Marc Ferracci

économiste et homme politique français

Marc Ferracci, né le aux Lilas (Seine-Saint-Denis), est un économiste et homme politique français.

Marc Ferracci
Illustration.
Marc Ferracci en 2025.
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(1 an et 2 jours)
Circonscription 6e des Français établis hors de France
Législature XVIIe (Cinquième République)
Groupe politique EPR
Prédécesseur Marie-Ange Rousselot
–
(2 ans, 3 mois et 29 jours)
Élection 19 juin 2022
Réélection 7 juillet 2024
Circonscription 6e des Français établis hors de France
Législature XVIe et XVIIe (Cinquième République)
Groupe politique RE (2022-2024)
EPR (2024)
Prédécesseur Joachim Son-Forget
Successeur Marie-Ange Rousselot
Ministre chargé de l'Industrie et de l'Énergie[a],[b]
–
(1 an et 14 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Michel Barnier
François Bayrou
Ministre Antoine Armand
Éric Lombard
Gouvernement Barnier
Bayrou
Prédécesseur Roland Lescure
Successeur Sébastien Martin (Industrie)
Vice-président du groupe EPR à l’Assemblée nationale
–
(2 ans, 2 mois et 16 jours)
Président Aurore Bergé
Sylvain Maillard
Gabriel Attal
Biographie
Date de naissance (48 ans)
Lieu de naissance Les Lilas (France)
Nationalité Française
Parti politique RE
Bâtissons Ensemble (depuis 2026)
Père Pierre Ferracci
Conjoint Sophie Ferracci
Diplômé de HEC Paris
IEP de Paris
Université Panthéon-Sorbonne
Profession Économiste

Engagé politiquement aux côtés d'Emmanuel Macron, il est son conseiller économique durant la campagne pour l'élection présidentielle de 2017. Il est conseiller spécial de la ministre du Travail Muriel Pénicaud et conseiller auprès du Premier ministre Jean Castex[1].

Il est élu en député de la sixième circonscription des Français établis hors de France (Suisse et Liechtenstein) sous l'étiquette Ensemble-LREM et devient vice-président du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale.

Aux élections législatives de 2024, il obtient 59,48 % des votes et bat Halima Delimi (PS) du Nouveau Front populaire. En 2024, il est nommé ministre chargé de l'industrie dans le gouvernement Barnier puis ministre délégué chargé de l'énergie dans le gouvernement Bayrou.

Biographie

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Jeunesse et études

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Marc Ferracci est le fils de Pierre Ferracci, chef d'entreprise et spécialiste en droit du travail[2]. Né à Paris, il est diplômé d'HEC Paris et de l'Institut d'études politiques de Paris, où il rencontre Emmanuel Macron en 1999[3]. Il y prépare le concours de l'École nationale d'administration (ENA) avec lui, mais y échoue deux fois[4].

Il est docteur en sciences économiques. Il soutient une thèse à l'université Panthéon-Sorbonne sur « l'évaluation des politiques d'emploi et de formation professionnelle et sur l'analyse du système d'assurance chômage », sous la direction de Pierre Cahuc[4],[5]. Il est reçu en 2012 à l'agrégation de l'enseignement supérieur[réf. nécessaire].

Parcours professionnel

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Marc Ferracci est maître de conférences à l'université Paris-Est-Marne-la-Vallée[Quand ?]. En 2012, il devient professeur à l'université de Nantes, où il dirige le master « Économie du développement local et de l’emploi »[réf. nécessaire].

Il enseigne à l'Institut d'études politiques de Paris depuis 2016. Il est affilié au laboratoire de micro économétrie du Centre de recherche en économie et statistique (CREST) et au Laboratoire interdisciplinaire d'évaluation des politiques publiques (LIEPP) de Sciences Po. Il est professeur en sciences économiques à l'université Paris-Panthéon-Assas, chargé du cours d'économie et réglementation du marché du travail dans le Master 2 Économie et Droit[réf. nécessaire].

Il est nommé au prix du meilleur jeune économiste de France en 2016, mais le prix est attribué à Camille Landais[6].

Parcours politique

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Avec Philippe Aghion et Pierre Cahuc, Marc Ferracci est l'un des principaux inspirateurs de la réforme du marché du travail promise par Emmanuel Macron lors de sa campagne présidentielle de 2017[7],[8]. Le , il est nommé conseiller spécial de la ministre du Travail Muriel Pénicaud[9] et ensuite conseiller auprès du Premier ministre Jean Castex[1].

Le , il est investi en tant que candidat aux élections législatives françaises de 2022 pour Renaissance dans la sixième circonscription des Français établis hors de France[10]. Il est élu avec 64,97 % des voix face à la candidate de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale.

Il est candidat à sa réélection lors des élections législatives de 2024[11] et voit son mandat renouvelé. Il est nommé ministre délégué à l'Industrie le dans le gouvernement Barnier.

Les déclarations de patrimoine du gouvernement Bayrou au printemps 2025 le placent en tête des ministres les plus fortunés, avec 23 millions d'euros environ de patrimoine, essentiellement en parts reçues de la holding familiale d'audit et de conseil de son père[12].

Prises de positions

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Marc Ferracci en 2024

Marc Ferracci se définit comme « de gauche »[9] et « progressiste »[7]. D'après Challenges, « Marc Ferracci est un social-libéral convaincu qui nourrit un fort intérêt pour la flexisécurité des pays scandinaves »[4]. Il plaide pour des mesures radicales, notamment celle de permettre aux entreprises « dans leurs cinq premières années de pouvoir choisir d’appliquer ou pas la convention collective » et d'arrêter de revaloriser automatiquement le SMIC avec l'inflation[13],[14]. Il est présenté comme « un homme de passerelles, comme en témoignent ses collaborations avec l’Institut Montaigne […] ou […] avec la note rédigée en 2014 avec Bertrand Martinot »[9].

Il est présenté par Mediapart, comme prônant depuis des années une méthode dure contre les chômeurs, convaincu que des règles trop « avantageuses » n’incitent pas à la reprise d'un emploi. Il est l’un des promoteurs de la première et sévère réforme de l’assurance-chômage, portée par l’ex-ministre du travail Muriel Pénicaud, dont il était le conseiller spécial. À l’Assemblée nationale fin 2022, il défend en qualité de rapporteur, la deuxième loi durcissant davantage les conditions d’accès au chômage, en modulant le montant des allocations en fonction de la conjoncture[15].

Controverses

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Le , une enquête de Blast affirme que la réorganisation de Pôle emploi, qui doit devenir « France Travail » — afin de mieux coordonner les acteurs du service public de l'emploi — vont « bénéficier personnellement à Pierre Ferracci », son père et dirigeant du groupe d'audit et de conseil Alpha, indirectement l'un des principaux sous-traitants de Pôle emploi par sa filiale dédiée aux comités d’entreprises Secafi Alpha[16]. Le média révèle d'important conflit d'intérêts de Marc Ferracci, député Renaissance, nominé co-rapporteur à l'Assemblée nationale du projet de loi « plein emploi », alors que celui-ci détient 35 % des parts de la holding de son père. Les socialistes Arthur Delaporte et Boris Vallaud saisissent le lendemain la présidente de la commission des affaires sociales. Marc Ferracci, saisie le déontologue de l'Assemblée nationale sur cette question d'un risque de conflit d’intérêts[17],[15].

Il renonce à être corapporteur du projet de loi, la fonction est assurée par Christine Le Nabour, député Renaissance d'Ille-et-Vilaine[15],[18].

En , Denis Robert conclu un accord transactionnel confidentiel avec la famille Ferracci, supprimant l'enquête de Thierry Gadault de son site en contrepartie de l'abandon de leurs plaintes. Le journaliste désapprouve publiquement cet accord[19].

Vie personnelle

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Il est marié à Sophie Ferracci, cheffe de cabinet d'Emmanuel Macron pour le mouvement En marche lors de la campagne pour l'élection présidentielle française de 2017[8]. Emmanuel Macron est son témoin de mariage et Marc Ferracci est le sien pour son mariage avec Brigitte Trogneux[7].

Publications

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Ouvrages

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Articles

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  • « Training the Unemployed in France: How Does it Affect Unemployment Duration and Recurrence? », Annals of Economics and Statistics avec Bruno Crépon et Denis Fougère, 2007.
  • « Le cas français : approfondir les connaissances empiriques pour mieux cibler la formation », Travail et emploi, no 118, avec Bruno Crépon, 2009.
  • « Améliorer le service public de l'emploi : ce que disent les faits », Revue française d'économie, vol. 21, 2007.
  • « Active Labor Market Policy Effects in a Dynamic Setting », Journal of the European Economic Association, vol. 7, nos 2-3 2009, avec Bruno Crépon, G. Jolivet et Gerard J. van den Berg.

Contributions

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  • Treatment Evaluation in the Case of Interactions Within Markets, IZA Discussion Papers , no 4700 2010, avec G. Jolivet et G. J. Van den Berg
  • Analyzing the Anticipation of Treatments Using Data on Notification Dates, Working Paper Series 2010, avec B. Crépon, G. Jolivet et G. J. Van den Berg

Notes et références

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  1. ↑ Portefeuille de l'Énergie rajouté le .
  2. ↑ Ministre délégué du au .

Références

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  1. 1 2 « Jean Castex », sur Gouvernement de la République française (consulté le ).
  2. ↑ Corse-Matin interview Marc Ferracci mars 2017
  3. ↑ Présidentielle : Marc Ferracci, ami et inspirateur du candidat Macron, lejdd.fr, 17 février 2022, par Emmanuelle Souffi
  4. 1 2 3 Florian Fayolle, « Marc Ferracci, l'inspirateur des réformes du travail de Macron », Challenges, (consulté le ).
  5. ↑ Marc Ferracci, « La formation professionnelle des chômeurs en France : analyse théorique et évaluation empirique », sur theses.fr.
  6. ↑ Le Cercle des économistes, « Camille Landais Prix du meilleur jeune économiste 2016 », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  7. 1 2 3 Pierre de Gasquet, « Les Ferracci, une tribu macroniste », Les Échos, (consulté le ).
  8. 1 2 Sarah Belouezzane et Cédric Pietralunga, « Marc et Sophie Ferracci, le couple stratégique de la campagne d’Emmanuel Macron », Le Monde, .
  9. 1 2 3 Nicolas Deguerry, « Marc Ferracci nommé conseiller spécial auprès de la ministre du Travail », sur actualite-de-la-formation.fr, (consulté le ).
  10. ↑ « Législatives : la majorité investit 263 nouveaux candidats », Les Échos, (consulté le ).
  11. ↑ « Voilà, voilà », sur Politico, (consulté le ).
  12. ↑ Luc Peillon, « Biens immobiliers, assurances-vie, piano à queue... Les six ministres de Bercy cumulent plus de 53 millions d’euros de patrimoine », Libération (consulté le ).
  13. ↑ Leïla de Comarmond, « Assurance-chômage : le maintien de la filière seniors en débat », Les Échos, no 24137,‎ , p. 4.
  14. ↑ « Les Experts : Désindexer le SMIC de l'inflation, l'idée défendue par le député Renaissance Marc Ferracci - 29/01 », BFM TV, (consulté le ).
  15. 1 2 3 Cécile Hautefeuille, « Soupçonné de conflit d’intérêts, Marc Ferracci s’éloigne du projet de loi « plein emploi » » Accès payant, Mediapart, (consulté le ).
  16. ↑ « France Travail : révélations sur une affaire d'État » Accès libre, sur Blast, (consulté le ).
  17. ↑ AFP, « France Travail : mis en cause par le média Blast, le député Marc Ferracci va déposer plainte », Le Parisien, (consulté le ).
  18. ↑ Thibaud Métais, « Accusé de conflit d’intérêts, Marc Ferracci renonce à être corapporteur du projet de loi « plein-emploi » », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  19. ↑ Loris Guémart, « "Blast" supprime discrètement des articles liés à des procédures en diffamation » Accès payant, Arrêt sur images, (consulté le ).

Annexes

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