Musée national de la Grande-Grèce

Statue votive.

Groupe dit du cavalier de la maison Marafioti, Locres.

Groupe des Dioscures du sanctuaire de Marasà, Locres.

Autel représentant le combat d'Achille et de Memnon, Locres.

Mosaïque à scène de chasse de Taureana, IIe siècle av. J.-C..

Scène de chasse sur verre doré.
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Tétradrachme d'argent de Rhêgion.
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Le kouros de Reggio, vers 500 av. J.-C.
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Bronze A de Riace.
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Bronze A de Riace.
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Bronze B de Riace.
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Bronze B de Riace.
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Tête dite « du philosophe », épave de Porticello.
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Tête dite « de Bâle », milieu du Ve siècle av. J.-C..
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Éros endormi.
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Tête d'Harpocrate en marbre.
Le musée national de la Grande-Grèce (en italien Museo nazionale della Magna Grecia), également appelé musée archéologique national de Reggio de Calabre (Museo archeologico nazionale di Reggio Calabria, MArRC), est un musée archéologique de l'État italien situé à Reggio de Calabre. Ses collections proviennent de sites de Calabre. Elles couvrent principalement la période qui va de la Préhistoire à l'époque romaine et comprennent les bronzes de Riace ainsi que les bronzes de l'épave de Porticello.
| Nom local |
(it) Museo Nazionale della Magna Grecia |
|---|---|
| Type |
Musée archéologique, musée national italien (d), musée ethnographique, Istituto museale ad autonomia speciale (d), musée du ministère italien de la Culture (d) |
| Ouverture |
1882 (musée civique) 1959 (musée national) |
| Surface |
801 531 m2, 776 m2 |
| Visiteurs par an |
201 016 () |
| Effectif |
48 employés () |
| Site web |
| Nombre d'objets |
3 356 () |
|---|
| Pays | |
|---|---|
| Commune | |
| Adresse |
Piazza Giuseppe De Nava, no 26 |
| Coordonnées |
Le musée est issu du musée civique de Reggio, ouvert en 1882. Il occupe un édifice conçu par l'architecte Marcello Piacentini et construit entre 1932 et 1941, partiellement ouvert au public en 1954 et inauguré en 1959. Fermé pour travaux de 2009 à 2016, il est un institut autonome du ministère italien de la Culture depuis 2014.
Histoire
modifierMusée civique (1882-1948)
modifierLe musée civique de Reggio de Calabre ouvre le 18 juin 1882 dans les locaux de la bibliothèque municipale. Il est destiné à conserver les vestiges archéologiques mis au jour dans la région. Son vice-directeur, Antonio Maria de Lorenzo, conduit des fouilles systématiques et dresse en 1893 une première carte archéologique de la ville. Entre 1887 et 1889, les collections sont transférées dans un bâtiment voisin des thermes romains, découverts peu auparavant[1].
En 1907, l'archéologue Paolo Orsi est nommé premier surintendant aux fouilles de la Calabre et défend la création d'un musée archéologique d'État[1],[2]. Le séisme du 28 décembre 1908 endommage gravement le bâtiment du musée civique, ce qui accélère le projet[1],[2]. Le 22 mai 1948, une convention entre la municipalité et la direction générale des Antiquités du ministère de l'Instruction publique transfère les collections civiques à l'État. Le musée civique est alors supprimé[1].
Palais Piacentini (1932-1959)
modifierLe nouveau musée est conçu par Marcello Piacentini, qui s'appuie sur des visites de grands musées européens. L'édifice compte parmi les premiers bâtiments d'Italie conçus exclusivement pour un usage muséal[3],[1]. Il est construit entre 1932 et 1941[4][n 1]. En 1932, les travaux mettent au jour une nécropole d'époque hellénistique, fouillée par le surintendant des Calabres Edoardo Galli. Le musée attribue à ce dernier la fondation du musée royal national et central de la Grande-Grèce[3].
Le musée ouvre partiellement au public en 1954. Alfonso De Franciscis, surintendant à Reggio de 1954 à 1961, en réorganise la présentation, et l'inauguration officielle a lieu en 1959[1],[3].
Arrivée des bronzes de Riace
modifierLes deux statues sont découvertes le 16 août 1972 par le plongeur Stefano Mariottini, par huit mètres de fond, à Riace Marina. Elles sont remontées le 21 août[6],[7]. Après une première restauration à Reggio de Calabre (1972-1975), elles sont restaurées à Florence de 1975 à 1980. Elles sont ensuite exposées à Florence du 15 décembre 1980 au 24 juin 1981, puis à Rome du 29 juin au 12 juillet 1981. Elles arrivent à Reggio de Calabre le 2 août 1981[6]. Une section d'archéologie sous-marine est aménagée la même année pour les accueillir[1].
Rénovation (2009-2016)
modifierLe musée ferme pour travaux en novembre 2009[1]. Pendant le chantier, les bronzes de Riace font l'objet d'une quatrième restauration, menée de 2009 à 2013 dans un laboratoire vitré du palais Campanella, siège du conseil régional de Calabre[6],[8]. En 2013, la surintendante Simonetta Bonomi précise que les statues doivent rester couchées jusqu'à leur installation définitive dans le musée[9]. Elles retrouvent les salles du musée la même année, sur des socles antisismiques[6][n 2].
La réouverture complète, prévue à l'origine pour mars 2011, a lieu le 30 avril 2016[11],[1]. Silvia Mazza attribue ce retard à des recours, à des erreurs de conception, à des difficultés techniques et à une mesure d'interdiction antimafia visant l'entreprise chargée de l'aménagement. Elle indique un coût passé de 11 à 29 millions d'euros[11][n 3]. Le projet scientifique est dû à Simonetta Bonomi. Le parcours, auparavant ascendant, part désormais du deuxième étage pour descendre jusqu'au rez-de-chaussée[11]. Une cour intérieure couverte d'une verrière éclaire le hall d'entrée[1],[3].
Statut et direction
modifierLa réforme du ministère des Biens culturels de 2014 fait du musée un institut autonome[1]. Carmelo Malacrino en prend la direction en 2015, à l'issue du concours organisé par le ministre Franceschini pour vingt grands musées italiens[13]. Filippo Demma assure la direction à partir du 15 novembre 2023, dans l'attente de la nomination d'un nouveau directeur[14]. En 2026, le musée est dirigé par Fabrizio Sudano[15].
Bâtiment
modifierLe palais Piacentini donne d'un côté sur la piazza De Nava et de l'autre sur le lungomare Falcomatà, la promenade du front de mer[3]. Sa façade repose sur un soubassement en granit à bossages et porte un parement de travertin. Des médaillons sculptés y reproduisent des monnaies des principales colonies grecques d'Occident[4]. Depuis 2016, des tombes de la nécropole hellénistique découverte en 1932 sont ouvertes au public à l'intérieur du bâtiment[16],[11].
Collections
modifierL'exposition permanente occupe quatre niveaux et compte plus de deux cents vitrines[16].
- Le niveau A est consacré à la Préhistoire et à la Protohistoire.
- Le niveau B présente les cités et sanctuaires de la Grande-Grèce.
- Le niveau C est consacré à la vie quotidienne et aux nécropoles.
- Le niveau D réunit Reggio grecque et romaine, ainsi que la salle des bronzes de Riace et de Porticello.
Un cinquième niveau accueille les expositions temporaires, le lapidaire et les tombes de la nécropole[16],[11].
Préhistoire et Protohistoire
modifierLe niveau A rassemble des objets provenant de toute la Calabre[16], du Paléolithique au début de l'âge du fer : céramiques, outils en obsidienne, fibules et bracelets en bronze[5]. Il évoque également l'homme de Néandertal et l'Homo sapiens[11]. Le musée conserve la reproduction d'une gravure du Paléolithique supérieur représentant deux Bos primigenius, découverte en 1961 à la grotte du Romito, à Papasidero[17].
Cités et sanctuaires de la Grande-Grèce
modifierLe niveau B est consacré aux cités grecques de la Calabre : Sybaris et Crotone, fondées à la fin du VIIIe siècle av. J.-C., Medma, fondée au VIe siècle av. J.-C., et Hipponion, fondée à la fin du VIIe siècle av. J.-C.[18].
Pour Locres, il présente les offrandes du sanctuaire de Perséphone de la Mannella. Parmi elles figurent les pinakes en terre cuite peinte du Ve siècle av. J.-C., qui illustrent le mythe de la déesse. Il expose aussi les trente-neuf tablettes de bronze trouvées dans le sanctuaire de Zeus Olympien[18]. Le groupe des Dioscures ornait le temple du sanctuaire de Marasà, à Locres. Le cavalier en terre cuite soutenu par un sphinx, dit « de la maison Marafioti », appartenait à un temple dorique situé près du théâtre[18].
Le niveau comprend enfin des éléments du temple de la Passoliera, à Caulonia, et le mobilier du sanctuaire d'Apollon Alaios à Krimisa (Cirò), dont une statuette en or du dieu[18].
- Statue votive.
- Groupe dit du cavalier de la maison Marafioti, Locres.
- Groupe des Dioscures du sanctuaire de Marasà, Locres.
- Autel représentant le combat d'Achille et de Memnon, Locres.
Vie quotidienne et nécropoles
modifierLe niveau C présente notamment les objets du théâtre hellénistique de Locres, dont une statue d'Aphrodite Ourania, des masques et des cariatides[19]. Il expose aussi le mobilier des nécropoles de Metauros et de Lucifero, qui comptent environ 1 500 tombes[19]. Une partie est consacrée aux Lucaniens et aux Bruttiens[19],[11]. Ce niveau présente encore la mosaïque à scène de chasse de la « maison des mosaïques » de Taureana, datée du IIe siècle av. J.-C., ainsi qu'un vase en verre à décor de feuille d'or de la nécropole de Varapodio[19].
- Mosaïque à scène de chasse de Taureana, IIe siècle av. J.-C..
- Scène de chasse sur verre doré.
Rhêgion et Regium Iulii
modifier
Le niveau D est consacré à Reggio, l'antique Rhêgion, qui frappe monnaie à partir de la fin du VIe siècle av. J.-C.[20]. Le kouros de Reggio, en marbre de Paros, date des environs de 500 av. J.-C.. Conservé sur environ 90 centimètres, pour une hauteur d'origine estimée à 130 centimètres, il garde des traces de peinture rouge. Il a pu servir de monument funéraire ou d'offrande votive, et une hypothèse récente y voit une représentation d'Apollon[20]. Dans la ville romaine, Regium Iulii, les inscriptions associent le grec et le latin à partir du IIe siècle av. J.-C.[20].

Salle des bronzes
modifierLa salle des bronzes réunit les statues de Riace et les bronzes de Porticello. Pour des raisons de conservation, on y accède par groupes restreints, après un passage dans des salles de transition[7],[10].
Les bronzes de Riace mesurent 1,98 et 1,99 mètre. Ils ont été coulés à la cire perdue, et leur datation précise reste discutée[20]. Selon le musée, l'étude des noyaux de fonte indique une origine grecque, attique ou argienne[7],[20]. Leonardo Bison rapporte que des analyses des années 1990 situent leur fonte dans le Péloponnèse, près d'Argos, dans la seconde moitié du Ve siècle av. J.-C.[8]. Leur identité n'est pas établie : athlètes, héros ou divinités, dont Castor et Pollux[20].
L'épave de Porticello est découverte en 1969 et fouillée méthodiquement à partir de 1970[20],[21][n 4]. Selon Daniele Castrizio, le navire a sombré dans le détroit de Messine entre 400 et 375 av. J.-C.[21]. Sa cargaison comprenait de la céramique attique et des amphores[20], ainsi qu'une vingtaine de fragments de statues de bronze[22].
La tête dite « du philosophe » représente un homme âgé et barbu dont l'identité reste incertaine[20],[22]. Castrizio y voit un portrait de Pythagore[21], Brunilde S. Ridgway un personnage de fiction, mythologique ou épique[22][n 5]. En 2021, des analyses réalisées avec des chercheurs de l'université de Messine ont mis en évidence une coloration rouge d'origine sur la lèvre inférieure[24].
La tête dite « de Bâle » est datée du milieu du Ve siècle av. J.-C.. Volée après sa découverte, elle aboutit à l'Antikenmuseum de Bâle, puis est restituée à l'Italie en 1993[22],[23],[25].
- Bronze A de Riace.
- Bronze A de Riace.
- Bronze B de Riace.
- Bronze B de Riace.
- Tête dite « du philosophe », épave de Porticello.
- Tête dite « de Bâle », milieu du Ve siècle av. J.-C..
Autres collections
modifierLe musée conserve aussi des œuvres des époques byzantine, médiévale et moderne, ainsi que des éléments architecturaux de l'abbaye de Santa Maria di Terreti[5]. Les peintures du XVe au XIXe siècle autrefois réunies par le musée civique sont aujourd'hui présentées à la pinacothèque civique de Reggio de Calabre. On y trouve deux panneaux d'Antonello de Messine[26].
- Éros endormi.
- Tête d'Harpocrate en marbre.
Réception critique
modifierLe Catalogue général des biens culturels présente le palais Piacentini comme un repère du paysage urbain de Reggio et de la reconstruction qui suit le séisme de 1908[4]. À la réouverture de 2016, Silvia Mazza souligne la présentation d'objets jusque-là inédits, dont une grande mosaïque à scène de palestre découverte après le séisme. Elle relève aussi l'ouverture au public des tombes hellénistiques et présente le musée comme le premier au monde à abriter une nécropole[11]. Selon le directeur Carmelo Malacrino, la salle des bronzes réunit « la più grande collezione di bronzistica greca » du Ve siècle av. J.-C.[23]. Pour l'archéologue Bernard Holtzmann, c'est l'exposition des bronzes de Riace au palais du Quirinal, en 1981, qui établit leur renommée[27]. Leonardo Bison rapporte 300 000 entrées au cours des deux premiers mois de leur présentation à Reggio[8]. The Art Newspaper en compte environ 17 000 dans les deux semaines qui suivent leur retour au musée, fin 2013[10].
La durée et le coût de la rénovation ont également été critiqués. En décembre 2014, Enrico Arosio décrit dans L'Espresso un musée dont trois étages restent fermés, où aucun panneau n'indique aux visiteurs l'identité des bronzes ni leur lieu de découverte[12]. En 2022, Silvia Mazza relève que le système de surveillance interne des bronzes de Riace, interrompu en 2017 puis rétabli en 2019, ne peut pas être consulté à distance par l'Institut central pour la restauration[6]. Les demandes de prêt des bronzes, notamment pour l'Exposition universelle de Milan, ont été refusées. Leonardo Bison explique ces refus par la fragilité des statues et par l'attachement de la population de Reggio, qui rend tout déplacement politiquement difficile[8].
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Le portail Italia.it situe la construction dans les années qui précèdent la Seconde Guerre mondiale, sans dates précises[5].
- ↑ The Art Newspaper date ce retour de la fin du mois de décembre 2013[10], Leonardo Bison de septembre 2013[8].
- ↑ Les montants varient selon les sources : 30 millions d'euros selon The Art Newspaper en 2014[10], 32 millions selon L'Espresso la même année[12], environ 34 millions selon Leonardo Bison en 2022[8].
- ↑ Le musée attribue la découverte à des pêcheurs de Villa San Giovanni[20], Daniele Castrizio à un plongeur local[21].
- ↑ Ridgway date les deux têtes de Porticello vers 430-420 av. J.-C.[22] ; pour la tête du philosophe, la datation la plus répandue est comprise entre 460 et 440 av. J.-C.[23].
Références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 (it) « La storia », sur Museo archeologico nazionale di Reggio Calabria (consulté le )
- 1 2 (it) Carmelo Malacrino, « Scavi e scoperte a Reggio Calabria nei taccuini di Paolo Orsi. Il rapporto della missione di Luigi Giarratano del 1915 », Annali del Museo Civico di Rovereto, vol. 37, no supplément, , p. 61-87 (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 4 5 (en) « History », sur Museo archeologico nazionale di Reggio Calabria (consulté le )
- 1 2 3 (it) « Palazzo Piacentini », sur Catalogo generale dei beni culturali, Istituto centrale per il catalogo e la documentazione (consulté le )
- 1 2 3 « Musée archéologique national de Reggio de Calabre », sur Italia.it (consulté le )
- 1 2 3 4 5 (it) Silvia Mazza, « Come stanno i Bronzi di Riace nel cinquantesimo anniversario del ritrovamento? », sur Finestre sull'Arte, (consulté le )
- 1 2 3 (en) « Riace Bronzes », sur Museo archeologico nazionale di Reggio Calabria (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 Leonardo Bison, « 16 août 1972-2022 : le cinquantenaire complexe des bronzes de Riace », sur Finestre sull'Arte, (consulté le )
- ↑ (en) Jessica Esther Saraceni, « Riace Bronzes Await New Home », sur Archaeology, (consulté le )
- 1 2 3 4 (en) Ermanno Rivetti et Javier Pes, « Bronze warriors back on their feet at last », sur The Art Newspaper, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 (it) Silvia Mazza, « Reggio Calabria, il Museo Archeologico Nazionale si visita dall'alto in basso », sur Il Giornale dell'Arte, (consulté le )
- 1 2 (it) Enrico Arosio, « I bronzi di Riace, giganti solitari nel museo semideserto », sur L'Espresso, (consulté le )
- ↑ (it) Valentina Tebala, « Neo-mega-direttori. L'intervista mancata a Carmelo Malacrino », sur Artribune, (consulté le )
- ↑ (it) « Nota stampa MArRC » [PDF], sur Museo archeologico nazionale di Reggio Calabria, (consulté le )
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- 1 2 3 4 (en) « The Museum's Collections », sur Museo archeologico nazionale di Reggio Calabria (consulté le )
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- 1 2 3 4 (en) « Level B », sur Museo archeologico nazionale di Reggio Calabria (consulté le )
- 1 2 3 4 (en) « Level C », sur Museo archeologico nazionale di Reggio Calabria (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 (en) « Level D », sur Museo archeologico nazionale di Reggio Calabria (consulté le )
- 1 2 3 4 (en) Daniele Castrizio, « The "Head of the Philosopher" from Porticello: Proposal for the Identification », Actual Problems of Theory and History of Art, vol. 11, , p. 47-54 (DOI 10.18688/aa2111-01-04, lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 4 5 (en) Brunilde S. Ridgway, « The Porticello Bronzes Once Again », American Journal of Archaeology, vol. 114, no 2, , p. 331-342 (DOI 10.3764/aja.114.2.331, lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 (it) « Non solo Riace: ecco i Bronzi di Porticello, tra i tesori del Museo archeologico di Reggio Calabria », sur Fanpage.it, (consulté le )
- ↑ (it) « Nota stampa MArRC – Esiti indagini Testa del Filosofo » [PDF], sur Museo archeologico nazionale di Reggio Calabria, (consulté le )
- ↑ (en) « The Head of Porticello returns to the National Archaeological Museum in Reggio Calabria », sur Finestre sull'Arte, (consulté le )
- ↑ (it) « Pinacoteca civica », sur Italia.it (consulté le )
- ↑ Bernard Holtzmann, « Bronzes de Riace (archéologie) », sur Encyclopædia Universalis (consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- (it) Giuseppe Foti, Il Museo nazionale di Reggio Calabria, Naples, Di Mauro,
- (it) Giuseppe Foti et Francesco Nicosia, I bronzi di Riace, dal Centro di restauro della Soprintendenza archeologica della Toscana al Museo nazionale di Reggio Calabria, Florence, Italia grafiche,
- (it) Due bronzi da Riace, rinvenimento, restauro, analisi ed ipotesi di interpretazione, Rome, Istituto Poligrafico e Zecca dello Stato,
- (it) Elena Lattanzi, Il Museo nazionale di Reggio Calabria, Reggio de Calabre, Gangemi,
- (en) Maria Gulli, The Riace bronzes and the Museo Nazionale of Reggio Calabria, Catanzaro,
- (it) Paolo Moreno, I bronzi di Riace, il maestro di Olimpia e i sette a Tebe, Milan, Electa,
- (it) Alessandra Melucco Vaccaro et Giovanna De Palma, I bronzi di Riace, restauro come conoscenza, Rome, Artemide,
- (it) Domenico Laruffa, Il Museo nazionale della Magna Grecia di Reggio Calabria, Reggio de Calabre, Laruffa,
