Paul Chenavard
Paul-Marc-Joseph Chenavard, né à Lyon le [Note 1] et mort à Paris 7e le , est un peintre français.
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Jeunesse
modifierSes parents tiennent un commerce de cadres pour la fabrication de la soie. Son père a soixante-cinq ans à sa naissance et sa mère trente-sept[2]. L'enfant est mis en nourrice jusqu’à l’âge de cinq ans dans le village de Chavanoz dans le département de l'Isère. Il vit ensuite un temps à Saint-Genis Laval où ses parents sont propriétaires. Son père est très sévère et Paul ne l'aime pas[3]. Ses parents le destinent à l’industrie, mais son père meurt en 1821[2], et il choisit plutôt d'entrer à l’École des Beaux-Arts de Lyon[4] dans laquelle il ne reste qu'un an ; avant de partir pour Paris en 1824[2].
Années de formation
modifierIl va ainsi suivre sa formation artistique entre Paris et sa ville natale. Cette dernière laissera un très fort impact sur lui aussi bien par ses valeurs profondes que par l’interprétation artistique que lui aura inspirée la société française et les bouleversements qu’elle connut durant tout le XIXe siècle. Il entre à l'École nationale supérieure des beaux-arts en 1825, il étudie dans les ateliers de Dominique Ingres, où le rejoindra son ami Joseph Guichard, puis dans ceux de Louis Hersent[2] et d'Eugène Delacroix[5].
En 1826, il se lie d'amitié avec Gérard de Nerval[2].
Séjours à Rome
modifierEntre 1827 et 1829, il part pour l'Italie sur les conseils d'Ingres et séjourne à Milan, Florence et Rome[2].
À Rome, où il séjourne plusieurs fois entre 1827 à 1832, il fréquente les peintres allemands nazaréens et en particulier Cornelius et Overbeck. Il s'intègre à ce groupe et est marqué par leurs œuvres dont les fresques commandées par Salomon Bartholdy et celles de la villa Massimo[5]. Il est également marqué par les Stanze de Raphaël et les fresques de la Sixtine[2].
Retour à Paris
modifierIl revient à Paris en 1830, commence à fréquenter les romantiques commeThéophile Gautier et Victor Hugo et prend part à la bataille d'Hernani[2],[5].
C'est à partir de l'étude de la philosophie que va venir, dès les années 1830, l'idée pour Chenavard de réaliser en peinture une « philosophie de l'histoire », montrant l'épopée de l'homme à travers ses épreuves[6].
Début de carrière
modifierPaul Chenavard lance sa carrière à vingt trois ans avec la peinture d'histoire, profitant d'un concours du ministre de l'Intérieur François Guizot ouvert en pour trois tableaux destinés à la salle des séances de l'Assemblée nationale.
Première œuvre : Mirabeau devant Dreux-Brezé
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En 1831, il présente pour la première fois au Salon de Paris, l'esquisse d'un tableau d'histoire : la Convention nationale. Son projet, représentant la confrontation entre le marquis de Dreux-Brézé et Mirabeau à la Séance royale du 23 juin 1789[2],[5].
Le tableau n'est pas retenu et termine septième, mais est tout de même remarqué[7]. Gustave Planche juge le concours globalement médiocre, à l'exception de quelques œuvres dont celle de Chenavard[8]. Charles Blanc dit la même chose : « Parmi les esquisses envoyées au concours, celle d'un jeune peintre, M. Paul Chenavard, fit une grande sensation et fut admirée des artistes autant que du public »[9].
Durant les années 1831 à 1833, il retourne à Rome deux fois, notamment avec Edgar Quinet. Quand il est à Paris, il loge impasse du Doyenné, près du Louvre, au sein de la bohème littéraire, près de Gautier et Nerval[2]. Il fréquente alors les cafés romantiques dont le Divan, rue Le Peletier ou la brasserie Andler, rue Hautefeuille. Il y fait la connaissance de Gustave Courbet et Charles Baudelaire[10].
Séance de la Convention nationale
modifierIl poursuit dans la peinture d'histoire en 1835 avec un grand dessin : Séance de la Convention nationale qu'il destine au Salon, qui connait à la fois le succès et le scandale[10]. Il est refusé car l'œuvre expose clairement l'implication de Philippe Égalité dans la mort de Louis XVI ; mais ce dessin lui vaut des critiques élogieuses, et le scandale de son retrait du Salon fait parler de lui. Il est acheté par Adolphe Thiers et a aujourd'hui disparu. En 1839, Chenavard fait un passage à Lyon pour assister à la leçon inaugurale de son ami Edgar Quinet à la Faculté des Lettres ; il y rencontre Victor de Laprade, Antoine Blanc de Saint-Bonnet et les frères Barthélémy et Clair Tisseur[5].
En 1841, il présente au Salon sa toile le Martyre de saint Polycarpe. Patrice Béghain estime que cette toile, tout comme le Départ des apôtres, peinte à la même période, est réalisée dans l'espérance d'un achat de l'État, car ce dernier procède à des investissements importants pour les édifices cultuelles via la commande publique. Ces deux toiles sont effectivement achetées et envoyées à Argenton-sur-Creuse, alors que le peintre les avait destinés à l'église Saint-Polycarpe de Lyon. Pour ces toiles, Paul Chenavard délaisse le style primitiviste pour s'inspirer de la peinture baroque italienne[11].
La peinture religieuse
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En 1842, il connait enfin une véritable commande avec la Résurrection des morts, qu'il achève en 1845 et qui est envoyée à l'église de Bohal[11].
Il réalise pour le Salon de 1845 L'Enfer, dans lequel la critique de l'époque perçoit des influences de Michel-Ange (notamment l'acidité des couleurs et le dessin sculptural des groupes)[11], mais qui doit également à ses influences nazaréennes romaines tels Peter von Cornelius ou Joseph Anton Koch[10]. Le tableau est acheté par Alexandre Ledru-Rollin[10], et est offert plus tard au grand collectionneur Alfred Bruyas[11].
Un ami à Chenavard, Charles Blanc, le recommande à Alexandre Ledru-Rollin lorsque celui-çi devient ministre de l'intérieur du gouvernement provisoire en 1848 pour la réalisation des fresques du Panthéon[10]. Cette recommandation survient avant que Chenavard ne soit devenu un peintre réellement reconnu[11].
Le projet pour le Panthéon de Paris
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ou La Philosophie de l'histoire.
Carton pour la mosaïque destinée au sol du Panthéon, sous la coupole, huile sur toile, 303x380 cm, musée des Beaux-Arts de Lyon.
En 1848, Paul Chenavard est chargé officiellement par le ministère de l’intérieur d’exécuter la décoration de l’intérieur du Panthéon de Paris[Note 2], qui fut, des années 1830 à 1848, un lieu quasi mythique de l'histoire de la capitale, le lieu de rassemblement de la « jeunesse des Écoles »[12], ainsi qu'un lieu fort en connotations historiques et sociales, que l'on souhaitait transformer en « temple de l'humanité ».
Origine intellectuelle du projet
modifierSelon Paul Chenavard lui-même, il avait réfléchi depuis ses voyages à Rome à une œuvre faisant écho aux fresques de Raphaël dans la salle de la Signature, dans lesquelles il voit toute l'histoire de l'esprit humain en trois compositions. Il souhaite alors dès cette époque réaliser une toile représentant l'histoire de l'humanité toute entière. Cette ambition est renforcée par son compagnonnage italien avec les artistes Overbeck et Cornelius, pour qui l'art est avant tout un moyen et non une fin. Ainsi, quand Chenavard rencontre le nouveau ministre de l'intérieur, il a une quarantaine de dessins préparatoires à lui présenter et une idée forte déjà murie, représenter l'histoire de l'humanité[11].
Mise en œuvre du chantier
modifierPaul Chenavard prend comme collaborateur principal le peintre prix de Rome en 1839 Dominique Papety. Celui-ci décède peu de temps après et est remplacé par Jean-Louis Bézard et Philippe Comairas[13].
Il organise le travail de la manière suivante : le collaborateur principal reporte sur toile les esquisses au fusain, Chenavard les corrige et de nombreux peintres mineurs sont chargés de coloriser la toile. Le travail est marqué par l'esprit quarante-huitard, certains journalistes parlant explicitement d'« atelier national »[13].
Toutefois, l'organisation périclite et les collaborateurs principaux font peu à peu défection[13].
Intentions et plans du projet
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Ce projet inachevé et dont l'imprécision exclut d'avoir une vue d'ensemble a toutefois été décrit par six articles de Théophile Gautier à partir de 1848, ainsi que par plusieurs témoignages de contemporains. Le but final est de faire du Panthéon un temple à la gloire de l'humanité. La partie inférieure des parois devait être ornée de panneaux retraçant les principaux moments de l'histoire humaine, depuis les origines jusqu'à Napoléon. Les épisodes des temps antiques et modernes devaient se faire face de part et d'autre de l'abside. Cette dernière devait être décorée de trois panneaux consacrés au Christ, avec La Nativité, La Prédication et La Mort. Une grande composition devait être placée au fond de la nef, faisant douze mètres de haut, représentant le Sermon sur la montagne, mais avec des personnages de toutes les époques tels Jan Hus ou Charles Fourier parmi les auditeurs. Enfin des compositions au sol à la croisée des transepts, initialement prévues en mosaïques et finalement arrêtées en peinture sur lave émaillée, devaient regrouper quatre compositions, Le Purgatoire, L'Enfer, Le Paradis et La Crucifixion qui entourent un grand cercle avec La Palingénésie sociale ou La Philosophie de l'histoire[14].
« Nul doute que si ce projet avait été réalisé, il eût constitué l'œuvre majeure de la « peinture philosophique », toute entière imprégnée de cette vision syncrétique de l'histoire qui caractérise la philosophie romantique, hantée par une conception cyclique de la succession des temps, dont le Lyonnais Pierre-Simon Ballanche a tracé la théorie au fil de ses ouvrages, en empruntant au naturaliste et philosophe suisse Charles Bonnet le terme et le concept de « palingénésie » »[14].

C'est une commande exceptionnelle du fait de l’ampleur du projet, par lequel Paul Chenavard s’engage à représenter les principales étapes de la palingénésie, c'est-à-dire de « la marche du genre humain dans son avenir à travers les épreuves et les alternatives de ruines et de renaissance », autrement dit une histoire de l'humanité et de son évolution morale, interprétée comme une suite de transformations devant aboutir à une fin générale et providentielle. La partie gauche représenterait l'ère païenne, le chœur une Prédication de l'Évangile, fin des temps antiques et début des temps nouveaux. À droite, des fresques illustreraient les temps modernes. Enfin, sur le pavage serait placée, au centre, une gigantesque synthèse de la Philosophie de l'histoire, nouvelle École d'Athènes du xixe siècle, entourée par l'Enfer, le Purgatoire, la Résurrection et le Paradis.[pertinence contestée]
Réception publique du projet
modifierCette commande est exceptionnelle en raison de l’ampleur du projet, ce qui va lui attirer l’hostilité de ceux qui dénoncent un traitement de faveur, mais aussi des conservateurs qui mettent en cause la pertinence même de l'idée[13]. Ainsi, une pétition rédigée par le peintre Horace Vernet recueille la signature de plus de deux mille artistes[4].
Fin du projet
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En 1851, dans la foulée du coup d'état du 2 décembre, la commande est annulée. Napoléon III, en rendant l'édifice au culte catholique, refusait de voir dans ce syncrétisme encyclopédique une affirmation suffisante du rôle de l'Église dans la constitution de l'État français[13]. Chenavard tente en vain de sauver son projet en invitant l'archevêque de Paris Sibour, mais sans le convaincre. La place centrale donnée à la Raison, à la Pensée humaine, plutôt qu'au Christ rendait le compromis impossible[15].
Chenavard, décoré depuis de la Légion d'honneur[16], compte relancer son projet en présentant les cartons préparatoires à l'Exposition universelle de 1855[Note 3], sans succès autre qu'une médaille de première classe[4]. À l'occasion de cet accrochage, des détracteurs catholiques critiquent l'œuvre pour son éloignement de l'orthodoxie de l'Église. Claudius Lavergne, dans L'Univers, vitupère contre un art qui porte « la doctrine humanitaire qui, en politique, fait tomber les têtes et les couronnes, et en art supprime dans la représentation de Notre Seigneur et des saints les attributs divins, l'auréole, les anges, la gloire et tout ce que la foi véritable a si merveilleusement exprimé par la langue du symbolisme universel »[17]. En revanche, Théophile Gautier s'enthousiasme lançant qu'avec Chenavard, la France a trouvé l'équivalent des grands peintres nazaréens allemands[10].
Il poursuit cette œuvre toute sa vie et produit en tout trente-six dessins et vingt grisailles sur toile destinés aux décors muraux ; ainsi que quatre dessins et une peinture qui indiquent son projet pour la mosaïque du sol[13]. Aux débuts de la Troisième République, une proposition lui est faite de reprendre son projet, mais limité au décor de l'abside ; il refuse, ne voulant pas dénaturer son œuvre en l'amoindrissant[15].
L'ensemble des travaux sur ce projet sont pris en charge à son décès par Joseph Guichard qui insiste pour qu'ils soient conservés au Musée des beaux-arts de Lyon. Toutefois, le directeur de l'époque, avec qui il est en mauvais termes, Edmé-Camille Martin-Daussigny, refuse l'entrée de ces œuvres et elles ne sont acceptées qu'après sa mort en 1875. Guichard étant devenu conservateur des peintures, il engage avec Édouard Aynard, président du conseil d'administration du musée, des travaux pour organiser une galerie spécifiquement destinée à l'accrochage de la série, qui se maintient de 1882 à 1901. Elles sont alors retirées, déclenchant au passage une polémique, et certaines sont réexposées dans l'ancienne église Saint-Pierre un siècle plus tard, après son réaménagement. Les pièces exposées sont la peinture La Palingénésie sociale, et les cartons Le temps d'Auguste, César franchissant le Rubicon et Les Catacombes[13].
En 1887, un album d'héliogravures de Jean-François Armbruster reprend l'ensemble du projet et permet sa diffusion[15].
En 1906, son ami Édouard Aynard sollicite à nouveau la ville de Lyon pour que tout ou partie des travaux de Chenavard soient accrochés à nouveau, soit au musée, soit ailleurs, et entraîne les commentaires de journalistes[18].
Fin de vie
modifierSous le Second empire
modifierL'échec de son grand projet rend Paul Chenavard amer, d'autant que plusieurs amis romantiques disparaissent durant la décennie 1850. Il passe ainsi la soirée du avec Gérard de Nerval, la veille de son suicide. En 1857 décède son autre ami Alfred de Musset[15] ; il reste ensuite lié avec son frère Paul de Musset[10].
Durant tout le Second Empire, Chenavard propose à Napoléon III des projets d'architecture ou d'urbanisme, sans succès[19]. Il propose d'abord un temple pour la colline de Montmartre qui serait la synthèse des architectures religieuses. Il monte ensuite un projet de douze subdivisions nouvelles pour la France, chacune dotée d'une ville nouvelle entièrement destinée à la jeunesse, à l'apprentissage des arts et au culte des grands hommes. En 1876, il élabore un projet d'extension de Paris jusqu'à la mer, ou par ailleurs un autre de ligne de chemin de fer qui relierait Calais à Marseille. Tous ses projets témoignent d'une utopie toujours bouillonnante, mais qui se tourne vers les problématiques nouvelles d'aménagement du territoire[10].
C'est en Italie qu'il reçoit une nouvelle commande pour sa dernière œuvre, la Divina Tragedia. Présentée au Salon de 1869, elle est à l'origine d'un nouveau scandale à cause de son hermétisme[15]. Il s'agit d'une grande toile de cinq mètres cinquante sur quatre mètres, dont la longue légende débute par : « Vers la fin des religions antiques et à l’avènement dans le ciel de la Trinité chrétienne, la Mort, aidée de l’ange de la Justice et de l’Esprit, frappe les dieux qui doivent périr ». L'œuvre, jugée trop complexe et noyée dans les références et les idées que le peintre souhaite exprimer, se heurte à l'incompréhension de la critique et du public[20]. L'œuvre marque les esprits, au point que Pierre Larousse lui consacre une notice élogieuse, fait rare, dans son Grand Dictionnaire universel[10].
Elle est également présentée à l'Exposition internationale des beaux-arts de Munich, où expose également Gustave Courbet. Peut-être est-ce à cette occasion que Courbet réalise le portrait de son collègue. La toile de Chenavard est finalement achetée par l'État. Chenavard profite de son séjour à Munich pour rendre visite à l'un des peintres allemand dont il est esthétiquement et philosophiquement le plus proche, Wilhelm von Kaulbach, élève de Cornelius, qui vient d'achever la Bataille de Salamine pour le Maximilianeum[19].
Sous la Troisième République
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Lors de la Commune, Chenavard se trouve à Paris et s'enrôle, à 63 ans, dans un bataillon de la Garde nationale. Lorsque la guerre est finie, Chenavard retourne à Lyon, où il vit souvent dans la maison de Joseph Guichard[3]. Il reste dorénavant le plus souvent à Lyon, même s'il continue de voyager dans différentes villes de France. Il fait la connaissance alors de Paul Mariéton, qui prend note et compile un grand nombre de ses témoignages[3].
Joseph Guichard l'introduit auprès de la jeune poétesse Louisa Siefert, dans son domaine des Ormes à Saint-Cyr-au-Mont-d'Or. Il lui présente aussi Victor de Laprade, Joséphin Soulary et les frères Tisseur, dont Clair et Barthélémy[19]. Il fréquente également le salon littéraire et musical de Berthe de Rayssac, l'épouse du poète Saint-Cyr de Rayssac, avec Odilon Redon, Henri Fantin-Latour, le musicien Ernest Chausson et le peintre Louis Janmot. Il retrouve ainsi fréquemment la pléiade lyonnaise au Café Casati[3], situé à l'angle de la rue de la République et de la rue du Bât d'argent, puis au Café Maderni, place de la Bourse. Paul Chenavard est également un habitué du restaurant de la mère Guy, quai des Étroits[21].
En 1879, Paul Chenavard donne au musée et à l'école des beaux-arts de Lyon des centaines de reproductions en dessins, peintures ou photographies d'œuvres anciennes qu'il avait rassemblés ou réalisés[22]. En 1882, il donne au musée des beaux-arts de Lyon le portrait que Gustave Courbet a réalisé de lui et qu'il lui avait acheté[19].
En 1880, il reprend à la mort de Joseph Guichard l'atelier qu'il avait au Palais Saint-Pierre[3].
En 1883, il candidate pour réaliser la décoration du grand escalier du musée des beaux-arts de Lyon, mais c'est Pierre Puvis de Chavannes qui est choisi par Édouard Aynard, malgré leur amitié[21]. Il est possible que le thème choisi, Le Passé, le Présent et l'Avenir de Lyon ainsi que son style, soient alors passés de mode[19].
Puis l'étoile de Chenavard pâlit, malgré sa promotion en tant qu'officier de la Légion d’Honneur en 1887[4], et il finit sa vie presque aveugle à Paris, dans une maison de retraite, où il meurt le . Il est inhumé au nouveau cimetière de Loyasse de Lyon. Son testament a fait de la ville de Lyon son légataire universel, avec des clauses très précises pour le soutien de la vie artistique locale[4],[19].
Style et influences
modifierL'attrait pour le style des Nazaréens
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Durant l'exécution du projet pour le Panthéon, Chenavard se tourne vers la technique de la grisaille pour ses cartons préparatoires, utilisant uniquement du blanc et de la terre de Cassel. Ces travaux montrent des compositions simples, un dessin ferme, dans un souci d'efficacité plastique. Ce style témoigne d'une grand influence du courant nazaréen dont par exemple les travaux préparatoires de Julius Schnorr von Carolsfeld pour la Résidence de Munich, le cycle des Nibelungen ou le grand cycle historique de Kaisersäle. On peut également citer comme influence les réalisations tardives de Vincenzo Camuccini ou Tommaso Minardi[14].
Le choix de réaliser pour les décors du panthéon un pavement orné est inspiré, selon Chenavard lui-même, de celui de la cathédrale de Sienne. De même la scène comme les décors sont situés dans un tondo, inspiré de l'art paléochrétien, et les dessins sont datés du début des années 1830, et montrent bien que cette inspiration traverse la vie du peintre, et n'est pas un attrait de circonstance. Chenavard le déclare d'ailleurs lui-même dans un entretien avec Thiébault-Sisson, affirmant avoir été inspiré par les travaux préparatoires d'Overbeck pour le Triomphe de la religion sur les arts[23].
L'École de Lyon
modifierC’est en grande partie l’École de Lyon, son style et ses influences qui ont orienté l’œuvre de cet artiste. De même que chez ses contemporains de l’école lyonnaise, la très forte influence et la filiation directe qu’il entretient avec les nazaréens, et principalement Overbeck, Koch et Cornelius, ont développé un goût tout particulier pour la peinture monumentale, étant pour eux le véritable support de la peinture religieuse. Chenavard, tout comme ses prédécesseurs allemands, s’inspire dans ses œuvres de thèmes tels que la représentation de légendes germaniques, du mélange de sacré et de profane, ou encore du message évangélique de Jésus accomplissant son œuvre. C’est aussi dans la peinture religieuse, qui doit être à l’image d’une complexité latente et des phénomènes sociétaires français dans ce siècle où tout est en mutation, qu’il va se réaliser et marquer de manière profonde l’art du XIXe siècle[24].
Philosophie
modifierC’est aussi vers une pensée et une influence profondément philosophiques que Chenavard oriente son œuvre et les sujets qu’il traite. En effet, il côtoie plusieurs philosophes comme Hegel qu’il rencontre en 1827, mais c’est surtout les idées de Pierre-Simon Ballanche qui vont le plus le séduire et transparaître au sein de son œuvre. Lui aussi d’origine lyonnaise, Ballanche développa des théories sur l’Histoire humaine et espérait concilier le dogme religieux de la chute et la réhabilitation de l’homme avec le dogme de la perfectibilité humaine. C’est principalement sur cette idée que Chenavard basera son projet pour le Panthéon.
Critiques et commentaires
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Sous l'influence de la philosophie et de la peinture allemande, il considère que le but de l'art doit être humanitaire et civilisateur. Cela lui vaudra les foudres d'Honoré de Balzac contre l'art humanitaire et de Charles Baudelaire contre l'art philosophique. Le premier, dans Les Comédiens sans le savoir, raille le personnage de Dubourdieu, un peintre de tout premier plan dont, malheureusement, les idées philosophiques ont gâté le talent. Il fait partie de ces artistes qui, dans La Comédie humaine, illustrent l'axiome fondamental des Études philosophiques selon lequel « la pensée tue le penseur ». Au même moment où il compose Les Comédiens sans le savoir, Balzac publie le dans Le Courrier français une charge contre Chenavard. Il est suivi deux jours plus tard, le , par Arsène Houssaye qui publie un compte-rendu du Salon de 1846 dans lequel il pose la question suivante : « Dira-t-on qu'il ne sait pas créer parce qu'il est toujours à la tribune ? » Baudelaire, de son côté, compare le cerveau de Chenavard à la ville de Lyon : « Il est brumeux, fuligineux, hérissé de pointes comme la ville de clochers et de fourneaux » [25]. Il mentionne le Calendrier emblématique de Chenavard selon lequel « tel art appartient à tel âge de l’humanité comme telle passion à tel âge de l'homme » et conclut : « Chenavard est un grand esprit de décadence et il restera comme signe monstrueux du temps. » [26]
Qu'il soit compris ou non par ses contemporains, c'est sûrement des propos de Chenavard lui-même qu'il faut tirer une interprétation de son œuvre et de son ambition, il dira de lui dans ses écrits: « Je me considérais déjà au milieu de mes cartons comme un philosophe ou plutôt comme un prêtre fondant une nouvelle religion. L'art n'est autre chose pour moi que l'instrument, le moyen qui me sert à rendre aux yeux du peuple toutes les traditions sensibles et équivalentes, à ériger enfin la raison en dogme et l'homme en divinité. Toute religion n'est autre chose, à mon sens, que la plastique des idées[27].
Les frères Goncourt disent de lui après une rencontre à Rome durant les années 1870 qu'il a « une belle tête de philosophe antique, avec la tristesse des vieux artistes aux ambitions écroulées »[19].
Postérité
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Une rue de sa ville natale porte son nom (ancienne rue Saint–Pierre, de la place des Terreaux à la place Saint-Nizier). Elle a été baptisée ainsi à la mort de l'artiste, en reconnaissance des dons d'œuvres que celui-ci a fait à sa ville natale.
Plusieurs de ses amis dont Édouard Aynard ont sollicité la ville pour qu'elle offre au défunt un tombeau monumental, sans résultat[18].
Plusieurs de ces œuvres ont été exposées au salon de Lyon[28].
Une rétrospective a été réalisée en 2000 au musée des beaux-arts de Lyon, durant laquelle de nombreux dessins et grisailles ont été présentés[14]. Titrée « Paul Chenavard (1807-1895). Le peintre et le prophète », elle se déroule de juin à et est l'occasion de l'édition d'un catalogue d'exposition très illustré et comportant une section sur les portraits de Chenavard et sa collection d'estampes[29].
Œuvres et fonds
modifierŒuvres
modifier- Le Martyre de saint Polycarpe, 1841, (6,60 × 4,30 mètres), église de Saint-Marcel (Indre)[Note 4].
- Charles Baudelaire commente ainsi le tableau en 1846 : « M. Chenavard est un artiste éminemment savant et piocheur, dont on a remarqué, il y a quelques années, Le Martyre de saint Polycarpe, fait en collaboration avec M. Comairas. Ce tableau dénotait une science réelle de composition, et une connaissance approfondie de tous les maîtres italiens »[30].
- Portrait de Valentine d'Alton-Shée, vers 1862, 61 x 51 cm, Musée des Beaux-arts de Lyon, inv. B 485[31].
- Portrait Fanny Bouchet (Musée des Beaux-Arts de Lyon et de
- Mirabeau devant Dreux-Brezé (1830), musée de la Révolution française
- Séance de la Convention nationale, aujourd'hui disparu. Il est connu par une photographie et une esquisse peinte conservée au musée des Beaux-arts de Lyon[5].
- La vie érotique (1840), série de 12 aquarelles, achetées par Roger Peyrefitte dans les années 1950, elles ont été revendues en 1978 puis en 2017 : la maison Sotheby's l'attribue alors à Chenavard, de par son style correspondant à l'époque et son sujet traité par d'autres artistes contemporains ou antérieurs, tels Paul Avril, Pierre l'Arétin, Antoine Borel ou encore Agostino Carracci[32].
- Brutus condamnant ses fils (1849-1853), Lyon, musée des beaux-arts.
- L'Enfer (1846), Montpellier, musée Fabre.
- La Résurrection des morts (1845), église de Bohal, Morbihan.
- La Continence de Scipion (1848) Lyon, musée des beaux-arts.
- Divina Tragedia (Entre 1865 et 1869) Paris, musée d'Orsay. La toile et le titre lui-même sont inspirés directement d'une œuvre majeure de la littérature, celle de Dante Alighieri, La Divine Comédie. Chenavard expliquait cette toile aux allures chaotiques, en ces termes: « Vers la fin des religions antiques*, la Mort, aidée de l'ange de la Justice et de l'esprit, frappe les dieux qui doivent périr. »[33].
- La Palingénésie sociale (envoi de l'État en 1875), Lyon, musée des beaux-arts. Chenavard nous montre dans cette toile non seulement l'aspect cyclique du temps, de la vie et de son éternel recommencement, enseignement qu'il a en partie tiré de ses connaissances philosophiques mais également l'aspect profondément humaniste et syncrétique qui lui font rassembler dans une même œuvre toutes les civilisations et religions confondues dans une seule et même histoire humaine. Claudius Lavergne, peintre français et critique du XIXe siècle dira au sujet de cette toile, que c'est la doctrine humaniste qui y est exprimée et non la foi catholique et que : « Le rationalisme se perfectionne en devenant plus positif. Il se contente de repousser la divinité de Jésus-Christ; il admet son existence historique et pour échapper au matérialisme qui lui répugne, il remplace Dieu par une âme collective qui est l'humanité tout entière... Moïse, Confucius, Platon, Christ et Mahomet font partie du grand Tout. C'est pour cela que Dieu est grand et que Chenavard est son prophète. »[34], montrant ainsi que Chenavard fait de la peinture religieuse mais qu'il fait surtout de la peinture prônant une religion universelle sans faire prévaloir un dogme sur un autre.
Sans date
modifier- Judith décapitant Holopherne, 11.7 x 97.8 cm, peinture à l'huile sur toile, Musée des Beaux-Arts de Lyon, inv. 1956-14[35].
- Portrait de femme, 116 x 88 cm, peinture à l'huile sur toile, collection particulière. (il s'agit peut être de Berthe de Rayssac)[31].
Portraits de Chenavard
modifier- Gustave Ricard, vers 1847, 74 x 60cm, Musée des Beaux-Arts de Marseille, inv. 606A. Exposée au Salon de 1855 et à l'exposition Ricard de 1873 à Paris[35].
- Gustave Ricard, 1873, 65 x 58.5 cm, Musée des Beaux-Arts de Lyon, inv. B 291. (inachevé) Don de Paul Chenavard en 1880[35].
- Joseph Guichard, vers 1875, 61 x 47 cm, peinture à l'huile sur toile, Musée des Beaux-Arts de Lyon, inv. 1988-6[36].
- Anonyme, s.d., Épreuve sur papier albuminé contrecollé sur carton. Bibliothèque municipale de Lyon, fonds ancien[36].
- François Armbruster (1835-? après 1883), 92 x 73 cm, Musée du Louvre, inv. 20038. Provient du musée du Luxembourg[37].
- Autoportrait, 46 x 38 cm, Musée des Beaux-Arts de Lyon, dessin à la sanguine, craie blanche et fusain, inv. A 3146-16, don de Chenavard en 1877[35].
Fonds
modifierLa bibliothèque municipale de Lyon conserve sur le site de la Part-Dieu un don de Chenavard de centaines d'œuvres reproduites dont il a fait don au musée et à l'école des beaux-arts de Lyon en 1879[22].
Galerie
modifier- Portrait de Madame Valentine d'Alton-Shée, vers 1862, MBA Lyon
- Le martyre de saint Polycarpe, 1841, église de Saint-Marcel.
- La Palingénésie sociale.
- Divina Tragedia (1869), Musée d'Orsay.
- L'Enfer de Dante, 1846, Musée Fabre.
- carton préparatoire pour la fresque Bataille des dieux de l'Olympe et des Géants, Metropolitan Museum of Art
- Grandes grisailles pour le Panthéon (MBA de Lyon)
- Commencement de Rome.
- Brutus condamnant ses fils à mort.
- La Prise de Carthage I.
- La Prise de Carthage II.
- Mort de Caton d'Utique et de Brutus
- César franchissant le Rubicon.
- Auguste fermant le temple de Janus.
- Virgile lisant la Quatrième Églogue.
- La Nativité
- La Prédication
- Passion et mort de Jésus-Christ
- Attila I
- Attila II
- Les Croisades I
- Luther faisant brûler les décrétales
- Le Siècle de Louis XIV
Bibliographie
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Ouvrages généraux
modifier- Théophile Silvestre, Histoire des artistes vivants français et étrangers, Paris, 1856.
- Charles Beaudelaire, Écrits esthétiques, Flammarion, coll. « 10-18 », , préface de Jean-Christophe Bailly (ISBN 978-2-264-00750-6)
- Bruno Foucart, Le renouveau de la peinture religieuse en France (1800-1860), Paris, éd. Arthéna, 1987.
- Élisabeth Hardouin-Fugier et Étienne Grafe, La peinture lyonnaise au XIXe siècle, Les éditions de l'amateur,
- Patrice Béghain, Bruno Benoit, Gérard Corneloup et Bruno Thévenon (coord.), Dictionnaire historique de Lyon, Lyon, Stéphane Bachès, , 1054 p. (ISBN 978-2-915266-65-8, BNF 42001687)
- Patrice Béghain, Une histoire de la peinture à Lyon, Stéphane Bachès, (ISBN 978-2-35752-084-4)
- Les peintres de l'âme : Art Lyonnais du XIXe siècle, Musée des Beaux-arts de Lyon,
Ouvrages sur Paul Chenavard
modifier- Thiebault-Sisson, « Paul Chenavard raconté par lui-même », dans Le temps, .
- Joseph C. Sloane, Paul Marc Joseph Chenavard: Artist of 1848, Chapel Hill, The University of North Carolina Press, 214 p. 1962.
- Marie-Antoinette Grunewald, Paul Chenavard et la décoration du Panthéon de Paris en 1848, Lyon, Musée des Beaux-arts, 1977.
- Marie-Claude Chaudonneret (dir.) et Sylvie Patry (à l'occasion de l'exposition Paul Chenavard du 8 juin au 27 août 2000), Paul Chenavard 1807-1895 : Le Peintre et le Prophète, Lyon, Réunion des musées nationaux, musée des Beaux-Arts de Lyon, , 136 p. (ISBN 978-2-7118-4035-9).
- Thomas Schlesser, Paul Chenavard – Monuments de l’échec (1807-1895), Dijon, France, Les Presses du réel, , 299 p. (ISBN 978-2-84066-294-5).
Articles de journaux et revues
modifier- André Hallays, « La ville de Lyon et Chenavard », Journal des débats,
- E. Vial, « Les souvenirs de Paul Chenavard », Revue du Lyonnais, Audin et Cie, vol. IV, no 1 (nouvelle série),
Catalogues d'exposition
modifier- Charles Blanc, Exposition des cartons de Paul Chenavard pour la décoration du Panthéon, Paris, typ. Georges Chamerot (d)
, 1876.
Mémoires et thèses
modifier- Jessica Laurent, Le syncrétisme religieux dans la peinture d'histoire française de 1848 à 1900, Mémoire de recherche, Université Paris Ouest-La Défense, 2009-2011, sous la direction de Mmes Claire Barbillon et Ségolène Le Men.
- Sarah Hassid et François-René Martin (dir.), Héros, errants d'une histoire à contretemps : Le salon littéraire, artistique et musical de Madame de Rayssac, École du Louvre, , Mémoire de maîtrise
Iconographie
modifierNotes et références
modifierNotes
modifier- ↑ « La Revue du siècle, littéraire, artistique et scientifique » de 1889, volume 3, page 266 (visible sur Google) indique l'année 1807 « à la vue de l'acte de naissance » : « D'après Vapereau et d'après Théophile Sylvestre, il est né à Lyon le 9 décembre 1808. Ils l'ont rajeuni d'un an : il est né le 9 décembre 1807 (archives municipales de Lyon, naissances année 1807, acte n°3620), de Gaspard Chenavard, cordier, place Neuve-des-Carmes. Ses parents s'étant retirés du commerce, ils se fixèrent à Saint-Genis-Laval où se passa l'enfance du jeune Chenavard. » [1]
- ↑ « Il sera exécuté dans l'intérieur du Panthéon une suite de peintures murales par le citoyen Paul Chenavard, et sous sa direction, conformément aux projets et aux esquisses qui ont été mises sous les yeux du ministre ». Philippe de Chennevières, Les Décorations du Panthéon, Paris, 1885.
- ↑ Ils sont depuis 1875 conservés au musée des beaux-arts de Lyon.
- ↑ Transféré en 2011, cf. La Nouvelle République, 14 juin 2011.
Références
modifier- ↑ La Revue du siècle, Bureau de la revue, (lire en ligne)
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Dict. hist. Lyon, p. 287.
- 1 2 3 4 5 Vial 1921, p. 542.
- 1 2 3 4 5 Schlesser 2009.
- 1 2 3 4 5 6 Béghain 2011, p. 189.
- ↑ Marie-Antoinette Grunewald, Paul Chenavard et la décoration du Panthéon de Paris en 1848, Musée des Beaux-arts, Lyon, 1977, p. 2.
- ↑ Chaudonneret 2000, p. 39.
- ↑ G. Planche, Salon de 1831, 1831, p. 200
- ↑ Charles Blanc, Les artistes de mon temps, 1876, p. 199.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Dict. hist. Lyon, p. 288.
- 1 2 3 4 5 6 Béghain 2011, p. 190.
- ↑ Marie Antoinette Grunewald, Ibid, p. 2.
- 1 2 3 4 5 6 7 Béghain 2011, p. 191.
- 1 2 3 4 Béghain 2011, p. 193.
- 1 2 3 4 5 Béghain 2011, p. 194.
- ↑ Gustave Vapereau : « Dictionnaire universel des contemporains » ; volume 1 ; 1870
- ↑ Béghain 2011, p. 192.
- 1 2 j. débats 01-06-1906.
- 1 2 3 4 5 6 7 Béghain 2011, p. 195.
- ↑ Musée d'Orsay : Paul Chenavard, Divina Tragedia
- 1 2 Dict. hist. Lyon, p. 289.
- 1 2 Hassid et Martin 2011, p. annexe V.
- ↑ Béghain 2011, p. 193-194.
- ↑ Bruno Foucart, Le renouveau de la peinture religieuse en France (1800-1860), Paris, Arthéna, 1987, p. 8.
- ↑ Baudelaire, Critique d'art suivi de Critique musicale, édition de C. Pichois, Gallimard, Folio essais, 1992, p. 261.
- ↑ Ibid., p. 263.
- ↑ Propos de Paul Chenavard, relatés dans le livre de Théophile Silvestre, Histoire des artistes vivants, Paris, 1876, p.204.
- ↑ Dominique Dumas, Salons et expositions à Lyon, 1786 - 1918, Tome premier, L'échelle de Jacob, Dijon, 2007, p. 315.
- ↑ La Gazette des beaux-arts, 2001, p. 6
- ↑ Beaudelaire 1986, p. 167.
- 1 2 Hassid et Martin 2011, p. 86.
- ↑ (en) « La vie érotique, Paul Chenavard, 1840 », sur honesterotica (consulté le ).
- ↑ Chaudonneret et Patry 2000, p. 107.
- ↑ Claudius Lavergne, Exposition universelle de 1855.Beaux-Arts, paru dans L'Univers. On utilise ici le tiré à part édité chez Poussielgue-Rusand et Chavaray, p. 97.
- 1 2 3 4 Hassid et Martin 2011, p. 85.
- 1 2 Hassid et Martin 2011, p. 83.
- ↑ Catalogue des peintures, T. I École française, Paris, Éditions des musées nationaux, 1972, p. 21
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à la recherche :
- Ressource relative à la vie publique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :