Navanethem Pillay
Navanethem Pillay dite Navi Pillay (en tamoul : நவநீதம் பிள்ளை), née Naidoo le à Durban en Afrique du Sud, est une avocate sud-africaine, ancienne militante contre la politique d'apartheid, première femme nommée à la Haute Cour d'Afrique du Sud en 1995, haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme entre 2008 et 2014, et lauréate du prix Nobel de la paix 2026.
| Vice-présidente de la Commission internationale contre la peine de mort (d) | |
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| Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme | |
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| Juge à la Cour pénale internationale | |
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Université du Natal (en) (baccalauréat ès arts) (jusqu'en ) Université du Natal (en) (Bachelor of Laws) (jusqu'en ) Faculté de droit de Harvard (Master of Laws) (jusqu'en ) Faculté de droit de Harvard (doctorat en droit (en)) (jusqu'en ) |
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| Distinctions |
Prix Nobel de la paix () Liste détaillée Prix Gruber pour les droits des femmes () Docteur honoris causa de l'université Rhodes () Docteur honoris causa de l'université du Cap () Docteure honoris causa de la Katholieke Universiteit Leuven () Commandeure de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne () Docteur honoris causa de l'université du Witwatersrand () Prix Sydney de la paix () Prix Olof-Palme () Prix Nobel de la paix () |
Elle fut aussi parmi les 18 premiers juges nommés à la Cour pénale internationale (CPI) de 2003 à l'année de sa nomination aux Nations unies en 2008, ainsi que présidente du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) de 1999 à 2002.
Sa prise de fonction pour quatre ans comme haut-commissaire date du . Elle est reconduite à ce poste en 2012 pour deux ans seulement, malgré les pressions exercées par les États-Unis auprès de l'ONU à cause de ses opinions sur le conflit israélo-palestinien.
Origines
modifierDe nationalité sud-africaine, Navi Naidoo naît le dans un quartier défavorisé de la banlieue de Durban, grande ville portuaire de la province du Natal[1]. Elle est le sixième enfant d'une famille pauvre indienne d'origine tamoule[1],[2],[3]. Son père est conducteur de bus et sa mère n'a pas fait d'études[1]. Elle grandit sous l'apartheid, qui se codifie 7 ans après sa naissance[2].
La communauté indienne se cotise pour payer ses frais universitaires à l'université du Natal[1]. Elle obtient obtient un Bachelor of arts en 1963 et un Bachelor of Laws en 1965[1],[3].
Elle a épousé en 1965 Gaby Pillay, un avocat sud-africain lui aussi d'origine indienne d'ethnie tamoule à l'université[1].
Études et carrière
modifierCarrière d'avocate en Afrique du Sud
modifierAprès ses études, elle effectue un stage auprès de l'avocat et militant Narainsamy Thumbi Naiker. Elle postule ensuite dans différents cabinets d'avocats, mais est systématiquement rejetée car indienne et non blanche. Navanethem Pillay devient alors en 1967 la première femme à ouvrir un cabinet d'avocat dans la province du Natal[1]. Son mari devient également avocat et la rejoint dans son cabinet[1].
Il était inimaginable pour ses éventuels recruteurs de mettre à sa disposition des salariés blancs alors que la politique officielle du pays était l'établissement de l'apartheid entre les communautés raciales du pays. Ainsi, elle déclara qu'en tant qu'avocate de couleur, on ne lui aurait même pas permis d'entrer dans le bureau du juge.
Pendant ses vingt-huit ans comme avocate en Afrique du Sud, elle défend des activistes anti-apartheid, dénonce l'utilisation de la torture par les forces de police et les conditions de détentions des prisonniers politiques. Quand son mari est à son tour détenu en vertu des lois d'apartheid sur la sécurité intérieure, elle lance avec succès une action devant la justice sud-africaine pour empêcher la police de recourir à des méthodes d'interrogation illégales contre lui[1].
En 1973, elle gagne le droit, pour les détenus emprisonnés à Robben Island, dont Nelson Mandela, d'avoir accès à leurs avocats[1]. Elle poursuit parallèlement ses études de droit qu'elle complète à la faculté de droit de Harvard, obtenant un LLM en 1982 et un doctorat en sciences juridiques en 1988 dans le programme d'élite SJD à Harvard[1].
Par ailleurs, elle cofonde le Bureau de conseil pour les victimes de viol et dirige un abri pour les victimes de violence domestique. En 1992, elle cofonde le groupe international pour les droits de la femme Equality Now. Comme membre de la Coalition nationale de la femme, elle a contribué à l'inclusion dans la Constitution sud-africaine de 1996 d'une clause d'égalité interdisant la discrimination au motif de la race, de la religion et de l'orientation sexuelle.
En 1995, l'année suivant l'accession au pouvoir du Congrès national africain (ANC), elle est nommée par Nelson Mandela pour être la première femme de couleur à la Haute Cour d'Afrique du Sud[4]. « La première fois que je suis entrée dans le bureau d'un juge, c'était dans le mien » a-t-elle noté.
Carrière internationale
modifierTribunal pénal international pour le Rwanda
modifierSon passage à la Cour suprême fut bref car la même année, elle est élue par l'Assemblée générale des Nations unies pour être juge au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR)[5]. Elle y reste huit ans, dont quatre comme présidente[6]. Elle fut la seule femme juge pendant les quatre premières années du tribunal.
Elle s'est distinguée lors de son mandat au TPIR dans le procès exemplaire de Jean-Paul Akayesu, qui a établi que le viol et les agressions sexuelles pouvaient constituer des actes de génocide. Navanethem Pillay a déclaré dans un entretien : « De toute éternité, le viol a été considéré comme un butin de guerre. Maintenant on le considérera comme un crime de guerre. Nous voulons donner un signal fort que le viol n'est plus un trophée de guerre. »
Cour pénale internationale
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En , elle est élue pour faire partie des juges de la première Cour pénale internationale et a été nommée à la division des appels[4]. Élue pour un mandat de six ans, elle a démissionné en pour prendre ses fonctions au Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'Organisation des Nations unies[7].
Haut-commissariat aux droits de l'homme de l'ONU
modifierLe , le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a proposé la candidature de Navanethem Pillay pour succéder à Louise Arbour comme haut-commissaire aux droits de l'homme[8]. Les États-Unis auraient pu faire obstacle à sa nomination à cause de ses avis[Lesquels ?] sur l'avortement et d'autres questions, mais ils ont finalement abandonné leur opposition. Lors d'une réunion spéciale, le , l'Assemblée générale de l'ONU a confirmé sa nomination par consensus. Son mandat de quatre ans a commencé le . Navanethem Pillay a déclaré que le haut-commissaire était la voix de la victime en tous lieux. Elle a aussi signé un document de l'ONU intitulé « Born Free and Equal », sur l'orientation sexuelle et sur l'identité sexuelle, relatif au droit international relatif aux droits de l'homme en 2012[9]. Elle est reconduite à ce poste en 2012 pour deux ans seulement, malgré les pressions exercées par les États-Unis auprès de l'ONU à cause de sa critique du blocus israélien de Gaza[10],[11].
Navi Pillay organise une enquête onusienne sur de potentiels crimes de guerre commis par Israël lors de la guerre de 2014 contre Gaza avec des enquêteurs experts ayant déjà travaillé sur la question[12],[13].
En 2020, elle appelle à sanctionner « l'apartheid israélien »[14].
Commission d'enquête internationale indépendante sur le Territoire palestinien occupé
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Navanethem Pillay est la présidente de la Commission d'enquête internationale indépendante sur le territoire palestinien occupé à l'ONU créée à la suite de la crise israélo-palestinienne de 2021 par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies[15].
Le New York Post l'accuse de viser les violations israéliennes des droits palestiniens et de peu évoquer « l'inconduite palestinienne »[16]. En 2023, l'administration de Joe Biden incite plus d'une vingtaine de pays à exiger sa destitution de la Commission internationale indépendante[16].
La même Commission qu'elle préside accuse en Israël de commettre un génocide à Gaza[17],[18],[19] et le Hamas de crimes de guerre et de violations du droit international humanitaire lors de son attaque du sur le territoire israélien[15],[20],[21]. Cependant, la méthodologie et la nature des conclusions de cette commission sont juridiquement contestées, estime le magazine Le Point[14]. Le président américain Donald Trump et le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou rejettent tous deux les conclusions de cette commission qu'elle a dirigée sur Gaza[20]. Elle répète encore en qu'il s'agit d'un génocide[15] : « Il est clair qu'il existe une intention de détruire les Palestiniens de Gaza au travers d'actes qui répondent aux critères fixés par la convention sur le génocide »[22].
Cour internationale de justice
modifierElle siège en 2026 dans une affaire intentée par la Gambie devant la Cour internationale de justice (CIJ) contre la Birmanie, accusée de violer la convention sur le génocide en visant la minorité rohingya[22].
Prix Nobel de la paix
modifierElle reçoit le prix Nobel de la paix en 2026 « pour ses efforts en faveur de la paix et du droit international », et dédie son prix « à tous les survivants de crimes internationaux »[19].
Elle en est félicitée notamment par le secrétaire général des Nations unies António Guterres[23], la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président sud-africain Cyril Ramaphosa, le 14e dalaï-lama[24], des défenseurs des droits de l'homme et de la justice internationale dont le directeur de Human Rights Watch, Philippe Bolopion, par le ministère palestinien des Affaires étrangères[22], par le responsable du Hamas Bassem Naim (en) qui considère ce prix comme un « message d'espoir pour les Palestiniens » et précise que « l'humanité résiste toujours aux forces du mal ciblant la justice internationale »[15] et par plusieurs juristes africains[25].
Pour Yann Jurovics, cité dans Le Point, il y a dans l'attribution de ce prix une « confusion entre justice et politique »[14]. Le New York Post considère également que le comité d'attribution du prix Nobel s'est à nouveau déshonoré en le décernant à l'avocate sud-africaine[16],[26]. Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Sa'ar assimile ce prix à celui des « mensonges, (de) la haine et (des) calomnies de sang » et ajoute qu'il ne s'agit pas ici d'une « reconnaissance de la justice » mais de « l'utilisation grotesque d'un prix à des fins polémiques pour légitimer la haine et les préjugés anti-israéliens »[15],[20],[26]. L'administration Trump réagit à l'attribution de ce prix en menaçant de sanctions la Cour pénale internationale[27].
Prises de position
modifierEn , après l'attribution du prix Nobel de la paix au Chinois Liu Xiaobo, Navi Pillay déclare : « Liu Xiaobo est évidemment un défenseur majeur des droits de l'homme. […] Des militants comme Liu Xiaobo peuvent contribuer de façon importante au développement de la Chine[28] ». Retenue par un événement de la journée des droits de l'homme à Genève, elle ne peut participer à la cérémonie de réception du prix[29].
Distinctions
modifierDocteur honoris causa
modifierNavanethem Pillay est docteur honoris causa de l'université de Genève[30], de l'université de Fribourg[31], de l'université de Durham[32], du London School of Economics[33], de l'université de la ville de New York, du Katholieke Universiteit Leuven[34], de l'université Érasme de Rotterdam[35], de l'université du Witwatersrand[36], de l'université du Cap[37], de l'université Rhodes, de l'université métropolitaine Nelson-Mandela et de l'université de technologie de Durban[38].
Prix et récompenses
modifier- 2003 : Prix Gruber pour les droits de la femme[39]
- 2009 : Plaque d'Or de l'American Academy of Achievement[40]
- 2023 : Prix du World Jurist Association[41]
- 2025 : Prix Sydney de la paix[42]
- 2026 : Prix Olof-Palme[43]
- 2026 : Prix Nobel de la paix[44]
Décorations
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Commandeur de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne (
Allemagne, 2020)[45].
Grand officier de l'ordre du Ouissam alaouite (
Maroc, 2014)[46].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 (en) Emmanuel Kwaku Akyeampong et Professor Henry Louis Gates Jr, Dictionary of African Biography, OUP USA, (ISBN 978-0-19-538207-5, lire en ligne), p. 107-108
- 1 2 (en) Sally Sara et Annabel Bowles, « Nobel laureate Navi Pillay on life under apartheid and Trump's 'pathetic' criticisms », ABC News, (lire en ligne
, consulté le ) - 1 2 Navanethem Pillay nommée Haut commissaire aux droits de l’homme, sur RN Afrique daté du 29 juillet 2008.
- ↑ « LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL NOMME LA JUGE PILLAY, DE L’AFRIQUE DU SUD, AU POSTE DE HAUT-COMMISSAIRE AUX DROITS DE L’HOMME » [archive du ], sur un.org via Internet Archive, un.org daté, .
- ↑ Noberto Paredes, « La juriste sud-africaine Navi Pillay remporte le prix Nobel de la paix 2026 »
, sur BBC News Afrique, (consulté le ) - ↑ (en) « Who is Navi Pillay, the South African judge who won the Nobel prize? We asked her biographer », sur theconversation.com, (DOI 10.64628/AAJ.tg64v6gkd).
- ↑ « Une juge sud-africaine nommée haut commissaire aux droits de l'homme », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Born Free and Equal - Sexual Orientation and Gender Identity in International Human Rights Law (Orientation sexuelle et identité sexuelle en droit international des droits de l'Homme).
- ↑ « ONU: Navi Pillay reconduite au Haut commissariat aux droits de l'homme », sur 20minutes.fr, (version du sur archive.org)
- ↑ (en-US) Sam Naidu, « Who is Navi Pillay, the South African judge who won the Nobel prize? We asked her biographer », sur The Conversation, (DOI 10.64628/AAJ.tg64v6gkd, consulté le )
- ↑ « Navi Pillay accuse Israël de génocide à Gaza et dénonce l’inaction internationale | ONU Info », sur news.un.org, (consulté le )
- ↑ Le Parisien, « « Un message à ceux qui s’attaquent au système international » : qui est Navi Pillay, prix Nobel de la paix 2026 ? », sur https://www.leparisien.fr/, (consulté le )
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- 1 2 3 4 5 (en) « Israel a rare dissenting voice as praise pours in for Nobel Peace Prize winner Navi Pillay », sur France 24, (consulté le )
- 1 2 3 (en-US) « They've done it again: the Nobel Committee just disgraced itself once more », sur New York Post, (consulté le )
- ↑ Christophe Ayad, « Gaza : l’Etat français visé par un recours pour non-respect de la Convention pour la prévention des génocides », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Quelle est cette Commission qui accuse Israël de génocide à Gaza ? », sur le site francophone de l'ONU, (consulté le )
- 1 2 Le Monde, AFP, Reuters, « Le prix Nobel de la paix décerné à l’avocate sud-africaine Navanethem Pillay, à l’heure où la justice est « attaquée » », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 (en) « WATCH: Navi Pillay wins Nobel Peace Prize for efforts to uphold international justice », sur www.pbs.org, (consulté le )
- ↑ « Devant le Conseil, la Commission présidée par Mme Pillay conclut que les autorités israéliennes sont responsables de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité et que le Hamas et autres groupes armés palestiniens sont responsables de crimes de guerre », sur OHCHR (consulté le )
- 1 2 3 https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/10/09/prix-nobel-de-la-paix-navanethem-pillay-l-inlassable-avocate-de-la-justice-internationale_6790627_3212.html
- ↑ (en) « Secretary-General’s remarks congratulating the 2026 Nobel Peace Prize winner [as delivered] », sur un.org, .
- ↑ (en-US) Phayul Newsdesk, « Dalai Lama congratulates Nobel Laureate Navi Pillay », sur Phayul, (consulté le )
- ↑ Rafaa Ben Achour, « Le Nobel de la paix attribué à la personne qu’il faut, au moment où il le faut », sur leaders.com.tn, .
- 1 2 Cyrille Louis, « Navi Pillay, un prix Nobel de la paix très politique et polémique », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ « La Prix Nobel de la paix 2026, Navanethem Pillay, juge « inacceptables » les sanctions américaines contre la CPI », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Nobel de la paix à Liu Xiaobo : le monde applaudit, Pékin dit sa colère, 9 octobre 2010, Le Nouvel Observateur.
- ↑ (en-US) Colum Lynch, « U.N. Human Rights chief declines invite to Nobel Peace Prize ceremony », sur Foreign Policy, (consulté le )
- ↑ « Photographie de la cérémonie, site de l'université de Genève », sur unige.ch, .
- ↑ « Site de l'université de Fribourg », sur Unifr / News, .
- ↑ (en) « Durham honorary graduate Navi Pillay awarded Nobel Peace Prize », sur durham.ac.uk.
- ↑ (en) « LSE Honorary Doctor Navi Pillay awarded Nobel Peace Prize », sur lse.ac.uk.
- ↑ (en) « Navanethem Pillay », sur kuleuven.be.
- ↑ (en) « Nobel Peace Prize for honorary doctorate holder Navi Pillay reaffirms the importance of the international legal order », sur eur.nl.
- ↑ (en) « Wits congratulates Justice Navi Pillay », sur wits.ac.za.
- ↑ (en) « Honorary graduates », sur uct.ac.za.
- ↑ (en) « DUT CELEBRATES NOBEL PEACE PRIZE WIN FOR HONORARY DOCTORATE RECIPIENT JUDGE NAVI PILLAY », sur dut.ac.za.
- ↑ (en) 2003 Gruber Women's Rights Prize, sur gruberprizes.org daté de 2007.
- ↑ « Golden Plate Awardees », sur achievement.org.
- ↑ (en) « His Majesty the King awards the World Peace and Liberty Prize to Andrew Young, icon of Civil Rights in US », sur worldjurist.org, .
- ↑ (en) « Navi Pillay - Sydney Peace Prize winner », sur abc.net.au, .
- ↑ (sv) « Site du prix Olf-Palme », sur palmefonden.se.
- ↑ (en) The Norwegian Nobel Committee, « 2026 Nobel Peace Prize announcement », sur The Nobel Prize, (consulté le )
- ↑ « Congrats, dear Navi Pillay, for the German Federal Cross of Merit », sur x.com, .
- ↑ (ar) « جلالة الملك يستقبل بالدار البيضاء المفوضة السامية لحقوق الإنسان », sur maarifpress.com, .
Voir aussi
modifierLiens externes
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