Marie-Christine de Belgique

princesse de Belgique

Marie-Christine  également connue sous le prénom de Daphné  de Belgique, née le au château de Laeken, à Bruxelles, est un membre de la famille royale de Belgique, en tant que fille du roi Léopold III et de sa seconde épouse Lilian Baels, princesse de Réthy.

Marie-Christine de Belgique
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Biographie
Dynastie Maison de Belgique
Nom de naissance Marie-Christine Daphné Astrid Élisabeth Léopoldine de Belgique
Naissance (75 ans)
Laeken (Belgique)
Père Léopold III, roi des Belges
Mère Lilian Baels
Conjoint Paul Drucker (1981-1986)
Jean-Paul Gourgues (1989-)
Description de l'image Coat of arms of a Princess of the Royal House of Belgium.svg.

Famille

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La princesse Marie-Christine a un frère, le prince Alexandre, aujourd'hui décédé, et une sœur, la princesse Marie-Esméralda (dite Esmeralda), vivant à Londres, mais aucun des trois n'entre dans l'ordre de succession au trône de Belgique. Elle est aussi la demi-sœur de la grande-duchesse Joséphine-Charlotte de Luxembourg et des rois Baudouin et Albert II des Belges.

Biographie

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Éducation

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Marie-Christine de Belgique est née le au château de Laeken où ses parents résidaient. Baptisée par le cardinal Joseph-Ernest Van Roey, primat de Belgique, le en la chapelle privée du château de Laeken, lors d'une cérémonie intime qui réunit la famille royale belge, la princesse reçoit les prénoms de « Marie-Christine Daphné Astrid Élisabeth Léopoldine ». Son parrain est son demi-frère aîné le prince royal, futur roi Baudouin  qui monte sur le trône cinq mois plus tard , et sa marraine est l'infante d'Espagne Marie-Christine de Bourbon y Battenberg[1], une des filles du roi Alphonse XIII d'Espagne.

Si son prénom officiel est Marie-Christine, dans l'intimité elle est appelée Daphné[2], prénom choisi par ses parents mais qui ne faisait « pas assez royal » d'après le gouvernement qui s'opposa à ce choix comme prénom officiel[3].

À la demande du gouvernement belge, Léopold III quitte le château de Laeken en 1961[4], afin de le mettre à la disposition du roi Baudouin et de la reine Fabiola[5], et s'installe avec la princesse Lilian et leurs trois enfants à Waterloo au domaine royal d'Argenteuil[5], dont le château et ses dépendances sont rénovés et mis à leur disposition par l'État belge. C'est au château d'Argenteuil que la princesse Marie-Christine reçoit un enseignement à domicile, avec une éducation quotidienne confiée à des nourrices et où des gendarmes veillent sur elle jour et nuit[5].

Polyglotte, la princesse Marie-Christine prend notamment des cours de suédois, ce qui ne tarde pas à faire naître des rumeurs de futur mariage avec le jeune roi de Suède célibataire, projet pour lequel la princesse Lilian semblait alors nourrir une ambition[6],[7],[8].

Émancipation

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En 1981, elle est envoyée pour un séjour de trois mois à Toronto au Canada, à l'initiative de ses parents[5] (ou avec leur accord, selon d'autres sources[6]), pour travailler au sein d'un service protocolaire gouvernemental[5]. À l'âge de trente ans et pour la première fois de sa vie, elle se sent vraiment libre et ne rentre finalement pas en Belgique[5],[9]. Croyant pouvoir assurer sa liberté en se mariant, elle s'enfuit en Floride, aux États-Unis, avec Paul Drucker dit « Paul Drake »[8], un pianiste de bar québécois, veuf et homosexuel, de treize ans son aîné, et qu'elle épouse[6]. La relation ne dure pas : elle quitte son mari après cinq semaines, ne supportant plus d'être considérée par lui comme un simple faire-valoir[5],[10].

Restée outre-Atlantique, elle doit supporter les commérages de la presse et pendant les cinq ans que dure la procédure de divorce[11], elle ne réussit à vivre et à clôturer cette longue action en justice que grâce au soutien financier du roi Baudouin[11],[6]. En 1983, elle revient cependant en Belgique lors du décès de son père, le roi Léopold III, pour se recueillir anonymement sur sa tombe à la chapelle ardente[7],[12], sans avoir assisté à ses funérailles publiques (c’est la dernière fois qu’on la verra sur le sol belge)[5].

Vie californienne

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Le , la princesse Marie-Christine épouse en secondes noces Jean-Paul Gourgues, un restaurateur bordelais  connu de la police française et exilé aux États-Unis[2]  et mène la grande vie à Los Angeles grâce à l'héritage paternel[2],[12]. C’est une époque où elle aime fréquenter les studios de cinéma dans l’espoir d’y décrocher un rôle et se lie d’amitiés avec quelques vedettes hollywoodiennes[11],[8] (dont l'acteur James Coburn[7]), qui lui laissent entrevoir des possibilités d’intégrer des castings de séries à succès comme Santa Barbara[7] ou Dynastie[6]. La princesse Marie-Christine et Jean-Paul Gourgues, qui vivent en Californie, n'ont pas d'enfants[5].

Le couple se lance de plus dans les affaires, dans les secteurs de l’Horeca, mais c'est un échec financier et l’équivalent actuel d'un million d’euros hérités du roi Léopold III finissent engloutis[7]. Elle continue toutefois, pour ne pas sombrer financièrement, à bénéficier de l’aide de la Cour[7].

En 1993, elle apprend par la presse le décès de son demi-frère le roi Baudouin, mais refuse de rentrer en Belgique pour les funérailles nationales[12].

En raison de ses divers déboires financiers, elle accepte de jouer dans une publicité pour du savon[2] et demande à se faire rémunérer pour donner des interviews aux médias belges, dont l'émission Jan Publiek où, en 1997 depuis la Californie, elle raconte son éducation et explique qu’elle aurait préféré naître riche mais sans titre[5], et donne également une interview à la télévision flamande, sur VTM, en 2001[2].

Gabegie, rupture et confidences

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Le , la princesse Lilian, qu’elle n’a plus revue et avec laquelle elle avait une relation conflictuelle[2],[5], décède et elle ne se rend pas en Belgique pour ses funérailles[3], à l'instar de celles du roi Baudouin[12], avec lequel elle avait en revanche toujours entretenu une bonne relation[5]. Elle dit d'ailleurs au sujet de la mort de sa mère : « Le jour où j'ai appris qu'elle était partie pour toujours, je n'ai pas versé une larme. Je n'ai pas non plus éclaté de rire, mais j'ai poussé un soupir de soulagement. Enfin la paix. »[2],[8].

Elle vit alors avec son mari à Las Vegas[11] au Nevada, puis ils partent s'installer dans la région du lac Tahoe[7], centrés sur une vie sportive, avec leurs animaux de compagnie et leurs quelques amis très proches, et où ils décident d'ouvrir un restaurant, qui fait ensuite faillite[11]. Mais rapidement, le train de vie et les mauvais placements du couple, les conduisent à d’énormes problèmes financiers[11]. La situation sérieusement précaire de la princesse, que révèle un journaliste flamand[2], permet de comprendre qu’elle n’est alors plus en mesure de faire face financièrement à des soins de santé[13],[2],[7],[14], ce qui expliquerait son insistance à voir l'intégralité des biens du château d'Argenteuil vendue, y compris la lingerie de sa mère, chez Sotheby's[2] (qui a eu lieu en septembre 2003 à Amsterdam).

En 2005, elle publie une autobiographie  qui connaît un beau succès de librairie en Belgique[11] , intitulée La Brisure[2], qui constitue un réquisitoire contre sa mère et la famille royale[12], et y affirme avoir été violée, alors jeune femme[7],[15], par l’un de ses cousins[5] : sa mère, la princesse Lilian, aurait étouffé une tentative de révélation par peur d’un scandale[5] et aurait alors envisagé son départ en Amérique du Nord. La princesse Marie-Christine suggère, par ailleurs, dans son livre, l'abolition pure et simple de la monarchie belge[6],[14]. Elle dément en outre dans sa biographie l'allégation de dilapidation de sa fortune aux jeux et aux casinos par son époux[3],[6]  qui est fiché au FBI[10] et interdit de casino[7] , et impute sa ruine à sa maladresse en matière de finances et n'a par ailleurs, selon un de ses amis, jamais été préparée à gérer sa propre vie matérielle[8].

Depuis 2007[16], alors qu'elle entretenait encore quelques contacts ponctuels avec son frère, le prince Alexandre, et sa belle-sœur, la princesse Léa, de même qu’avec sa sœur, la princesse Esmeralda[11], elle n'a plus donné de signe de vie, ni même à ses amis américains les plus proches[2]. Ainsi, son frère, le roi Albert II (par l'intermédiaire de ses conseillers[2]), à l'instar de la princesse Esmeralda, ayant essayé à maintes reprises de nouer un contact avec elle mais sans succès[6],[7], les liens avec la famille royale, tout comme avec ses vieux amis aux États-Unis inquiets pour elle[2], sont dès lors totalement rompus[12].

Depuis la fin de la vente publique des biens de la princesse Lilian et le recueil de sa part d'héritage, la princesse Marie-Christine serait, selon certaines sources, sous l'influence négative de son époux[12],[10],[14], refuserait de collaborer davantage avec les médias[5], et vivrait depuis 2009[2] en recluse à Sequim[6],[8],[14], une petite localité de l'État de Washington, connue pour ses champs de lavande et située tout près de Vancouver à la frontière canadienne[5].

Vie discrète au service de la nature

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En février 2026, après dix-huit ans d'absence, la princesse Marie-Christine envoie une lettre manuscrite à la rédaction du magazine Point de vue[8],[9], dans laquelle elle dit « Plus le temps passe, plus je me retire de la vie sociale » et explique mener désormais une vie discrète tournée vers la nature[8] et dans laquelle elle évoque également un traumatisme personnel[5],[8] qui l'a poussé à quitter la Belgique : « Avec l’affaire Epstein et le mouvement #MeToo, je me sens concernée. Les victimes sont traitées comme des coupables »[8],[5] dit-elle et évoque aussi avoir souffert d'un anévrisme cérébral et se consacrer dorénavant, et depuis de nombreuses années, au bénévolat dans un centre animalier  le Northwest Raptor & Wildlife Center, un refuge pour la faune sauvage de l’État de Washington [16], où elle s’occupe notamment de rapaces, passion pour la nature héritée de son père, le roi Léopold III[5], tout comme son goût pour l’ethnologie, qui ressurgit dans son intérêt pour la cause amérindienne[8].

Si certains mettent en évidence ses problèmes d'argent et le goût de son mari pour les jeux de hasard, qui aurait dilapidé son héritage, d'autres décrivent la princesse comme étant aujourd'hui une « femme dévouée et raffinée, qui aurait enfin trouvé la sérénité »[5],[8].

Références

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  1. « La princesse Marie-Christine a été baptisée », Le Soir, vol. 65, no 66, , p. 1.
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 Victoire Brunet, « Albert II de Belgique tente de renouer avec sa "sœur disparue", la princesse Marie-Christine », sur Point de vue, (consulté le ).
  3. 1 2 3 Nicolas Fontaine, « La princesse Marie-Christine de Belgique a tout perdu sous l'emprise de son mari accro aux jeux », sur Histoires Royales, (consulté le ).
  4. « La Chapelle musicale Reine Élisabeth élargit son champ d'action : l'institution s'étend au domaine d'Argenteuil », sur Larsen, magazine de l’actualité musicale en Fédération Wallonie-Bruxelles, (consulté le ).
  5. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 Sandra Cardoen et Eric Steffens, « La princesse Marie-Christine, demi-sœur du roi Albert II, sort du silence après 18 ans », sur vrt.be, (consulté le ).
  6. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Christophe Vachaudez, « Marie-Christine de Belgique, la princesse fantôme », L'Éventail, (lire en ligne, consulté le ).
  7. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Régine Salens, « Inquiétudes sur la situation de Marie Christine de Belgique », sur noblesseetroyautes.com, (consulté le ).
  8. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Victoire Brunet, « Exclusif – Après 18 ans de silence, la princesse Marie-Christine de Belgique nous écrit », sur Point de vue (via Yahoo! Actualités), (consulté le ).
  9. 1 2 Jessica Meurens, « La "princesse disparue" de Belgique sort du silence après près de 20 ans loin de la vie publique : "Ma vie est très simple" », sur parismatch.be, (consulté le ).
  10. 1 2 3 « Marie-Christine de Belgique: ruinée et recluse aux États-Unis », sur Soir Mag, (consulté le ).
  11. 1 2 3 4 5 6 7 8 Régine Salens, « Marie Christine de Belgique », sur noblesseetroyautes.com, (consulté le ).
  12. 1 2 3 4 5 6 7 « Qui est Marie-Christine, seule princesse de la monarchie absente au mariage de Laura de Belgique? », sur Soir Mag, (consulté le ).
  13. Régine Salens, « Le triste destin de Marie-Christine de Belgique, la princesse fauchée », sur lalibre.be, (consulté le ).
  14. 1 2 3 4 Nicolas Fontaine, « La princesse Marie-Christine de Belgique : la princesse belge qui vit aux États-Unis », sur Histoires Royales, (consulté le ).
  15. « Princesse brisée », sur dhnet.be, (consulté le ).
  16. 1 2 Elise Vander Goten, « "Plus le temps passe et plus je me retire de la vie sociale" : la princesse Marie-Christine de Belgique donne de ses nouvelles après 18 ans de silence », sur rtbf.be, (consulté le ).

Bibliographie

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Sources externes

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Articles connexes

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Liens externes

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