Ostréiculture arcachonnaise

L'ostréiculture arcachonnaise est l'ostréiculture du bassin d'Arcachon. Situé sur la côte atlantique française, en Gironde, c'est l'un des principaux centres ostréicoles de France (élevage d'huîtres creuses Magallana gigas), et aussi un lieu touristique[2].

Ostréiculture arcachonnaise
Description de cette image, également commentée ci-après
Type Ostréiculture
Lieu d’origine Bassin d'Arcachon
Date XIXe siècle
Ingrédients Huître
Classification Fruits de mer, plateau de fruits de mer, cuisine gasconne

Histoire

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Débuts

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Les huîtres sauvages de bords de mer sont consommées depuis les origines de l'histoire de l'alimentation, comme en témoignent certains écrits datant de l'époque gallo-romaine. L'huître que l'on trouvait alors dans le bassin d'Arcachon étaient l'huître plate ou « gravette » (Ostrea edulis).

La mise en service de la ligne de chemin de fer Bordeaux Arcachon de 1841 est à l'origine de l'important développement de la station balnéaire d'Arcachon et de l'ostréiculture du bassin d'Arcachon. La première concession d'exploitation officielle des huîtres débute en 1849[3] suivie de la création des parcs ostréicoles impériaux de France de 1856 de l'empereur Napoléon III[4]. En 1865, Jean Michelet met au point une technique de « chaulage » destinée à faciliter le détroquage : opération consistant à récupérer les naissains fixés sur des tuiles chaulées, sans les abîmer[5].

L'ostréiculture arcachonnaise se développe alors avec ses nombreux parcs à huîtres, villages, ports, cabanes, cabane tchanquée, baraques, bateaux (pinasse du bassin d'Arcachon, plate et chaland) pour produire à ce jour près de 7 à 10 000 tonnes d’huîtres creuses par an[6], sur près de 780 hectares de parcs à huîtres de l'estran, par près de 300 exploitants sur près de 26 ports et villages ostréicoles[7], pour devenir avec le tourisme l'activité économique dominante du bassin d'Arcachon.

Introduction de la Portugaise

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Affiche d'Arcachon des années 1900.

En 1868, le Morlaisien, navire chargé d'huîtres creuses portugaises (Crassostrea angulata), est pris dans une violente tempête l'obligeant à s'abriter dans l'estuaire de la Gironde. En raison du retard pris, les huîtres étaient trop avariées pour être livrées. Ceci aurait poussé le capitaine à faire jeter toute la cargaison par-dessus bord. Certaines huîtres survécurent et proliférèrent. En seulement quelques années, les Portugaises se sont fixées et reproduites sur toute la côte d'Argent du littoral gascon, gagnant à son tour le bassin d'Arcachon. Jusqu'au début des années 1970, la Portugaise allait devenir la reine des eaux du bassin. La gravette quant à elle est décimée par une épizootie qui n’a jamais été clairement identifiée, dans les années 1920. En 1924, sa production est abandonnée.

Introduction de la Japonaise

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Baraque à huîtres de port ostréicole

Entre 1967 et 1971, les ostréiculteurs ont dû faire face à deux épizooties d'origine virale qui décimèrent les dernières gravettes et toutes les huîtres portugaises, au point qu'en moins de deux ans, elles disparurent totalement du bassin d'Arcachon. L'ostréiculture vécut alors la crise la plus grave de son histoire. La menace de faillite planait sur toute la filière ostréicole du bassin, lorsque l'on décida d'importer en masse une variété d'huîtres creuses originaire du Japon, la Crassostrea gigas. Aujourd'hui, la Japonaise demeure la seule huître élevée au sein du bassin, et s'il reste bien quelques Gravettes, celles-ci ne subsistent plus qu'à l'état sauvage.

Manque de main-d'œuvre

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Un manque de travailleur frappe le secteur à l'approche de la fin de l'année 2021. Cette période qui représente une large part du chiffre d'affaires annuelles nécessite de nombreuses embauches[8].

Contamination par les eaux usées

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Parcs à huîtres et tracteur ostréicole de l'estran à marée basse du cap Ferret, face à la dune du Pilat.

Le développement du tourisme de masse et l'haliotropisme dans la seconde moitié du XXe siècle peuvent engendrer des problèmes écologiques dans le bassin d'Arcachon (pénurie et pollution de l'eau, pollution des bancs d'huître)[9],[10].

En 2018, 2020, et , des interdictions de vente d’huîtres sont émises à la suite d'intoxications alimentaires consécutives à la présence de norovirus dans les eaux du bassin. Cette contamination fait suite aux débordements des eaux usées chargées en matières fécales dans le bassin qui contaminent les huîtres. En , le tribunal judiciaire de Bordeaux a imposé au Syndicat intercommunal du bassin d’Arcachon (SIBA) et à son délégataire, la société SB2A de réaliser une série de mesures en urgence pour mettre fin à cette pollution[11].

Ports ostréicoles du bassin d'Arcachon

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Le sud du bassin, entre La Teste et Gujan-Mestras, tout en ayant gardé un certain cachet traditionnel a peu à peu évolué vers une « industrialisation » des installations ostréicoles. Les ports ostréicoles du Sud-Bassin sont le moteur de l'ostréiculture arcachonnaise.

On rencontre 10 ports d'est en ouest sur le sud bassin :

Cabane tchanquée de surveillance du parc à huîtres, de l'île aux Oiseaux du bassin d'Arcachon.
  • La Molle
  • La Barbotière
  • Le Canal
  • Larros
  • Gujan
  • Meyran
  • La Hume
  • Rocher
  • La Teste
  • L'Aiguillon

Le Nord-Bassin, avec les ports de Cassy, Lanton, Taussat et Audenge, est plus rural et ne regroupe que peu d’entreprises ostréicoles. Le cas d’Andernos-les-Bains est particulier car c’est un port où la forte activité touristique cohabite avec l'ostréiculture.

La presqu’île du cap Ferret représente une des vitrines de l'ostréiculture du bassin d’Arcachon. Ainsi, de pittoresques ports de travail (L’Herbe, village classé, Piraillan, Le Canon, Petit et Grand Piquey, et le cap Ferret) s’égrènent le long du rivage. L'ostréiculture dégage un aspect de prime abord artisanal, tout en exploitant la composante fortement touristique de la presqu'île.

Sites d'élevage

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Les sites d'élevage s'étendent sur près de 780 hectares de parcs à huîtres de l'estran du bassin d'Arcachon.

Techniques d'élevage

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Glossaire

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Notes et références

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  1. ↑ « L’Assiette d’huîtres « façon Bassin d’Arcachon » », sur bassin-arcachon-visites.fr (consulté en )
  2. ↑ « Ostréiculture arcachonnaise », sur parc-marin-bassin-arcachon.fr (consulté en ).
  3. ↑ « L'ostréiculture dans le Bassin d'Arcachon », sur www.persee.fr (consulté en )
  4. ↑ « Ostréiculture du Bassin d’Arcachon », sur www.siba-bassin-arcachon.fr (consulté en )
  5. ↑ « Ostréiculture : Le Bassin d’Arcachon, lieu idéal pour une reproduction complexe », sur www.ecotoursevents.com (consulté en )
  6. ↑ « Observatoire ostréicole du Bassin d’Arcachon », sur www.cape-na.fr (consulté en )
  7. ↑ « Arcachon - Aquitaine », sur coquillages.com (consulté en )
  8. ↑ « « Jusqu’à maintenant on avait des jeunes, mais là, je ne sais pas où ils sont » : les ostréiculteurs du bassin d’Arcachon manquent de bras », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. ↑ Vincent Adoumié, Christian Daudel, Jean-Michel Escarras, Catherine Jean, Les régions françaises, , p. 129
  10. ↑ Christian Esplandiu, « Pollutions des eaux du bassin d’Arcachon : la conséquence d’une « boulimie de développement économique » », sur sudouest.fr, .
  11. ↑ « « D’Arcachon à la Bretagne, la fin de l’« omerta » sur la contamination des huîtres par les eaux usées », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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