Reza Pahlavi (1960)

fils aîné du dernier chah d'Iran

Le prince Reza Pahlavi (en persan : رضا پهلوی), né le à Téhéran, est un membre de la dynastie Pahlavi et le fils aîné de Mohammad Reza Pahlavi, dernier chah d’Iran, et de son épouse Farah Diba. Officiellement proclamé prince héritier d’Iran en 1967 lors du couronnement de son père, il vit en exil depuis la Révolution islamique. Il est, selon la Constitution iranienne de 1906, qui n'est plus en vigueur depuis 1979, l'héritier du trône d'Iran, et pour ses partisans, le roi de jure « Reza II » [note 1] depuis 1980.

Reza Pahlavi
رضا پهلوی
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Reza Pahlavi en 2024.

Titres

Prétendant au trône impérial d'Iran

Depuis le
(46 ans, 1 mois et 26 jours)

Nom revendiqué « Reza II »
Prédécesseur Mohammad Reza Pahlavi
(chah d'Iran)

Prince impérial d'Iran
(revendiqué)


(1 an, 5 mois et 16 jours)

Prédécesseur Lui-même
Successeur Ali Reza (1980-2011)
Ali Patrick Pahlavi (depuis 2011, controversé)

Prince impérial d'Iran


(18 ans, 3 mois et 11 jours)

Prédécesseur Mohammad Reza Pahlavi
Successeur Lui-même (revendiqué)
Biographie
Dynastie Pahlavi
Nom de naissance Reza Cyrus Pahlavi
Naissance (65 ans)
Téhéran (Iran)
Père Mohammad Reza Chah
Mère Farah Diba
Conjoint Yasmine Pahlavi
Enfants Noor Pahlavi
Iman Pahlavi
Farah Pahlavi
Religion Islam chiite duodécimain[1]

Signature

Signature de Reza Pahlavi رضا پهلوی
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Fondateur et dirigeant du Conseil national iranien, un groupe d’opposition iranienne en exil, créé en 2013[2], Reza Pahlavi gagne en visibilité à la suite des différents mouvements de contestation qui secouent l'Iran lors des années 2010 et 2020, notamment après la mort de Mahsa Amini et lors des manifestations de 2025-2026. Il est partisan d'un retour de la monarchie en Iran sous la forme d'une monarchie constitutionnelle laïque et milite pour que l’Iran devienne un allié du monde occidental. Il est favorable à l’organisation d’un référendum libre en Iran afin de permettre au peuple de décider de la nature du futur régime.

Son positionnement, marqué par des liens forts avec les milieux néo-conservateurs occidentaux, notamment américains, ainsi qu'avec Israël, suscite des débats tant liés à la clarté de ses intentions politiques qu'à l'ampleur réelle de son soutien populaire en Iran ainsi qu'au sein de la diaspora.

Biographie

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Reza Pahlavi, prince héritier d'Iran, porté par son père Mohammad Reza Chah Pahlavi, fêtant son troisième anniversaire en 1963, sous le regard de sa grand-mère la reine mère Tadj ol-Molouk.

Famille et enfance

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Le prince Reza Cyrus Pahlavi naît le à Téhéran en tant que fils aîné du chah Mohammad Reza Pahlavi et de la chahbanou Farah Pahlavi (née Farah Diba) [3]. Il est le demi-frère de la princesse Shahnaz Pahlavi et le frère aîné de la princesse Farahnaz Pahlavi, du prince Ali-Reza Pahlavi et de la princesse Leila Pahlavi [4]. Il doit son premier prénom à son grand-père Reza Chah et le second à l'empereur achéménide Cyrus II, pour qui son père a une grande admiration[5].

Sa naissance, très attendue, consolide la dynastie Pahlavi, le chah ayant répudié sa précédente épouse, Soraya Esfandiari Bakhtiari, justement car celle-ci n'arrivait pas à avoir d'enfant[6]. Les héritiers du chah étaient alors incertains[note 2].

La chahbanou Farah avec ses enfants Reza et Farahnaz, en 1967

Étant le prince héritier, il est l’une des figures centrales de la propagande du régime, et est mis en avant par la plupart des cérémonies solennelles, comme le couronnement de son père en 1967[7], le 2500e anniversaire de l’empire perse en 1971, l’ouverture des Jeux Asiatiques en 1974 ainsi que d'autres évènements officiels[8].

Études et jeunesse

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Le prince Reza étudie à l'école homonyme Reza Pahlavi, un établissement privé situé dans le palais royal et réservé à la famille royale et aux enfants des membres de la cour[9].

Il reçoit une formation de pilote, effectue son premier vol en solo à l'âge de 11 ans et obtient sa licence un an plus tard. En tant que cadet de l'Armée de l'air iranienne impériale, il est envoyé aux États-Unis en pour poursuivre sa formation de pilote et obtenir ses ailes de l’United States Air Force [10]. Il est l'un des 43 pilotes cadets dans le programme d'un an de formation à l'ancienne base texane de la Reese Air Force[11], ce qui exige la capacité de pilotage d'un Cessna T-37 Tweet et d'un Northrop T-38 Talon. À la suite de la révolution iranienne, il quitte la base en , environ quatre mois plus tôt que prévu.

Il rejoint alors ses parents en exil au Maroc avant de partir avec eux pour les Bahamas et le Mexique.

En , l'admission du chah aux États-Unis pour raisons médicales déclenche la crise des otages de l'ambassade américaine, puis le Mexique refuse le retour de l'ancien souverain sur son sol. Comme le souligne l'historien Andrew Scott Cooper, le nouveau régime de Téhéran exerce alors de fortes pressions diplomatiques et économiques sur les pays susceptibles d'accueillir la famille en exil[12]. Reza Pahlavi seconde Ardeshir Zahedi dans les tractations avec Omar Torrijos afin d'obtenir un accueil au Panama, où débarque la famille impériale le [13]. Mais les ex-souverains iraniens craignent un double jeu des panaméens voire d'être enlevés par les américains pour servir de monnaie d'échange avec les otages[12],[14]. En , la famille impériale finit par gagner l'Égypte à l'invitation du président Anouar el-Sadate. Mohammad Reza Pahlavi meurt le au Caire en présence de ses proches, dont son fils aîné[15].

Après l’éclatement de la guerre Iran-Irak en , Reza Pahlavi propose ses services au gouvernement iranien en tant que pilote de chasse pour combattre l'invasion irakienne[11]. Son offre est cependant rejetée[11],[16]. Au début des années 1980, la famille impériale se disperse : tandis que sa mère et le reste de la fratrie s'installent aux États-Unis à la suite de l'assassinat de Sadate, Reza Pahlavi réside pour sa part au Maroc[17],[18]. Il rejoindra les États-Unis quelques années plus tard.

Reza Pahlavi commence ses études au Williams College en [19], mais abandonne en 1980[20]. Il s'inscrit ensuite à l'université américaine du Caire en tant qu'étudiant en sciences politiques, mais sa présence est irrégulière[21]. Il obtient finalement un BSc de l'université de Californie du Sud[11] en 1985, dans la même discipline[19].

Activité professionnelle

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En 1989, le Washington Post indique que Reza Pahlavi est sans emploi. Interrogé au sujet de ses revenus, il a répondu qu'il est depuis sept ans aidé financièrement par des amis et sa famille[19]. Pendant de nombreuses années, il déclare être partisan d'un retour de la monarchie en Iran et prône l’instauration d’un régime démocratique et laïc respectant l’intégrité territoriale du pays[22][source insuffisante]. Dans ce projet de restauration, la dynastie Pahlavi bénéficie du soutien de plusieurs médias persanophones basés à l’étranger.

En 2017, il explique à Associated Press que depuis 1979, il n'a pas d'autre occupation que ses activités politiques, ajoutant que son argent vient de sa famille et de « nombreux Iraniens qui soutiennent sa cause »[23].

Mariage et descendance

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Le prince Reza s'est marié le , à Greenwich dans le Connecticut, avec Yasmine Etemad-Amini (née en 1968), une philanthrope et ancienne avocate iranienne, exilée en Californie avec sa famille pendant la révolution iranienne. De leur union sont nées trois filles (altesses impériales) :

  1. la princesse Noor Zahra Pahlavi (née le ) ;
  2. la princesse Iman Laya Pahlavi (née le ). Elle épouse Bradley Sherman  responsable des partenariats chez Matternet (en), une société américaine de livraison par drones commerciaux , le à Paris[24] ;
  3. la princesse Farah Mitra Pahlavi (née le ).

Les femmes n'étant pas à ce jour successibles au trône d'Iran, le frère de Reza Pahlavi, Ali-Reza, est l'héritier présomptif jusqu'à son décès, le . Le nouvel héritier présomptif pourrait être le cousin germain du prince Reza, Ali Patrick Pahlavi (né en 1947), fils d'Ali-Reza (1922-1954) et neveu du dernier chah, mais il existe une controverse au sujet de ses droits à la succession.

La famille Pahlavi, qui vit en exil, est installée dans le Maryland aux États-Unis.

Revendication du trône

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Le prince héritier lors de sa prestation de serment en 1980, au palais de Koubbeh, au Caire.

Premières années

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Après trois mois de silence, à la suite de la mort de Mohammad Reza en 1980, il se proclame officiellement roi « par la volonté de Dieu »[25]. Au palais de Koubbeh, au Caire, il prête serment le le jour de son 20e anniversaire conformément à la Constitution de 1906 (qui n'est plus en vigueur depuis 1979)[26]. Seuls une équipe de télévision et un photographe sont autorisés à couvrir l'événement[19]. Devant une caméra de TF1, il enregistre sa déclaration mais celle-ci est peu diffusée, le satellite de transmission étant tombé en panne[27]. Aussi, l'événement est-il peu relayé dans le monde. Avec sa mère et son équipe, ils doivent envoyer des télex en Iran et en divers pays pour faire connaître la cérémonie[28]. Il reste cependant prince héritier selon l'ancienne constitution, car, pour devenir chah, il devrait d'abord prêter serment devant le Parlement iranien[29].

Après son installation au Maroc en 1981, Rea Pahlavi cherche à fédérer différents mouvements d'opposition à la république islamique. Il échoue cependant à rallier les Moujahidins du Peuple, mouvement déjà opposé à son père dont il se méfie également, l'estimant trop lié à son chef Massoud Rajavi — bien qu'il souhaite en rassembler les sympathisants[30],[31]. Il se tient en retrait des initiatives paramilitaires d'anciens officiers impériaux, comme celle du mouvement Azadegan, mené par le général Bahram Ariana, qui détourne la frégate française Tabarzin, destinée aux mollahs, en [32].

En 1982, un projet de coup d'État fomenté par les monarchistes iraniens qui aurait rétabli l'ex-prince héritier au pouvoir est élaboré par des figures liées aux services de renseignement israéliens et des intermédiaires internationaux. Le projet, soutenu par Ariel Sharon et impliquant l'homme d'affaires saoudien Adnan Khashoggi, aurait dû être supervisé par Yaakov Nimrodi (ancien officier du Mossad, qui avait déjà concouru à la création de la police secrète monarchiste SAVAK). Il nécessitait le transfert de matériel militaire pour une valeur de 800 millions de dollars, mais aurait aussi bénéficié de relais dans le gouvernement des ayatollahs de l'époque. D'après le journaliste Samuel Segev, bien que le projet ait reçu un accueil favorable initial de la part de certains membres du cabinet israélien et de la CIA, il est abandonné après la démission du Premier ministre Menahem Begin en 1983. Son successeur, Yitzhak Shamir, refusa d'engager Israël dans une opération jugée trop risquée[33].

En , la présentation par les anciens premiers ministres impériaux Ali Amini et Chapour Bakhtiar d'un programme visant à rassembler l'opposition iranienne autour de « Reza II », et les manifestations d'exilés qui s'ensuivent le , donne une certaine visibilité au mouvement[31]. En 1984, Reza Pahlavi s'installe aux Etats-Unis[32].

Dans le livre d'entretien avec Christian Malard et Alain Rodier, publié en 1986, il renouvelle son souhait d'instaurer à nouveau une monarchie en Iran[34]. Il défend alors le projet de monarchie parlementaire, au sein de laquelle un Premier ministre serait détenteur du pouvoir exécutif, tandis que « cinq oulémas statuent sur la conformité des lois par rapport à l'Islam »[35].

Années 2000 et 2010

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L'ex-prince héritier en 2011. Discret dans les années 1990, il réapparaît médiatiquement dans les années 2000 à l'occasion de différents mouvements protestataires iraniens comme le Mouvement Vert

A partir des années 2000, proche des milieux néoconservateurs américains, Reza Pahlavi propose l'alternative d'une monarchie constitutionnelle au gouvernement de la république islamique d'Iran et tente régulièrement de rassembler les Iraniens en exil autour d'un projet de séparation de la religion et de l'État et de la tenue d'élections libres [36],[37].

Il appelle régulièrement, par l'intermédiaire des médias et des réseaux sociaux, la population iranienne à effectuer des actes non violents de désobéissance civile, et la communauté internationale à les soutenir, notamment au lendemain de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence de la République le [38]. La même année, il déclare à Michel Taubmann : « je suis le fils du shah, l'héritier de la couronne. C'est un capital politique dont je dispose. Mais je ne l'utilise pas seulement en faveur de l'institution monarchique. Mon objectif, c'est la démocratie »[39].

Cependant, à cette époque, l'influence réelle de ces appels reste discutée : un rapport de la Brookings Institution indique que Pahlavi ne bénéficiait pas d'un soutien organisé en Iran, faute de mouvement monarchiste d'envergure dans le pays[40].

Les 27 et , Reza Pahlavi participe, en tant que membre fondateur, au Conseil national iranien. À cette occasion, il donne un entretien au journal Le Monde dans lequel il analyse la situation politique et sociale du pays : « ce n'est pas dans la rue ou par les armes que nous gagnerons ». Il appelle à un soutien économique des pays étrangers pour appuyer des mouvements de grèves en Iran[41].

Lors des manifestations de 2017 et de 2018, on entend pour la première fois des slogans favorables à la dynastie Pahlavi lors des manifestations[42].

En , il déclare : « Je pense que l’Iran doit devenir une démocratie parlementaire et laïque. La forme finale doit être déterminée par le peuple. »[43] En , au cours d’une intervention à l’Institut de Washington pour la politique du Proche-Orient, il appelle à un soutien non militaire des forces intérieures œuvrant pour remplacer le régime islamique par une démocratie laïque[44].

Si à plusieurs occasions[28],[39], citant comme modèle le roi Juan Carlos Ier d'Espagne[39], Reza Pahlavi a exprimé son souhait d'un retour de la monarchie en Iran et de la dynastie Pahlavi[45],[46], il entretient la plupart du temps une ambiguïté sur ses desseins, indiquant se tenir prêt à servir son pays[47], sans expliquer ce qu'il entend par là. Il demanderai à se faire systématiquement appeler « prince » dans ses interventions publiques[48], bien qu'il déclare en 2026 que les gens étaient libres de l’appeler comme bon leur semblait[49].

La dynastie Pahlavi bénéficie du soutien de chaînes persanophones, comme Manoto et Iran International[50], financée par un homme d’affaires saoudien proche de la famille royale à Riyad. Concernant les financements de Manoto, « la chaîne maintient le secret […]. Les Iraniens soupçonnent les États-Unis, l’Arabie saoudite et Israël, rivaux de Téhéran ». Le journal Le Monde qui avait contacté la chaîne en 2019 indiquait que celle-ci avait refusé de répondre à ses questions[note 3],[50].

Années 2020

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Interrogé par Blast en , son ancien conseiller de 2003 à 2020 Ramin Parham estime que Reza Pahlavi, qui avant 2020 se réclamait de Martin Luther King et de Gene Sharp, politologue et théoricien de la non-violence pragmatique a depuis 2020 entrepris un virage idéologique, adoptant une posture militante et s’entourant de soutiens sulfureux[51].

La visibilité internationale de l'ex-prince héritier s'accroît nettement à la suite des vagues de contestation en Iran, particulièrement celui consécutif à la mort de Mahsa Amini en 2022. Selon Le Parisien, il gagne en crédit auprès de certains cercles politiques de par son aisance dans les médias occidentaux et son multilinguisme[52].

En , une pétition en ligne est lancée pour faire de Reza Pahlavi le représentant du mouvement de protestation auprès d'instances internationales. Ses soutiens ne sont pas nécessairement des partisans de la monarchie, mais en faveur d'une vision pragmatique qui considère que le mouvement a besoin d'un leader pour s'organiser. En Iran, les médias de la République islamique raillent cette campagne de soutien numérique tandis que des opposants au régime déplorent que la démarche de Reza Pahlavi fragilise la révolution contre la théocratie. En effet, ils contestent la légitimité de celui qui revendique l'héritage d'une dynastie ayant un lourd bilan concernant le non-respect des droits humains[53].

En , lors d’une tournée au Royaume-Uni, il donne un discours devant l’Oxford Union où il affirme que « la laïcité est une condition préalable à la démocratie » et dénonce l’échec des régimes islamiques à garantir la liberté religieuse. Il réclame le rétablissement de l’accès à Internet, alors coupé par le régime dans le cadre des manifestations liées à la mort de Mahsa Amini, pour faciliter la coordination entre les mouvements dissidents, tout en plaidant pour des méthodes non violentes. Une manifestation de soutien rassemble plusieurs centaines de personnes devant le bâtiment[54],[55].

Le , Reza Pahlavi et son épouse Yasmine effectuent une visite en Israël pour « reconstruire les relations historiques entre l’Iran et Israël ». Il se recueille au Mur occidental et à Yad Vashem à l’occasion de Yom HaShoah et rencontre le président Isaac Herzog ainsi que le Premier ministre Benyamin Netanyahou[56],[57],[58].

En , lors d'un entretien avec le podcasteur Patrick Bet-David (en), Reza Pahlavi, questionné sur son avenir, souligne l'importance de ses engagements personnels à Los Angeles après quarante ans d'exil[59].

2025-2026

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Le 30 avril 2025, la NUFDI (National Union for Democracy in Iran) et Reza Pahlavi présentent à Washington l'Iran Prosperity Project (en), un projet est destiné à préparer la gestion technique d'une transition post-République islamique, dans le cadre d'une éventuelle chute du régime. Il prévoit d'abord une phase de 180 jours, appelée « phase d'urgence », destinée à assurer la continuité des services de base et à stabiliser les différents services de l'Etat, ainsi que plusieurs secteurs économiques et énergétiques[60]. Selon Blast, plusieurs intellectuels et opposants pointent la manque de précision du calendrier, ainsi que la concentration des pouvoirs conférés au prince durant la phase d'urgence. Sociologue à l'université Paris-Cité, Azadeh Kian estime que ce plan « n’a rien à envier à la dictature de Khamenei »[51].

Manifestation de soutien de la diaspora à la population iranienne, à Göteburg le 17 janvier 2026. Les portraits de Reza Pahlavi et de sa mère, l'impératrice Farah, sont brandis par les manifestants.

Le soulèvement de 2026 en Iran, amorcé à la fin de l’année 2025, se développe dans un contexte de tensions sociales et politiques, marqué par une crise économique durable et une répression accrue des oppositions. Le mouvement, qui touche plusieurs centres urbains, s’inscrit dans la continuité des protestations observées depuis le début des années 2020. C’est dans ce cadre que Reza Pahlavi a appelé depuis l’étranger à une intensification de la mobilisation et à la préparation d’une transition politique, se disant prêt à assumer un rôle central dans l’avenir institutionnel du pays[61]. Il appelle les Iraniens à manifester les soirs du 8 et du 9 janvier, ce qui provoque d'importants rassemblements mobilisant plusieurs milliers de personnes, à Téhéran et dans d'autres villes d'Iran[62]. Mais ces manifestations donnent lieu à une violente répression menée par le gouvernement islamique, qui coupe Internet et isole le pays pendant vingt jours, jusqu'au 28 janvier[63]. L'ampleur de la répression est aujourd'hui encore inconnue, mais compte au moins plusieurs milliers de victimes, tandis que l'opposition au régime parle de plus de 30 000 morts en deux jours[64].

Le week-end du 9 au , l'envoyé spécial américain Steve Witkoff rencontre secrètement Reza Pahlavi, pour discuter des manifestations iraniennes, décrivant cette rencontre comme le premier contact de haut niveau entre l'administration Trump et des figures de l'opposition iranienne depuis le début des troubles[65],[66].

Sur les réseaux sociaux, il appelle les Iraniens de la diaspora à se réunir le , à l’occasion de ce qu’il baptise la « Journée d’Action Mondiale ». À Munich, entre 80 000 et 250 000 personnes se rassemblent, protestant contre le régime des mollahs et brandissant de nombreux symboles royalistes. Participent à la manifestation de nombreuses personnalités iraniennes exilées, dont Reza Pahlavi et son épouse Yasmine Pahlavi[67]. Il y prononce un discours en parallèle de la Conférence de Munich sur la sécurité[68],[69],[70]. D'autres manifestations ont également lieu, notamment à Melbourne, Toronto, ainsi qu’à Los Angeles en présence de leur fille, la princesse Noor, rassemblant respectivement 4000[71], 300 000[72],[73] et 350 000 personnes[74],[75],.

Guerre d'Iran

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Après l'assassinat d'Ali Khamenei lors des frappes israélo-américaines sur l'Iran le , Reza Pahlavi proclame la « fin de la République islamique »[76],[77]. Le , il annonce la mise en place d'un comité pour la justice transitionnelle, présidé par la prix Nobel de la paix Shirin Ebadi, destiné à préparer le rétablissement de l'État de droit après une éventuelle chute du régime[78].

Reza Pahlavi lors d'une conférence à Berlin, en avril 2026.

Après la conclusion d'un cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis le , Reza Pahlavi entame une tournée des parlements occidentaux, dans le but de sensibiliser les gouvernements étrangers à sa cause, ce qui donne parfois lieu à des controverses. En cause, le passé politique de sa dynastie, le profil de certains de ses partisans, mais aussi son soutien à l'intervention américano-israélienne, Pahlavi incitant grandement les gouvernements à ne pas négocier avec le régime de Téhéran. À ses yeux « toute négociation avec ce régime est vouée à l'échec et nous en subirons les conséquences »[79],[80]. Le 23 avril, en marge de sa visite à Berlin, il est agressé par un homme qui lui lance un liquide rouge-orangé dans le dos. L'incident, bien que spectaculaire, ne fait aucun blessé[81].

Lors de la guerre d’Iran, il se montre sceptique, voire critique, à l’égard de la stratégie adoptée par les États-Unis, bien qu’il ait exhorté la communauté internationale à aider les manifestants à renverser le gouvernement[82]. Au lendemain du cessez-le-feu du 5 avril, il s’inscrit en faux à l’égard de Donald Trump qui estime qu’avec la mort d’Ali Khamenei et de plusieurs de ses collaborateurs, « un changement de régime » avait eu lieu. L'ancien prince héritier estime que « ce sont les mêmes personnes [qui sont au pouvoir, c’est] toujours la même personne qui est à la tête du Parlement, il y a les mêmes personnes qui sont dans le pouvoir judiciaire, c'est maintenant le fils Khamenei qui le remplace. Pour nous, ce n'est pas un changement de régime »[83]

Le 12 mai 2026, en entretien avec Politico, il demande à Trump de « finir le travail », plutôt que d’envoyer des « signaux contradictoires » en déclarant vouloir négocier avec le régime islamique après avoir promis aux manifestants de janvier que « l’aide était en route ». Il critique également les menaces occasionnelles du président américain d'anéantir la « civilisation iranienne » et d'attaquer les infrastructures civiles, des actions qui sèment surtout la confusion dans l’esprit des Iraniens, qui, selon Pahlavi, se demandent désormais : « Êtes-vous là pour nous libérer ou pour nous nuire davantage ? »[84].

Réception et influences

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En Iran

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Lors des manifestations de 2017 et 2018 en Iran, certaines vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des manifestants scandant des slogans en faveur de Reza Chah, le grand-père de Reza Pahlavi, et appelant à son retour[85],[86]. Les slogans royalistes suscitent parfois une opposition immédiate d'autres manifestants[87].

En 2018, un sondage plaçait un parti monarchiste iranien à 20 % des intentions de vote[88]. Selon l'historien Jonathan Piron, le soutien au rétablissement de la monarchie demeure « statistiquement stable ces dernières années » tout en restant un « phénomène largement minoritaire » au sein de la population iranienne[89]. En 2023, près de 70 % des Iraniens se disaient favorables à une démocratie laïque[89].

En , un sondage en ligne mené par the Empirical Research and Forecasting Institute, un think tank américain, indique que près de 80 % des répondants préféreraient Reza Pahlavi aux dirigeants actuels de la République islamique et plus de 60 % souhaiteraient la restauration de la monarchie en Iran[90].

Le gouvernement israélien a conduit en ligne, à l'aide de bots informatiques, une vaste campagne d'influence visant à promouvoir Reza Pahlavi, selon une enquête conjointe des quotidiens israéliens Haaretz et TheMarker, corroborée par un rapport du Citizen Lab, laboratoire interdisciplinaire de l’Université de Toronto[91].

Dans le cadre du mouvement de protestation ayant pour slogan « Zan, Zendegi, Azadi » Femme, Vie, Liberté »), engagé à la suite de la mort de Mahsa Jina Amini, les étudiants, les travailleurs et les habitants des provinces périphériques (kurdes, baloutches) qui constituent l'essentiel des manifestants, scandent parmi les slogans « À bas le dictateur, ni chah, ni mollahs »[92],[93],[94].

Jonathan Piron, historien et chercheur au GRIP à Bruxelles, estime que Reza Pahlavi est « détesté en Iran », et qu'il serait notamment moqué notamment à cause de son accent anglais lorsqu'il s'exprime en persan, mais aussi pour son style de vie à l’américaine et son image de marionnette de l’étranger[95].

Interrogé par Mediapart, le politiste iranien Nasser Etemadi observe que lors des manifestations de 2025 le nom de Reza Pahlavi est « plus en plus réclamé, ce qui n’était pas le cas dans les précédents soulèvements » mais ajoute que le prince héritier « a tendance à fuir ses responsabilités » et que son retour en Iran demeure incertain[96].

Parmi les expatriés iraniens

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Reza Pahlavi lors d'une manifestation à Washington en soutien aux protestations consécutives à la mort de Mahsa Amini, le 24 septembre 2022.

En 2006, Connie Bruck (en) écrivait dans The New Yorker que Los Angeles comptait environ 600 000 expatriés iraniens, et constituait un bastion monarchiste[97].

Un sondage de 2013 mené auprès des Irano-Américains par le Centre de recherche en sciences sociales de l’Université George Mason a montré que 85 % des sondés ne soutenaient aucun groupe ou figure de l’opposition iranienne. Parmi les 15 % exprimant un soutien, 20 % soutenaient Reza Pahlavi[98].

En 2023, Pahlavi est désigné par plusieurs factions de l’opposition iranienne comme leader de l’opposition ainsi que chef du futur gouvernement de transition, « jusqu’à la formation de la première assemblée nationale et à l’instauration d’un gouvernement démocratique par des élections libres » et d'autres opposants à la République Islamique rejettent ce rôle de représentant voulu par Reza Pahlavi[99].

Il est une figure controversée auprès de la diaspora iranienne anti-régime. Certains militants politiques iraniens dénoncent aussi l’armée de cyber soldats royalistes qui harcèle les internautes à la moindre critique[91]. Interrogé par CNN au sujet du harcèlement en ligne exercé par ceux se prétendant ses partisans, Pahlavi a déclaré : « Je me suis toujours prononcé contre toute forme de violence ou d'intimidation politique. » [100]

En France

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Depuis le commencement de la guerre d'Iran, il est devenu selon Blast « une figure médiatique de plus en plus incontournable »[51]. Son traitement médiatique globalement favorable par les médias conservateurs et favorables à Israël fait dire à l'historien Jonathan Piron que « les Pahlavi ont leurs entrées via les lobbys de droite »[89].

Le , Reza Pahlavi est invité à s'exprimer au Journal de 20 heures de TF1. Gilles Bouleau le questionne sur les manifestations de la population iranienne, sur son lien avec Israël, son rapport avec la monarchie de son père, ainsi que les choix politiques qu’il ferait s’il était au pouvoir en Iran, dont le soutien aux mouvements comme le Hezbollah [101].

En , le média Blast estime qu'une partie de l'entourage et des soutiens de Reza Pahlavi serait liée à des courants de la droite nationale et identitaire. L'analyse, partagée par la sociologue kurde Somayeh Rostampour, évoque une « convergence discursive et organisationnelle » entre des mouvements d’extrême droite et le discours monarchiste, Blast qualifiant de « suprémacistes persans » les Iraniens de son entourage[51].

Positions politiques

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Rapport à l'ancienne monarchie iranienne

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Le shah Mohammad Reza Pahlavi et son fils, alors en exil, en 1979.

En 1986, il défend le tournant autoritaire du règne de son père en déclarant : « Il y a vingt ans, il était difficile pour mon père, en dépit de sa volonté d'être un monarque constitutionnel, de ne pas faire d'autoritarisme » et ajoute « il aurait fallu que cette société iranienne, dans sa masse illettrée et peu évoluée, eût compris les principes de la démocratie pour les utiliser »[102].

La même année, Reza Pahlavi déclare au sujet de la presse occidentale : « Celle-ci s’attendrissait sur les innocents torturés par la Savak, ainsi que sur les pauvres prisonniers politiques ! Ce sont les mêmes qui sont devenus les chefs sanguinaires de ces comités constitués par d’anciens criminels, des terroristes et beaucoup de ceux qui ont participé à la prise d’otages de l’ambassade américaine de Téhéran ! »[103]. À cette période, sa rhétorique se focalise sur la dénonciation des acteurs de la révolution de 1979 sans distinguer les divers courants de l'ancienne opposition à son père, pourtant devenus antagonistes après la chute de la monarchie.

Par la suite, son discours évolue vers une certaine reconnaissance des violations des droits de l'hommes commises sous le règne de Mohammad Reza Chah. En 2009, il estime auprès de Michel Taubmann que « l'existence de la torture [sous le règne de mon père] a été prouvée et personne ne peut la nier », la qualifiant d'« injustifiable » et d'« inhumaine », et affirmant que la condamnation de la torture est pour lui une « question de principe, même si [son] père en est la cause »[104],[105].

Lors de son interview sur TF1 le , si Reza Pahlavi reconnaît des « excès » et des « bavures » commises par le régime dont il fut le prince héritier, il déclare souhaiter se concentrer sur les acquis de la modernisation de l'époque pour « dépasser ce qui était mal » [106]. Une mise en perspective résonnant avec l'approche faite, au micro de France Culture, par les historiens Olivier Bast et Salomé Michel, qui respectivement estiment que le régime du chah était plus un « régime autoritaire » qu'une « dictature », et que l'ancien parti unique Rastakhiz n'était qu'une « coquille vide » ou une maladresse de communication politique, plutôt que la composante majeure d'un régime totalitaire[107].

Selon France 24, « dans ses soutiens, gravitent encore des personnalités issues du milieu sécuritaire de ces années noires, au rang desquels figure Parviz Sabeti, ancien chef des services de renseignement et responsable de la torture et d'exécutions d'opposants. »[108].

Politique intérieure iranienne

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Pahlavi a déclaré ne pas avoir l’intention de jouer un rôle politique à long terme en Iran après une future période de transition post-république islamique, affirmant que la forme du futur régime  monarchie constitutionnelle ou république  doit être déterminée par le peuple iranien par référendum[109]. Pahlavi a déclaré qu’après la révolution islamique de 1979, il a conclu à la nécessité de la séparation entre la religion et l’État comme « principe primordial » et condition préalable à un ordre démocratique[109]. Dans une interview accordée à la BBC, il a affirmé personnellement préférer que l’Iran devienne une république, qu’il considère comme un système plus méritocratique[110]. Reza Pahlavi a appelé à la création d’organes de surveillance et au renforcement de la société civile afin d’éviter toute concentration du pouvoir[109],[111]. Il a été qualifié[Par qui ?] de « figure emblématique du mouvement pour la démocratie » en Iran[111]. Selon ABC News, Pahlavi a expliqué : « le rôle que je propose dans ce processus de transition est d’aider à maintenir une transition fluide — et de maximiser la participation des forces démocratiques dans ce processus »[109]. Reza Pahlavi appelle les États occidentaux à le soutenir pour renverser le régime islamique et instaurer une démocratie laïque en Iran[109].

En , il lance un appel au Conseil de sécurité des Nations unies pour qu'il défère Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique, devant la justice internationale, afin d'être jugé pour crimes contre l'humanité[112],[113].

Il se félicite en 2025 du rétablissement des sanctions de l'ONU contre l'Iran, qualifiant la mesure de « victoire pour tous ceux qui réclament depuis longtemps une pression maximale sur ce régime » en provoquant la chute de l'économie iranienne[108]. Reza Pahlavi cherche ainsi à favoriser la frustration populaire pour accélérer la chute de la République islamique[33].

Le , il appelle la population iranienne à se soulever contre le régime des mollahs. L'historien Abbas Milani, professeur d'études iraniennes à l'université de Stanford, déclare à Mediapart que Pahlavi est « sans conteste le candidat le plus populaire pour mener cette transition vers un Iran démocratique » en raison de son capital politique jugé « supérieur » à d'autres[114].

Politique internationale

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Étendard personnel du prince impérial.

Reza Pahlavi participe à la conférence de Munich sur la sécurité en , aux côtés de plusieurs autres opposants au régime des mollahs, dont Masih Alinejad, invités à venir s’exprimer au sujet du mouvement « Femme-Vie-Liberté »[115]. Cette présence d’opposants provoque l’indignation du régime iranien, qui fait pression deux ans plus tard sur le ministère des Affaires étrangères pour faire déprogrammer la venue du prince[67].

Il est également régulièrement décrit comme proche de l'extrême droite internationale. Ainsi, Amir Kianpour, docteur en philosophie de l'université Paris-8, estime que Reza Pahlavi « surfe sur la vague montante de la droite ultra dans le monde »[116]. Le chercheur Bernard Hourcade, spécialiste de l'Iran au CNRS, souligne qu'il est entouré de personnalités « extrêmement réactionnaires »[117]. Pour la sociologue à Paris-Cité Azadeh Kian, ses liens avec l'extrême droite américaine lui causent des difficultés à fédérer l'ensemble de l'opposition iranienne[118]. Face aux reproches de complaisance envers l'extrême droite, Reza Pahlavi affirme parler à « tous ceux qui soutiennent la liberté du peuple iranien », quels que soient leurs bords politiques[119].

Le prince Reza est à nouveau invité à la conférence de Munich sur la Sécurité en 2026. Au cours de cette session, il rencontre notamment le président ukrainien Volodymyr Zelensky[67]. Les deux hommes se rencontrent à nouveau à Paris le . Volodymyr Zelensky déclare à cette occasion qu’il souhaitait vouloir dans le futur un Iran « qui ne coopérerait pas avec la Russie », avec laquelle l’Iran islamique est très lié, notamment dans le domaine militaire[120].

Israël

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Pahlavi est proche du courant néoconservateur et est également pro-israélien et soutenu par Israël[95],[89]. En , il soutient les bombardements israéliens sur l'Iran[95] qui ont fait 935 morts selon les autorités iraniennes (1 190 selon l'ONG Human Rights Activists[121]) et 4 700 blessés dans son pays d'origine et a affirmé : « je ne pense pas que l’intention du gouvernement israélien soit d’attaquer les civils iraniens » et que le peuple iranien était favorable à cette « intervention militaire »[89]. Selon lui, « la seule guerre qui existe, c’est celle que mène le régime [iranien] contre sa population »[122]. Son épouse, Yasmine Pahlavi, a publié le message « Hit them Israel, Iranians are behind you » (« Frappez-les Israël, les Iraniens sont derrière vous »)[108]. Ce positionnement pro-israélien ne fait pas consensus parmi les partisans de la monarchie[122].

Concernant cette proximité affichée avec Israël, il estime que l’Iran et Israël sont parmi les seules « nations » à partager une relation « biblique », voyant l'Etat d'Israël comme le successeur du royaume de Judée, dont le peuple fut libéré par Cyrus le Grand lors de son entrée à Babylone en -539, événement relaté dans le livre d’Esdras de l’Ancien Testament [106],[123]. Il déclare souhaiter que l’Iran futur adhère notamment à une version étendue des accords d’Abraham, qui serait baptisée « accords de Cyrus » en référence à l'empereur achéménide[124].

États-Unis

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En , il participe à la Conférence d'action politique conservatrice à Washington[125] auprès de personnalités issues de l'extrême droite internationale comme le président argentin Javier Milei, le conservateur Steve Bannon, l'homme d'affaires Elon Musk ou encore le président des États-Unis Donald Trump[89], dont il est un fervent admirateur[89]. Il affirme que ce dernier est le « leader du monde libre »[48]. Ses partisans utilisent le slogan « MIGA », inspiré de l'acronyme « MAGA » pour « Make Iran great again », repris par le président américain à plusieurs reprises[108]. Selon France 24, cette proximité avec la mouvance trumpiste n'est cependant pas revendiquée par l'ensemble de ses soutiens[126].

Donald Trump n'est cependant pas, à l'égard de Reza Pahlavi, très enthousiaste : interrogé à son sujet au mois de , le président américain déclare que bien qu’il le trouve « sympathique », il doute de sa capacité à diriger un nouvel Iran, sans pour autant l'exclure des options potentielles[127]. Il réitère cette vision en , après le déclenchement des opérations militaires américano-israéliennes contre l’Iran, estimant qu’il préférerait voir à la tête de l'Iran un dirigeant provenant « de l’intérieur du pays »[128],[129].

A l'hiver et au printemps 2026, des employés du service persan de Voice of America (VOA Persian) ont accusé Donald Trump de chercher contrôler le narratif de la guerre d'Iran délivré par la chaîne via un profond remaniement du service. Cela aurait impliqué la récente nomination à la tête du service d'Ali Javanmardi (en), opposant déclaré à Reza Pahlavi qui aurait, parmi certaines actions, interdit à ses employés de mentionner le nom de l'ancien prince héritier, refusé d'utiliser des séquences des manifestations de 2025-2026 où l'on entendait le slogan « Javid Shah » être scandé, et même fait couper les déclarations du président où ce dernier se montrait favorable à la possibilité que Pahlavi puisse diriger l'Iran, si la population le réclamait[130]. Face à ces accusations de censure, VOA Persian ne réagit pas officiellement, mais Kari Lake, administratrice de l’agence gouvernementale chargée des médias publics, l’USAGM, déclara que Pahlavi avait bien été invité à participer à une émission de VOA mais qu'il n'avait pas répondu[131].

Portrait officiel du prince héritier Reza, 1973.

Distinctions et décorations

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Décorations iraniennes

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  • Grand collier de l'ordre des Pahlavi ().
  • Médaille du Couronnement de Mohammad Reza Chah Pahlavi ().
  • Médaille du 2500e anniversaire de la fondation de l'Empire perse ().
  • Médaille commémorative des fêtes de Persépolis ().

Décorations étrangères

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Titulature

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  • -  : Son Altesse Impériale le prince héritier (naissance) ;
  • depuis le  : Sa Majesté l'empereur / le roi (de jure).

Ouvrages

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Publications

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Bibliographie

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  • Christian Malard et Alain Rodier, Reza Pahlavi : le fils du Shah, de l'exil à la reconquête, Paris, Plon, .

Notes et références

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  1. Principalement dans le monde francophone, car la désignation « Reza Chah II », est privilégiée dans les territoires anglophones et persanophones.
  2. Depuis la mort du frère cadet du chah Ali-Reza en 1954, les héritiers du chah sont soit le fils d'Ali Reza, Ali Patrick, dont la mère n'est pas iranienne, soit les demi-frères du chah, dont les mères sont apparentées à l'ancienne dynastie des Qadjar, deux paramètres qui ne les rendent pas éligibles au trône au regard des amendements de la Constitution de 1925. La succession du souverain est donc incertaine avant la naissance de son fils.
  3. « Nombre d’analystes estiment que Manoto est à l’origine des slogans prodynastie prononcés lors de la dernière vague de manifestations, début 2018 ».

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Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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