Jean Élissalde
Jean Élissalde Salaberry ou Jean Elizalde et surtout connu sous le surnom de Zerbitzari ou parfois Azkaindarra et Bilharia, né le à Ascain et mort et le à Gréciette, est un écrivain, prêtre, poète et académicien basque français de langue basque.
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Zerbitzari, Azkaindarra, Bilharia |
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Zerbitzari |
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Jean Élissalde a contribué à préserver et à transmettre la langue basque populaire en recueillant proverbes, récits et expressions, tout en les diffusant dans la presse et la littérature en langue basque.
Biographie
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Une fois au séminaire de Larressore, Jean Élissalde commence à rédiger des textes en basque sous la houlette de Jean Hiriart-Urruty. Il poursuit ses études au grand séminaire de Bayonne. Il est ensuite envoyé comme vicaire à Ustaritz, où il exerce de 1909 à 1926, avant d’être nommé curé de Laguinge puis, en 1932, de Gréciette, où il demeure jusqu’à sa mort[1],[2].
Jean Élissalde écrit de nombreux articles dans les hebdomadaires Eskualduna et Eskualdun Ona. Il est responsable de la rubrique « Zer eta Zer » dans l'hebdomadaire Eskualduna, où il publie de nombreux articles consacrés à la pelote basque et aux pilotaris[3].
Lors du déclenchement de la Grande Guerre, en 1914, Jean Élissalde est mobilisé. Il publie une première chronique de guerre dans l’hebdomadaire Eskualduna le 16 octobre 1914. Plus tard, il y fait paraître une série de chroniques intitulée Berrogoita Hamazazpigarrena Gerlan, publiée en feuilleton du 25 décembre 1936 au 27 août 1937[3]. Patri Urkizu en publie une édition en basque sous le titre LVII.a gerlan, chez Alberdania en 1995. Il traduit également du castillan au basque plusieurs ouvrages religieux, notamment Ichtorio Saindua, Katichima, Ama Maria Pasionekoa, San Frantses et Bahnar deitu Salbaiak[4].
En 1921, Jean Élissalde devient rédacteur et secrétaire de l'Eskualzaleen Biltzarra et commence sa collaboration à la revue Gure Herria, notamment dans la rubrique « Hitz zuhurrak »[3]. Il y publie également des contes, des fables et des articles[5]. En 1930, il est nommé membre de l'Académie de la langue basque[6].
Il traduit du castillan au basque plusieurs ouvrages, notamment Ichtorio Saindua, Katichima, Ama Maria Pasionekoa, San Frantses et Bahnar deitu Salbaiak[7]. Il publie en 1936 une collection de 1 025 dictons, proverbes et expressions sous le titre Atsotitz, Zuhur-hitz eta Erran-zahar[8]. Il consacre également des travaux aux plantes et aux oiseaux du Pays basque[9]. Jean Élissalde est l'auteur de Kantari berria ainsi que de plusieurs courtes pièces de théâtre, parmi lesquelles Gaxuxa, Mikolas, Bi Gogorrak et Oltzaberrian[7]. Avec Mgr Jean Saint-Pierre, Jules Moulier dit Oxobi et Louis Dassance, il participe à la création du journal Herria, sous l'impulsion du père Piarres Lafitte, qui en devient le premier directeur. Le premier numéro paraît le 19 octobre 1944[10],[11].
Jean Élissalde décède à l'âge de 77 ans à Mendionde dans le quartier de Gréciette.
Bibliographie
modifierProverbes
modifier- Atsotitz, zuhur-hitz eta erran-zahar, 1936, La Presse, Bayonne.
Chroniques
modifier- LVII.a gerlan, 1995, Alberdania
- Metsikorat, XX. mendea.
Narrations
modifier- Artho-xuritzetan, 1921-1922
- Banhar deitu salbaiak, 1936
- Ixtorio eta ipuinak, XX. mendea.
Théâtre
modifier- Bi gogorrak, Gure Herria, 1932
- Gaxuxa
- Mikolas
- Oltzaberrian.
Histoire
modifier- Azkaine gure sorterria, (1928-1957),1985, Elkar.
Poèmes
modifier- Gure irrintzina, 1914
- Hemengo manera, 1916
- Hiriko manera, 1917
- Kantari berria, 1920, A. Foltzer, Bayonne.
Bertsos
modifier- Bizi dadin euskara, (Que vive la langue basque)
- Euskaldunak euskaldun, (Que les Basques soient Basques)
- Itzuli bat munduan nahiz eta egin, (Envie de faire un tour de par le monde)
- Kattalin eta Maria, (Kattalin et Maria)
- Oraiko pertsulariak (Les bertsularis d'aujourd'hui).
Notes et références
modifier- ↑ Institut culturel basque, « Jean ELISSALDE », Institut culturel basque (consulté le )eke
- ↑ (eu) Roger Idiart, « «Zerbitzari» Jean Elissalderen mendeurrena », Euskera, vol. XXIX, no 2, , p. 203-207 (ISSN 0210-1564, lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 (eu) Euskaltzaindia, « Zerbitzariren idazlan hautatuak », Euskaltzaindia (consulté le )
- ↑ (eu) Sancho el Sabio Vital Fundazioa, « LVII.a gerlan », Sancho el Sabio Vital Fundazioa (consulté le )
- ↑ Institut culturel basque, « Jean ELISSALDE », Institut culturel basque (consulté le )
- ↑ (eu) Fr. Luis Villasante, « Jean Elissalde « Zerbitzari »ren mendeurrena », Euskera, (ISSN 0210-1564, lire en ligne, consulté le )
- 1 2 (eu) Bertsozale Elkartea, « Jean Elizalde « Zerbitzari » - Biografiak », Bertsozale Elkartea (consulté le )
- ↑ (eu) Juan San Martin, « Herri Literatura. Aztertu dena eta », Oihenart, vol. 15, , p. 141-151 (ISSN 1137-4454, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (eu) Eusko Ikaskuntza, « Jean Elizalde, « Zerbitzari » », Eusko Ikaskuntza (consulté le )
- ↑ Institut culturel basque, « L'hebdomadaire Herria (2009) », Institut culturel basque (consulté le )
- ↑ Le premier numéro date du 19 octobre 1944. Débuts laborieux car, aussitôt paru, le journal fut bloqué à la poste de Bayonne, faute d’une soi-disant autorisation, parmi de nombreuses autres autorisations déjà obtenues. Il est vrai qu’une telle création avait de nombreux adversaires, et en premier lieu le préfet du département. Cependant, Piarres Lafitte, prêtre, résistant et académicien basque, obtint par son entêtement cette fameuse autorisation. Le second numéro de Herria put donc voir le jour le 16 novembre 1944, et les deux premiers numéros furent envoyés ensemble aux lecteurs. Institut culturel basque, « La création du journal Herria (1944) », Bayonne, Institut culturel basque (consulté le )
- ↑ (eu) Bertsoak de « Zerbitzari »