Pie VI
Pie VI (en latin : Pius Sextus ; en italien : Pio VI), né le à Cesena (Romagne, alors dans les États pontificaux) et mort le à Valence, en France, est de 1775 à 1799 le 250e pape de l'Église catholique. Il est connu notamment en raison de son opposition à la Révolution française, particulièrement à la constitution civile du clergé (1790).
| Pie VI | ||||||||
Tableau peint par Pompeo Batoni en 1775. Galerie nationale d'Irlande, Dublin. | ||||||||
| Biographie | ||||||||
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| Nom de naissance | Giannangelo Braschi | |||||||
| Naissance | Cesena (États pontificaux) |
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| Ordination sacerdotale | ||||||||
| Décès | (à 81 ans) Valence (République française) |
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| Pape de l'Église catholique | ||||||||
| Élection au pontificat | (à 57 ans) | |||||||
| Intronisation | ||||||||
| Fin du pontificat | (24 ans, 6 mois et 14 jours) |
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| Cardinal de l'Église catholique | ||||||||
| Créé cardinal |
par Clément XIV | |||||||
| Titre cardinalice | Cardinal-prêtre de Sant'Onofrio al Gianicolo | |||||||
| Ordination épiscopale | par Gian Francesco Albani | |||||||
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Giannangelo ou Giovanni Angelico, comte Braschi, pour l'état civil français[1] Jean Ange Braschy, devient secrétaire particulier de Benoît XIV en 1753, il est ordonné prêtre en 1758, fait cardinal en 1773 et élu pape le , après la mort de Clément XIV.
Il est congédié le du fait de l'instauration de la République romaine sous l'égide du gouvernement français du Directoire. Il est fait prisonnier par les troupes françaises républicaines qui lui font quitter Rome le . Emprisonné à Valence à partir de juillet 1799, il y meurt peu après.
Biographie
modifierOrigines familiales et formation
modifierGiannangelo Braschi est issu d'une famille noble de Romagne. Il est l'aîné des huit enfants du Comte Marco Aurelio Tommaso Braschi (1684-1759) et de Anna Teresa Bandi (1690-1730).
Ancien élève des Jésuites, il fait des études de droit in utroque jure, c'est-à-dire en droit civil et en droit canonique, à l'université de Ferrare.
Début de carrière (1753-1775)
modifierIl devient ensuite secrétaire du cardinal Tommaso Ruffo, légat pontifical à Ferrare.
Monsieur Braschi accompagne monsieur Ruffo à Rome pour le conclave qui suit la mort du pape Clément XII en 1740.
Quand son maître est nommé doyen du Sacré Collège, il devient auditeur, chargé de l'administration des diocèses de Velletri et d'Ostie. Il noue alors des liens avec l'infant don Carlos, alors que ce dernier devient le premier souverain Bourbon du royaume des Deux-Siciles. Son habileté diplomatique lui obtient la charge de camérier secret.
En 1753, à la mort du cardinal Tommaso Ruffo, Giannangelo Braschi a été secrétaire particulier du pape Benoît XIV. Il est ordonné prêtre en 1758.
En 1766, sous le pontificat de Clément XIII (1758-1769), il obtient la charge de trésorier de la Chambre apostolique, qui le rend maître de l'administration financière des États pontificaux.
Le , il est élevé à la dignité de cardinal-prêtre de Sant'Onofrio al Gianicolo par le pape Clément XIV.
Grâce au soutien du roi de France, le conclave qui s'ouvre à la mort de Clément XIV (1774) l'élit à la dignité pontificale. Il choisit le nom de Pie VI en hommage à Pie V, pape de l'application du concile de Trente et de la bataille de Lépante.
Élu le , il est consacré évêque et couronné simultanément le .
Premières années de son pontificat (1775-1789)
modifierPie VI, alors âgé de 58 ans, souhaite renouer avec les fastes de Léon X, ce qui lui vaut les critiques de la « statue parlante » Pasquino.
Le , il reconnaît officiellement l'apparition mariale de Notre-Dame de Šiluva en Lituanie survenue en 1608, et accorde plusieurs indulgences à son sanctuaire[2].
En 1775, Pie VI impose une législation anti-juive notamment par l'édit Fra le pastorali sollicitudine[3],[4].
Il est confronté au joséphisme autrichien et effectue même un voyage à Vienne en 1782 dans le but d'amener l'empereur Joseph II à renoncer à sa politique anti-cléricale. Il y donna sa bénédiction papale urbi et orbi du balcon de l'Église am Hof.
Son passage à Venise en 1782 est commémoré par Francesco Guardi avec quatre toiles peintes illustrant cette visite.
La Rencontre de Pie VI et du doge Paolo Renier à San Giorgio in Alga,
Philadelphia Museum of Art[5].La Cérémonie pontificale dans la SS Giovanni e Paolo,
Cleveland Museum of Art[6].Le Pape Pie VI descendant du trône pour prendre congé du doge dans la salle de SS Giovanni e Paolo,
Cleveland Museum of Art[7].Le Pape Pie VI bénissant le peuple sur le Campo SS Giovanni e Paolo,
Ashmolean Museum, Oxford.
Attitude de Pie VI envers les Juifs
modifierL'attitude de Pie VI vis-à-vis de la communauté juive de Rome est notoirement hostile et répressive, dès l’édit du [8]. « Les thèmes antijudaïques sont à la mode[4], par antimodernisme, et par souci de reconstruire une Église forte. Pie VI resserre donc les règles du ghetto, il encourage les conversions forcées, impose de nouveau le sermon du samedi avant d’aller à la synagogue. On poursuit des livres sur le judaïsme, on laisse circuler des opuscules sur les « meurtres rituels ».
Dans les procès politiques, de 1792 à 1797, on retrouve un certain nombre de Juifs accusés d’être philo-français. En 1793, le ghetto sera assiégé par la population lors d'émeutes[9]. Le fait le plus notoire est la publication en 1794 d’un livre de Rovira Bonnet (…)[10], recueil de textes des conciles ou des papes sur la conversion des Juifs. Il y est question en plus des forces qui essayent de renverser la société, dont l’Assemblée Nationale de France qui a libéralisé la situation des Juifs et renversé l’Église catholique.
Le pape Pie VI calma les esprits lors des révoltes, mais l’état d’esprit antijudaïque fut bien entretenu officiellement. Il est vrai aussi que le général Napoléon Bonaparte avait recours aux communautés juives et grecques d'Italie pour réaliser les spoliations de sa campagne.
Face à la Révolution française (à partir de 1789)
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Mesures prises par l'Assemblée nationale constituante en 1789-1790
modifierÀ partir de l'été 1789, Pie VI est confronté aux événements de la Révolution française et aux décisions prises par l'Assemblée nationale constituante :
- l'autorisation du protestantisme dans le royaume de France du fait de la liberté de conscience instaurée par la déclaration des droits de l'homme et du citoyen () ;
- la spoliation et la nationalisation des biens du clergé catholique () ;
- la fin de la reconnaissance par le droit civil français des vœux monastiques perpétuels (loi du ) et la suppression des ordres réguliers exceptés ceux ayant pour activité l'enseignement et les œuvres de charité, conduisant à la mise à l'écart de 100 000 religieux (moines, chanoines, religieuses etc.), soit les deux tiers du clergé de l'époque en France ;
- la Constitution civile du clergé (loi du ), qui réorganise l'église catholique dans le royaume de France en alignant sur le plan territorial les diocèses sur les départements (créés en ) et qui fait des curés et des évêques des fonctionnaires élus par les électeurs civils (y compris la petite minorité non catholique) et tenus à un serment de « fidélité à la nation, à la Loi, au roi » ;
- l'attribution aux juifs vivant en France de la citoyenneté française ().
Le problème de la constitution civile du clergé (12 juillet 1790)
modifierLe , Pie VI fait savoir au roi de France Louis XVI de Bourbon qu'il s'oppose au projet de constitution civile du clergé. Il écrit aussi dans ce sens aux archevêques de Bordeaux et de Vienne le . Mais la loi est néanmoins votée le 12 juillet 1790.
Son application va créer une situation de schisme entre les prêtres et évêques « constitutionnels » ou « jureurs » (comme Talleyrand) et les prêtres et évêques « réfractaires », ceux qui refusent le serment, et doivent en conséquence quitter leur fonction.
Le , Pie VI envoie un bref intitulé Quod Aliquantum au cardinal de La Rochefoucauld. Il y analyse le contenu de la constitution civile du clergé pour le condamner. Toutefois, il précise : « Nous n'avons pas encore jusqu'ici lancé les foudres de l'église contre les auteurs de cette malheureuse constitution du clergé »[11]. Les menaces d'excommunication et d'anathème sont implicites.
Dans sa lettre apostolique Caritas du , Pie VI critique sévèrement les élections d'évêques et leur bénédiction par Talleyrand, évêque d'Autun. Il déclare schismatiques les propos suivants du nouvel évêque de Quimper, Louis-Alexandre Expilly de La Poipe : « Cette constitution n'altère en rien le dogme ; qu'elle réforme seulement la discipline, et la rappelle à la pureté des premiers siècles »[12]. Ses actes sacerdotaux sont déclarés irréguliers et il est menacé d'anathème. Toutefois Pie VI réaffirme une position prudente vis-à-vis de l'assemblée nationale : « Nous avons déclaré nous être abstenu jusqu'ici de déclarer retranchés de l'église les auteurs de cette fatale constitution ».
La réaction de Pie VI par rapport à la constitution civile du clergé n'est, même aujourd'hui, pas simple à interpréter. Tardive par rapport aux événements, elle aurait laissé les prêtres et les évêques dans l'embarras sur la conduite à tenir par rapport au serment de fidélité, créant un malaise dans les provinces françaises durant les six premiers mois de l'année 1791 et laissant s'y développer un véritable schisme. Cette question est l'objet de discussions de la part des historiens des religions.
La présence à Rome du cardinal de Bernis, chargé d'affaires auprès du Saint-Siège, explique l'hostilité de Pie VI à l'égard de la révolution française. Bernis s'interpose systématiquement dans les échanges avec le ministère français des affaires étrangères et réserve ses faveurs au comte d'Artois, frère de Louis XVI, et aux nobles émigrés dès le début de la crise.
Le problème de l'annexion du Comtat Venaissin et d'Avignon (1791)
modifierLe pape est aussi concerné en tant que chef d'état, à la tête des États pontificaux, qui incluent notamment la ville d'Avignon et le Comtat Venaissin.
Ces territoires sont annexés au royaume de France en 1791, formant le département du Vaucluse.
L'émeute de janvier 1793 à Rome
modifierLe roi de France Louis XVI est renversé par les républicains le 10 août 1792, puis emprisonné avec son épouse la reine Marie-Antoinette de Habsbourg-Lorraine et leurs deux enfants survivants.
Une nouvelle assemblée constituante, la Convention nationale, est élue à la fin de l'été 1792. Réunie le 1792, jour de la bataille de Valmy, elle proclame la république le 21. Louis XVI, jugé à partir de novembre, est condamné à mort le et exécuté le 21 janvier 1793. Il avait 38 ans.
En , à la suite des tensions suscitées par les événements politiques en France, des habitants de Rome prennent d'assaut le ghetto juif, qu'ils pillent, ainsi que le palais Mancini, siège de l'Académie de France à Rome, et assassinent le diplomate Nicolas-Jean Hugou de Bassville. Cet assassinat provoque le départ des français des états pontificaux.
L'instauration du calendrier républicain en France (6 octobre 1793/15 vendémiaire an II)
modifierÀ la fin de 1793, une commission de la convention natiinale décide de mettre de côté le calendrier grégorien en France et de le remplacer par un calendrier républicain débutant au « 1er Vendémiaire, an I » (), abandonnant la référence à la naissance du saint Sauveur Jésus-Christ ; par ailleurs, ce calendrier laïc comporte des semaines de dix jours (décades), mettant fin à la pratique du dimanche chrétien. Les campagnes françaises ne reçoivent plus les agendas traditionnels.[pas clair]
Ce calendrier devient obligatoire dans l'usage officiel, notamment l'état civil et la datation des documents publics, et à l'époque de la Terreur (1794), il est recommandé de l'utiliser aussi en privé. Il perdurera dans l'usage officiel jusqu'au , date du retour du calendrier grégorien.
Relations avec le Directoire et l'armée d'Italie de Bonaparte (1797-1798)
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Le 19 février 1797, Napoléon Bonaparte, à la tête de l'Armée d'Italie, contraint le pape Pie VI à signer le traité de Tolentino (appelé aussi paix de Tolentino) avec la France du Directoire. Par ce traité, le pape cède à la France Avignon et le Comtat Venaissin, ainsi que les légations de Bologne, Ferrare et de Romagne[13].
À la nouvelle de l'assassinat du général Duphot par des soldats du pape, le Directoire ordonne le 11 janvier 1798 l'occupation de Rome. Gaspard Monge part pour l'Italie en février 1798. La révolution éclate dans la ville le 15 février. La « République romaine » est proclamée par le peuple réuni au Campo Vaccino (ancien forum)[14].
Le pape Pie VI est contraint par la république française de renoncer à son pouvoir temporel et de se contenter de son pouvoir spirituel. Déposé le 15 février 1798 lors de la proclamation de la république romaine, il est prisonnier des Français[14]. Octogénaire et très malade, le pape demande la grâce de pouvoir mourir à Rome, mais sa requête est refusée. Pie VI est enlevé par les Français à Rome dans la nuit du 19 au 20 février 1798[15]. Il est conduit à Sienne puis à la chartreuse de Galluzzo de Florence (en juin 1798) où il reste jusqu'au printemps 1799[16].
Face à l'avancée des troupes autrichiennes venant de Vénétie et des troupes napolitaines qui ont repris Rome et détruit la république romaine, les Français déportent le pape en France, tandis que leurs troupes reculent sur tous les fronts, au début de la seconde campagne d'Italie.
Prisonnier, le vieux pape passe par Bologne, Parme et Turin. Les Français lui font traverser les Alpes sur une civière, ils vont ensuite à Briançon, Grenoble et enfin Valence, chef-lieu du département de la Drôme[17]. Il meurt à Valence le 29 août 1799[18].
Malgré les troubles que connaissait la France, le pape octogénaire reçut de nombreuses marques de respect et de compassion de la part de nombreux catholiques français, sur sa route entre Briançon et Valence[18],[19]. Paul Claudel le surnommera le « père commun des fidèles »[18].
Incarcération à Valence, mort et funérailles
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Prisonnier du Directoire, le pape malade Pie VI est mort en France à Valence, le 29 août 1799 (12 fructidor de l'an VII) à l'âge de 81 ans. Son acte de décès figure dans le registre d'état civil de la ville de Valence, où il est nommé « Jean Ange Braschy Pie VI pontife de Rome »[20].
Selon une légende locale, c'est en hommage aux gardes suisses qui accompagnaient la dépouille du pape qu'un boulanger de Valence créa le biscuit « Suisse de Valence »[21],[22]. Cette tradition est attestée par la Confrérie du suisse de Valence, créée en 1995[21].
Pie VI est d'abord enseveli civilement au cimetière Sainte-Catherine de Valence[23]. Les États pontificaux sont rétablis à la fin de l'année 1799, avec l'entrée des troupes napolitaines dans Rome et la chute de la République romaine.
Le conclave qui assure l'élection du pape successeur de Pie VI se tient à Venise, sous la domination de l'Autriche depuis le traité de Campo-Formio de 1797. En mars 1800, Pie VII devient le nouveau pape[24],[25].
Napoléon Bonaparte, désormais Premier consul de la République française, engage une offensive en Italie au printemps 1800 et sa victoire à Marengo marque la fin du front italien de la seconde coalition, qui se disloque complètement en 1801.
La République française normalise ses relations diplomatiques avec les États pontificaux reconstitués, et signe le concordat de juillet 1801 avec l'Église catholique. Ces évolutions permettent le retour du corps de Pie VI à Rome. Le corps est exhumé en décembre 1801 et arrive à Rome le 17 février 1802[26]. Il reçoit des funérailles solennelles conduites par le pape Pie VII le 19 février 1802, dans la basilique Saint-Pierre de Rome[26].
Mais, sur réclamation des habitants de Valence, le cœur et les entrailles de Pie VI sont ramenés dans la ville. Ils reposent depuis dans la cathédrale Saint-Apollinaire, après une cérémonie solennelle le 25 octobre 1811[27]. On peut lire l'inscription suivante (rédigée en latin) sur ce monument de Valence : « Les entrailles saintes de Pie VI sont rendues aux Français ; Rome possède son corps ; son nom retentit en tous lieux ; il est mort à Valence le 29 août 1799 »[28]. Depuis 1949, sa dépouille romaine repose dans la nécropole papale de la basilique Saint-Pierre, dans un sarcophage antique[26].
Moins de dix ans avant la mort du pape, Madame Élisabeth Vigée Le Brun, portraitiste de la reine de France Marie-Antoinette, qui avait elle-même fui la Révolution en se réfugiant à Rome, rapporte cette anecdote : « L'abbé Maury, qui n'était pas encore cardinal, vint chez moi pour me dire que le pape voulait que je fisse son portrait ; je le désirais infiniment ; mais il fallait que je fusse voilée pour peindre le Saint-Père, et la crainte de ne pouvoir ainsi rien faire dont je fusse contente m'obligea à décliner cet honneur. J'en eus bien du regret, car Pie VI était encore un des plus beaux hommes qu'on pût jamais voir. »[29].
Grandes réalisations
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En presque vingt-cinq ans de pontificat, « Pie VI eut le temps de faire graver son nom sur bien des monuments de Rome », dans les actuels musées du Vatican ou le musée Pio-Clementino[4]. Il fait mener des fouilles dans la ville et entasser des antiquités dans les galeries situées entre le palais apostolique et le Belvédère. Il fait également dresser l’inventaire du musée, paru en 1792.
Dès le début de son pontificat, il fait construire la sacristie de la basilique Saint-Pierre, qui abrite également les chanoines. Il ajoute notamment un monument devant le palais du Quirinal, quelques obélisques, la restauration de la cathédrale Sainte-Scholastique à Subiaco et des travaux dans le port d’Ancône[4].
L’assèchement des marais pontins, qu'il fait entreprendre, avec le concours d’ingénieurs des Pays-Bas, engloutit des sommes considérables (au total, 1 600 000 écus romains en or en 1798), et vaut au pape le surnom de « il secatore », sous-entendant qu’il assèche les marais comme les fortunes romaines par le biais de lourds impôts[4].
Succession apostolique
modifierPie VI a ordonné les évêques suivants[30] :
- Cardinal Carlo Bellisomi (1775)
- Évêque Joseph-Vincent de Beni (1776)
- Évêque Girolamo Luigi Crivelli (it) (1778)
- Évêque Pier Luigi Galletti, O.S.B. (1778)
- Archevêque François de Pierre de Bernis (1781)
- Archevêque Gregorio Bandi (it) (1787)
Notes et références
modifier- ↑ Acte de décès du 12 fructidor, an VII, à Valence (Drôme).
- ↑ (en) « Envoy Named for Centenary of Lithuania Apparitions », Zénit, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en-US) « Ancona – j-Italy » (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 Gérard Pelletier, chap. I « Un Romagnol sur le trône de saint Pierre », dans Rome et la Révolution française : La théologie politique et la politique du Saint-Siège devant la Révolution française (1789-1799), Publications de l’École française de Rome, coll. « Collection de l'École française de Rome », (ISBN 978-2-7283-0995-5, lire en ligne), p. 31–65.
- ↑ Musée de Philadelphie
- ↑ Musée de Cleveland
- ↑ Cleveland Museum
- ↑ A. Milano, « L’editto sopra gli Ebrei di Pio VI e le mene ricattatorie di un letterato », in Rassegna mensile di Israel 19 (1953), p. 118-126.
- ↑ E. Sereni, « L’assedio del ghetto di Roma nel 1793 nelle memorie di un contemporaneo », in Rassegna mensile di Israel 10 (1935), p. 100-125.
- ↑ Rovira Bonnet, L’armata de’ forti, ovvero Memorie spettanti ag’infedeli Ebrei che siano, Rome, P. Giunchi, 1794, 700 p..
- ↑ Pie VI, bref « Quod Aliquantum » du , § 66.
- ↑ Abbé François Castel, « Lettre apostolique Caritas • 13 avril 1791 • Pie VI • LPL : Hérésie, schisme, sacrilège », sur La Porte Latine, (consulté le )
- ↑ « Traité de Tolentino (1797) », sur BnF Catalogue général (consulté le )
- 1 2 (en) Karl Brandes, Rome and the Popes, Benziger Brothers, (lire en ligne), p. 184
- ↑ « Partenza da Roma di S.S. Pio VI per Siena », sur BnF Catalogue général (consulté le )
- ↑ Les martyrs de la foi pendant la Révolution française (lire en ligne)
- ↑ Henry O'Byrne, Un pape à Briançon (mai 1799), (ISBN 978-2-493559-08-1, lire en ligne)
- 1 2 3 « Lettre de Jean-Paul II à Monseigneur Didier-Léon Marchand », sur Vatican, (consulté le )
- ↑ « Human Rights Rest on Moral Values », sur CatholicCulture.org (consulté le )
- ↑ « Quand le pape Pie VI décède à Valence », sur Archives de la Drôme, (consulté le )
- 1 2 « La cuisine de l'été : Le Suisse de Valence, et le concours du meilleur Suisse Amateur », sur ICI, (consulté le )
- ↑ Jean-Claude Romanens, Alain-Jacques Czouz-Tornare, Gillian Simpson, « Le suisse de Valence : histoire d'une pâtisserie populaire en Dauphiné », Suisse magazine, nos 241-242, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Pourquoi le Pape Pie VI a-t-il reçu un enterrement civil à Valence ? », sur France Bleu, (consulté le )
- ↑ (en) « Last Journey by a Pope Outside Italy Was in 1809 », The New York Times, , p. 16 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Charles van Duerm, Un peu plus de lumière sur le conclave de Venise : et sur les commencements du pontificat de Pie VII, 1799-1800, C. Peeters, (lire en ligne)
- 1 2 3 (en) « The last time a Pope celebrated the funeral of his predecessor was in 1802 », sur Vatican News, (consulté le )
- ↑ « Le saviez-vous : le cœur d'un pape est conservé à Valence, dans la Drôme », sur ICI, (consulté le )
- ↑ « Gazette d'Utrecht », sur Delpher, (consulté le )
- ↑ « Souvenirs de Mme Louise-Elisabeth Vigée-Lebrun, tome 2 », sur Wikisource (consulté le )
- ↑ (en) David M. Cheney, « Pope Pius VI », sur catholic-hierarchy.org.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Général George De Merck, gouverneur de la citadelle de Valence, La captivité et la mort de Pie VI, Londres, J. F. Dove, 1814.
- Jean-François de Bourgoing, Mémoires historiques et philosophiques sur la vie de Pie VI et son Pontificat jusqu'à sa retraite en Toscane, éditions Busson libraire imprimeur, 20 rue Hautefeuille, Paris 1799 (an VII). 2.vol.
- Jean Flory, Pie VI, éditions Feuilles, coll. Questions de religions, Paris, 2017, (ISBN 9791091890236)
- Marina Cappiero, Philippe Levillain (dir.), Dictionnaire historique de la papauté, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-618577) ;
- Jacques Le Goff et René Rémond, Histoire de la France religieuse, t. III, Seuil, coll. « Points », Paris, 2001 ; un chapitre complet analyse les mesures de déchristianisation de 1793-1794 ;
- Gérard Pelletier, Rome et la Révolution française. La théologie et la politique du Saint-Siège devant la Révolution française (1789-1799), Collection de l'École française de Rome, no 319, 2004.
- Serge Stolf, Un pape dans la tourmente : Pie VI, de Rome à Valence, Paris, Delatour, 2017.
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressources relatives à la religion :
- Ressource relative à la musique :
- Ressource relative à plusieurs domaines :
- Ressource relative à la recherche :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Britannica
- Brockhaus
- Deutsche Biographie
- Dizionario biografico degli italiani
- Dizionario di Storia
- Enciclopedia italiana
- Enciclopedia De Agostini
- Gran Enciclopèdia Catalana
- Hrvatska Enciklopedija
- Internetowa encyklopedia PWN
- Larousse
- Proleksis enciklopedija
- Store norske leksikon
- Treccani
- Universalis
- Visuotinė lietuvių enciklopedija
- (en) Pie VI dans la Catholic Encyclopedia, New Advent
- « La force du pape sans arme », compte-rendu par Andrea Riccardi du livre de Gérard Pelletier
- (de) Biographie du pape Pie VI, damian-hungs.de
- (en) Encyclique Charitas quae de 1791, sur le serment civil en France, Papal Encyclicals Online