Nicolas Junker

mécanicien et ingénieur suisse, fondateur de la société Junker et Cie

Nicolas Junker est un mécanicien et ingénieur suisse venu à Moutier vers 1880 pour y développer le principe du tour automatique et le produire en série. Il est le fondateur d'un atelier de décolletage à Moutier devenu Junker & Cie en 1883.

Nicolas Junker
Biographie
Naissance
Décès
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ColognyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Activités

Vie privée

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Nicolas Junker naît le 18 mars 1851 à Jegenstorf, dans le canton de Berne, en Suisse[1]. Il est le fils de Jakob, agriculteur, et de Magdalena Knuchel. Il épouse Elise Schmied, et s'installe à Moutier vers 1880[1].

Sa villa, construite en 1895, héberge le Musée du tour automatique et d’histoire de Moutier[1].

Il se suicide le 24 novembre 1907 en se jettant dans le Léman à Cologny[2].

Vie professionnelle

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Mécanicien à Schaffhouse, Nicolas Junker s'installe à Moutier dans le Jura bernois en 1881[1]. En 1883 il crée avec Anselme Marchal la société Junker et Cie, qu'il reprend à son compte en 1886[1]. Il y fabrique des pièces d'horlogerie et des machines automatiques. Il participe au développement du tour "suisse", mis au point par Jakob Schweizer, qui, contrairement à celui des pays anglo-saxons, amène la pièce à usiner vers un outil fixe, et non l'inverse[1].

Nicolas Junker crée son atelier de fabrication en série de ses tours automatiques dans une dépendance des Verreries de Moutier[3].

Il dépose son premier brevet en 1896, puis présente sa machine à l’Exposition nationale de Genève la même année. C’est à partir de cette date que le tour automatique Junker à poupée mobile est produit en série[3].

En 1904, alors que son entreprise connaît des difficultés financières, Junker la vend à son fils Emile, qui dépose le bilan en 1905. De cette faillite naîtra Tornos, fabrique de tours automatiques concurrente de celle d'André Bechler, ancien apprenti de J., et de Joseph Pétermann[1].

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 Alain Cortat, « Nicolas Junker » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
  2. ↑ « Tornos, une épopée industrielle parsemée de crises et de rebonds - Le Temps », www.letemps.ch,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  3. 1 2 Edouard Huguelet, « L'histoire épique des tours automatiques à poupée mobile », sur Le Micromécanicien, (consulté le )

Liens externes

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