Raimundo German Olabide Carrera ou Erramun Olabide, né le à Vitoria-Gasteiz et mort le à Toulouse, un prêtre, linguiste, traducteur, écrivain et académicien basque espagnol de langues basque et espagnole. Il est notamment reconnu pour son œuvre majeure en faveur de la langue basque, dont il contribua à l’étude, à la traduction et à la diffusion à travers ses travaux linguistiques et littéraires.

Raimundo Olabide
Raimundo Olabide en 1927
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 73 ans)
ToulouseVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Raimundo Germán Olavide Carrera ou Erraimun Olabide CarreraVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université de Salamanque (Licenciatura en Filosofía y Letras (d))Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Ordre religieux
Membre de
Réunion en 1927 à l'Euskaltzaindia. Haut : Orixe, Jean Elizalde, Seber Altube, Julio Urkixo et Erramun Olabide. Bas : Juan Bautista Eguzkitza, Bonifazio Etxegarai, Resurreccion Maria Azkue et Georges Lacombe.

Biographie

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Erramun Olabide commence ses études du baccalauréat au collège des Jésuites d'Orduña en 1880 et entre au noviciat de Loiola quatre ans plus tard[1]. Entre 1894 et 1899, il exerce comme Magistère dans les collèges de l'Ordre de Valladolid, de Salamanque, d'Oña et de Gijón[2]. En 1896, à 27 ans, Raimundo Olabide entreprend l'étude du basque qu'il ignore[1]. Il poursuit ses études théologiques et se fait ordonner prêtre à Oña en 1904[2]. En 1906, il obtient une licence en philosophie et en lettres à l'université de Salamanque et renouvelle ensuite son activité d'enseignement et ses études de l'euskara[3].

Sept ans après, en 1914, son premier travail en basque paraît, Loyola'tar Eneko Deunaren Gogo Iñarkunak, traduction des Ejercicios Espirituales de San Ignacio de Loyola[4]. Olabide est alors professeur au collège de La Guardia, à Camposancos (Pontevedra)[2]. En 1917, son œuvre Giza-soña, consacrée au lexique anatomique et physiologique du corps humain, est publiée à Tolosa[5].

Erramun Olabide participe au Ier Congrès d'études basques d'Oñati en 1918[6]. L'année suivante, il est élu académicien titulaire d'Euskaltzaindia, l'Académie de la langue basque[7]. En 1920, sa traduction de l'Imitatio Christi de Thomas a Kempis, intitulée Kisto'ren antz-bidea, paraît à Saint-Sébastien[8]. En 1921, alors qu'il travaille à Giza-gogoa, Olabide entreprend la traduction de la Bible en basque[9]. En 1931, il publie à Bilbao Itun Berria, traduction complète du Nouveau Testament[9]. En 1932, après la dissolution de la Compagnie de Jésus sous la Seconde République espagnole, il se réfugie au sanctuaire d'Arantzazu, où il poursuit son travail de traduction de l'Ancien Testament ; il y demeure jusqu'au 20 mai 1935[10]. En 1937, il se trouve à Guernica lors du bombardement du 26 avril ; il parvient à mettre à l'abri le manuscrit de sa traduction[11]. La même année, il s'exile à Toulouse, où il poursuit son travail sur la traduction de la Bible jusqu'à sa mort en 1942[12].

En 1958, Itun Zar eta Berria (« Ancien et Nouveau Testament »), son œuvre majeure, est publié à Bilbao, sous la responsabilité du jésuite Patxi Etxeberria, qui effectue les dernières préparations, retouches et annotations du texte laissé par Olabide[12]. Le , un premier hommage lui est rendu à Vitoria-Gasteiz[2].

Son œuvre majeure est une traduction de la Bible caractérisée par une orientation puriste, elle constitue la première traduction complète de la Bible publiée en Hegoalde[2]. Olabide concevait une langue d'avenir fondée sur l'expérimentation et sur l'élaboration d'une langue littéraire nouvelle, dans cette perspective, il employait des éléments provenant de l'ensemble des dialectes basques, y compris de ceux qui ne possédaient pas de tradition littéraire écrite[2]. Il étudia et utilisa également le riche dictionnaire de Resurreccion Maria Azkue, dont il se servit dans l'élaboration de son modèle linguistique[2].

Publications

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  • Loyola-tar Eneko Deunaren Gogo-Iñardunak, 1914 ;
  • Giza-soña, 1917 ;
  • Kisto’ren antz--bidea, 1920 ;
  • Itun zâr eta Berria, 1958.

Liens externes

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Références

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  1. 1 2 (eu) Patxi Altuna, « Raimundo Olabideren bizitza eta lanak (1869-1942) », Euskera, vol. 39, no 2,‎ , p. 451-467 (lire en ligne, consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 6 7 (eu) « Olavide Carrera, Raimundo », Eusko Ikaskuntza (consulté le )
  3. ↑ (eu) Joxemiel Bidador, « Raimundo Olabide itzultzaile gasteiztarra », Nafarkaria,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. ↑ (eu) « Loyola'tar Eneko Deunaren gogo-iñarkunak », Vitoria-Gasteiz, Fundación Sancho el Sabio Vital Fundazioa (consulté le )
  5. ↑ (eu) « Euskaltzaindiaren lan eta agiriak », Euskera, vol. 1,‎ , p. 30 (ISSN 0210-1564, lire en ligne, consulté le )
  6. ↑ (eu) « Historia », Donostia, Eusko Ikaskuntza (consulté le )
  7. ↑ (eu) « Euskaltzaindia, 1919: historia de un nacimiento », Donostia, Eusko Ikaskuntza (consulté le )
  8. ↑ (eu) Erraimun Olabide, « Kisto'ren antz-bidea », Donostia, Loyola'tar Eneko Deunaren irarkolan (consulté le )
  9. 1 2 (eu) Iñaki Zabaleta, « Bibliaren itzulpena Euskal Herrian: Historia apur bat », Senez, no 7,‎ , p. 85- (lire en ligne, consulté le )
  10. ↑ (es) « El recuerdo del peregrino de Loiola », Jakin (consulté le )
  11. ↑ (es) « Doroteo Ciaurriz y la Biblia del padre jesuita Olabide », Deia,‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. 1 2 (eu) « Olabide Carrera, Raimundo », Vitoria-Gasteiz, Eusko Jaurlaritza, Kultura eta Hizkuntza Politika Saila (consulté le )