Orvilliers-Saint-Julien
Orvilliers-Saint-Julien est une commune française située dans le département de l'Aube, en région Grand Est.
| Orvilliers-Saint-Julien | |
Église Saint-Julien l'Hospitalier | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Aube |
| Arrondissement | Nogent-sur-Seine |
| Intercommunalité | CC de l'Orvin et de l'Ardusson |
| Maire Mandat |
Pascal Groïa 2026-2032 |
| Code postal | 10170 |
| Code commune | 10274 |
| Démographie | |
| Gentilé | Bitards, Bitardes |
| Population municipale |
313 hab. (2023 |
| Densité | 13 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 26′ 41″ nord, 3° 49′ 42″ est |
| Superficie | 23,92 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Troyes (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Saint-Lyé |
| Législatives | 3e circonscription de l'Aube |
| Localisation | |
| modifier |
|
Géographie
modifierLocalisation
modifierest un village rural situé à 28 km de Troyes, 14 km de Romilly-sur-Seine, 10 km de Méry-sur-Seine, 8 km de Marigny-le-Châtel et 29 km de Nogent-sur-Seine[1]
La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Troyes et dans la zone d'emploi ainsi que dans le bassin de vie de Romilly-sur-Seine[I 1]
Communes limitrophes
modifierLes communes limitrophes sont Châtres, Échemines, Mesgrigny, Origny-le-Sec, Ossey-les-Trois-Maisons, Saint-Flavy, Saint-Mesmin et Vallant-Saint-Georges.
Géologie et relief
modifierLa superficie de la commune est de 23,92 km2 ; son altitude varie de 92 à 139 mètres[2].
Hydrographie
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La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie.
Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[6] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[7]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 687 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 7,5 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Romilly-sur-Seine à 11 km à vol d'oiseau[10], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 619,5 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −25,2 °C, atteinte le [Note 3].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Orvilliers-Saint-Julien est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[14].
Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Troyes, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 209 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[15],[16].
Occupation des sols
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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (96,8 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (96,8 %), zones urbanisées (2 %), forêts (1,2 %)[17].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Habitat et logement
modifierEn 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 150, alors qu'il était de 149 en 2016 et de 145 en 2011[I 2].
Parmi ces logements, 88,7 % étaient des résidences principales, 3,5 % des résidences secondaires et 7,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 3,3 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Orvilliers-Saint-Julien en 2022 en comparaison avec celle de l'Aube et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (3,5 %) par rapport au département (5,1 %) et à la France entière (9,7 %).
| Typologie | Orvilliers-Saint-Julien[I 3] | Aube[I 4] | France entière[I 5] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 88,7 | 85,7 | 82,3 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 3,5 | 5,1 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 7,8 | 9,2 | 8 |
Énergie
modifierToponymie
modifierHistoire
modifierPolitique et administration
modifierRattachements administratifs et électoraux
modifierRattachements administratifs
modifierLa commune se trouve dans l'arrondissement de Nogent-sur-Seine du département de l'Aube[I 1].
Elle faisait partie de 1793 à 1973 du canton de Romilly-sur-Seine, année où celui-ci est scindé et la commune rattachée au canton de Romilly-sur-Seine-1[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
modifierPour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Saint-Lyé[I 1].
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription de l'Oise.
Intercommunalité
modifierOrvilliers-Saint-Julien est membre depuis 2005 de la communauté de communes de l'Orvin et de l'Ardusson[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2003 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Administration municipale
modifierÉlections de 2026
modifierDepuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal d'Orvilliers-Saint-Julien, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[19]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 5] étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze[20].
Une seule liste, menée par Isabelle Fornoni-Labit, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 11 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 48,13 %[21],[22]. Pascal Groïa est élu maire le , lors de la séance d'installation du conseil municipal[23],[Note 6].
Liste des maires
modifierÉquipements et services publics
modifierPopulation et société
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[27].
En 2023, la commune comptait 313 habitants[Note 7], en évolution de +0,64 % par rapport à 2017 (Aube : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Vie associative
modifier- Comité des fêtes[1]
Économie
modifierL'activité économique principale de la commune est l'agriculture, dont toutefois l'importance décroit[1].
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifier- Église Saint-Julien l'Hospitalier d'Orvilliers-Saint-Julien.
- Anciennes usines de bonnetterie :
- Godier et Bazin, créé par Godier et Fluot vers 1885, agrandi vers 1935 par Roger Godier, qui ferme vers 1990 et est devenue une maison d'habitation[29].
- Bonneterie Cailloué, bâtiment construit peu avant la Seconde Guerre mondiale et alors animé par une machine à vapeur. Elle est électrifiée vers 1945, et ferme vers 1965. Elle également devenue une habitation[30]
Personnalités liées à la commune
modifierHéraldique
modifierPour approfondir
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- « Dossier complet : Commune d'Orvilliers-Saint-Julien (10274) », Recensement de la population de 2022, INSEE, (consulté le ).
- Données administratives de la commune sur le site de l'Insee[Note 8]
- Orvilliers-Saint-Julien sur le site BANATIC du Ministère de l'intérieur (DGCL).
- « Orvilliers-Saint-Julien » sur Géoportail.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026.
- ↑ La liste officielle des maires du département de l'Aube en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- ↑ Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
Cartes
modifier- ↑ « Réseau hydrographique d'Orvilliers-Saint-Julien » sur Géoportail (consulté le 18 mai 2024).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifierSite de l'Insee
modifier- 1 2 3 4 5 6 Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Orvilliers-Saint-Julien - Section LOG T1 » (consulté le ).
- 1 2 « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Orvilliers-Saint-Julien - Section LOG T1 bis » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 dans l'Aube - Section LOG T1bis » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 dans la France entière - Section LOG T2 » (consulté le ).
Autres sources
modifier- 1 2 3 4 5 6 Stéphanie Munier, « Orvilliers-Saint-Julien: un village où il y a toujours quelque chose à faire », L'Est éclair, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 3 Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ « Fiche communale d'Orvilliers-Saint-Julien », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Orvilliers-Saint-Julien et Romilly-sur-Seine », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Romilly », sur la commune de Romilly-sur-Seine - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Romilly », sur la commune de Romilly-sur-Seine - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Troyes », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- 1 2 3 Sandra Roger, « L’ancien maire d’Orvilliers-Saint-Julien, Claude Danrée, n’est plus », Libération Champagne, (lire en ligne, consulté le ) « C’est en 1989 que celui-ci avait fait son entrée au conseil municipal aux côtés de Santé Canesso alors premier magistrat. En 1995, Claude Danrée devient, à son tour, maire de la commune. Il le sera pendant vingt-cinq ans ».
- ↑ « Quelles sont les principales règles des élections municipales ? », sur vie-publique.fr, (consulté le )
- ↑ art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
- ↑ « Résultats des élections municipales 2026 à Orvilliers-Saint-Julien », sur lemonde.fr, (consulté le ).
- ↑ « Publication des résultats au 1er tour - commune d'Orvilliers-Saint-Julien », sur resultats-elections.interieur.gouv.fr, (consulté le )
- 1 2 « Répertoire national des élus (RNE) - version du 9 juin 2026 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ « Les maires de Orvilliers-Saint-Julien », sur https://www.francegenweb.org/ (consulté le ).
- ↑ « Pascal Groïa prend la suite de Claude Danrée à Orvilliers-Saint-Julien », Libération Champagne, (lire en ligne
, consulté le ). - ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « usine de bonneterie Godier et Fluot, puis Roger Godier, puis Godier et Bazin, actuellement maison », notice no IA10000112, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « usine de bonneterie Cailloué, actuellement maison », notice no IA10000111, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.

