Marie-Thérèse Lanoa
Marie-Thérèse Lanoa, ou Marie-Thérèse Favre-Lanoa, née le à Champeaux (Seine-et-Marne) et morte le à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), est une peintre, dessinatrice, artiste décorative et potière française.
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| Nom de naissance |
Marie Thérèse Jeanne Lanoa |
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Peintre, peintre décoratrice, potière, couturière |
| Conjoint |
Pierre-André Favre |
| Parentèle |
Agnès Rosenstiehl (petite-fille) |
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Biographie
modifierMarie-Thérèse Jeanne Lanoa naît en 1887 d'un père pharmacien et d'une mère femme au foyer éprise d'art et d'histoire, qui lui fait fréquenter le musée du Louvre[1]. Elle entre dans l'atelier de Jean-Paul Laurens[2], puis est élève de George Desvallières à l'Académie de la Palette[n 1] créée entre autres artistes par Pierre-André Favre, son futur mari, qu'elle y rencontre en 1907 et qu'elle épouse en 1908 à Paris[3],[2],[4],[5].
Elle peint l'essentiel de son œuvre, qualifiée d'intimiste, dans le jardin de la maison familiale à Crosne (Essonne), aux bords de l'Yerres, où le couple s'installe en 1911[2], puis à Carteret (Manche)[6]. Elle peint des nus, des portraits, des paysages et des natures mortes[3]. Elle expose de 1909 à 1941.
Elle expose avec Villon, Léger, Marcel Duchamp et André Mare aux Artistes normands à Rouen en 1909. Elle expose au Salon d'Automne de 1909 à 1913 (des paysages)[7], en 1922, 1923[8],[3], 1928[9] et 1934 (chemin de croix en faïence)[10], est aux Indépendants en 1910[11] et 1924[12], à la Galerie Druet en 1923 (où la critique considère qu'elle fait partie des créatrices du mouvement décoratif nouveau)[13] et 1927[14], au Salon des Tuileries de 1923[15] à 1933[16]. Elle fait partie du groupe de Puteaux, héritier des Nabis et des impressionnistes, qui refuse l'abstraction[3],[2]. Elle envoie des aquarelles au salon de la Société nationale des beaux-arts en 1928[17], année où elle expose également à la Maison des Nations Américaines[2] et obtient au Salon d'Automne le 6e prix de la Société d'encouragement à l'art et à l'industrie[9].
Elle fonde avec son mari en 1936, dans une période financièrement difficile, une poterie d'art à Crosne[2],[18]. Parents et enfants contribuent aux débuts de cet Atelier des 4 Potiers, qu'ils présentent comme un ordre rigoriste[18]. Elle expose des céramiques au Salon commun de 1940 au Palais de Chaillot[19], et en 1941 des carreaux de revêtement au Salon des arts décoratifs[20]. Après l'exode, Pierre-André est nommé maire de Crosne de 1941 à 1944. Marie-Thérèse Lanoa se consacre à sa maison, à la lecture, au dessin, à la poterie, tout en continuant à peindre. En 1961, le couple déménage à Boulogne-Billancourt[1]. Elle meurt accidentellement en 1967 à l'âge de 79 ans[4].
Elle est l'autrice de plus de 650 toiles, aquarelles, gouaches et dessins[21]. Ses œuvres, souvent inédites, sont redécouvertes pour la plupart dans un grenier de la maison familiale, à la mort de son mari en 1978. Ses petits-enfants organisent différentes actions pour la faire reconnaître. Une partie de sa production est donnée au musée des Beaux-Arts de Bernay[22].
Expositions rétrospectives
modifier- en : présentation rétrospective des œuvres principales de Marie-Thérèse Lanoa dans l'atelier d'André Mare à Paris[4],[23].
- du au : Marie-Thérèse Lanoa : l’intimité du peintre, exposition au musée des Beaux-arts de Bernay[4],[24].
- du au : Hymne à la rivière, à l’Orangerie de la propriété Caillebotte à Yerres (une cinquantaine d'œuvres de M.-T. Lanoa)[4].
- du au : Elles font le musée, Journées du Matrimoine, musée des Beaux-arts de Bernay[25].
- du au : À l’Œuvre 2025 ! à la salle capitulaire de Bernay, avec l'association Bleu Banane : Bain de soleil (1917)[26].
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Après une forte activité initiale, La Palette connaît des difficultés et en 1909 Pierre-André Favre travaille dans un laboratoire photographique sur les procédés couleur. Il est mobilisé en 1914, blessé la même année puis rejoint le front jusqu'en 1918. Après-guerre, il cesse progressivement de peindre et crée des objets industriels.
Références
modifier- 1 2 « Lanoa, Marie-Thérèse (1887-1967) », sur Institut mémoires de l'édition contemporaine (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 « À la découverte d'une femme peintre », sur crosne-et-son-patrimoines jimdo page! (consulté le ).
- 1 2 3 4 Bénézit 1999, p. 254.
- 1 2 3 4 5 « Biographie », sur mariethereselanoa.fr (consulté le ).
- ↑ État civil de Paris, 3e arrondissement, année 1908, acte de mariage no 569 (vue 24/134).
- ↑ Schurr 1975, p. 199.
- ↑ « Base salons », sur salons.musee-orsay.fr (consulté le ).
- ↑ « Floréal », sur Gallica, (consulté le ).
- 1 2 « Mémorial de la Loire et de la Haute-Loire », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « Le Moniteur de la peinture. », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « La Chronique des arts et de la curiosité », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ Société des artistes indépendants, Catalogue de la 35e exposition 1924, (lire en ligne).
- ↑ « Le Quotidien », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « Une semaine de Paris », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ Vollmer 1956, p. 170.
- ↑ « L'Action française », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « Mediterranea », sur Gallica, (consulté le ).
- 1 2 « L’Atelier des 4 Potiers : une histoire de famille - Céramique Magazine », (consulté le ).
- ↑ Catalogue des ouvrages de peinture, sculpture, dessin... exposés au Palais de Chaillot... du 3 avril au 25 avril 1940, Salon des Tuileries, (lire en ligne).
- ↑ « Paris-midi », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ Schurr et Cabanne 1996, p. 77.
- ↑ « Yerres - Crosne : découvrez les œuvres cachées de Marie-Thérèse Lanoa », sur leparisien.fr, (consulté le ).
- ↑ Damisch 1987.
- ↑ Zapata-Aubé 2002.
- ↑ « Elles font le musée », sur Réseau des musées de Normandie, (consulté le ).
- ↑ « A l’Œuvre 2025 ! – Bleu Banane » (consulté le ).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- « Marie-Thérèse Lanoa, la peintre crosnoise méconnue mais pas oubliée », Le Mag, Communauté d'agglomération Val d'Yerres Val de Seine, no 26, , p. 15 (lire en ligne [PDF]).
- Nicole Zapata-Aubé (dir.), Marie-Thérèse Lanoa (1887-1967) : l'intimité du peintre (catalogue d'exposition), Bernay, Musée municipal de Bernay, , 50 p. (ISBN 978-2-910156-06-0, OCLC 56094640).
- Emmanuel Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 8 (Kosẗer-Magand), Paris, Gründ, , 958 p. (ISBN 978-2-7000-3010-5, lire en ligne), p. 254.
- Gérald Schurr et Pierre Cabanne, Dictionnaire des Petits Maîtres de la peinture 1820-1920, t. II, Paris, Éditions de l'Amateur, (ISBN 2-85917-223-8), p. 77.
- Hubert Damisch, Découverte d'une œuvre : Marie-Thérèse Lanoa (1887-1967) (catalogue d'exposition), Paris, Imp. Jarach La Ruche / Amis de Marie-Thérèse Lanoa, , 32 p. (OCLC 22403946 et 491839657).
- Gérald Schurr, Les Petits Maîtres de la peinture (1820-1920) : valeur de demain, t. VII, Éditions de l'Amateur, , 1328 p. (ISBN 978-2-85917-090-5), p. 199.
- (de) Hans Vollmer, Allgemeines Lexikon der bildenden Künstler des XX Jahrhunderts, vol. III (K-P), Leipzig, E.A. Seemann, , 640 p. (lire en ligne), p. 170.
- René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains (1910-1930), t. II, Paris, Georges Lang, , 478 p.
Liens externes
modifier- Site officiel
- Archives conservées par : Institut mémoires de l'édition contemporaine (a011494939328AfyqSo)
- Ressources relatives aux beaux-arts :