Mathieu Lefèvre

homme politique français

Mathieu Lefèvre, né le à Créteil (Val-de-Marne), est un homme politique français.

Mathieu Lefèvre
Illustration.
Mathieu Lefèvre en 2023.
Fonctions
Ministre délégué chargé de la Transition écologique
En fonction depuis le
(10 mois et 25 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Sébastien Lecornu
Ministre Monique Barbut
Gouvernement Lecornu II
Prédécesseur Agnès Pannier-Runacher (ministre)
Député français

(3 ans, 4 mois et 21 jours)
Élection 19 juin 2022
Réélection 7 juillet 2024
Circonscription 5e du Val-de-Marne
Législature XVIe et XVIIe (Cinquième République)
Groupe politique RE (2022-2024)
EPR (depuis 2024)
Prédécesseur Gilles Carrez
Successeur Sandrine Lalanne
Ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement

(7 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Sébastien Lecornu
Gouvernement Lecornu I
Prédécesseur Patrick Mignola
Successeur Laurent Panifous
Biographie
Date de naissance (39 ans)
Lieu de naissance Créteil (France)
Nationalité Française
Parti politique LREM/RE
Diplômé de Paris-I-Panthéon-Sorbonne
ESCP
Profession Collaborateur parlementaire
Conseiller ministériel

Membre du parti Renaissance, il est l'un des principaux conseillers et, les dernières années, le chef de cabinet, du ministre Gérald Darmanin, pendant tout le premier quinquennat d'Emmanuel Macron et la XVe législature.

Il est ensuite élu député dans le Val-de-Marne lors des élections de 2022, avant d'être nommé, le , ministre délégué chargé de la Transition écologique dans le gouvernement Lecornu II.

Biographie

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Mathieu Lefèvre naît le à Créteil, dans le Val-de-Marne.

Formation

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Après avoir suivi les enseignements d'une licence de philosophie à l'université Pierre-Mendès-France - Grenoble II, Mathieu Lefèvre est diplômé de l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne (département de science politique de la Sorbonne), où il a obtenu en 2009 un master de communication politique et sociale. Il est par ailleurs titulaire d'un mastère spécialisé en marketing et communication, de l'école supérieure de commerce de Paris (ESCP Business School)[1],[2].

Parcours professionnel et débuts en politique

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À la sortie de ses études, il devient chargé d’études « finances publiques » du groupe parlementaire Nouveau centre (2009-2010), avant d'être embauché comme collaborateur parlementaire du député UMP Gilles Carrez, lorsque celui-ci est rapporteur général du budget (2010-2012) puis président (LR) de la commission des finances (2012-2017)[2].

Il est ensuite un des conseillers ministériels de Gérald Darmanin, pendant tout le premier quinquennat d'Emmanuel Macron et la XVe législature (2017-2022)[3]. Il occupe ainsi successivement les fonctions de conseiller chargé des relations avec le Parlement (mai 2017 - juillet 2019), puis conseiller chargé de la synthèse budgétaire (juillet 2019 - novembre 2019), et enfin chef de cabinet (novembre 2019 - juillet 2020), lorsque Gérald Darmanin est ministre de l'Action et des Comptes publics[2],[1]. Il suit son ministre lorsque celui-ci est nommé à l'Intérieur, et reste son chef de cabinet jusqu'en février 2022, avant de passer conseiller spécial du ministre, chargé des relations avec les élus (février 2022 - mai 2022)[1].

Député (2022-2025)

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Mathieu Lefèvre est élu député de la cinquième circonscription du Val-de-Marne en sous les couleurs de Renaissance (ex-La République en marche). Il élimine au premier tour Paul Bazin, le candidat Les Républicains et successeur potentiel de Gilles Carrez, puis au second tour celui de la Nupes.

Il est membre de la Commission des finances et se présente pour être le candidat du groupe Renaissance à la fonction de rapporteur général du budget[4] mais c'est Jean-René Cazeneuve qui lui est préféré[5]. Il est alors nommé coordinateur (« whip ») du groupe Renaissance au sein de la commission[6].

Lors des discussions en commission sur le projet de loi de finances 2023, après les incendies de l’été 2022 dans les Landes, il vote contre la hausse des moyens pour les pompiers qui est proposée dans les amendements du rapporteur spécial sur la sécurité civile. Ce vote lui est reproché par ses opposants lors des incendies de l'été 2026 alors qu'il est devenu ministre délégué chargé de la Transition écologique[7].

Il défend en à l'Assemblée nationale une proposition de loi pour rendre obligatoire le pavoisement du drapeau européen sur le fronton des mairies des communes de plus de 1 500 habitants[8],[9], qui a été adoptée en première lecture, mais n'a pas ensuite été mise à l'ordre du jour du Sénat[10],[11].

Fin 2023, il dépose un amendement au projet de loi de finances 2024 modifiant rétroactivement l'exit tax sur les prélèvements sociaux des français partis à l'étranger. Cette disposition technique censée être indolore pour le budget de l'État, se révèle coûter 2 milliards d'euros de plus qu'anticipé[12].

En 2024, à l'occasion des élections législatives anticipées provoquées par la dissolution de l'Assemblée prononcée par Emmanuel Macron, il est réélu au second tour dans le cadre d'une triangulaire. Il bat la candidate du RN et celui du NFP qui ont tous les deux déjà participé à l'élection de 2022[13].

Ministre (depuis 2025)

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À l'occasion de la formation du gouvernement de Michel Barnier, son nom est évoqué pour devenir ministre du Budget, mais Laurent Saint-Martin, ancien député du Val-de-Marne, lui est préféré au dernier instant[14].

Il entre finalement au gouvernement comme ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement dans le gouvernement Lecornu I, le . Lui et Naïma Moutchou sont les seuls ministres à exercer pour le première fois au sein d'un gouvernement, un manque de renouvellement pointé du doigt[15]. Dès le lendemain matin, Sébastien Lecornu remet la démission de son gouvernement. Ainsi, il ne reste en poste que 7 jours, la quasi-totalité en qualité de ministre démissionnaire.

Il est cependant renommé dans le gouvernement Lecornu II, mais en qualité de ministre délégué chargé de la Transition écologique, auprès de la ministre Monique Barbut[16]. Plusieurs observateurs notent rapidement qu'il occupe une place prépondérante au sein du ministère de la Transition écologique, jusqu'à reléguer au second plan sa ministre de tutelle, issue de la société civile[17],[18]. Il surprend notamment par ses prises de position lors de l’examen du projet de loi dit d'urgence agricole, pendant lequel il défend davantage les positions portées par la ministre de l'Agriculture que celles de son ministère[17].

Notes et références

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  1. 1 2 3 « Mathieu Lefèvre - Composition officielle du Gouvernement », sur info.gouv.fr (consulté le )
  2. 1 2 3 « Zoom sur les conseillers ministériels de la planète Macron », sur La Gazette des Communes (consulté le ).
  3. Sylvain Deleuze, « Législatives dans le Val-de-Marne : Mathieu Lefèvre, seul nouveau visage de la majorité présidentielle, élu dans la 5e », sur leparisien.fr, (consulté le ).
  4. « Assemblée nationale : les candidats du groupe Renaissance aux postes clés », sur Franceinfo, (consulté le ).
  5. « Les députés LREM se positionnent pour les postes-clés de l’Assemblée nationale », sur Ouest France, (consulté le ).
  6. Matthieu Deprieck et Raphaël Legendre, « Bruno Le Maire creuse son sillon présidentiel à l’Assemblée », sur lopinion.fr, (consulté le ).
  7. Stéphane Mandard, « Incendies : quand les futurs ministre délégué à la transition écologique et maire de Bordeaux votaient contre une hausse des moyens pour les pompiers », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  8. Géraldine Houdayer, « Une proposition de loi pour rendre le drapeau européen obligatoire sur les mairies, les députés divisés », France Bleu, (consulté le ).
  9. « Les députés votent pour l'obligation du drapeau européen sur le fronton des mairies de plus de 1 500 habitants », sur francetvinfo.fr, (consulté le ).
  10. « Proposition de loi visant à rendre obligatoire le pavoisement des drapeaux français et européen sur le fronton des mairies », sur vie-publique.fr, (consulté le )
  11. « Le drapeau européen est-il obligatoire ? », sur blog.landot-avocats.net, (consulté le )
  12. « Budget : sur les traces de l’amendement technique qui coûte 2 milliards d’euros au gouvernement », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
  13. Par Sylvain Deleuze Le 7 juillet 2024 à 23h52, « Résultats des législatives 2024 dans le Val-de-Marne : Mathieu Lefèvre (Ens) réélu dans la 5e circonscription », sur leparisien.fr, (consulté le ).
  14. Par Cindy Bonnaud et Agnès Vives Le 23 septembre 2024 à 18h32, « Val-de-Marne : comment le député Mathieu Lefèvre a été rayé de la liste des ministres à la dernière minute », sur leparisien.fr, (consulté le ).
  15. « Un nouveau gouvernement Lecornu qui n'a de nouveau que le nom », sur France Culture, (consulté le )
  16. La-Croix.com, « Mathieu Lefèvre, un spécialiste du budget "aile droite" chargé de la Transition écologique », sur La Croix, (consulté le )
  17. 1 2 Lucie Delaporte et Pauline Graulle, « Mathieu Lefèvre, le « commissaire politique » devenu ministre bis de l’écologie » Accès payant, sur Mediapart, (consulté le )
  18. Raphaëlle Besse Desmoulières, « L’invisibilité de Monique Barbut, symptôme de la disparition de l’écologie parmi les préoccupations au sommet de l’Etat », Le Monde, (lire en ligne Accès payant, consulté le )

Voir aussi

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