Liste des monarques de France

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La liste des monarques de France réunit les rois et les empereurs qui ont régné sur la France, au travers des différentes constructions politiques, territoriales et dynastiques qui se succédèrent : Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens (Capétiens directs, Valois, Bourbons, Orléans) et Bonaparte. Parmi les différents moments de cette monarchie française, on distingue l'époque des royaumes francs au haut Moyen Âge, la Francie occidentale issue du partage au IXe siècle de l'Empire carolingien, le royaume de France en tant que tel jusqu'à la Révolution française, puis le Premier Empire, la Restauration, la monarchie de Juillet et enfin le Second Empire. Le dernier monarque ayant régné en France est l'empereur Napoléon III, déchu officiellement le , après la défaite de Sedan. Jusqu'alors, la France avait toujours été un royaume ou un empire, hormis durant deux périodes : la Première République, du au , et la Deuxième République, du au [Note 3].

Arbre des monarques de France de 509 à 1870[Note 2].

La date de commencement de la France en tant que royaume et entité politique constituée est sujette à controverse. La date la plus reculée admise est celle de l'avènement de Clovis en 481[Note 4], qui correspond globalement à l'émergence et la consolidation du Regnum Francorum. Sa conversion au christianisme lui a permis de réunir au royaume des Francs le royaume des Wisigoths, le royaume des Burgondes, le royaume de Soissons et les restes du pouvoir impérial exercés par les évêques dans les différentes cités gallo-romaines. Le territoire continue sur plusieurs siècles à s'appeler la Gaule, mais on possède depuis cette date des actes de la chancellerie de France qui attestent l'existence et la continuité d'un État franc, puis français.

Historiographie

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Tableau de l'histoire de France depuis les Gaulois jusqu'à 1819.

Histoire des listes de souverains

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Sous la royauté

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Sous la royauté, diverses listes de souverains français ont existé et toutes n'étaient pas cohérentes ; ainsi la liste des rois représentés dans la Grand-Salle du Palais de la Cité ne coïncide pas avec celle du Registre de Guérin réalisé par le clerc Étienne de Gallardon sur ordre de l'évêque de Senlis[8],[9]. Ces diverses listes avaient pour particularité d'intégrer les prédécesseurs païens de Clovis Ier, à commencer par Pharamond[Note 5], et de suivre la suite des rois de Neustrie en excluant ceux d'Austrasie[10]. Les différences portaient sur la prise en compte ou non de Charles Martel, représenté comme roi à la basilique Saint-Denis ou sur le reliquaire de Saint Louis à la Sainte-Chapelle[11], de Charles de Basse-Lotharingie, intégré dans le Registre de Guérin[8], ou de roi associé mais n'ayant pas régné, comme Philippe, frère aîné de Louis VII représenté à la Grand-Salle[12],[10].

Du haut Moyen Âge jusqu'à la Renaissance, la légende de l'origine troyenne des Francs et des Gaulois permit également aux Francs puis aux Français de faire de leurs souverains les héritiers des rois de Troie et des Gaules ; ainsi, Jean Lemaire de Belges raconta l'histoire des rois des Gaules ancêtres des rois de Troie et de France[13]. Les listes produites par les serviteurs directs de la monarchie française s'en tenaient cependant aux seuls rois des Francs et de France. La liste de l'Almanach royal, paraissant sous l'Ancien Régime et la Restauration, ne donnait que les rois et les reines depuis Hugues Capet[9].

Par les historiens

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Depuis, plusieurs listes ont été établies par les historiens et pour une chronologie précise, notamment des règnes du haut Moyen Âge, on peut consulter :

  • Erich Zöllner, Geschichte der Franken bis zur Mitte des sechsten Jahrhundert, Munich, 1970, p. 106-108 ;
  • Christian Settipani et Patrick Van Kerrebrouck, La préhistoire des Capétiens, 481-987, 1re partie Mérovingiens, Carolingiens et Capétiens Nouvelle histoire généalogique de l'auguste maison de France », I, 1], 1993, p. 38-39 ;
  • Margarete Weidmann, « Zur Chronologie der Merowinger im 7. und 8. Jahrhhundert », Francia, 1998, t. 25/1 Mittelalter-Moyen Âge, Sigmaringen, 1999, p. 177-230.
  • Hervé Pinoteau, La symbolique royale française, Ve – XVIIIe siècles, P.S.R. éditions, 2004, p. 867-873 ;

Le baron Hervé Pinoteau donne par exemple quatre-vingt-cinq souverains de Clovis Ier à Charles X en incluant les rois d’Austrasie, les empereurs Lothaire[Note 6] et Charles III le Gros, ainsi que les rois associés sous les premiers Capétiens directs, c'est-à-dire Hugues et Philippe[14].

Titulature

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Titres officiels

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Le titre officiel des souverains français est le même depuis le tout premier roi franc jusqu'à la Révolution. En latin, on emploie le terme de rex Francorum, qui peut se traduire, selon les époques, soit par « roi des Francs », soit par « roi des Français », puis, à partir de Philippe Auguste, celui de rex Franciæ, « roi de Francie » ou « roi de France ». Aucune source en français ne permet de savoir comment les rois s'intitulaient en langue romane avant le XIe siècle. Dans la Chanson de Roland, la titulature hésite entre « roi de France », « roi des Français » et « roi des Francs »[15]. Après 1789, le titre change en fonction des régimes, entre « roi de France » (Deuxième Restauration), « roi des Français » (Première Restauration et Monarchie de Juillet) et « empereur des Français » (Premier et Second Empires). Ces titres ont pu être complétés de titres complémentaires correspondant aux souverainetés étrangères acquises par le monarque.

Titres officieux

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Au-delà du titre officiel, les rois de France bénéficiaient de deux qualifications accordées par les papes :

  • « Fils aîné de l'Église »[21],[22], parce que les rois de France étaient les successeurs directs de Clovis Ier, premier roi d'Occident baptisé et converti au christianisme nicéen[23],[24],[25]. Le titre de « fils aîné de l'Église » n'était pas officiel mais il s'imposa progressivement comme désignant sans équivoque le roi de France. Pour être tout à fait exact, on aurait dû préciser « Fils aîné de l'Église d'Occident » ;
  • « Roi Très chrétien »[26],[27],[28],[29], ce titre désigne à partir de Charles V le seul roi de France. Le titre de « Très chrétien », forgé sur le superlatif latin christianissimus, n'était pas officiel mais en revanche le prédicat « Sa Majesté Très Chrétienne » était officiellement utilisé dans les traités.

Numérotation

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Règles de numérotation

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Dès la fin du Moyen Âge, on commença à numéroter les rois depuis les Mérovingiens, à partir des ancêtres mythiques de la « première race »[30]. Cette numérotation débute avec le mythique Pharamond, premier roi franc païen, et omet plusieurs rois, car elle ne retient que le seul souverain de Paris ou de la Neustrie durant les périodes de partages successoraux du royaume des Francs. Ainsi, dans la grand-salle du palais de la Cité, la numérotation des rois Thierry et Dagobert ne tenait pas compte des rois des Francs d'Austrasie. Sous l'Ancien Régime, les rois de France tiennent les seuls rois de Neustrie pour leurs prédécesseurs et Charles VII est donné comme étant le « 57e roi de France », suivant la numérotation émise par Jean du Tillet[31]. On trouve ainsi les mentions de « Louis XIV, 68e roi de France » du vivant du roi[32], et Louis XVI était connu comme le « 70e roi de France »[33].

Compte tenu du fait que les rois d'Austrasie se considéraient et se titraient « rois des Francs », ils sont désormais donnés et numérotés dans les listes de souverains francs et français. Ainsi, Hervé Pinoteau donne Louis XVI 82e ou 83e roi de France[34],[Note 11]. Après le partage de 843, les rois des Francs de l'Ouest, à partir de 911 et le règne de Charles III le Simple, sont les seuls à se titrer « rois des Francs ». Ils sont comptés dans la liste des rois français, les autres royaumes issus du partage ayant perdu conscience de leur lien avec le royaume des Francs originel, essentiellement basé en Gaule.

À noter:

Origine de la numérotation

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La numérotation des grands personnages homonymes ne débute qu’au XIIIe siècle[46]. En France, celle des rois apparaît sous le règne de Louis IX, roi de à [46]. À la suite notamment de l’Histoire et culture historique dans l’Occident médiéval de Bernard Guenée[46],[47],[48], les historiens s’accordent pour considérer le dominicain et encyclopédiste Vincent de Beauvais comme le premier chroniqueur connu à numéroter les rois de France[46],[47] ; Primat de Saint-Denis la systématise[46],[47],[48].

Il est admis[49] que Charles V, roi de France de à , est le premier à se donner un numéro d’ordre[50],[51]. Louis XI, roi de France de à , est le premier des « Louis » à prendre un numéro d’ordre[50] ; son successeur, Charles VIII, roi de France de à , le premier à graver son numéro d’ordre sur la matrice de son sceau[50] ; et son successeur, Louis XII, roi de France de à , le premier à graver son nom associé à son numéro d’ordre sur les monnaies royales[50]. Le numéro d’ordre de François Ier, roi de France de à , ne lui a été attribué qu’après sa mort, par rétronymie, afin d'éviter la confusion avec son petit-fils, François II, roi de France de à [50].

Liste des monarques de France

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Mérovingiens (481-751)

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Clovis Ier réunit sous son autorité tous les royaumes francs ainsi que la majeure partie de la Gaule romaine, conquérant le domaine gallo-romain du général Syagrius ainsi que le royaume wisigothique de Toulouse. Il s'installa à Paris, qui devint, avec Soissons, Reims, Metz et Orléans, l'une de ses principales résidences. À sa mort, ses quatre fils, puis ses petits-fils, se partagèrent le royaume. Chaque fils reçut une partie du territoire d'origine[52].

La plupart des Mérovingiens suivants ne règnent que sur une partie du royaume des Francs, au gré des partages. Néanmoins, ils portent tous le titre de « roi des Francs » (rex Francorum), et non celui de « roi de Reims » ou de « roi d'Austrasie », ce qui témoigne d'une conscience de l'unité du Regnum Francorum[53],[54]. Dans un souci de clarté, les rois gouvernant des territoires partagés sont représentés ainsi :

  • Royaume de Neustrie (résidence à Soissons)
  • Royaume d'Austrasie (résidence à Reims ou Metz)
  • Royaume de Bourgogne (résidence à Orléans)
  • Royaume d'Aquitaine (résidence à Paris)

Carolingiens (751-987)

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Les Carolingiens sont une dynastie issue de la noblesse franque qui puise ses origines chez les Pépinides et les Arnulfiens. Cette famille a consolidé son pouvoir au VIIIe siècle en rendant héréditaires les fonctions de maire du palais et de duc des Francs. La dynastie tire son nom de l'un de ces ducs, Charles Martel, dont le fils Pépin le Bref détrôna les Mérovingiens en 751 et, avec le consentement de la papauté et de l'aristocratie, fut couronné roi des Francs. Sous Charlemagne, le royaume franc s'étendit profondément en Europe centrale, conquérant l'Italie et la majeure partie de l'Allemagne moderne. Il fut également couronné « empereur des Romains » par le pape, un titre qui fut finalement repris par les souverains du Saint-Empire romain.

N.B. : en rouge, les rois ne faisant pas partie de la lignée des Carolingiens. Ces derniers, issus des Robertiens par lien familial ou conjugal, furent élus au cours d'une période troublée où l'aristocratie prit le pas sur la légitimité dynastique. Titulaires de plusieurs comtés, ces souverains ont régné en attendant qu'un Carolingien en capacité puisse reprendre le trône.

Capétiens

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Capétiens directs (987-1328)

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Les Capétiens tirent leur nom d'Hugues Capet, un Robertien qui fut duc des Francs avant d'être élu roi en 987. À l'exception des empires dirigés par les Bonaparte, tous les monarques de France qui suivent sont des descendants en ligne masculine d'Hugues Capet. La royauté se transmettait de père en fils jusqu'au XIVe siècle, période où les souverains sont connus comme les Capétiens directs.

N.B. : en rouge, les rois associés à leur père mais n'ayant pas régné. En effet, jusqu'à Philippe II, les héritiers du trône étaient sacrés du vivant de leur père afin de garantir le maintien de la dynastie et d'éviter d'éventuels conflits de succession.

Valois (1328-1589)

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La mort de Charles IV marqua la naissance des tensions entre la maison de Valois et la maison Plantagenêt, dont la revendication fut reprise par la branche cadette connue sous le nom de maison de Lancastre, pour le contrôle du trône de France. Les Valois revendiquaient le droit à la succession par primogéniture masculine selon l'ancienne loi salique, car ils étaient les descendants les plus proches d'un roi de France. Ils descendaient du quatrième fils de Philippe III, Charles de Valois. Les Plantagenêt fondaient quant à eux leur revendication sur leur proximité avec un roi de France plus récent, comme Édouard III, petit-fils de Philippe IV par sa mère Isabelle de France.

Les deux maisons se sont affrontées pendant la guerre de Cent Ans pour faire valoir leurs revendications. Les Valois ont finalement remporté la victoire, et l'historiographie française considère leurs dirigeants comme les rois légitimes. Un Plantagenêt, Henri VI, a toutefois exercé un contrôle de jure sur le trône de France à la suite du traité de Troyes, qui a servi de base aux revendications anglaises sur le trône de France jusqu'en 1801. La lignée des Valois régna sur la France jusqu'à son extinction en 1589, dans le contexte des guerres de Religion. La Navarre n'ayant pas de tradition de primogéniture masculine, la monarchie navarraise se sépara de la monarchie française avec Jeanne II, fille de Louis X.

Bourbons (1589-1792)

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Bien que la lignée des Valois semblât solide à la mort d'Henri II, ses quatre héritiers mâles perdirent rapidement la vie. Son premier fils, François II, mourut mineur. Son troisième fils, Charles IX, n'avait pas de fils légitimes pour lui succéder. Après l'assassinat de son quatrième fils, Henri III, qui n'avait pas d'enfants, la France fut plongée dans une crise de succession pour savoir quel cousin éloigné du roi hériterait du trône. Le prétendant le plus proche par lignée agnatique légitime, le roi de Navarre Henri III, était protestant et donc inacceptable pour une grande partie de la noblesse française.

Finalement, après avoir remporté de nombreuses batailles pour défendre ses revendications et suite à la mort du cardinal de Bourbon, Henri se convertit au catholicisme et fut couronné roi sous le nom d'Henri IV, fondant ainsi la maison de Bourbon. Ce fut la deuxième fois que les trônes de Navarre et de France étaient réunis sous un seul monarque, car des lois différentes en matière d'héritage les avaient séparés pendant la guerre de Cent Ans. La maison de Bourbon fut renversée pendant la Révolution française et remplacée par la Première République.

XIXe siècle

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Bonaparte (1804-1814 ; 1815)

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Portrait Nom Début du règne Fin du règne Notes Armoiries
Napoléon Ier
Napoléon Ier
Napoléon Ier
()

1804

1814
Premier consul de la République depuis 1799, puis Consul à vie à partir de 1802, il devient empereur des Français par la Constitution du 28 floréal de l'an XII (18 mai 1804), approuvée par plébiscite le . Il est sacré le en la cathédrale Notre-Dame-de-Paris. Déchu par le Sénat le , il abdique le lendemain en faveur de son fils, puis le 6 sans conditions.
Armoiries de 1804 à 1815
Armoiries de 1804 à 1815

1815

1815
Rentre à Paris le . Il abdique pour la deuxième fois le , quatre jours après la défaite de Waterloo, en faveur de son fils Napoléon II, mais ce dernier n'est jamais proclamé ni reconnu.
Portrait de Napoléon II par Moritz Michael Daffinger.
Portrait de Napoléon II par Johann Peter Krafft.
Napoléon II
()

1815

1815
Durant l'intervalle qui sépare l'abdication de Napoléon Ier du retour de Louis XVIII, la France est dirigée par une commission de gouvernement, appelée commission Napoléon II, présidée par Joseph Fouché.

Bourbons (1814-1815 ; 1815-1830)

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Portrait Nom Début du règne Fin du règne Notes Armoiries
Louis XVIII
Louis XVIII
Louis XVIII
« le Désiré »
()

1814

1815
Frère cadet de Louis XVI, il se proclame roi le jour de la mort de son neveu Louis XVII, le . Il ne le devient effectivement que le , après l'abdication de Napoléon Ier. À l'annonce du retour de ce dernier, il s'enfuit de Paris dans la nuit du .

1815

1824
Rentre à Paris le , le lendemain de la dissolution de la commission de gouvernement. Jamais sacré et mort sans descendance, il est le dernier monarque de France mort au pouvoir.
Charles X
Charles X
Charles X
()

1824

1830
Frère cadet de Louis XVIII, il est sacré à Reims le . Il est le plus vieux roi de France à son avènement (66 ans) comme à son décès (79 ans). Confronté aux Trois Glorieuses, il est renversé le 31 juillet 1830 par son lointain cousin le duc d'Orléans, qui est nommé lieutenant général du royaume par les députés. Deux jours plus tard, Charles X abdique en faveur de son petit-fils Henri d'Artois, mais ce dernier ne devient jamais roi.

Orléans (1830-1848)

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Portrait Nom Début du règne Fin du règne Notes Armoiries
Louis-Philippe Ier
Louis-Philippe Ier
Louis-Philippe Ier
« le Roi-Citoyen »
()

1830

1848
Descendant de Louis XIII, cousin éloigné de Charles X, il est proclamé roi des Français après les Trois Glorieuses. Confronté à la révolution de 1848, il abdique en faveur de son petit-fils « Louis-Philippe II », mais l'Assemblée refuse de le reconnaître et proclame la Deuxième République.
Armoiries de 1830 à 1831
Armoiries de 1830 à 1831

Bonaparte (1852-1870)

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PortraitNomDébut du règneFin du règneNotesArmoiries
Napoléon III
Napoléon III
Napoléon III
()

1852

1870
Neveu de Napoléon Ier. Élu président de la République en 1848, il mène le coup d'État du 2 décembre 1851 mettant en place une présidence décennale autoritaire. L'année suivante, il rétablit la dignité impériale après un plébiscite conduisant à la proclamation du Second Empire le , devenant empereur des Français. La République est proclamée deux jours après sa capture à la bataille de Sedan, mais il n'est déchu officiellement que le .
Armoiries de 1852 à 1870.
Armoiries de 1852 à 1870.

Après Napoléon III, la France n'a plus eu ni rois ni empereurs.

Cause de la mort des rois de France[réf. nécessaire]

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Cause Nombre
Assassinés 13
Mort naturelle ou de maladie 67
Tués à la guerre 2
Morts par accident 8

Notes et références

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  1. Pour Godefroid Kurth : « Nous nous résumerons en disant que ce qui reste d'historique dans la légende de Chararic et de Ragnacaire, c'est la défaite de ces rois francs et l'annexion de leurs royaumes par Clovis. […] Mais nous sommes portés à croire que le premier tout au moins se produisit en 491 » (Kurth 1896, p. 260), et la date de 491 est admise par Georges Bordonove (Bordonove 1988, p. 75-77). D'autres historiens, parmi lesquels Stéphane Lebecq (Les origines franques) et Michel Rouche (Clovis), respectent toutefois le déroulement chronologique de Grégoire de Tours celui-ci plaçant le meurtre des parents de Clovis aux chapitres qui précédent celui qui raconte la mort du roi — et donnent donc la date de 510.
  2. L'année 509, choisie comme départ dans cet arbre généalogique, fait référence à la reconnaissance de Clovis Ier comme roi de tous les Francs[1]. En effet, Clovis — roi des Francs saliens à Tournai — s'empare du royaume franc de Sigebert le Boiteux roi des Francs rhénans à Cologne — après l'avoir fait assassiner par l'intermédiaire de son propre fils Clodéric, lequel périt à son tour après une manœuvre de Clovis, qui étend ainsi son autorité au-delà du Rhin[2]. Clovis exécute simultanément ses cousins Cararic roi à Tongres — et Ragnacaire roi à Cambrai —, avec son frère Riquier, ainsi que Rignomer, dans la cité du Mans, un autre de ses frères, unifiant les royaumes francs vers 509 ou 510[3],[Note 1].
  3. Voir l'article équivalent « Liste des présidents de la République française ».
  4. 1 2 Le roi Childéric Ier meurt à Tournai après un règne de 24 ans d'après le témoignage du Liber historiæ Francorum (c. 727)[4], en considérant son règne comme débutant en 457 selon l'Histoire des Francs de Grégoire de Tours (c. 591)[5]. Son fils Clovis Ier, âgé de 15 ans, lui succède et devient devient roi des Francs saliens de Tournai en 481, fondant la dynastie des Mérovingiens[6],[7].
  5. Clovis Ier ne fut pas le premier roi du peuple des Francs car il descendait lui-même d'une lignée de rois Francs païens jusqu'à son père Childéric Ier, lesquels ont régné sur les Francs en Germanie sur les territoires dont ce peuple était originaire, puis dans les différents royaumes francs qui se sont constitués en Gaule après leur invasion de ce territoire qui faisait alors partie de l'Empire romain d'Occident. Les Francs saliens, les Francs rhénans et les Burgondes, un autre peuple germanique installé sur le territoire qui allait devenir la Bourgogne, avaient chacun leurs propres rois avant que ces différents royaumes fussent unifiés, même si par la suite le royaume franc fut à nouveau divisé entre Neustrie, Austrasie, Burgondie et Aquitaine.
  6. Ce dernier régna sur la Francie médiane, un domaine allant de la mer du Nord jusqu'au centre de l'Italie, dont une partie sera plus tard annexée par la Francie occidentale, futur Royaume de France.
  7. C'est sous son petit-cousin Louis IV que le mot Francia devenu France désignera pour la première fois dans un diplôme la totalité du royaume des Francs de l'Ouest.
  8. Le titre de roi des Francs sera occasionnellement repris par les souverains saxons, héritiers du royaume des Francs orientaux, mais cet usage, épisodique sous Otton Ier et Henri II, sera définitivement abandonné par Henri IV (1056-1105).
  9. Les médailles françaises porteront encore au XVIIe siècle le rex francorum.
  10. Le duc d’Angoulême, futur Henri III, est élu roi de Pologne le par la Diète de la république des Deux Nations, puis couronné le au château du Wawel. Son frère, Charles IX, meurt au château de Vincennes, près de Paris, le . Le duc d’Angoulême quitte Cracovie en secret le pour regagner la France par l'Autriche, Venise et la Savoie. Sacré à Reims le , il prend le nom d’Henri III et le titre de roi de France et de Pologne. Il conservera ce titre jusqu’à sa mort.
  11. En fonction de la prise en compte ou non de Childebert III l'Adopté et en comptant les rois à partir de Clovis Ier.
  12. Voir l'article équivalent « Liste des prétendants au trône de France depuis 1792 ».
  13. Pour les monarques antérieurs aux Valois, les images sont de pure convention, datant pour la plupart de plusieurs siècles après leur règne.

Références

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  1. Mireille Cébeillac-Gervasoni, Alain Chauvot et Jean-Pierre Martin, Histoire romaine, Paris, Librairie Armand Colin, , p. 384.
  2. Grégoire de Tours, Histoire des Francs, livre II, 40.
  3. Grégoire de Tours, Histoire des Francs, livre II, 41, 42.
  4. Christian Settipani, La Préhistoire des Capétiens (Nouvelle Histoire généalogique de l'auguste maison de France, vol. 1), Villeneuve-d'Ascq, éd. Patrick van Kerrebrouck, , 545 p. (ISBN 978-2-95015-093-6), p. 53-4.
  5. Grégoire de Tours, Histoire des Francs, livre II, 18.
  6. Emmanuel Melmoux et David Mitzinmacker, 100 personnages qui ont fait l'histoire de France, Editions Bréal, (lire en ligne)
  7. (en) Jim Bradbury, The Capetians: Kings of France 987-1328, Bloomsbury Publishing, (ISBN 978-0-8264-3514-9, lire en ligne)
  8. 1 2 Archives nationales, JJ 26 = Registre E, cf. Recueil des actes de Philippe Auguste, roi de France, éd. H.-F. Delaborde, Paris, 1926, t. 1, p. XXXIII-XXXXIV.
  9. 1 2 Hervé Pinoteau, La symbolique royale française, Ve – XVIIIe siècles, P.S.R. éditions, 2004, p. 867.
  10. 1 2 Hervé Pinoteau, La symbolique royale française, Ve – XVIIIe siècles, P.S.R. éditions, 2004, p. 239.
  11. Inventaire de 1536, édité par Alexandre Vidier, Le trésor de la Sainte-Chappelle. Inventaire et documents, Paris, 1911, p. 201.
  12. Camille Couderc, Le manuel d'histoire de Philippe VI de Valois, Paris, 1896, extrait des Études d'histoire du Moyen Âge dédiées à Gabriel Monod.
  13. En 1530, un clerc de la cathédrale de Beauvais passa commande d'une tapisserie directement inspirée de l'ouvrage alors très célèbre Illustrations de Gaule et singularités de Troie. Les personnages, identifiés par des poèmes placés en bas des scènes, sont des personnages mythiques : Galathès, onzième roi des Gaules, Lugdus, fondateur de Lyon et treizième roi des Gaules, Rémus, fondateur de Reims et vingt-troisième roi des Gaules…
  14. Hervé Pinoteau, La symbolique royale française, Ve – XVIIIe siècles, P.S.R. éditions, 2004, p. 873.
  15. « Texte original de la Chanson de Roland », sur Wikisource
  16. Gabriel Fournier, Les Mérovingiens, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », juin 1987, p. 64.
  17. 1 2 Hervé Pinoteau, La symbolique royale française, Ve – XVIIIe siècle, P.S.R. éditions, 2004, p. 115.
  18. Jean-Paul Meyer, Les Fils de L'An 2000 Essai, 1998, p. 61.
  19. Michel François, « Henri III (-), roi de France (-) » [html], sur Encyclopædia Universalis [en ligne] (consulté le ).
  20. André-François Isambert, Decrusy et Taillandier, Recueil général des anciennes lois françaises : depuis l’an 420 jusqu’à la Révolution de 1789, t. XIV, 1re partie : , Paris, Belin-Leprieur et Verdière, , 1re éd. (BNF 33851046, lire en ligne), p. 265, no 2 [lire en ligne (page consultée le 7 janvier 2017)].
  21. « Aîné », dans le Dictionnaire de l'Académie française, Centre national de ressources textuelles et lexicales (sens I, 1, fig.) [consulté le ].
  22. Informations lexicographiques et étymologiques d'« aîné » (sens I, B, 2, a, spéc.) dans le Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales [consulté le ].
  23. Hervé Pinoteau, La symbolique royale française, Ve – XVIIIe siècle, P.S.R. éditions, 2004, p. 85 et 127.
  24. Joseph Leclerc, « Le roi de France, « fils aîné de l'Église ». Essai historique » dans Études, Paris, 1933, t. 214, p. 21-36.
  25. Cardinal Paul Poupard, « La France fille aînée de l'Église » dans Revue des deux mondes, Paris, juillet 1986, p. 37-45 et août 1986, p. 273-280.
  26. « Chrétien », dans le Dictionnaire de l'Académie française, Centre national de ressources textuelles et lexicales (sens I, hist.) [consulté le ].
  27. Informations lexicographiques et étymologiques de « chrétien » (sens I, A, hist.) dans le Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales [consulté le ].
  28. Entrée « Roi Très Chrétien » (expression) des Dictionnaires de français [en ligne], sur le site des Éditions Larousse [consulté le ].
  29. Hervé Pinoteau, La symbolique royale française, Ve – XVIIIe siècle, P.S.R. éditions, 2004, p. 125.
  30. Expression utilisée par le père Dominique de Jésus-Marie pour qualifier la dynastie des Mérovingiens (Dominique de Jésus-Marie (trad. Modeste de S. Amable), La Monarchie sainte historique, chronologique et généalogique de France : les Vies des saints et bien-heureux qui sont sortis de la seconde tyge royale de France, Nicolas Jacquard, (lire en ligne), p. 475).
  31. Jean du Tillet, Recueil des rois de France, 1566, conservé à la Bibliothèque nationale de France.
  32. Berey, l'Histoire de la monarchie françoise, planche XIII.
  33. « Quid - institutions françaises », sur quid.fr via Wikiwix (consulté le ).
  34. Hervé Pinoteau, La symbolique royale française, Ve – XVIIIe siècles, P.S.R. éditions, 2004, p. 872.
  35. Gabriel Peignot, « Lettre sur les rois de France qui ont porté le nom de Charles », dans Opuscules de Gabriel Peignot extraits de divers journaux, revues, recueils littéraires, etc., dont il n'a été fait tirage à part, J. Techener, (lire en ligne).
  36. Michel-André Lévy, dans Joséphine de Bernardi, « Les mystères de la numérotation des rois de France », La Croix, (lire en ligne).
  37. Curry 1993, p. 102–122.
  38. Bradford 2004, p. 621–625.
  39. Peignot, p. 203.
  40. Wellman, p. 83.
  41. Peignot, p. 268.
  42. Il est nommé dauphin le , suite à la mort de son frère aîné Louis-Joseph. Emprisonné par les forces révolutionnaires le , il resta en captivité jusqu'à son décès[41]. Pour les royalistes, son « règne » s'étend du au .
  43. (en) « Shortest reign of a monarch », sur Guinness World Records (consulté le ).
  44. Hervé Pinoteau, Notes de vexillologie royale française, vol. 172-173, Madrid, coll. « Revista Hidalguía », , 626 p. (lire en ligne), p. 361-362.
  45. Bien qu'il soit considéré comme le monarque ayant régné le moins longtemps par le Guinness World Records[43], cette affirmation est infondée. Les circonstances exactes de sa renonciation au trône sont inconnues, car celle-ci a été annoncée dans un document signé à la fois par Charles X et Louis-Antoine, qui n'est alors appelé que dauphin. Selon une légende urbaine, il aurait été « roi » entre la signature de son père et la sienne, car il aurait, selon certaines sources, initialement refusé de signer le document[44].
  46. 1 2 3 4 5 Jacques Le Goff, Saint Louis, Paris, Gallimard, coll. « Folio / histoire » (no 205), (réimpr. 2014) (1re éd. 1996), 1 vol., 1264-[12], 10,8 × 17,8 cm (ISBN 2-07-041830-8 et 978-2-07-041830-5, OCLC 852224091, BNF 43572305, SUDOC 168665107, présentation en ligne, lire en ligne), no 1.
  47. 1 2 3 Colette Beaune, chap. [5] « Clovis dans le miroir des dominicains du milieu du XIIIe à la fin du XIVe siècle », dans Olivier Guyotjeannin (études réunies par), Clovis chez les historiens (extrait de Bibliothèque de l’École des Chartes, t. 154, 1re livraison, ), Paris et Genève, Droz, publié avec le concours du Centre national de la recherche scientifique et le ministère de la Culture (direction des Archives de France), coll. « Extrait de la Bibliothèque de l’École des Chartes » (no 2), , 1re éd., 1 vol., 321, 25 cm (ISBN 978-2-600-05592-5 (édité erroné), OCLC 468829838, BNF 37671406, SUDOC 004280164, présentation en ligne, lire en ligne), p. 113-129, p. 122, no 33 [lire en ligne (page consultée le 7 janvier 2017)].
  48. 1 2 Anne-Marie Lamarrigue, chap. [10] « La rédaction d’un catalogue des rois de France : Guillaume de Nangis et Bernard Gui », dans Françoise Autrand, Claude Gauvard et Jean-Marie Moeglin (travaux réunis par), Saint-Denis et la royauté : études offertes à Bernard Guenée, membre de l’Institut (actes du colloque international Saint-Denis et la royauté tenu du au , à Saint-Denis), Paris, Publications de la Sorbonne, publié avec le concours de l’université Paris-I – Panthéon-Sorbonne, de l’université Paris-XII – Val-de-Marne et de l’Institut universitaire de France, coll. « Histoire ancienne et médiévale » (no 59), , 1re éd., 1 vol., 814, 24 cm (ISBN 2-85944-383-5 et 978-2-85944-383-2, OCLC 406436506, BNF 37058426, SUDOC 048261300, lire en ligne), 2e partie (« Écriture de l’histoire »), p. 481-492, § [2] La distinction des rois homonymes »), p. 484 [lire en ligne (page consultée le 7 janvier 2017)].
  49. Michel Pastoureau, Le Roi tué par un cochon : une mort infâme aux origines des emblèmes de la France ?, Paris, Seuil, coll. « La Librairie du XXIe siècle » (no 14), , 1re éd., 1 vol., 232-[16], 23 cm (ISBN 2-02-103528-X et 978-2-02-103528-5, OCLC 921176192, BNF 44414790, SUDOC 18823750X, présentation en ligne, lire en ligne) [lire en ligne (page consultée le 7 janvier 2017)].
  50. 1 2 3 4 5 Dominique Bonnet, « Numérotation des rois de France : Charles V, Charles VIII, Louis XII, les innovateurs » [html], sur Paris Match, (consulté le ).
  51. Ghislain Brunel, « Les cisterciens et Charles V. Un portrait du roi idéal dressé par les moines de Royaumont et de Chaalis », Annuaire-Bulletin de la Société de l'histoire de France, 2007, p. 79.
  52. William Deans et Frederick Martin, A History of France: From The Earliest Times to the Present Day, vol. 1, Édimbourg et Londres, A. Fullarton & Co., , vi–ix, 420, 1792, Table of Sovereigns of France
  53. Gabriel Fournier, Les Mérovingiens, Presses Universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », juin 1987, p. 64.
  54. Hervé Pinoteau, La symbolique royale française, Ve – XVIIIe siècles, P.S.R. éditions, 2004, p. 868.

Bibliographie

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Bibliographie principale

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Bibliographie secondaire

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Bibliographie tertiaire

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Articles connexes

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