Quai de Bondy
Le quai de Bondy est une voie publique située dans le 5e arrondissement de Lyon, en France.
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| Situation | ||
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| Coordonnées | 45° 45′ 57″ nord, 4° 49′ 44″ est | |
| Ville | Lyon | |
| Arrondissement | 5e | |
| Quartier | Saint-Paul | |
| Début | Quai Romain-Rolland Place Ennemond-Fousseret Rue François-Vernay |
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| Fin | Quai Pierre-Scize Place Gerson Passerelle Saint-Vincent |
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| Morphologie | ||
| Type | Quai | |
| Longueur | 300 m | |
| Largeur | 21 m | |
| Superficie | 7 200 m2 | |
| Transports | ||
| Bus | ||
| Vélo'v | Voie Lyonnaise |
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| Histoire | ||
| Création | 1811 | |
| Monuments | Palais Bondy Statue de Saint-Paul |
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| Géolocalisation sur la carte : Lyon
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Situation et accès
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Situation
modifierIl se trouve en rive droite de la Saône, entre le quai Romain-Rolland au sud et au niveau de la place Ennemond-Fousseret, et le quai Pierre-Scize au nord, au niveau de la place Gerson, en face de la passerelle Saint-Vincent. Il est desservi par le pont de la Feuillée, qui le relie au 1er arrondissement.
Accès
modifierEn autobus
modifierL’arrêt La Feuillée est desservi par la ligne de bus à haut niveau de service TB11, et d’autres lignes majeures et secondaires du réseau d’autobus lyonnais.
À vélo
modifierLe circuit n°3 du réseau cyclable des Voies Lyonnaises passe également par le quai[1].
Odonymie
modifierHistoire
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Durant l'Antiquité, le site faisait partie des rives de Saône, sous la ville romaine de Lugdunum, l'actuelle Lyon. Plusieurs éléments antiques datant de l'époque romaine ont été trouvés lors de la construction du quai de Bondy[4] :
- le dé d'un piédestal à Caius Novellius Januarius de la cité des Vangions, représentant un batelier sur la Saône. Ce dé daté de 216 a été découvert en 1873 en remploi du mort d'écurie de l'hôtel des Trois Ambassadeurs[4] ;
- un cippe portant une inscription funéraire en l'honneur de Severia Philumena[4] ;
- des estampilles d'amphores conservées au musée gallo-romain de Fourvière[4] ;
- une inscription incomplète mentionnant le Ségusiave Caius Ulattius[4].
Au XVIe siècle, la rue porte le nom de rue de la Saulnerie, en raison des marchands sauniers qui y sont installés[2].
En 1540, le plafond des chambres de l'auberge du Porcelet s'effondre sur des clients, causant la mort de trois gentilshommes bourguignons, Messieurs de Sénécé, de Corberon et de Sarcy ; cet épisode a donné lieu à plusieurs textes, dont un attribué à Maurice Scève[2] :
Trois Adonis, dans leur jeunesse verte
Gisent ici : Lyon pleure leur perte.
Hélas ! chez toi comme sans nul remords
Ils discouraient, un porcellet farouche,
Les surprenant, la nuit, dedans leur couche,
Les enterra devant qu'ils fussent morts.
Cette même auberge du Porcelet abrita jadis les partisans de la démolition de la citadelle de Lyon, rasée en 1585, connus comme les pourcelets ligueurs de Lyon[2].
Avant la construction du quai au début du XIXe siècle, la rue porte le nom de : rue de Flandre et est bordée de maisons entre la rue et la Saône[2]. La construction des quais de Saône débute véritablement avec la Révolution française et les destructions qu'elle entraîne, à l'exception d'une petite portion du quai de la Baleine constituée dès 1674[JP 1]. Le quai actuel, du pont du Change, détruit en 1974 et le quartier de Bourgneuf, aujourd'hui le quai Pierre-Scize, est mis en adjudication le pour 341 000 francs, pour sa construction demandé par le comte de Bondy, préfet du Rhône, qui lui donne son nom[JP 1].
En , le pont la Feuillée est construit et ouvert, permettant de relier le quai de Bondy à la Presqu'île, centre de Lyon[JP 2].
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
modifier- No 2 : maison style XVe siècle ;
- No 7 : maison du Chapeau rouge ou hôtel du Louvre ;
- No 8 : maison du XVe siècle abritant un escalier à vis ;
- No 18 : le palais Bondy, abritant deux salles de spectacle dont la salle Molière, édifié de 1902 et 1904 par l'architecte Eugène Huguet ;
- Nos 22 à 24 : maisons du XVIIe siècle ;
- No 25 : emplacement de la Galerie K, galerie d'art ouverte par le poète Roger Kowalski et sa femme Colette en 1974, quelques mois avant sa mort, et qui ferma ses portes en 1989.
- Ancienne brasserie de Bondy, à l'angle du quai et de la rue Octavio-Mey.
- Le marché de la création, un marché d'art, a lieu tous les dimanches matin sur le quai.
- Une statue de l'apôtre Paul, pensif.
- Le palais de Bondy, ici en 2026, aux numéros 18 et 20 du quai du même nom.
Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- Jean Pelletier, Connaître son arrondissement, le 5e, éditions lyonnaises d'art et d'histoire, 2001, 127 pages, (ISBN 2-84147-102-0) :
- Autres références :
- ↑ « Cyclopolis - Suivi des Voies Lyonnaises par La Ville à Vélo », sur Cyclopolis - Suivi des Voies Lyonnaises par La Ville à Vélo (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 Louis Maynard, Histoire, légendes et anecdotes à propos des rues de Lyon, avec indication de ce qu'on peut y remarquer en les parcourant.
- ↑ Maurice Vanario, Rues de Lyon à travers les siècles, Lyon, Éditions lyonnaises d'art et d'histoire, (ISBN 2841471268), p. 42.
- 1 2 3 4 5 Anne-Catherine Le Mer, Claire Chomer, Carte archéologique de la Gaule, Lyon 69/2, Paris, 2007, (ISBN 2-87754-099-5), pp. 469-470.