était prévu de le restaurer pour l'utiliser en tant que Clinique flottante. Le gouvernement du Malawi a offert son soutien pour ce projet en 2009, et la collecte de fonds caritatifs a été suffisante pour démarrer les travaux. Toutefois, la coque s'est avérée irréparable à un coût viable, de sorte qu'un engin moderne plus pratique a été proposé en remplacement.
| MV Chauncy Maples | |
Le SS Chauncy Maples pavoisé de guirlandes pour célébrer cinquante ans de service sur le lac Nyasa (). | |
| Autres noms | SS Chauncy Maples (jusqu'en 1967) |
|---|---|
| Type | Navire |
| Fonction | Transport |
| Histoire | |
| Chantier naval | Alley & McClellan (en), Polmadie (Glasgow), Ecosse |
| Commandé | 1898 |
| Quille posée | 1898 |
| Lancement | 1901 |
| Mise en service | 1901 |
| Statut | Fin d'activité en 1992. |
| Équipage | |
| Équipage | Motor Vessel : 10 |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 38,4 m (126 pi) |
| Maître-bau | 6,1 m (20 pi) |
| Tirant d'eau | 2 m (6,6 pi) |
| Déplacement | 250 tonnes |
| Port en lourd | 150 tonnes |
| Propulsion | Machine à vapeur (1901) ;
Moteur diesel Crossley (en) 6 cylindres (après 1967). Hélice simple |
| Puissance | 330 BHP (1967)[1]. |
| Carrière | |
| Propriétaire | Universities' Mission to Central Africa (jusqu'en 1953) ;
Gouvernement du Malawi (après 1953). |
| Affréteur | Universities’ Mission to Central Africa (jusqu'en 1953) ;
Gouvernement du Malawi (1953–1967) ; Malawi Railways (1967–1992) |
| Pavillon | |
| Port d'attache | Monkey Bay (Malawi) |
| Port d'enregistrement | Monkey Bay |
| Coût | 13 500 livres sterling |
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Les constructeurs Alley & McLellan, à Polmadie
modifierLe chantier naval Alley & McClellan (en) à Polmadie, Glasgow, était situé à une distance considérable du fleuve Clyde[3], avec l'approche finale de la gare centrale de Glasgow qui ne constituait qu'un des nombreux obstacles entre le chantier et le fleuve.
L'entreprise était spécialisée dans le soutien des confins de l'Empire britannique[4][page à préciser] en construisant des navires qui étaient démontés en kit une fois terminés, et expédiés.
L'ensemble des pièces ainsi obtenu était souvent volumineux et son transport représentait un défi logistique de taille. Le remontage dépendait également fortement de la disponibilité de main-d'œuvre qualifiée chez le client. Comme dans le cas du Chauncy Maples, c'était souvent la seule option viable lorsque la destination finale se situait très loin à l'intérieur des terres, loin de toute forme de communication moderne.
Objectif et livraison
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Le SS Chauncy Maples a été conçu pour naviguer à la vapeur dans les vastes eaux du lac Nyasa. Avec 350 mi (563 km) de long and 50 mi (80 km) de large, le lac Nyasa est le troisième lac africain par sa taille et le huitième au niveau mondial, c'est aussi le lac le plus au sud de l'Afrique de l'Est. Il est également le deuxième lac le plus profond d'Afrique. Il abrite plus d'espèces de poissons que tout autre lac sur Terre, offrant une source de nourriture abondante pour ses riverains.
Conçu et commandé par la Universities' Mission to Central Africa (UMCA)[5], le navire de 150 tonnes a été l'un des derniers modèles conçus et produits par Henry Marc Brunel, fils du célèbre ingénieur civil Isambard Kingdom Brunel[1]. Une fois démonté, le kit se composait de près de 3 481 pièces. L'ensemble fut acheminé par cargo jusqu'à la côte portugaise de l'afrique de l'Est, puis remorquées par barge jusqu'aux dangereuses eaux du Zambèze[1].
La chaudière a été construite par Abbott de Newark[1]. Elle pesait 11 tonnes et a été transportée d'un seul tenant sur un wagon spécial équipé de roues Sentinel (en), pour être transportée par voie terrestre par 450 membres de la tribu Ngoni sur 350 mi (563 km) à travers des terres inexplorées jusqu'au Rift est-africain[1]. Les autres parties du navire ont été transportées à dos (ou sur la tête) d'hommes et de femmes à travers des terrains difficiles et des lits de rivières : elles ne parcouraient en moyenne que 3 mi (5 km) par jour[1].
David Livingstone
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David Livingstone, le premier Européen à atteindre le lac et un évangéliste des missions en bateau à vapeur[6][page à préciser] avaient progressé beaucoup plus rapidement en 1859, s'emparant d'une grande partie de la région entourant le lac au profit de l'Empire britannique, formant la colonie du Nyassaland. Bien que le Portugal ait pris le contrôle des rives orientales du lac, les îles de Likoma et de Chizumulu furent colonisées par des missionnaires écossais et, de ce fait, devinrent une partie du Nyassaland plutôt que de l’Afrique orientale portugaise (l'actuel Mozambique).
Assemblage
modifierL'assemblage[7],[8][page à préciser] du Chauncy Maples s'est avéré encore plus ardu que le voyage. En effet, l'estampillage des numéros de pièces avait été fait avant le processus de galvanisation, ce qui rendait la tâche des ingénieurs africains encore plus complexe. Il a fallu deux ans pour remonter le navire, qui a finalement été lancé le et nommé d'après l'évêque Chauncy Maples[9], un missionnaire anglican, plus tard évêque du Nyasaland. En 1895, alors qu'il s'apprêtait à prendre ses fonctions, son bateau chavira lors d'une tempête sur le lac Nyasa et il se noya sous le poids de sa soutane[10].
Navire-hôpital, école missionnaire et extinction de la traite des esclaves
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Les missionnaires ont apporté en Afrique plus que la religion. L'UMCA avait une vision très claire de son investissement d'un montant de 9 000 livres sterling. Officiellement, le navire avait trois missions principales : fournir au lac un navire-hôpital, une école missionnaire, ainsi qu'un refuge d'urgence contre les marchands d'esclaves Arabes. En réalité, les objectifs étaient d'une nature différente. En effet, selon l'un des partisans fondateurs de la Mission et évêque d'Oxford, Samuel Wilberforce[11], la tâche principale était clairement définie « l'œuvre de civilisation du commerce, l'extinction de la traite des esclaves et, si possible, la colonisation de l'Afrique ».
Le lac Nyasa était très éloigné de la mer, et les premiers progrès en matière de soins médicaux à Likoma furent irréguliers. Le programme avait été mis en place en 1894, lors du bref séjour d'un médecin de l'UMCA. Son successeur fut le révérend John Edward Hine (en), qui, bien que médecin lui aussi, se désintéressa finalement de cet aspect de ses fonctions. Lorsqu'il fut nommé évêque du diocèse anglican du Buganda (en) (de l'Afrique équatoriale orientale) en 1896, il choisit de se concentrer sur les questions spirituelles plutôt que sanitaires.
L'arrivée du Chauncy Maples et du Dr Robert Howard a entrainé un changement significatif au niveau de la qualité de l'offre de soins proposée aux habitants. En effet, Howard a rapidement mis en place les bases d'un système de santé solide. Dans les années 1930, de nombreuses stations, y compris celles de la périphérie, avaient des cliniques de santé dirigées par des infirmières missionnaires ou par des assistants africains. C'est toutefois le Chauncy Maples qui constituait le seul lien entre les stations de mission éloignées au bord du lac[12]. Avec les connaissances importantes sur les maladies locales recueillies par d'autres médecins de la région (principalement des missions écossaises), le Dr Howard a pu adopter une stratégie antipaludique et, en collaboration avec des collègues de la mission Blantyre, s'est par ailleurs lancé dans un programme de vaccination antivariolique.
Pour une mission aux ressources limitées, l'entretien du bateau à vapeur exigeait de privilégier l'approvisionnement local. Grâce à son tirant d'eau permettant d'accéder à toutes les zones du lac, le navire était largement autonome, sa machine à vapeur étant alimentée par du bois récupéré sur les rives. Mais la question des razzias d'esclaves était plus problématique, nécessitant non seulement des effectifs pour la sécurité du site, mais aussi une bonne compréhension des frontières floues entre l'évangélisation, la médecine et le commerce. Trouver un équipage qualifié, prêt à accepter un faible salaire et les difficultés de la vie sur le lac, était une chose ; l'exigence inflexible de la mission quant au célibat de son personnel européen représentait un défi de recrutement encore plus grand. Derrière tout cela se cachaient les tensions engendrées par la politique délibérée de la mission d'extension excessive de son territoire autour du lac Nyasa. Le Chauncy Maples opérait dans le monde contradictoire d'une mission évangélique offrant un soutien médical indispensable aux pauvres, dans un contexte d'instabilité politique et de capitalisme impérial débridé.
Après 1953
modifierÀ l'exception d'une période de service durant la Première Guerre mondiale en tant que transporteur de troupes et canonnière[note 1], le navire a principalement servi les habitants du Nyassaland jusqu'en 1953, date à laquelle il a été vendu et transformé en chalutier[1].
En 1967, il a été racheté par le gouvernement du Malawi pour être utilisé en tant que navire à passagers et cargo. La machine à vapeur a alors été remplacée par un moteur Diesel de type Crossley (en)[1]. Sa machine à vapeur est conservée au musée du lac Malawi à Mangochi[1]. Le navire est actuellement désarmé à Monkey Bay[1].
Controverses relatives aux missions chrétiennes européennes
modifierBien que le travail dans le domaine de la santé ait été mené avec la conviction que la médecine occidentale était bénéfique aux Africains, il ne s'agissait pas d'un programme entièrement altruiste. Les missionnaires devaient refléter la vision émergente de l'Afrique et des peuples africains à l'époque victorienne, selon laquelle la pensée et le comportement africains nécessitaient une transformation radicale pour être convertis aux valeurs occidentales. À l'instar du travail missionnaire dans d'autres régions d'Afrique, il était perçu comme un moyen essentiel de démontrer la puissance et le mystère du message chrétien[13].
Rétrospectivement, on constate un manque de sensibilité des missionnaires à l'égard de nombreux aspects de la culture africaine, des injustices des premières politiques foncières coloniales, de la faible priorité accordée à la formation théologique et de la lenteur à ordonner des pasteurs africains[14]. Bien que les missionnaires soient avant tout des propagateurs de la religion, leur travail d'introduction des idées de la médecine et des technologies occidentales a indéniablement eu un impact profond sur les fondements de la santé publique moderne dans la région. En 1965, les églises fournissaient environ 45 % des lits d'hôpitaux du Malawi[13].
Certains missionnaires ayant séjourné sur le navire ont perçu l'ironie de certains aspects de leur travail. Le révérend George Wilson a consigné dans son journal :
« Wherever a European goes he seems to carry some subtle power of change; whether it be the government official, the missionary, the planter or the trader, each is working for change, whether he knows it or not. This is a matter of great anxiety to all who love Africans, for I cannot feel at all certain that this change must necessarily be for the better. »
« Partout où va un Européen, il semble porter en lui une force subtile de changement ; qu’il s’agisse d’un fonctionnaire, d’un missionnaire, d’un planteur ou d’un commerçant, chacun œuvre pour le changement, qu’il en soit conscient ou non. C’est une source de grande inquiétude pour tous ceux qui aiment les Africains, car je ne peux être absolument certain que ce changement soit nécessairement positif. »
La plupart des commentateurs auraient admis qu’un changement radical était désormais une nécessité urgente, comme l’a clairement indiqué le révérend Robert Keable (en), missionnaire à Zanzibar en 1914 :
« We walked into the partially walled compound or court representing the slave-market a "bona fide" affair, not like the caravanserai which used to be fitted up and furnished by the Cairene Dragoman for the inspection of curious tourists. A wooden cage, about twenty feet square, often contained some one hundred and fifty men, women, and children, who every day were "knocked down" to the highest bidder in the public place. »
« Nous sommes entrés dans l’enceinte partiellement murée, ou cour, qui représentait le marché aux esclaves – une affaire bien réelle – , contrairement aux caravansérails aménagés et meublés par le Dragoman du Caire pour l’observation des touristes curieux. Une cage en bois d’environ six mètres carrés contenait souvent quelque cent cinquante hommes, femmes et enfants, qui étaient chaque jour vendus aux enchères publiques. »
Le coût du personnel était élevé. Dans les jardins de l'église Saint-Michel de Blantyre, ville nommée d'après le lieu de naissance de Livingstone en Écosse, se trouve une plaque commémorative en hommage à quatorze membres de la Mission du Nyassaland morts au service des missions africaines de l'Église d'Écosse Église d'Écosse. Les dates de décès inscrites sur la plaque s'échelonnent de 1890 à 1919. Un passage de l'Évangile selon Matthieu dit : « Celui qui perd sa vie à cause de moi la trouvera. »
Restauration
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La dernière inspection officielle en 1992 a révélé peu de dommages à la coque en acier riveté. La qualité supérieure de l'acier produit en 1899 a sans aucun doute joué un rôle dans sa longévité. Après avoir placé le navire dans une cale sèche à Monkey Bay en , l'ingénieur maritime Pieter Volschenk a conclu que les navires construits plus récemment semblaient en pire état après seulement vingt ans de mer. En , le Chauncy Maples a été ramené à terre pour la poursuite des travaux de restauration[1].
La restauration est dirigée par le gouvernement du Malawi et soutenue par le Chauncy Maples Malawi Trust en Grande-Bretagne[17]. On s'attendait à ce que le navire reprenne la mission pour laquelle il avait été conçu fin 2014, et qu'Une fois le Chauncy Maples restauré en clinique flottante, une équipe médicale apporterait soutien et traitement aux personnes vivant sur les rives du lac Malawi. Les populations riveraines des lacs du pays n'ont actuellement aucun accès aux services de santé et sont confrontées à des taux élevés de paludisme, de VIH/SIDA et de tuberculose. L'espérance de vie à la naissance est légèrement inférieure à 53 ans[18].
En 2017, le consortium a annoncé que la restauration était abandonnée[19].
« The Chauncy Maples Malawi Trust (CMMT) based in the UK together with Portuguese construction company, Mota-Engil, regret to announce that their joint project to renovate the 100-year-old missionary vessel, Chauncy Maples, to operate as a mobile clinic on Lake Malawi, will not be proceeding. As work has progressed on the vessel, unforeseen technical problems have come to light regarding the integrity of the hull, which mean that the costs of refurbishment have escalated beyond what can be regarded as economically viable—particularly noting that the object of the charity is delivery of healthcare and the vessel was only to be the means of delivery. »
« Le Chauncy Maples Malawi Trust (CMMT), basé au Royaume-Uni, et l'entreprise de construction portugaise Mota-Engil ont le regret d'annoncer que leur projet commun de rénovation du Chauncy Maples, navire missionnaire centenaire destiné à être transformé en clinique mobile sur le lac Malawi, est abandonné. Au fil des travaux, des problèmes techniques imprévus concernant l'intégrité de la coque sont apparus, entraînant une explosion des coûts de rénovation, désormais hors de portée économique. Il convient de rappeler que l'objectif de l'association est de fournir des soins de santé, le navire n'étant qu'un moyen d'y parvenir. »
Notes
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « MV Chauncy Maples » (voir la liste des auteurs).
Références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 (en) « The Ship » [archive du ], sur Chauncy Maples, Lake Malawi's Clinic, Chauncy Maples Trust, 2009–2011 (consulté le )
- ↑ (en) « Chauncy Maples Malawi Trust: The Story » [archive du ], sur Chauncymaples.org, (consulté le )
- ↑ Millar 1888, p. 140
- ↑ Marshall 1996
- ↑ UMCA 1898
- ↑ Reynolds 1997
- ↑ Anderson-Morshead 1903
- ↑ Anderson-Morshead et Garland 1991
- ↑ Byaruhanga 2005
- ↑ Frere 1901, p. 42
- ↑ Brown 1859
- 1 2 Hampton 2014, p. 49-51.
- 1 2 Good 2004
- ↑ Sindama 1992, p. 131
- ↑ Wilson 1925, p. 40-41
- ↑ Keable 1914, p. 14
- ↑ (en) « Chauncy Maples : Lake Malawi's Clinic », sur Chauncymaples.org (consulté le )
- ↑ (en) « Malawi » [archive du ], sur The World Factbook, Central Intelligence Agency,
- ↑ (en) « "Chauncy Maples" : Lake Malawi's Clinic » [archive du ], sur Chauncymaples.org (consulté le )
Bibliographie
modifier- (en) A.E.M. Anderson-Morshead, The Building of the Chauncy Maples, Westminster, Universities' Mission to Central Africa, , 124 p.
- (en) A.E.M. Anderson-Morshead et Vera Garland, Lady of the Lake: the story of Lake Malawi's M.V. Chauncy Maples: being a facsimile reprint of "The Building of the Chauncy Maples", Blantyre, Malawi, Central Africana, , 161 p. (présentation en ligne)
- (en) Terry Brown, Oxford and Cambridge Mission to Central Africa, Meeting at Cambridge, Tuesday, November 1, 1859, London, Odhams Press, (lire en ligne)
- (en) Christopher Byaruhanga, « Maples, Chauncy », dans Dictionary of African Christian Biography, (lire en ligne)
- (en) Gertrude Frere, Where Black Meets White: the little history of the UMCA, Westminster, Universities' Mission to Central Africa, (lire en ligne), p. 42
- (en) Charles M. Jr Good, The Steamer Parish - The Rise and Fall of Missionary Medicine on an African Frontier, Chicago, University of Chicago Press, , 509 p. (ISBN 9780226302829, présentation en ligne)
- (en) Janie Hampton, « Victory on Lake Nyasa », History today, , p. 49-51 (lire en ligne [PDF], consulté le )
- (en) Robert Keable, Darkness or Light: Illustrating the Theory and Practice of Missions, London, Universities' Mission to Central Africa, (lire en ligne), p. 14
- (en) Peter James Marshall, The Cambridge Illustrated History of the British Empire, Cambridge, Cambridge University Press, , 404 p. (ISBN 9780521432115, lire en ligne
) - (en) W.J. Millar, The Clyde, From Its Source to The Sea, Glasgow & London, Blackie & Son, , 324 p. (lire en ligne)
- (en) David Reynolds, Steam and Quinine on Africa's Great Lakes, Pretoria, Bygone Ships, Trains & Planes, (ISBN 9780620213325)
- (en) Harvey J. Sindama, The Legacy of Scottish Missionaries in Malawi, Lampeter, Edwin Mellen Press, , 164 p. (ISBN 9780773495746, lire en ligne)
- (en) UMCA (Universities' Mission to Central Africa), Specification for Screw Steamer for Lake Nyasa, London, Waterlow & Sons,
- (en) George Herbert Wilson, A Missionary's Life in Nyasaland, London, Universities' Mission to Central Africa, , 112 p., PDF (lire en ligne)