Quai de Bondy

voie de Lyon, en France

Le quai de Bondy est une voie publique située dans le 5e arrondissement de Lyon, en France.

Quai de Bondy
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Vue du quai en 2025, prise depuis son intersection avec la rue Octavio-Mey.
Voir la plaque.
Situation
Coordonnées 45° 45′ 57″ nord, 4° 49′ 44″ est
Ville Lyon
Arrondissement 5e
Quartier Saint-Paul
Début Quai Romain-Rolland
Place Ennemond-Fousseret
Rue François-Vernay
Fin Quai Pierre-Scize
Place Gerson
Passerelle Saint-Vincent
Morphologie
Type Quai
Longueur 300 m
Largeur 21 m
Superficie 7 200 m2
Transports
Bus Logo réseau TramBus Ligne TB11
Logo réseau Bus Ligne C Ligne C13 Ligne C14 Ligne C18
Logo réseau Bus Ligne 31 Ligne 40 Ligne 119 Ligne 133 Ligne PL2
Vélo'v Voie Lyonnaise
Histoire
Création 1811
Monuments Palais Bondy
Statue de Saint-Paul
Géolocalisation sur la carte : Lyon
(Voir situation sur carte : Lyon)
Quai de Bondy

Situation et accès

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Le quai la nuit.

Situation

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Il se trouve en rive droite de la Saône, entre le quai Romain-Rolland au sud et au niveau de la place Ennemond-Fousseret, et le quai Pierre-Scize au nord, au niveau de la place Gerson, en face de la passerelle Saint-Vincent. Il est desservi par le pont de la Feuillée, qui le relie au 1er arrondissement.

En autobus

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L’arrêt La Feuillée est desservi par la ligne de bus à haut niveau de service TB11, et d’autres lignes majeures et secondaires du réseau d’autobus lyonnais.

À vélo

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Le circuit n°3 du réseau cyclable des Voies Lyonnaises passe également par le quai[1].

Odonymie

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Le quai porte le nom de Pierre-Marie Taillepied, comte de Bondy, né à Paris en 1766 et mort en 1847, qui fut préfet du Rhône de 1810 à 1814[2].

C'est durant ses fonctions que fut créé et constitué le quai actuel[2].

Ce nom fut attribué le (délibération municipale)[3].

Histoire

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Dé de piédestal à Caius Novellius Januarius, musée gallo-romain de Fourvière, trouvé quai de Bondy en 1873, CIL 13, 2020.
Plattes (bateaux-lavoir) sur les berges de la Saône, quai de Bondy.

Durant l'Antiquité, le site faisait partie des rives de Saône, sous la ville romaine de Lugdunum, l'actuelle Lyon. Plusieurs éléments antiques datant de l'époque romaine ont été trouvés lors de la construction du quai de Bondy[4] :

  • le dé d'un piédestal à Caius Novellius Januarius de la cité des Vangions, représentant un batelier sur la Saône. Ce dé daté de 216 a été découvert en 1873 en remploi du mort d'écurie de l'hôtel des Trois Ambassadeurs[4] ;
  • un cippe portant une inscription funéraire en l'honneur de Severia Philumena[4] ;
  • des estampilles d'amphores conservées au musée gallo-romain de Fourvière[4] ;
  • une inscription incomplète mentionnant le Ségusiave Caius Ulattius[4].

Au XVIe siècle, la rue porte le nom de rue de la Saulnerie, en raison des marchands sauniers qui y sont installés[2].

En 1540, le plafond des chambres de l'auberge du Porcelet s'effondre sur des clients, causant la mort de trois gentilshommes bourguignons, Messieurs de Sénécé, de Corberon et de Sarcy ; cet épisode a donné lieu à plusieurs textes, dont un attribué à Maurice Scève[2] :

Trois Adonis, dans leur jeunesse verte
Gisent ici : Lyon pleure leur perte.
Hélas ! chez toi comme sans nul remords
Ils discouraient, un porcellet farouche,
Les surprenant, la nuit, dedans leur couche,
Les enterra devant qu'ils fussent morts.

Cette même auberge du Porcelet abrita jadis les partisans de la démolition de la citadelle de Lyon, rasée en 1585, connus comme les pourcelets ligueurs de Lyon[2].

Avant la construction du quai au début du XIXe siècle, la rue porte le nom de : rue de Flandre et est bordée de maisons entre la rue et la Saône[2]. La construction des quais de Saône débute véritablement avec la Révolution française et les destructions qu'elle entraîne, à l'exception d'une petite portion du quai de la Baleine constituée dès 1674[JP 1]. Le quai actuel, du pont du Change, détruit en 1974 et le quartier de Bourgneuf, aujourd'hui le quai Pierre-Scize, est mis en adjudication le pour 341 000 francs, pour sa construction demandé par le comte de Bondy, préfet du Rhône, qui lui donne son nom[JP 1].

En , le pont la Feuillée est construit et ouvert, permettant de relier le quai de Bondy à la Presqu'île, centre de Lyon[JP 2].

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

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  • No 2 : maison style XVe siècle ;
  • No 7 : maison du Chapeau rouge ou hôtel du Louvre ;
  • No 8 : maison du XVe siècle abritant un escalier à vis ;
  • No 18 : le palais Bondy, abritant deux salles de spectacle dont la salle Molière, édifié de 1902 et 1904 par l'architecte Eugène Huguet ;
  • Nos 22 à 24 : maisons du XVIIe siècle ;
  • No 25 : emplacement de la Galerie K, galerie d'art ouverte par le poète Roger Kowalski et sa femme Colette en 1974, quelques mois avant sa mort, et qui ferma ses portes en 1989.

Notes et références

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Références

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  • Jean Pelletier, Connaître son arrondissement, le 5e, éditions lyonnaises d'art et d'histoire, 2001, 127 pages, (ISBN 2-84147-102-0) :
  1. 1 2 p. 62
  2. p. 61
  • Autres références :
  1. « Cyclopolis - Suivi des Voies Lyonnaises par La Ville à Vélo », sur Cyclopolis - Suivi des Voies Lyonnaises par La Ville à Vélo (consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 6 Louis Maynard, Histoire, légendes et anecdotes à propos des rues de Lyon, avec indication de ce qu'on peut y remarquer en les parcourant.
  3. Maurice Vanario, Rues de Lyon à travers les siècles, Lyon, Éditions lyonnaises d'art et d'histoire, (ISBN 2841471268), p. 42.
  4. 1 2 3 4 5 Anne-Catherine Le Mer, Claire Chomer, Carte archéologique de la Gaule, Lyon 69/2, Paris, 2007, (ISBN 2-87754-099-5), pp. 469-470.

Voir aussi

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