Podemos (parti espagnol)
Podemos [poˈðemos][23] (en français : « Nous pouvons ») est un parti politique espagnol de gauche à extrême gauche, fondé en . Son actuelle secrétaire générale est Ione Belarra, depuis .
En 2016, il forme au Congrès des députés le groupe parlementaire Unidos Podemos, troisième force de la chambre basse en nombre de députés et au Sénat le groupe parlementaire Unidos Podemos. Podemos est membre du groupe de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique au sein du Parlement européen[24].
Le parti obtient des succès électoraux en 2015 et 2016 où Podemos parvient à faire élire 47 députés au Congrès des députés, puis après les élections législatives de , à intégrer le gouvernement en formant une coalition avec le PSOE, qui constitue le premier exécutif partagé depuis 1939. Néanmoins, le parti est aujourd’hui en perte de vitesse et est notamment l'un des grands perdants avec le parti centriste Ciudadanos des élections municipales de 2023. Il perd également la même année toute représentation au sein du gouvernement espagnol.
Histoire
modifierOrigine
modifierL'origine de Podemos se trouve dans le manifeste « Mover ficha: convertir la indignación en cambio político »[25] (en français : « Prendre les choses en main : convertir l'indignation en changement politique »), publié le week-end du 12 et par le journal numérique Público, et signé par une trentaine d'intellectuels, de personnalités de la culture, du journalisme et de l'engagement social et politique. Parmi ceux-ci se trouvaient Juan Carlos Monedero, professeur de science politique à l'université complutense de Madrid (UCM), Jaime Pastor, professeur de science politique à l'université nationale d'enseignement à distance, Bibiana Medialdea, professeure d'économie appliquée à l'UCM, l'écrivain et philosophe Santiago Alba Rico, l'acteur Alberto San Juan, ou encore le syndicaliste Cándido González Carnero membre du Courant syndical de gauche (es). Ce manifeste exprimait la nécessité de transformer la mobilisation sociale du mouvement des Indignés en processus électoral participatif et de créer ainsi une candidature pour les élections européennes de mai 2014 avec l'objectif d'opposer des idées de gauche aux politiques de l'Union européenne concernant la crise économique. Bien que ne figurant pas parmi les signataires du manifeste, le mouvement annonça le que le professeur de science politique de l'UCM et analyste politique télévisuel, Pablo Iglesias Turrión, en prendrait la tête.
L'historien Christophe Barret relève que le groupe d'universitaires qui se forme autour de Pablo Iglesias est « proche autant d'Izquierda Unida (IU) que du plus groupusculaire parti Izquierda Anticapitalista (IA) »[26]. Le nom du parti, qui signifie « Nous pouvons », fait allusion au slogan « Yes, we can » de la campagne menée par Barack Obama en 2008[27], qui provient du slogan Sí se puede (Oui, on peut [le faire]) du syndicat United Farm Workers de César Chávez.[réf. nécessaire]
Premier test électoral : élections européennes de 2014
modifierLe mouvement s'est enregistré comme parti politique le afin de se présenter aux élections européennes[28].
Podemos souhaite d'abord se distancer des formations de gauche traditionnelle, telles qu'Izquierda Unida (qui lui avait proposé de s'allier[29]), afin de dépasser le clivage gauche-droite. Les listes ont été élaborées au travers d'élections primaires ouvertes. Íñigo Errejón est désigné directeur de campagne du parti.
Les résultats obtenus plaçant le mouvement en quatrième position au niveau national ont créé une grosse surprise[30],[31],[32],[33],[34].
Le parti a dépassé la barre des 10 % dans les Asturies, à Madrid, aux Canaries et aux Baléares. Il n'a, en revanche, pas dépassé la barre des 5 % des suffrages en Catalogne et en Estrémadure. De plus, il a devancé sur leurs propres territoires des listes régionalistes telles que la Coalition Compromís dans la Communauté valencienne ou le Bloc nationaliste galicien en Galice[35].
Progression puis déclin
modifier
- PP
- PSOE
- IU
- UPyD
- CiU
- EH Bildu / Amaiur
- PNV
- ERC
- C's
- Podemos
Dans la perspective des élections générales de 2015, différents sondages d'opinion indiquent une progression spectaculaire de Podemos, qui est parvenu fin 2014 au même niveau que le Parti populaire avec une nette avance sur le PSOE. Il pourrait ainsi devenir le parti pivot d'une nouvelle majorité qui reste à définir[36]. Le , un sondage publié par El País l'a même donné pour la première fois en tête du futur scrutin avec 27,7 % des intentions de vote, distançant les partis traditionnels, le PP et le PSOE[37]. En réaction à cette progression, le dirigeant du patronat espagnol, Juan Rosell, appelle à une grande coalition « à l’allemande » entre le PP et le PSOE[38].
Élections régionales et municipales de 2015
modifierLors des élections municipales de 2015, le parti a choisi de ne pas présenter ses propres listes, préférant plutôt participer ou soutenir des listes locales rassemblant des petits partis et des citoyens. L'une de ces listes arrive en tête, à Barcelone, 2e ville du pays, où Ada Colau est élue maire. Dans plusieurs autres grandes villes, ces listes arrivent en seconde ou en troisième position derrière le PP, mais réussissent à passer des accords avec d'autres partis de gauche afin de composer des majorités et d'obtenir le mandat de maire. C'est le cas à Madrid (capitale et 1re ville du pays, avec Manuela Carmena)[39], Valence (3e ville, avec Joan Ribó), Saragosse (5e ville, avec Pedro Santisteve)[40], La Corogne (17e ville, avec Xulio Ferreiro), Cadix (50e ville, avec José María González Santos)[41] et Saint-Jacques-de-Compostelle (67e ville, avec Martiño Noriega).
À la suite des élections régionales qui se tiennent le même jour, Podemos participe à des majorités de gauche dans plusieurs communautés autonomes comme en Communauté valencienne et en Aragon.
Élections générales de 2015
modifierÀ l'occasion des élections générales du 20 décembre 2015, Podemos s'allie au niveau national à la petite formation écologiste Equo[42]. Dans certaines Communautés autonomes, Podemos noue des alliances avec des partis écologistes et régionalistes, En Comú Podem (Catalogne), Compromís-Podemos-És el moment (Communauté valencienne) et En Marea (Galice)[43]. Au soir des élections Podemos et ses alliés remportent 20,66 % des voix (69 députés au total, dont 46 pour Podemos[44]), se classant troisième juste derrière le PSOE[45]. Ce résultat, cumulé à celui obtenu par Ciudadanos, contribue à mettre fin au bipartisme qui avait rythmé la vie politique espagnole depuis la fin du franquisme[46],[47].
Les élections générales de 2015 ayant abouti à une fragmentation du parlement, différentes négociations entre les partis sont menées pour aboutir à une coalition mais sans résultat. En , Podemos pose des exigences (poste de vice-président pour Pablo Iglesias, quatre ministères clés, référendum d’autodétermination en Catalogne) au PSOE que ce dernier refuse[48]. En , un soutien à une coalition regroupant le PSOE et Ciudadanos est rejeté par plus de 88 % des militants de Podemos[49]. De nouvelles élections sont alors convoquées pour le .
Podemos affronte plusieurs crises après les élections de 2015 : « aux reportages qui fleurissaient sur ces types folkloriques et inoffensifs qui avaient monté un parti dans un garage, avec trois ordinateurs et deux téléphones, ont succédé les dénonciations quotidiennes de scandales (tous, plus tard, classé sans suite) concernant de supposés financements du parti par le Venezuela et l'Iran, ou l'hypothèse que les leaders de Podemos soient en réalité des agents de "dictatures communistes" latinos américaines »[50]. En 2018, l'achat par Pablo Iglesias et sa compagne Irene Montero, au moyen d'un emprunt sur plusieurs dizaines d'années, d'une maison à 600 000 euros dans un quartier aisé de Madrid, est vu par la presse comme une démonstration de l’hypocrisie du parti de gauche radicale, dont les dirigeants appartiendraient à la même « caste » qu'ils prétendent dénoncer, et déclenche une longue polémique[50].
La crise catalane de 2017 embarrasse également le parti, qui défend une position de compromis en soutenant la tenue d'un referendum officiel lors duquel il militerait pour le « non » à l’indépendance. Alors que la crise polarise le pays, cette position, jugée ambiguë, est rejetée tant par les indépendantistes catalans que par les partisans de l'unité de l'Espagne. « La formation se rend compte que chaque fois qu'elle prend position pour la Catalogne, pour les prisonniers ou contre la répression, elle perd des voix. Donc elle choisit de ne pas parler de la Catalogne en attendant que ça passe », explique Maria Corrales, porte-parole de la coalition En Comú Podem (qui unie en Catalogne Podemos à d'autres partis de gauche), la conduisant à perdre des soutiens dans la région[50].
Élections générales de 2016
modifierÀ l'occasion des élections générales de juin 2016, une coalition est mise en place avec la Gauche unie (IU) pour dépasser le PSOE ; les militants de IU approuvent cette coalition à 87,85 %[51] et les militants de Podemos à 98,00 %[52]. Cette coalition porte le nom d'Unidos Podemos (contraction des noms des deux partis, signifiant, « unis nous pouvons »)[53]. Elle obtient 21,1 % des voix et décroche 71 sièges (dont 47 pour Podemos).
En 2015 et 2016, des responsables de la police espagnole, proches du gouvernement de Mariano Rajoy, auraient fabriqué de faux documents pour discréditer Podemos. Ces documents, qui ont été donnés à la presse, visaient à alimenter des spéculations sur un financement de Podemos par l’Iran et le Venezuela[54]. Certains des policiers mis en cause ont reconnu avoir agi en collaboration avec le ministre de l'intérieur Jorge Fernández Díaz[55].
Élections générales de 2019 et régionales de 2020
modifierLors des élections générales d'avril 2019, Podemos obtient 14,32 % des voix et perd 17 sièges de députés et 15 de sénateurs. Un nouveau scrutin se tient en novembre de la même année : Podemos réalise cette fois 12,84 % des voix et perd 7 sièges de députés, alors que son nombre de sénateurs ne bouge pas.
À l'issue des élections aux parlements basque et galicien du , Podemos ne détient plus que six sièges dans le premier et aucun dans le second[56].
Élections régionales de 2023 et élections suivantes
modifierLors de ces élections, le parti passe de 47 sièges à 15, quittant trois communautés autonomes où il était représenté et perdant leur participation à cinq des six gouvernements régionaux dans lesquels ils figuraient[57]. D'une manière générale, ces municipales affaiblissent Podemos et les différentes listes de la gauche radicale[58]. Podemos subit un « revers majeur » en n’obtenant que 0,59 % des bulletins contre 5,86 % quatre ans plus tôt. Pour l'historien Benoit Pellistrandi, le parti « est une formation qui est en perte de vitesse depuis plusieurs années », celle-ci s’expliquant « notamment par les divisions internes profondes de cette gauche radicale et la stratégie anti-socialiste de Pablo Iglesias »[59]. Lors de ces élections, le parti perd de 10 à presque 65 % de son électorat selon les régions, n’obtenant un léger mieux que dans la communauté autonome de Cantabrie. Cette sous-performance, beaucoup plus marquée que celle du PSOE, contribue de manière significative à la perte de la majorité de gauche dans 5 régions sur 7[60].
Pour la chercheuse Maria Elisa Alonso, la défaite du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) ne s'explique pas par le bilan économique du gouvernement. Selon elle, les électeurs ont voulu voter contre la coalition du PSOE avec Podemos, et notamment contre les lois controversées que Podemos a fait adopter. Elle cite notamment la « loi d'égalité réelle et effective des personnes trans », [qui permet le changement de sexe sur les papiers d'identité par simple déclaration administrative à partir de 16 ans, 14 ans avec l'accord parental], qui « a fait scandale au sein même du PSOE et des organisations féministes. » La loi Solo sí es sí (seul un oui est un oui) a connu également une réception très négative : « si elle devait servir à protéger les femmes victimes de violences, elle a en fait eu l'effet pervers de diminuer certaines peines de prison requises contre les agresseurs… »[61].
Aux élections européennes de , le parti n'obtient que 3,27 % des voix (2 élus)[62].
Participation au gouvernement
modifierAprès les élections générales de , Podemos et le PSOE s'associent pour former un gouvernement de coalition. Le , Pedro Sánchez et Pablo Iglesias signent publiquement au siège du Congrès des députés leur accord de coalition, un texte de 50 pages négocié pendant un mois et demi par la ministre des Finances María Jesús Montero et le dirigeant de Podemos Pablo Echenique, contenant des mesures sociales comme l'encadrement de la hausse des loyers, l'abrogation de la loi de sécurité publique connue comme la « loi bâillon », une hausse de l'impôt sur le revenu pour les plus aisés, l'instauration d'un revenu minimum vital, la suppression des franchises médicales, la légalisation de l'euthanasie, un plan de lutte contre l'exode rural, une loi instituant la laïcité de l'État[63],[64], une réforme du marché du travail et un allongement du congé paternité[47].
Alors que les deux partis ne disposent au Parlement que de 155 sièges sur 350, le gouvernement est contraint de se trouver des alliés de circonstance pour obtenir une majorité. Le PSOE cherche le soutien des libéraux de Ciudadanos, voire du Parti populaire (droite conservatrice), quitte à mettre de côté l’abrogation promise de la réforme du travail de 2012 et les augmentations d’impôts pour les plus riches et les grandes entreprises, figurant sur l’accord de coalition avec Podemos. Ce dernier tente au contraire de se rapprocher de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC). D’autres divergences se manifestent au sein de la coalition gouvernementale, notamment au sujet de la monarchie — Podemos plaide pour un référendum sur la République — ou de la régularisation des migrants[65].
Les ministres issus de Podemos mettent en œuvre la création d'un revenu minimum vital, une nette hausse du salaire minimum ou encore des mesures d’exception pour affronter la crise économique et sanitaire lors de la pandémie de Covid-19 (blocage des expulsions et des hypothèques, notamment). Cette participation à un gouvernement dirigé par le PSOE et les reniements qu'elle induit (abandon des critiques à l’égard de l’Union européenne, exigences sociales revues à la baisse, ambiguïté sur la question des referendums d'autodétermination) est accueillie avec circonspection par une partie des électeurs. Podemos connait ainsi des résultats en nette baisse à l'occasion des élections régionales de 2020 au Pays basque et en Galice[66].
Complots policier et judiciaire contre Podemos
modifierLe parti Podemos a été la cible d'une structure policière qui aurait fabriqué de faux documents pour le discréditer sous le gouvernement de Mariano Rajoy (2011-2016). José Manuel Villarejo, un ancien commissaire placé en détention provisoire fin 2017, a été identifié comme un des acteurs-clefs de cette affaire[67].
En outre, le juge d'instruction Salvador Alba se voit privé d'exercer ce métier après avoir été reconnu, en , « coupable de prévarication, subornation et falsification de document ». Le magistrat avait fait fabriquer de faux documents afin de faire accuser de corruption Victoria Rosell (es), députée de Podemos. En 2016, à un moment où le parti de gauche radicale avait le vent en poupe dans les sondages, l'affaire Rosell avait fait les gros titres de la presse[67].
L’opération avait aussi pour objectif de faire faussement accuser Podemos d'avoir reçu des financements illégaux en provenance d’Iran et du Venezuela[68].
Organisation
modifierSecrétaires généraux
modifier| Portrait | Titulaire | Début | Fin | Durée | Congrès remportés | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Année | % | |||||
| Pablo Iglesias | 6 ans, 5 mois et 20 jours | 2014 | 96,87 % | |||
| 2017 | 89,09 % | |||||
| 2020 | 92,19 % | |||||
| Ione Belarra | en fonction | 5 ans, 3 mois et 6 jours | 2021 | 88,69 % | ||
| 2025 | 90,00 % | |||||
Secrétaires à l’Organisation
modifier| Portrait | Titulaire | Début | Fin | Durée | Tutelle |
|---|---|---|---|---|---|
| Sergio Pascual | 1 an et 4 mois | Pablo Iglesias | |||
| Pablo Echenique | 3 ans, 2 mois et 2 jours | ||||
| Alberto Rodríguez | 1 an, 11 mois et 8 jours | ||||
| Lilith Verstrynge | 2 ans, 7 mois et 11 jours | Ione Belarra | |||
| Pablo Fernández | [69] | en fonction | 2 ans, 7 mois et 26 jours |
Programme politique et orientations
modifierPodemos a publié un document de 36 pages exposant sa ligne politique[70] dans lequel les titres des six sections se terminent tous par Construire la démocratie.
- 1. Redresser l'économie en renforçant le contrôle public, en réduisant la pauvreté et en instaurant la dignité sociale via un revenu de base pour tous. Cela comprend le contrôle des lobbys et de l'évasion fiscale des grandes entreprises et multinationales, ainsi que le soutien aux petites entreprises.
- 2. 3. 4. Promouvoir la liberté, l'égalité et la fraternité en abattant les barrières à travers l'Europe et en permettant la coopération entre les personnes sans collecte de renseignements ou inhibitions sociales, qui sont, selon Podemos, des formes d'antiterrorisme.
- 5. Redéfinir la souveraineté en révoquant ou en troquant le Traité de Lisbonne, en abandonnant les mémorandums d'entente, en retirant l'Espagne de certaines zones de libre-échange et en promouvant le référendum pour toutes les réformes constitutionnelles majeures.
- 6. Récupérer la terre en réduisant la consommation de combustibles fossiles, en promouvant les transports en commun et les énergies renouvelables, en réduisant les cultures de rente industrielles et en stimulant la production agricole locale par de petites et moyennes entreprises.
Immigration
modifierPodemos réclame de satisfaire les « droits politiques » des immigrés qui ne disposent pas actuellement d'un droit de vote reconnu en Espagne, comme c'est le cas des Marocains, notamment les migrants qui vivent en Espagne et « qui soutiennent l'économie » du pays avec leur travail. Podemos, soutient également le droit de vote pour les immigrés[71]. En 2022, elle exige la régularisation d'un demi-million de migrants en situation irrégulière. Selon le site d'actualité Okdiario, Podemos, qui cumule des résultats négatifs aux sondages politiques récents, « tente de redynamiser ses attentes électorales dans un terrain de vote convoité : celui de l'immigration »[71].
En , le gouvernement annonce une régularisation extraordinaire de 500 000 migrants en situation irrégulière en Espagne, mesure portée par Podemos. En soutenant la régularisation des migrants, le gouvernement de Pedro Sánchez, qui dépend du soutien de plusieurs formations pour éviter un blocage institutionnel, donne suite à une revendication centrale du parti d’extrême gauche et consolide ses alliances à gauche, indispensables à la poursuite de son action gouvernementale[72].
Égalité des droits
modifierDans le domaine des violences contre les femmes, ainsi que les droits des femmes et des LGBT, le parti se veut à l'avant-garde en Europe, comptant dans ses rangs des personnalités telles que Beatriz Gimeno, devenue présidente de l'Institut des Femmes entre 2020 et 2021[73].
Autres propositions
modifierLe parti propose également le retrait de l'OTAN de l'Espagne[74].
Positionnement politique
modifierOpposé à l'orientation qu'il juge libérale de la politique européenne actuelle, Podemos est considéré comme d'extrême gauche[5],[6],[7] ou de gauche radicale[75],[76],[77]. Il milite pour un référendum sur le maintien de la monarchie espagnole[78], une réforme fiscale, restructurer la dette, relancer l'industrie, contre le recul de l’âge de la retraite à 67 ans, passer aux trente-cinq heures (contre quarante actuellement), réaffirmer la souveraineté de l’État espagnol sur des prérogatives concédées à la Commission européenne[38]. La coalition Unidos Podemos propose la création d’une agence européenne de qualification indépendante et publique, la réforme des statuts de la Banque centrale européenne, la démocratisation de la méthode de prise de décisions de l’Union européenne et la convocation d’une conférence européenne pour discuter « la restructuration coordonnée des dettes publiques dans le cadre de la zone euro »[79]. Pablo Iglesias Turrión se déclare opposé à l'indépendance de la Catalogne, mais néanmoins favorable au droit à l'autodétermination pour les Catalans, les Basques et les Galiciens[80].
Podemos propose un glissement de la problématique droite/gauche vers le concept de caste/peuple. Jorge Lago, l'un des responsables du mouvement Podemos, souligne que la social-démocratie est vide de projet, qu'il y a peu de choses qui distinguent la droite de la gauche, que toutes deux exposent l'Europe du Sud à la troïka UE-BCE-FMI, à l'austérité, qui sont les forces qui gouvernent réellement. Selon lui, il ne s'agit plus d'une crise droite/gauche, mais populaire et citoyenne. La problématique droite/gauche ne se « connecte » plus avec la population. Le cadre politique n'est plus à trouver dans la gauche et la droite mais dans une « unité populaire » constatant qu'il n'existe plus de souveraineté politique et économique[81],[82],[83]. Ce positionnement s'inspire des travaux de l'intellectuel argentin Ernesto Laclau[84]. Ce positionnement trouve son origine dans le constat du « fait que le mouvement des Indignés bénéficie d'un soutien qui s'étend au-delà des cercles militants de la gauche. L'enquête de Centro de Investigaciones sociológicas (CIS), publié au mois de juillet de l'année 2011, indique que près de 80 % des personnes interrogées éprouvent de la sympathie avec le Printemps européen »[85].
Podemos pense qu'il est possible de construire une majorité sur la lutte contre la corruption et contre l'absence d'un vrai contrôle démocratique sur l'économie ainsi que sur le paiement des impôts par les catégories les plus aisées pour changer les règles du jeu politique, économique et social. Pablo Iglesias s'appuie sur l'exemple de ce qui se passe depuis 15 ans en Amérique latine : la contestation du libéralisme ne s'est pas tant faite sur une base idéologique que sur des thématiques nationales-populaires. Selon lui, ce schéma peut aussi fonctionner en Europe. Pour Pablo Iglesias, le pouvoir n'a pas peur de l'unité des gauches, mais de l'unité populaire. D'après lui, le programme de Podemos a des points communs avec celui de la Gauche unie (audit de la dette, défense de la souveraineté, défense des droits sociaux pendant la crise, contrôle démocratique de l'instrument monétaire…)[réf. nécessaire].
Ce qui les distingue est, selon Pablo Iglesias, le protagonisme populaire et citoyen. Podemos n'est pas un parti politique, même si Podemos a dû s'enregistrer comme parti, pour des raisons légales, en amont des élections. Le pari du parti est de laisser les gens « normaux » faire de la politique comme le prouve le profil des cinq eurodéputés (une professeur de secondaire, un scientifique, etc.)[81],[82],[83]. Par ailleurs les députés de Podemos ne reçoivent qu'un salaire mensuel de 1 965 euros (contre environ 4 000 euros pour les élus d'autres formations politiques) et doivent renoncer à certains privilèges associés à leur fonction parlementaire, conformément aux résolutions prises par le « conseil citoyen » de Podemos[86].
Lors des élections législatives grecques de janvier 2015 Podemos a soutenu SYRIZA[87]. Le parti participe en 2018 à la création du mouvement européen Maintenant le peuple aux côtés de La France insoumise, du Bloc de gauche (Portugal), du Parti de gauche (Suède), de l'Alliance de gauche (Danemark) et de l'Alliance de gauche (Finlande).
La stratégie de Podemos, qui était alors d’échapper à l'axe gauche-droite, évolue à partir des élections générales de 2016, pour lesquelles le parti s'allie à Izquierda Unida pour former la coalition Unidas Podemos. Cette alliance avec un parti ouvertement marqué à gauche, et le repositionnement qu'elle implique, est contestée par Íñigo Errejón, qui souhaite un retour à une stratégie populiste, laquelle serait selon lui incontournable pour réunir une majorité de citoyens. Les dissensions idéologiques et stratégiques conduisent en au départ du courant mené par Íñigo Errejón, qui fonde Más País, au positionnement plus modéré. En , c'est au tour d'Anticapitalistas de se retirer de Podemos, étant opposé à la participation du parti à un gouvernement dirigé par le PSOE[50].
Résultats électoraux
modifierÉlections générales
modifier| Année | Tête de liste | Congrès des députés | Sénat | Gouvernement | |||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Rang | Sièges | Sièges | |||
| 2015[88] | Pablo Iglesias | 5 212 711 | 20,66[a] | 3e | Pas de gouvernement | ||
| 2016[89] | Au sein d'Unidas Podemos | Opposition (2016-2018) ; Soutien sans participation (2018-2019) | |||||
| 04/2019[90] | Pas de gouvernement | ||||||
| 11/2019[91] | Sánchez II | ||||||
| 2023[92] | Ione Belarra | Au sein de Sumar | Soutien sans participation | ||||
Élections européennes
modifier
| Année | Tête de liste | Voix | % | Rang | Sièges | Groupe |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 2014[93] | Pablo Iglesias | 1 253 837 | 7,98 | 4e | GUE/NGL | |
| 2019[94] | María Eugenia Rodríguez Palop | Au sein d'Unidas Podemos | 4e | |||
| 2024[95] | Irene Montero | 578 007 | 3,30 | 7e | ||
Communautés autonomes
modifier| Année | Voix | % | Rang | Sièges | Junte |
|---|---|---|---|---|---|
| 2015 | 592 133 | 14,80 | 3e | Opposition | |
| 2018[96] | Au sein d’AA | ||||
| 2022[97] | Au sein de PorA | ||||
| 2026 | Extra-parlementaire | ||||
| Année | Voix | % | Rang | Sièges | Gouvernement |
|---|---|---|---|---|---|
| 2015 | 137 325 | 20,56 | 3e | Soutien sans participation | |
| 2019 | 54 252 | 8,11 | 4e | Lambán II | |
| 2023[98] | 26 923 | 4,02 | 6e | Opposition | |
| 2026[99] | 6 206 | 0,94 | 9e | Extra-parlementaire |
| Année | Voix | % | Rang | Sièges | Gouvernement |
|---|---|---|---|---|---|
| 2015 | 63 489 | 14,70 | 3e | Soutien sans participation | |
| 2019 | Au sein de Podemos-EUIB | Armengol II | |||
| 2023[102] | Au sein d'UP | Opposition | |||
| 2027 | |||||
| Année | Voix | % | Rang | Sièges | Gouvernement |
|---|---|---|---|---|---|
| 2015 | 133 044 | 14,54 | 4e | Opposition | |
| 2019 | 78 532 | 8,75 | 5e | Torres | |
| 2023[103] | Au sein d'USP | Extra-parlementaire | |||
| 2027 | |||||
| Année | Voix | % | Rang | Sièges | Gouvernement |
|---|---|---|---|---|---|
| 2015[104] | 28 895 | 8,89 | 4e | Soutien sans participation | |
| 2019[105] | 10 224 | 3,14 | 6e | Extra-parlementaire | |
| 2023[106] | Au sein d’UP | ||||
| 2027 | |||||
| Année | Voix | % | Rang | Sièges | Junte |
|---|---|---|---|---|---|
| 2015 | 165 475 | 12,14 | 3e | Opposition | |
| 2019 | 68 869 | 5,00 | 5e | ||
| 2022[107] | Au sein d’UP | ||||
| 2026[108] | 9 597 | 0,76 | 8e | Extra-parlementaire | |
| Année | Voix | % | Rang | Sièges | Junte |
|---|---|---|---|---|---|
| 2015 | 107 463 | 9,75 | 3e | Soutien sans participation | |
| 2019 | Au sein d’UP | Extra-parlementaire | |||
| 2023 | |||||
| 2027 | |||||
| Année | Voix | % | Rang | Sièges | Gouvernement |
|---|---|---|---|---|---|
| 2015 | Au sein de CQSP | Opposition | |||
| 2017 | Au sein de CeC-P | ||||
| 2021 | Au sein d'ECP | ||||
| 2024 | Renonce à se présenter[109] | Extra-parlementaire | |||
| Année | Voix | % | Rang | Sièges | Junte |
|---|---|---|---|---|---|
| 2015 | 51 216 | 8,02 | 3e | Soutien sans participation | |
| 2019 | Au sein d'UPE | ||||
| 2023 | Opposition | ||||
| 2025[110] | |||||
| Année | Voix | % | Rang | Sièges | Junte |
|---|---|---|---|---|---|
| 2016[111] | Au sein d’EM | Opposition | |||
| 2020[112] | Au sein de GeC | Extra-parlementaire | |||
| 2024[113] | 4 420 | 0,19 | 8e | ||
| Année | Voix | % | Rang | Sièges | Gouvernement |
|---|---|---|---|---|---|
| 2015 | 18 319 | 11,21 | 3e | Opposition | |
| 2019 | 10 844 | 6,65 | 4e | Andreu | |
| 2023 | Au sein d’UP | Opposition | |||
| 2027 | |||||
| Année | Voix | % | Rang | Sièges | Gouvernement |
|---|---|---|---|---|---|
| 2015 | 591 697 | 18,64 | 3e | Opposition | |
| 2019 | Au sein d’UP | ||||
| 2021 | |||||
| 2023 | Extra-parlementaire | ||||
| 2027 | |||||
| Année | Voix | % | Rang | Sièges | Gouvernement |
|---|---|---|---|---|---|
| 2015 | 46 207 | 13,67 | 4e | Soutien sans participation | |
| 2019 | 16 518 | 4,74 | 5e | Chivite I | |
| 2023 | Au sein de CNZN | Soutien sans participation | |||
| 2027 | |||||
| Année | Voix | % | Rang | Sièges | Gouvernement |
|---|---|---|---|---|---|
| 2016 | Au sein d’EP | Soutien sans participation | |||
| 2020 | |||||
| 2024 | Au sein d’EP-AV | Extra-parlementaire | |||
| Année | Voix | % | Rang | Sièges | Gouvernement |
|---|---|---|---|---|---|
| 2015 | 282 389 | 11,57 | 5e | Soutien sans participation | |
| 2019 | Au sein d'Unides | Puig II | |||
| 2023 | Extra-parlementaire | ||||
| 2027 | |||||
Villes autonomes
modifierCommunication
modifierLe succès électoral de Podemos peut être directement mis en relation avec sa stratégie de communication, et celle-ci représente ainsi la charpente du parti politique. À l’inverse des partis traditionnels, qui vont utiliser une communication politique en tant qu’instrument pour mettre en place des décisions politiques, Podemos intègre un aspect communicationnel dans tous les processus décisionnels[114]. La communication du parti s’inspire de plusieurs axes propres au style de communication populiste. À commencer par une construction communicative populaire consistant en un appel à l’électorat, le parti place au premier plan les décisions politiques en faveur des intérêts du peuple (les citoyens espagnols en l’occurrence). Ensuite vient le concept de l’anti-élitisme, un concept critiquant et dénonçant les élites et les institutions politiques et économiques et leur dominance sur une population majoritaire. Enfin, il y a une critique du système financier (le capitalisme) et l’austérité économique que l’on y retrouve[115]. C’est ce que Podemos dénonce en passant par un fort usage des médias tels que la télévision filmée et les réseaux sociaux.
En 2010, les fondateurs de Podemos (Pablo Iglesias et Juan Carlos Monedero) mettent en place La Tuerka, une émission télévisée diffusée sur Tele K et Canal 33. Le contenu des émissions était entièrement disponible sur YouTube après la diffusion. En , la page YouTube de l’émission comptait 115 320 abonnés et un peu plus de 37,3 millions de vues[114]. En , ce chiffre grimpait jusqu’aux 186 000 abonnés et doublait son nombre de vues total avec 70,3 millions de vues. L’objectif de Pablo Iglesias était de se défendre des critiques des autres partis, d’influencer les (télé)spectateurs et de proposer un changement par le biais d’un média en direct. Selon lui, « les émissions télévisées (talk-show) sont beaucoup plus importantes que les débats aux Parlement[116]». Par-là, il estime que les débats et les sujets qui sont traités lors des émissions télévisées ne le sont pas au Cortes Generales. Avec l’importance que Podemos accorde à la télévision, le parti s’est ainsi placé directement au centre de la sphère politique espagnole. Pour Iglesias, le fait d’avoir une prestance positive devant la caméra est une qualité pour être un bon chef de parti[114]. De ce fait, les idées de Podemos peuvent être véhiculées au plus grand nombre d’une manière claire et précise.
Quatre chercheurs ont analysé en 2017 un échantillon d’un total de 2612 tweets (2511 du compte de Podemos et 101 du compte de Pablo Iglesias) du (jours des élections générales). Une étude qui s’intéresse au rôle des tweets mis en ligne pendant les 15 derniers jours de la campagne électorale du jeune parti. Les résultats relèvent une complémentarité entre le compte du parti et celui de son chef. C’est-à-dire que le premier traduit un message idéologique et politique tandis qu’Iglesias s’occupe de la relation avec son électorat et l’élaboration de son image en tant que chef politique. Les Tweets du parti dénoncent essentiellement les partis concurrents, le bipartisme politique, la corruption politique et appellent à une régénération démocratique de la société espagnole. De son côté, Iglesias priorise les opinions personnelles ainsi que sa relation avec la sphère médiatique par un usage du « nous ». Ainsi, il stimule une interaction et une participation du peuple dans la politique et réduit la frontière le séparant des autres citoyens espagnols. Pablo Iglesias agit pour le peuple et il est choisi par le peuple[115].
Le discours de Podemos pendant leur campagne s’identifiait aux évènements du 15-M, et donc au Mouvement des Indignés (le à Madrid). Par-là, il s’agissait de dénoncer les corruptions des élites politiques et la crise économique présente en Espagne. Ainsi, la différence se fait en matière des classes dominantes envers les classes dominées, au lieu du clivage traditionnel de la gauche et la droite politique. En 2015, Iglesias s’est rendu sur la Puerta del Sol, où se déroulait la « Marcha por el Cambio » (marche pour le changement). Cet évènement au cœur de la capitale madrilène rassembla 100 000 personnes, et le chef du parti a su mettre de l’avant l’idéologie de son jeune parti espagnol[117]. En effet, il s’est personnellement déplacé pour être directement sur le terrain, et ainsi créer un parallèle entre lui et les citoyens.
Pablo Iglesias représente une partie importante de la stratégie de communication de Podemos. Grâce à sa popularité, sa proximité avec les citoyens et ses interventions publiques, il s’est placé aux premières lignes du parti. De plus, sa compréhension des médias télévisés lui a permis de se frayer un chemin jusqu’aux médias traditionnels et ainsi devenir une figure prenante de la sphère politique espagnole[114]. En d’autres termes, il a eu recours à un processus de viralité des informations. Non seulement en élargissant la portée de La Tuerka, mais aussi en faisant appel aux émotions, aux dénonciations et aux simplifications de ses discours. En utilisant des propos controversés et provocateurs, le programme télévisé développe son public, et continue de se battre contre l’hégémonie politique imposée par les élites espagnoles. Iglesisas affirme que par le média de la télévision, il fait ce qu’un parti politique devrait faire : mettre en place et de l’avant une idéologie en ralliant des supporters et des partisans[114]. Finalement, la médiatisation du politique ne signifie pas que la sphère politique se trouve sous l’emprise totale des médias. Cela témoigne du fait que des politiciens tels qu’Iglesias, réalisent l’impact qu’ils peuvent générer et ainsi médiatisent de manière efficace et concrète leurs idées. Cette stratégie relevant d’un style populiste par les médias numériques se retrouve aussi chez d’autres politiciens actuels comme Donald Trump, Aléxis Tsípras, Jean-Luc Mélenchon et Jeremy Corbyn. Ces acteurs politiques prennent conscience des avantages que présentent les formes de communications émergentes, et en tirent profit le plus possible[114].
Identité visuelle
modifierNotes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Avec ses alliés, qui remportent quant à eux 23 députés et 4 sénateurs.
Références
modifier- ↑ (es) Ministerio del Interior, « Registro de Partidos Políticos : Podemos » [archive du ], sur servicio.mir.es (consulté le )
- ↑ (en) « Pablo Iglesias: How the leader of the leftist Podemos party upset Spain's elites to reach the brink of power », The Independent, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) Iván Gil: "Instituto 25 de Mayo para la Democracia: Podemos ya tiene su 'think tank' oficial". El Confidencial. 17 avril 2015.
- ↑ (en) « Spain's ruling PP wins EU vote, political fragmentation rises », Reuters, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 « Podemos, la nouvelle vague de l’indignation », sur Libération.fr, (consulté le ).
- 1 2 « «Podemos», premier parti d'Espagne… », sur ladepeche.fr, (consulté le ).
- 1 2 « Les gauches radicales inquiètent Bruxelles », sur www.letemps.ch, (consulté le ).
- 1 2 (en) Wolfram Nordsieck, « Parties and Elections in Europe », sur parties-and-elections.eu (consulté le ).
- ↑ (es) Francesco Manetto, « Podemos: el rápido viaje ideológico hasta la socialdemocracia », sur EL PAÍS, (consulté le ).
- ↑ (es) Míriam Muro, « Iglesias no se aclara: "No nos hemos moderado. Estamos cómodos en la socialdemocracia" », sur Libertad Digital, (consulté le ).
- ↑ (es) « La alternativa socialdemócrata es Podemos », sur eldiario.es, (consulté le ).
- ↑ « Spanish Socialists See Door Closed on Coalition With Podemos », sur Bloomberg, : « Because the attempt to forge an alliance with anti-austerity party Podemos has failed, acting Prime Minister Pedro Sanchez will have to explore “other possibilities,” the Socialist Party President Cristina Narbona told reporters in Madrid Saturday. »
- ↑ (en) Santiago Zabala, « In Europe, not all populist parties are the same », Al Jazeera America, (lire en ligne).
- ↑ (en) « Euroscepticism or Europhobia: Voice vs. Exit? », Notre Europe, , p. 9 (lire en ligne).
- 1 2 (en) Hugo Dixon, « Populists Challenge European Political Order », The New York Times, (lire en ligne).
- 1 2 (en) Oier Lobera Ezenarro, « Late, but finally here: Anti-Euro left-wing populism rising in Spain », sur Institute of European Democrats, Brussels, .
- ↑ (es) « Los parlamentarios de Unidos Podemos rechazan aplaudir al rey Juan Carlos en el hemiciclo del Congreso », sur eldiario.es, (consulté le ).
- ↑ (es) Red EURACTIV/EuroEFE, « Frente anti-OTAN en el "ala dura" de la izquierda española », sur euractiv.es, (consulté le ).
- ↑ « Pablo Iglesias decreta "alerta antifascista" y llama a la movilización contra los "postfranquistas" de Vox », sur Europa Press, (consulté le )
- ↑ (en) Elsa García de Blas, « For Spain’s Podemos, not much to celebrate over Macron’s win in France », sur EL PAÍS English, (consulté le )
- ↑ « Podemos », sur The Left (consulté le )
- ↑ (es) Aitor Riveiro, « Podemos cierra su IV Asamblea con una participación en torno a 53.500 inscritos, similar a la que reeligió a Pablo Iglesias en 2020 », Eldiario.es, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Prononciation en espagnol d'Espagne retranscrite selon la norme API.
- ↑ (en) « GUE/NGL - Delegations », sur guengl.eu (consulté le ).
- ↑ (es) « Intelectuales y activistas llaman a "recuperar la soberanía popular" con una candidatura para las europeas », sur Publico.es, .
- ↑ Barret 2015, p. 30.
- ↑ Barret 2015, p. 33.
- ↑ « Élections européennes : comment l'Espagne est devenue eurosceptique », sur Lepoint.fr, .
- ↑ Raphaël Proust, Héloïse Nez, « De l’indignation aux élections, les clés du succès de Podemos », sur L'Opinion.fr, (consulté le ).
- ↑ « Espagne : après la défaite, le chef de file socialiste démissionnera en juillet », sur Lemonde.fr, .
- ↑ (es) « Elecciones europeas 2014: resultados », sur eldiario.es, .
- ↑ (es) Iñaki Pardo Torregrosa, « Podemos, la sorpresa de las elecciones europeas », sur La Vanguardia, .
- ↑ (es) « Podemos da la sorpresa: cuarta fuerza más votada con 5 escaños », sur ABC, .
- ↑ (es) Jaime Gutiérrez, « Podemos, la sorpresa de las europeas, se convierte en la cuarta fuerza con cinco escaños », sur RTVE.
- ↑ (es) José Fernández-Albertos, « El voto a Podemos en cuatro gráficos », sur eldiario.es, .
- ↑ Anabel Díez, « Podemos toca techo y Ciudadanos se consolida como cuarta fuerza : Podemos atteint des sommets et Ciudadanos conforte sa quatrième place », sur elpais.com, (consulté le ).
- ↑ Romaric Godin, « Espagne : Podemos donné en tête dans un sondage pour la première fois », La Tribune, (lire en ligne).
- 1 2 « Podemos bouscule l'Espagne », Le Monde diplomatique, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Manuela Carmena, une juge incorruptible à la tête de Madrid », sur liberation.fr, .
- ↑ (es) « Así quedan las 10 ciudades más pobladas », sur politica.elpais.com, .
- ↑ (es) « Podemos desbancará a Teófila Martínez de la alcaldía de Cádiz », sur politica.elpais.com, .
- ↑ (es) « Equo apuesta por confluir con Podemos y deja de lado a IU », sur Elmundo.es, (consulté le ).
- ↑ Sandrine Morel, « En Espagne, une percée historique de Podemos et une gauche divisée », Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le ).
- ↑ (es) « De los 69 diputados que los medios asignan a Podemos, 21 pertenecen a otras formaciones », sur Outono.net, (consulté le ).
- ↑ Sandrine Morel, « Espagne : former un gouvernement, la mission impossible de Mariano Rajoy », Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le ).
- ↑ « Législatives en Espagne : une victoire aux airs de défaite pour la droite », Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le ).
- 1 2 « Espagne: dix ans après sa création, Podemos lutte pour sa survie », sur Courrier international (consulté le )
- ↑ « Espagne : les socialistes refusent les exigences de Podemos pour former un gouvernement », Le Monde, .
- ↑ Sandrine Morel, « En Espagne, les militants de Podemos rejettent une alliance avec les socialistes et les centristes », Le Monde, .
- 1 2 3 4 Maëlle Mariette, « Podemos ou l'illusion du neuf »
, Le Monde diplomatique, (consulté le ). - ↑ (es) « Las bases de IU aprueban por un 87,8% la coalición con Podemos », sur electomania.es, (consulté le ).
- ↑ (es) « Las bases de Podemos respaldan por un 98% la alianza con IU », sur electomania.es, (consulté le ).
- ↑ (es) « Unidos Podemos, el nombre de la coalición de Podemos e IU », sur politica.elpais.com, .
- ↑ Nicolas Klein, « Espagne : une «police politique» pour discréditer Podemos » (consulté le ).
- ↑ (es) « El audio de la investigación a Podemos: "Tengo un mandato del ministro y Rajoy" », sur El Confidencial, (consulté le ).
- ↑ Sandrine Morel, « En Espagne, les élections basques et galiciennes renforcent les partis conservateurs », sur Le Monde,
- ↑ (es) Alberto Ortiz, « Podemos sufre un descalabro histórico y desaparece de la Comunidad de Madrid y las Corts Valencianes », sur elDiario.es, (consulté le )
- ↑ Mathieu de Taillac, Espagne: après la déroute de la gauche, Sanchez dissout le Parlement, lefigaro.fr, 29 mai 2023
- ↑ Mathilde Karsenti, Élections en Espagne : pourquoi les libéraux de Ciudadanos et les progressistes de Podemos ont disparu, marianne.net, 29 mai 2023
- ↑ François Hublet, 10 points sur les résultats des élections en Espagne, legrandcontinent.eu, 30 mai 2023
- ↑ Pourquoi la gauche a perdu en Espagne, lepoint.fr, 30 mai 2023
- ↑ Cécile Thibaud, Européennes 2024 : en Espagne, la droite remporte les élections mais les socialistes résistent, lesechos.fr, 10 juin 2024
- ↑ (es) Javier Bocanegra, « Sánchez: "Pedimos a las demás fuerzas parlamentarias que se sumen al avance" », El Confidencial, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) Juanma Romero et Iván Gil, « Sánchez e Iglesias regularán el alquiler, los juegos de azar y derogarán la 'ley mordaza' », El Confidencial, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Le gouvernement espagnol peine à trouver une majorité pour ses politiques sociales », Le Monde.fr, (lire en ligne)
- ↑ Benito Perez, « Tous les chemins ne mènent pas à Compostelle », sur Le Courrier,
- 1 2 « Espagne : un juge condamné pour complot contre une députée de Podemos », sur AFP,
- ↑ « Espagne : le Parti populaire de centre droit a tenté d’entacher Podemos », Euractiv.com, (lire en ligne)
- ↑ (es) « Podemos admite que la marcha de Verstrynge les "sorprendió" y nombra a Pablo Fernández como secretario de Organización », sur ELMUNDO, (consulté le )
- ↑ (es) « Podemos, document final du programme collaboratif », sur Podemos.info.
- 1 2 Yassine Benargane, « Espagne : Podemos défend le droit de vote des immigrés marocains aux élections communales », sur yabiladi.com, .
- ↑ Marie de Montalembert de Cers, Régularisations massives en Espagne : faute de casier judiciaire vierge, une déclaration sur l’honneur suffira aux sans-papiers pour être éligibles, lefigaro.fr, 29 janvier 2026
- ↑ « Beatriz Gimeno (Podemos), présidente de l'Institut des Femmes. »
- ↑ https://euroefe.euractiv.es/section/las-capitales/linksdossier/frente-anti-otan-en-el-ala-dura-de-la-izquierda-espanola/
- ↑ Isabelle Piquer (Madrid correspondance), « En Espagne, Podemos s’organise dans la bataille des élections législatives », Le Monde.fr, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Podemos va-t-il pouvoir réenchanter la gauche espagnole? », sur Slate.fr, (consulté le ).
- ↑ « Podemos, nouveau parti espagnol de gauche ou mirage médiatique ? », (archivé sur archive.org).
- ↑ (es) « Pablo Iglesias, en contra de la independencia de Catalunya », sur Lavanguardia.com, .
- ↑ Pablo Castaño, « Populismes de gauche en Europe : une comparaison entre Podemos et la France insoumise », Mouvements, vol. 96, no 4, , p. 169 (ISSN 1291-6412 et 1776-2995, DOI 10.3917/mouv.096.0169, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (es) « En Marea reclama el «derecho a decidir» para Galicia ante Pablo Iglesias », sur abc, (consulté le ).
- 1 2 Ludovic Lamant, « Podemos, ce mouvement qui bouscule l'Espagne », sur Mediapart, (consulté le ).
- 1 2 Ludovic Lamant, « Podemos, ce mouvement qui bouscule l'Espagne (miroir) », sur democratie-reelle-nimes, (consulté le ).
- 1 2 Marco Alagna, « Comprendre le succès de Podemos en Espagne, au-delà des explications fréquemment avancées », sur Blog Mediapart, (consulté le ).
- ↑ Keucheyan et Lambert 2015.
- ↑ Barret 2015, p. 29.
- ↑ (es) « Podemos limita el salario base de sus diputados a 1.965 euros mensuales », Expansión.com, (lire en ligne).
- ↑ « Espagne: Rajoy en Grèce avant les élections et soutien de Podemos à Tsipras », sur lepoint.fr, .
- ↑ (es) Commission électorale centrale, « Resolución de 26 de enero de 2016, de la Presidencia de la Junta Electoral Central, por la que se publica el resumen de los resultados de las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado convocadas por Real Decreto 977/2015, de 26 de octubre, y celebradas el 20 de diciembre de 2015, conforme a las actas de escrutinio general y de proclamación de electos remitidas por las correspondientes Juntas Electorales Provinciales y por las Juntas Electorales de Ceuta y de Melilla. » [PDF], sur Bulletin officiel de l'État, (consulté le )
- ↑ (es) Commission électorale centrale, « Acuerdo de 20 de julio de 2016, de la Junta Electoral Central, por el que se publica el resumen de los resultados de las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado convocadas por Real Decreto 184/2016, de 3 de mayo, y celebradas el 26 de junio de 2016, conforme a las actas de escrutinio general y de proclamación de electos remitidas por las correspondientes Juntas Electorales Provinciales y por las Juntas Electorales de Ceuta y de Melilla. » [PDF], sur Bulletin officiel de l'État, (consulté le )
- ↑ (es) Commission électorale centrale, « Resolución de 24 de mayo de 2019, de la Presidencia de la Junta Electoral Central, por la que se publica el resumen de los resultados de las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado convocadas por Real Decreto 129/2019, de 4 de marzo, y celebradas el 28 de abril de 2019, conforme a las actas de escrutinio general y de proclamación de electos remitidas por las correspondientes Juntas Electorales Provinciales y por las Juntas Electorales de Ceuta y de Melilla. » [PDF], sur Bulletin officiel de l'État, (consulté le )
- ↑ (es) Commission électorale centrale, « Resolución de 29 de noviembre de 2019, de la Presidencia de la Junta Electoral Central, por la que se publica el resumen de los resultados de las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado convocadas por Real Decreto 551/2019, de 24 de septiembre, y celebradas el 10 de noviembre de 2019, conforme a las actas de escrutinio general y de proclamación de electos remitidas por las correspondientes Juntas Electorales Provinciales y por las Juntas Electorales de Ceuta y de Melilla. » [PDF], sur Bulletin officiel de l'État, (consulté le )
- ↑ (es) Commission électorale centrale, « Resolución de 30 de agosto de 2023, de la Presidencia de la Junta Electoral Central, por la que se publica el resumen de los resultados de las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado convocadas por Real Decreto 400/2023, de 29 de mayo, y celebradas el 23 de julio de 2023, conforme a las actas de escrutinio general y de proclamación de electos remitidas por las correspondientes Juntas Electorales Provinciales y por las Juntas Electorales de Ceuta y de Melilla. » [PDF], sur Bulletin officiel de l'État, (consulté le )
- ↑ (es) Commission électorale centrale, « Acuerdo de 11 de junio de 2014, de la Junta Electoral Central, por el que se procede a la publicación de los resultados de las elecciones de Diputados al Parlamento Europeo convocadas por Real Decreto 213/2014, de 31 de marzo, y celebradas el 25 de mayo de 2014, con indicación del número de escaños y de votos obtenidos por las candidaturas proclamadas. », sur Bulletin officiel de l'État, (consulté le )
- ↑ (es) Commission électorale centrale, « Acuerdo de 13 de junio de 2019, de la Junta Electoral Central, por el que se procede a la publicación de los resultados de las elecciones de Diputados al Parlamento Europeo convocadas por Real Decreto 206/2019, de 1 de abril, y celebradas el 26 de mayo de 2019, con indicación del número de escaños y de votos obtenidos por las candidaturas proclamadas » [PDF], sur Bulletin officiel de l'État, (consulté le )
- ↑ (es) Commission électorale centrale, « Acuerdo de 27 de junio de 2024, de la Junta Electoral Central, por el que se procede a la publicación de los resultados de las elecciones de diputados y diputadas al Parlamento Europeo convocadas por Real Decreto 363/2024, de 9 de abril, y celebradas el 9 de junio de 2024, con indicación del número de escaños y de votos obtenidos por las candidaturas proclamadas » [PDF], sur Bulletin officiel de l'État, (consulté le )
- ↑ (es) Commission électorale d'Andalousie, « Resolución de 20 de diciembre de 2018, de la Junta Electoral de Andalucía, por la que se hacen públicos los resultados generales y por circunscripciones, así como la relación de diputados proclamados electos en las elecciones al Parlamento de Andalucía celebradas el día 2 de diciembre de 2018. », Bulletin officiel de la Junte d'Andalousie, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (es) Commission électorale d'Andalousie, « Resolución de 6 de julio de 2022, de la Junta Electoral de Andalucía, por la que se dispone la publicación en el Boletín Oficial de la Junta de Andalucía de los resultados generales y por circunscripciones de las elecciones al Parlamento de Andalucía celebradas el día 19 de junio de 2022. », Bulletin officiel de la Junte d'Andalousie, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 (es) Espagne, Aragon. « ACUERDO de la Junta Electoral de Aragón, de 9 de junio de 2023, por el que se ordena la publicación del resumen de los resultados de las elecciones a las Cortes de Aragón convocadas por Decreto de 3 de abril de 2023, del Presidente de Aragón, y celebradas el día 28 de mayo del presente año; de los datos de voto en estas elecciones de las personas residentes en el extranjero remitido por cada consulado, desglosados por provincias, así como de los datos del voto de dichas personas recibido en cada una de las juntas provinciales de Aragón, desglosados por consulado de emisión. », BOA. (version en vigueur : 19 juin 2023) [lire en ligne (page consultée le 19 juin 2023)]
- ↑ (es) Gouvernement d'Aragon, « Resultados definitivos », sur resultados.elecciones.aragon.es (consulté le ).
- ↑ (es) Junte générale de la principauté des Asturies, « RESULTADOS ELECTORALES JUNTA GENERAL DEL PRINCIPADO DE ASTURIAS XLEGISLATURA (2015-2019) », sur jgpa.es (consulté le ) [PDF].
- ↑ (es) Junte générale de la principauté des Asturies, « RESULTADOS ELECTORALES JUNTA GENERAL DEL PRINCIPADO DE ASTURIAS », sur jgpa.es (consulté le ).
- ↑ (es) Espagne, Îles Baléares. « Junta Electoral de las Illes Balears. Proclamación de los diputados y diputadas electos como consecuencia de las elecciones del 28 de mayo de 2023 al Parlamento de las Illes Balears. », BOIB. (version en vigueur : 13 juin 2023) [lire en ligne (page consultée le 13 juin 2023)]
- ↑ (es) Espagne, Canaries. « RESOLUCIÓN de 16 de junio de 2023, del Presidente de la Junta Electoral de Canarias, por la que se hacen públicos los resultados generales y por circunscripciones electorales obtenidos por las formaciones políticas y coaliciones electorales que concurrieron a las elecciones al Parlamento de Canarias de 28 de mayo de 2023, la lista de diputadas y diputados proclamados electos por cada una de las circunscripciones electorales de la Comunidad Autónoma de Canarias, y los datos de voto de las personas españolas residentes en el extranjero, por consulado de emisión y desglosados por circunscripciones insulares, agrupadas por provincias. », BOC. (version en vigueur : 22 juin 2023) [lire en ligne (page consultée le 28 juin 2023)]
- ↑ (es) Commission électorale de Cantabrie, « Elecciones al Parlamento de Cantabria de 2015 Acta de proclamación » [PDF], sur juntaelectoralcentral.es, (consulté le ).
- ↑ (es) Parlement de Cantabrie, « Elecciones Autonómicas 24 de mayo de 2015 », sur parlamento-cantabria.es (consulté le ).
- ↑ (es) Espagne, Cantabrie. « Junta Electoral Provincial de Cantabrie. Acta de los resultados generales de las elecciones a Diputados del Parlamento de Cantabria celebradas el 28 de mayo de 2023 en la circunscripción electoral de Cantabria, acta de proclamación de candidatos y resultados del escrutinio del voto de los electores inscritos en el CERA. », BOC. (version en vigueur : 7 juin 2023) [lire en ligne (page consultée le 3 juillet 2023)]
- ↑ (es) Commission électorale de Castille-et-León, « RESOLUCIÓN de 7 de marzo de 2022, de la Junta Electoral de Castilla y León, por la que se publica el resumen de los resultados de las elecciones a las Cortes de Castilla y León convocadas por Decreto 2/2021, de 21 de diciembre, y celebradas el 13 de febrero de 2022, conforme a las actas de escrutinio general y de proclamación de electos remitidas por las Juntas Electorales Provinciales. », sur bocyl.jcyl.es, (consulté le ).
- ↑ (es) Commission électorale de Castille-et-León, « RESOLUCIÓN de 27 de abril de 2026, de la Junta Electoral de Castilla y León, por la que se hacen públicos los resultados generales y por circunscripciones, así como la relación de Procuradores proclamados electos en las Elecciones a las Cortes de Castilla y León, celebradas el 15 de marzo de 2026. », Boletín Oficial de Castilla y León, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (es) Àngels Piñol, « La dirección de Podem renuncia a presentarse a las elecciones catalanas », sur El País, (consulté le )
- ↑ (es) Assemblée d'Estrémadure, « Elecciones a la Asamblea de Extremadura 2025 », sur asambleaex (consulté le ).
- ↑ (gl) Commission électorale de Galice, « ACORDO do 10 de outubro de 2016 polo que se fan públicos os resultados xerais e por circunscricións e a relación de deputados e deputadas proclamados electos nas eleccións ao Parlamento de Galicia celebradas o día 25 de setembro de 2016. », Journal officiel de Galice, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (es) Junte électorale de Galice, « ACUERDO de 27 de julio de 2020 por el que se hacen públicos los resultados generales y por circunscripciones y la relación de diputadas y diputados proclamados electos en las elecciones al Parlamento de Galicia celebradas el día 12 de julio de 2020. », sur Junte de Galice (consulté le ).
- ↑ (es) Commission électorale de Galice, « ACUERDO de 4 de marzo de 2024 por el que se hacen públicos los resultados generales y por circunscripciones y la relación de diputadas y diputados proclamados electos en las elecciones al Parlamento de Galicia del día 18 de febrero de 2024. », Journal officiel de Galice, (lire en ligne [PDF], consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 (en-US) Andreu Casero-Ripollés, Ramón A. Feenstra et Simon Tormey, « Old and New Media Logics in an Electoral Campaign », The International Journal of Press/Politics, vol. 21, no 3, , p. 378–397 (ISSN 1940-1612 et 1940-1620, DOI 10.1177/1940161216645340, lire en ligne, consulté le )
- 1 2 (en) Andreu Casero-Ripollés, Marçal Sintes-Olivella et Pere Franch, « The Populist Political Communication Style in Action: Podemos’s Issues and Functions on Twitter During the 2016 Spanish General Election », American Behavioral Scientist, vol. 61, no 9, , p. 986–1001 (ISSN 0002-7642 et 1552-3381, DOI 10.1177/0002764217707624, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (es) Jacobo Rivero, Conversación con Pablo Iglesias, Madrid, Ediciones Turipial, , p. 98
- ↑ (en) Óscar García Agustín et Marco Briziarelli, « Introduction: Wind of Change: Podemos, Its Dreams and Its Politics », dans Podemos and the New Political Cycle: Left-Wing Populism and Anti-Establishment Politics, Springer International Publishing, (ISBN 978-3-319-63432-6, DOI 10.1007/978-3-319-63432-6_1, lire en ligne), p. 3–22
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Renaud Lambert, « Podemos, le parti qui bouscule l’Espagne : A quoi servent les formations politiques ? », Le Monde diplomatique, (lire en ligne)
- Razmig Keucheyan et Renaud Lambert, « Ernesto Laclau, inspirateur de Podemos », Le Monde diplomatique, no 738, , p. 3 (lire en ligne, consulté le )
- Christophe Barret, Podemos : pour une autre Europe, Paris, Cerf, , 249 p. (ISBN 978-2-204-10503-3)
- (es) José Fernández-Albertos, Los votantes de Podemos : del partido de los indignados al partido de los excluidos, Madrid, Los Libros de la Catarata, , 110 p. (ISBN 978-84-9097-013-3)
- (en) Ramiro, Luis; Gómez, Raúl (2016) Political Studies. org/10.1177/0032321716647400. doi:10.1177/0032321716647400., « Radical-Left Populism during the Great Recession: Podemos and Its Competition with the Established Radical Left », Political Studies,
- (en) Juan Rodríguez-Teruel, « Fast and Furious: Podemos’ Quest for Power in Multi-level Spain », South European Society and Politics, (lire en ligne)
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- (es) Site officiel