Liste des partis politiques en Italie
Cette page dresse la liste des partis politiques d'Italie.
Historique
modifierOrigines
modifierEn Italie, le premier véritable parti politique moderne est le Parti socialiste italien, fondé en 1892. Avant cette période, la droite et la gauche n'étaient que de simples cartels de notables, chacun avec un fief électoral propre qui se réunissaient en groupes selon leurs idées.
A l'inverse, le Parti socialiste italien est dès le départ un parti de masse. Il est suivi quelques années plus tard par les mouvements politiques catholiques, d'abord la Démocratie chrétienne de Romolo Murri, ensuite avec le Parti populaire italien fondé par Luigi Sturzo en 1919. Ce n'est pas par hasard que ces deux partis obtiennent de notables succès électoraux jusqu'à l'avènement du fascisme, contribuant de façon déterminante à la chute de l'ancienne classe dirigeante libérale qui n'avait pas été capable de se constituer dans une forme de parti capable d'affronter les nouveaux défis de la société.
« Première République » (1945-1994)
modifierAprès la Seconde Guerre mondiale, le Parti communiste italien (PCI) devient le second parti politique d'Italie grâce à son rôle dans la Résistance. Malgré cette situation opportune, les autres partis de gauche refusent de s'allier avec le PCI afin de gouverner. Cela explique la permanence ininterrompue au pouvoir pendant 45 ans de la Démocratie chrétienne. À partir de 1953, la DC est toutefois contraint de s'allier avec des partis mineurs (Parti libéral italien, Parti social-démocrate italien, Parti républicain italien), nécessaires pour former des majorités parlementaires.
La nécessité d'accords continus entre les partis créer une « partitocratie », c’est-à-dire la monopolisation par les partis de tous les noyaux de l'administration publique, avec les inévitables conséquences que sont la corruption, le népotisme, l'immobilisme, le clientélisme, etc. S'ajoute également la crise des idéologies et la fin de la guerre froide, créant la chute progressive mais inexorable des voix du PCI et de la DC, achevée lors de l'enquête Mains Propres (opération Mains propres) en 1992. Le modèle du parti de masse s'efface alors au profit de mouvements personnels comme Forza Italia créée en 1994 par l'homme d'affaires Silvio Berlusconi ou des partis de contestation comme la Ligue du Nord d'Umberto Bossi.
« Deuxième République » (depuis 1994)
modifierLe système de la Deuxième République pousse les partis à se réunir en coalitions dans lesquelles les petits partis sont en position de demander un nombre important de sièges en échange de leur soutien. La dernière réforme électorale de 2005 (qui restaure la proportionnelle mais avec une prime de majorité) confère un grand pouvoir à la classe dirigeante et empêche un ancrage profond de celle-ci dans la société civile.
Partis politiques majeurs
modifierPartis politiques italiens représentés au Parlement national (Chambre des députés et Sénat de la République) ainsi qu'au Parlement européen[1],[2].
Partis mineurs
modifier- +Europa, qui regroupe notamment les Radicaux italiens (Radicali italiani) et Forza Europa
- Alliance de centre (Alleanza di centro)
- Alternativa (en)
- Alternative populaire (Alternativa popolare) qui succède au Nouveau Centre-droit (Nuovo centrodestra)
- Articolo Uno
- CasaPound
- Centre démocrate (Centro democratico)
- Coraggio Italia
- Démocratie solidaire (Democrazia solidale)
- Fare!
- Fédération des libéraux (Federazione dei liberali)
- Forza Nuova
- Green Italia
- Italexit
- Italie au centre (en)
- Italie des valeurs (Italia dei valori)
- Italie en commun (Italia in comune)
- Libéraux-démocrates (Liberal Democratici)
- Lega Sud Ausonia
- Mouvement pour les autonomies (Movimento per le autonomie)
- Mouvement social flamme tricolore (Movimento sociale fiamma tricolore)
- Nous avec l'Italie (Noi con l'Italia)
- Nouveau PSI (Nuovo PSI)
- Parti communiste des travailleurs (Partito comunista dei lavoratori)
- Parti de la refondation communiste (Partito della rifondazione comunista)
- Parti communiste italien (Partito Comunista Italiano)
- Parti des retraités (Partito pensionati)
- Parti du Sud (Partito del Sud)
- Parti libéral italien (Partito liberale italiano)
- Parti marxiste-léniniste italien (Partito marxista-leninista italiano)
- Parti républicain italien (Partito repubblicano italiano)
- Parti socialiste italien (Partito socialista italiano)
- Populaires pour l'Italie (Popolari per l'Italia)
- Pouvoir au peuple (Potere al popolo)
- Réformistes italiens (Riformisti italiani)
- Sociaux-démocrates (Socialdemocratici)
Partis régionalistes
modifierVallée d'Aoste
modifierPiémont
modifier- Modérés (Moderati)
- Verts verts (Verdi verdi)
Frioul-Vénétie Julienne
modifier- Union slovène (Slovenska Skupnost)
Vénétie
modifier- Projet Nord-Est (Progetto NordEst)
- Ligue vénète République (Liga Veneta Repubblica)
Province de Trente
modifier- Union pour le Trentin (Unione per il Trentino)
- Union autonomiste ladine (Union autonomista ladina)
- Parti autonomiste tridentin et tyrolien (Partito autonomista trentino tirolese)
Province de Bolzano
modifier- Südtiroler Volkspartei (Südtiroler Volkspartei)
- Union pour le Tyrol du Sud (Union für Südtirol)
- Unitalia
- Süd-Tiroler Freiheit (Süd-Tiroler Freiheit)
- Die Freiheitlichen (Die Freiheitlichen)
- Les Verts du Haut-Adige (Verdi del Sudtirolo)
- Ladins Dolomites
- Le Haut-Adige dans le cœur (L'Alto Adige nel cuore)
Campanie
modifier- Autonomie Sud - Nous pour le Sud (Autonomia Sud - Noi per il Sud)
Basilicate
modifier- Populaires unis (Popolari uniti)
Puglia
modifier- La Puglia tout d'abord (La Puglia prima di tutto)
- Ligue d'action du sud (Lega d'azione meridionale)
- Io Sud
Sicile
modifier- Le mégaphone - Liste Crocetta (Il megafono - Lista Crocetta)
- Parti des siciliens (Partito dei siciliani)
- Mouvement pour l'indépendance de la Sicile (Movimento per l'indipendenza della Sicilia)
Sardaigne
modifier- Parti sarde d'action (Partito sardo d'azione)
- Réformateurs sardes (Riformatori sardi)
- Union démocratique sarde (Unione democratica sarda)
- Sardigna Natzione Indipendentzia
- Fortza Paris
- Indipendèntzia Repùbrica de Sardigna
Associations d'émigrés à l'étranger
modifier- Mouvement associatif des Italiens à l'étranger (Mouvement associativo degli italiani all'estero)
- Union sud-américaine des émigrés italiens (Unione sudamericana emigrati italiani)
Partis historiques du royaume d'Italie
modifier- Association nationaliste italienne : fondé en 1910, elle rejoint le parti national fasciste en 1923.
- Parti communiste italien (PCI) : Parti communiste historique, fondé en 1921 comme Parti communiste d'Italie, il adopte ce nom en 1926.
- Parti agraire (PA) : petit parti agrarien fondé en 1920.
- Parti économique (PE) : petit parti conservateur fondé en 1919.
- Parti libéral italien (PLI) : fondé en 1922, il est héritier de la Droite historique de Cavour.
- Radicaux italiens : parti issu de la gauche historique en 1877, il est créé en 1905. Il rejoint en 1922 le Parti démocrate social italien. Le Parti démocrate du travail (1943-1948) en est l'héritier après la chute de Mussolini.
- Parti national fasciste (PNF) : fondé en 1919 à partir des faisceaux italiens de combat, il accède au pouvoir en 1922 et devient parti unique en 1924. À la chute de Mussolini, il se reconstitue dans la république de Salò comme Parti fasciste républicain jusqu'à la défaite de l'Allemagne nazie en 1945.
- Parti populaire italien (PPI) : parti démocrate-chrétien fondé en 1919.
- Parti républicain italien (PRI) : fondé en 1895 par les héritiers de Mazzini, il existe encore.
- Parti socialiste italien (PSI) : plus ancien parti italien, fondé en 1892, il défendait les thèses du socialisme radical non-communiste.
- Parti socialiste réformiste italien (PSRI) : fondé en 1912 par une scission réformiste du PSI.
Partis historiques de la Première République
modifier- Démocratie chrétienne (DC) : parti centriste et chrétien-démocrate, fondé en 1943, héritier du PPI, il domine la scène politique de la Première République (parti de presque tous les présidents du conseil et dans tous les gouvernements). À la naissance de la Seconde République, il s'est divisé entre une aile gauche (formant La Marguerite) et une aile droite (formant l'Union des démocrates chrétiens et du centre et d'autres partis mineurs).
- Mouvement social italien (MSI) : parti néofasciste et héritier du Parti national fasciste. En 1995, il s'est transformé en Alliance nationale, abandonnant l'idéologie fasciste.
- Parti communiste italien (PCI) : il occupa un rôle important dans l'histoire de la Première République. En 1991 il se transforma officiellement en Parti démocrate de la gauche puis en Démocrates de gauche (1998), abandonnant l'idéologie marxiste. Les opposants à ce tournant social-démocrate constituèrent le Parti de la refondation communiste.
- Parti libéral italien (PLI) : petit parti de centre droit allié à la DC (recréé en 2007).
- Parti radical : petit parti de centre gauche, il est fondé en 1955. Il existe encore sous le nom de Radicaux italiens.
- Parti républicain italien (PRI) : petit parti de centre gauche allié à la DC, qui existe encore.
- Parti socialiste italien (PSI) : il accepta l'alliance avec le PCI en 1948 puis se rapprocha le la DC en 1962, donnant vie au gouvernement du centre gauche.
- Parti social-démocrate italien (PSDI) : parti social-démocrate issu d'une scission avec le PSI en 1947, de la part de ceux qui refusaient de s'allier avec le PCI. Il est dissous en 1998.
- Parti national monarchiste (PNM) : assez important pendant les années cinquante, particulièrement dans le Mezzogiorno ; en 1968 il s'est réuni au MSI.
- Démocratie prolétarienne (DP) : le plus important des partis issus du mouvement de l'extrême-gauche pendant les années soixante-dix.
Notes et références
modifier- ↑ « Risultati Elezioni politiche 2022 - La Repubblica », sur elezioni.repubblica.it (consulté le )
- ↑ (it) « Elezioni Europee 2024: tutti i risultati in tempo reale - La Repubblica », sur elezioni.repubblica.it, (consulté le )