Maurice Besset
Maurice Besset, né le à Paris (16e arrondissement)[1], mort le à Genève, est un historien de l'art français[2],[3].
| Conservateur de musée Musée de Grenoble | |
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Maurice Louis Marie Alphonse Besset |
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Biographie
modifierMaurice Louis Marie Alphonse Besset est issu d'une famille aisée.
Son père, Fernand Besset, né en 1887 à Mouthe (Doubs), époux de Marie Savey, est médecin. Durant la Grande Guerre, il est mobilisé sous le grade de médecin aide major au sein de la 7e section des infirmiers militaires ; cité à l'ordre du jour de son régiment, il est décoré de la croix de guerre[4].
En 1940, Maurice Besset est reçu au sein de la promotion littéraire de l'École normale supérieure, où il est le condisciple de Jean-Pierre Dannaud et de Jean Leclant[5]. En 1944, il est reçu, le premier, à l'agrégation d'allemand[6].
Sous l'Occupation, Maurice Besset accomplit le service du travail obligatoire au sein du ministère du Travail[7].
De 1947 à 1958, Maurice Besset dirige l'Institut français d'Innsbruck, dont les portes ont ouvert en 1946. Il dirige ensuite la Maison de la France à Berlin, puis est nommé conservateur du musée national d'Art moderne de Paris de 1960 à 1965 où il développe un programme pluridisciplinaire qui préfigure le style du futur centre Pompidou[8].
Le , Maurice Besset participe à la commission des monuments modernes (organe consultative pour dresser la liste des monuments historiques) et travaille avec Ionel Schein la sélection des édifices à protéger[9].
Il enseigne à la faculté de Lettre de Besançon de 1965 à 1969. En 1969, Maurice Besset est nommé conservateur du musée de Grenoble et organise en 1972 l'une des premières expositions du graphiste Roman Cieslewicz. Il quitte cette fonction en 1975, enseigne à l'université de Genève jusqu'en 1991, et dirige ensuite l'Institut national d'histoire de l'art de Genève[2],[8]. À l'université de Genève, il est le premier professeur en Europe chargé d'un programme uniquement consacré à l'histoire de l'art et de l'architecture contemporains[10].
En 1988, il organise au MAC Lyon, l'exposition La Couleur seule, l'expérience du monochrome. Il a agi en qualité de commissaire pour plus de 200 expositions[8],[10], dont l'exposition Le Corbusier à Tokyo en 1958[9].
Publications
modifier- Maurice Besset, Novalis et la pensée mystique, Éditions Montaigne, 1947.
- (contribution) Gerd Hatje, Dictionnaire de l'architecture moderne, Paris, Hazan,
- Maurice Besset, Qui était Le Corbusier ?, Skira, Paris-Genève, 1968.
- Maurice Besset, Du futurisme au spatialisme : peinture italienne de la première moitié du XXe siècle, Electa, .
- Max Bill, Max Bill : œuvres 1928-1969, Stuttgart, Cantz, (ISBN 3-922608-79-5) (texte Maurice Besset).
Hommages
modifierÀ la suite de la donation du fonds-Maurice Besset (3 200 livres), le centre de documentation du musée d'art contemporain de Lyon se nomme centre de documentation Maurice-Besset[11].
Vie privée
modifierMaurice Besset était le beau-frère de Claude Santelli. Il fut l'ami et l'exécuteur testamentaire de Le Corbusier[8],[10].
Documentation
modifierSes archives sont déposées à l'Institut national d'histoire de l'art[12].
Notes et références
modifier- ↑ Archives de Paris, « État civil du 16e arrondissement, registre des naissances du 19 août au 7 septembre 1921, acte n°1350, vue 4 / 31, 16N 127_2 »
, sur https://archives.paris.fr, - 1 2 « Besset Maurice », sur universalis.fr.
- ↑ « Fiche Idref », sur idref.fr.
- ↑ Archives départementales du Doubs, « Registre des matricules militaires, bureau de recrutement de Besançon, classe 1907, matricule n°871, 1R817 »
, sur https://portail-archives.doubs.fr (consulté le ) - ↑ Lucienne. Bibliothèque numérique de l'E.N.S. - P.S.L., « École normale supérieure. Promotion de 1940 »
, sur https://lucienne.ens.psl.eu (consulté le ) - ↑ André Chervel, « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 »
, sur https://rhe.ish-lyon.cnrs.fr, (consulté le ) - ↑ Stéphane Israël, « 7. Le STO à l’École normale : le choix des élèves », dans Les Études et la guerre : Les Normaliens dans la tourmente (1939-1945), Éditions Rue d’Ulm, coll. « Histoire de l’ENS », , 209–239 p. (ISBN 978-2-8218-2978-7, DOI 10.4000/books.editionsulm.702, lire en ligne)
- 1 2 3 4 « Maurice Besset, historien d'art », Le Monde, (lire en ligne)
- 1 2 Xavier Laurent et Jean-Michel Leniaud, Grandeur et misère du patrimoine, d'André Malraux à Jacques Duhamel (1959-1973), Librairie Droz, , 380 p. (ISBN 978-2-900791-60-8, lire en ligne), p.247
- 1 2 3 « Journée hommage à Maurice Besset », Centre Culturel Suisse. Paris, (lire en ligne)
- ↑ kcioffi, « Centre de documentation Maurice-Besset » [archive du ], sur Mac-lyon.com via Internet Archive.
- ↑ « Calames », sur www.calames.abes.fr (consulté le )
Annexes
modifierBibliographie
modifier- Nicolas Ballet, Maurice Besset. Enseigner et exposer l'art abstrait (1969-1975), mémoire de master 2, Grenoble 2 (UFR Sciences Humaines).
Article connexe
modifierLiens externes
modifier- Archives conservées par :
- Ressource relative à la vie publique :
- Ressource relative aux beaux-arts :