Otton II de Duras
Otton II de Duras (mort en 1147) est un comte de Duras et avoué de l'abbaye de Saint-Trond, située à proximité de son comté. Le comté de Duras et l'abbaye de Saint-Trond se trouvent aujourd'hui dans la province de Limbourg (Belgique).
Biographie
modifierOtton II est le fils du comte Giselbert II de Duras et de son épouse Gertrude. Il succède à son père comme comte de Duras et reprend également la charge d'avoué de l'abbaye de Saint-Trond, fonction exercée par plusieurs générations de sa famille.
Mariage et descendance
modifierOtton II épouse Berthe de Valenciennes, fille de Yolande de Gueldre, elle-même fille du comte Gérard Ier de Gueldre. Yolande avait auparavant épousé le comte Baudouin III de Hainaut et était la mère du comte Baudouin IV de Hainaut.
Otton et Berthe ont une fille connue ayant atteint l'âge adulte :
- Julienne de Duras (morte en 1164), qui épouse en premières noces Godefroid de Montaigu, comte de Montaigu, de Duras et de Clermont, puis en secondes noces Enguerrand, peut-être comte d'Orbais.
Dans une charte de l'abbaye de Saint-Trond (charte n° 51 éditée par Ch. Piot), Julienne est qualifiée de filia d'Otton, c'est-à-dire de « fille ». Son époux Godefroid est quant à lui désigné comme son gener. Ce terme latin peut signifier aussi bien « gendre » que « beau-frère ».
Au XIXe siècle, l'historien Mathias Wolters a interprété ce terme comme indiquant que Julienne était la sœur d'Otton II. Cette hypothèse est cependant généralement rejetée, car elle ne correspond pas à la succession connue du comté de Duras, transmis par Julienne et ses descendants.
Succession
modifierJulienne et Godefroid de Montaigu ont cinq enfants. L'aîné, Gilles de Montaigu, devient comte de Montaigu, de Duras et de Clermont. Il épouse Laurette, fille du comte Louis Ier de Looz. Leur troisième fils, Conon de Montaigu, porte également le titre de comte de Duras.
Aucun des fils de Julienne ne laisse de descendance masculine. Après leur disparition, l'héritage territorial de la famille de Duras est progressivement partagé entre différentes lignées.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Jean Baerten, « Les origines des comtes de Looz et la formation territoriale du comté », Revue belge de philologie et d'histoire, no 43, , p. 459-491 et 1217-1242 (lire en ligne)
- Jean Baerten, Het Graafschap Loon (11de - 14de eeuw), Assen, (lire en ligne)
- Boeren, De oorsprong van Limburg en Gelre en enkele naburige heerschappijen, (lire en ligne)
- Camille de Borman, Le livre des fiefs du comté de Looz sous Jean d'Arckel (lire en ligne)
- P. Gorissen, « Omtrent de wording van het graafschap Loon », Jaarboek van de Vereniging van Oudheidkundige en geschiedkundige kringen van België : 32e zitting Congres van Antwerpen 27-31 juillet 1947, 1950-1951
- Hanon de Louvet, Histoire de la Ville de Jodoigne,
- Joannes Mantelius, Historiae Lossensis libri décem, Liège, (lire en ligne)
- Piot, Cartulaire de l'abbaye de Saint-Trond, vol. 2 (lire en ligne)
- C. G. Roland, « Les seigneurs et comtes de Rochefort », Annales de la Société archéologique de Namur, vol. 20, (lire en ligne)
- R. Ulens, « Les origines et les limites primitives du comté de Duras », Bulletin de la Société Scientifique & littéraire du Limbourg, no 50, , p. 49–71
- Jan Vaes, De Graven van Loon. Loons, Luiks, Limburgs, Louvain,
- Mathias J. Wolters, Notice Historique sur l'Ancien Comté de Duras en Hesbaie, Gyselinck,, (lire en ligne)
- Thibaut Zeller, « La maison de Duras en Hesbaye : les pilliers de pouvoir d'une parentèle comtale (XIe -XIIe siècles) », Annuaire d'histoire liégeoise, no 37, 2007-2008, p. 33–57