Rochegude (côtes-du-rhône villages)
Un rochegude[4], ou côtes-du-rhône-villages Rochegude, est un vin produit sur la commune de Rochegude, dans le département de la Drôme.
| Rochegude | |
cave coopérative de Rochegude. | |
| Appellation(s) principale(s) | côtes-du-rhône-villages |
|---|---|
| Type d'appellation(s) | dénomination au sein d'une AOP |
| Reconnue depuis | 1967 |
| Pays | |
| Région parente | vignoble de la vallée du Rhône |
| Sous-région(s) | vallée du Rhône méridionale |
| Localisation | Drôme (Drôme provençale) |
| Saison | deux sèches (hiver et été) et deux pluvieuses (automne et printemps) |
| Climat | méditerranéen sous influence du mistral |
| Ensoleillement (moyenne annuelle) |
2 289 heures (à Vinsobres) |
| Sol | argileux et gréseux |
| Superficie plantée | 124 hectares (en 2024)[1] |
| Cépages dominants | grenache N[2], mourvèdre N, syrah N, etc. |
| Vins produits | 96 % rouges, 3 % blancs et 1 % rosés |
| Production | 3 067 hectolitres (en 2024)[1] |
| Pieds à l'hectare | min. 4 000 pieds par ha, soit max. 2,5 m2 par pied[3] |
| Rendement moyen à l'hectare | 25 hl/ha (en 2024)[1] |
| modifier |
|
Il s'agit d'une des 21 dénominations géographiques au sein de l'appellation d'origine contrôlée (AOC) côtes-du-rhône-villages, dans la partie méridionale du vignoble de la vallée du Rhône.
Histoire
modifierLe vicus d’Albagnanius (Albagnanet) était l’un des plus anciens de la région. On a trouvé sur son emplacement de nombreux objets de l’âge de pierre ainsi que plusieurs sarcophages gallo-romains notamment celui d’un personnage appelé Accarius. Cassius Severianus, l'intendant de la Narbonnaise, résida à Rochegude. Il fit graver un cippe, stèle funéraire. Ce cippe découvert sur le territoire de Rochegude, est aujourd’hui au Musée Calvet d’Avignon. Elle mesure 1,16 mètre de haut sur 0, 75 mètre de large, dont l’inscription rappelait son affection et celle de son épouse Veltia Maternilla pour Infantus, leur enfant chéri.
Le village a longtemps dépendu par moitié du Comtat Venaissin et du Dauphiné, de là, pendant des siècles, une division en deux parties de la seigneurie, l’une comtadine, l’autre dauphinoise. Le village paraît avoir été détruit vers le XIVe siècle par les compagnies de routiers. Robert d’Acqueria en acquit la totalité en 1667. La seigneurie, d’abord indépendante, se confondit plus tard avec celle de Rochegude. Les bâtiments en ruine, à côté de l’église, sont les restes du prieuré que détruisit un incendie au XVIe siècle. Depuis la création du département de Vaucluse lors de la Révolution, le village drômois sépare ce département de l'enclave des papes.
Le cahier des charges de l'appellation côtes-du-rhône-villages a été modifié en [3].
Étymologie
modifierVignoble
modifierAire de production
modifier| Images externes | |
| Carte de la commune concernée | |
| Cartes cadastrales de la dénomination | |
| Orthophoto du parcellaire de la dénomination | |
Rochegude est située, dans le département de la Drôme, à 15 km au sud de Saint-Paul-Trois-Châteaux (chef-lieu du canton), à 15 km au nord d'Orange et à 8 km à l'est de Bollène. L'aire de la dénomination ne concerne que la commune de Rochegude[3].
Orographie et géologie
modifierClimatologie
modifierCe terroir est situé dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en altitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare. Le climat de ce terroir est soumis à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches (une brève en hiver, une très longue et accentuée en été), deux saisons pluvieuses, en automne (pluies abondantes et brutales) et au printemps[6]. Sa spécificité est son climat méditerranéen qui constitue un atout :
- le mistral assainit le vignoble ;
- la saisonnalité des pluies est très marquée ;
- les températures sont très chaudes pendant l'été.
La station météorologique d'Orange (sur la BA 115 d'Orange-Caritat, à 57 mètres d'altitude : 44° 08′ 40″ N, 4° 51′ 39″ E)[7] est à onze kilomètres au sud de l'aire de production de la dénomination.
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Maximale moyenne | 10,3 | 11,9 | 16,2 | 19,3 | 23,6 | 28,1 | 31,1 | 30,8 | 25,5 | 20,3 | 14,2 | 10,6 | 20,2 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 6,2 | 7,2 | 10,8 | 13,6 | 17,7 | 21,9 | 24,5 | 24,2 | 19,7 | 15,4 | 10,1 | 6,7 | 14,8 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 2,1 | 2,4 | 5,3 | 7,9 | 11,9 | 15,6 | 18 | 17,7 | 14 | 10,6 | 6 | 2,8 | 9,5 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre de jours avec gel | 9,2 | 7,4 | 2,1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,1 | 2,3 | 8,1 | 29,2 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 54,8 | 36,6 | 44,5 | 63 | 60,1 | 37,4 | 38,4 | 40,2 | 105,3 | 94,5 | 96,6 | 48,2 | 719,6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Encépagement
modifierLe cahier des charges de l'appellation autorise un total de 24 cépages différents pouvant être utilisés pour produire du côtes-du-rhône-villages, mais avec des restrictions.
Pour produire rouges et rosés, il y a trois « cépages principaux » (constituant ensemble au minimum 80 % de l'encépagement) : le grenache N[2] (minimum 40 %), le mourvèdre N et la syrah N (ces deux derniers minimum 25 %). Ils peuvent être complétés par les « cépages accessoires » (dans la limite de 20 % ; pour les cépages blancs, ils ne doivent pas dépasser les 5 % pour la production de vin rouge) que sont le bourboulenc B, le brun argenté N (localement dénommé camarèse ou vaccarèse), le carignan N, le cinsaut N, la clairette B, la clairette rose Rs, la counoise N, le grenache blanc B, le grenache gris G, la marsanne B, le muscardin N, le piquepoul blanc B, le piquepoul noir N, la roussanne B, le terret noir N, l'ugni blanc B et le viognier B. S'y rajoutent les « variétés d'intérêt à fin d'adaptation » (VIFA, limitées à 5 %) : le carignan blanc (de) B, le floréal (de) B, le rolle B et le vidoc (de) N[3].
Pour produire du blanc, les cépages principaux (minimum 80 %) sont : le bourboulenc B, la clairette B, le grenache blanc B, la marsanne B, la roussanne B et le viognier B. Ils peuvent être complétés par les cépages accessoires que sont la clairette rose Rs, le grenache gris G, le piquepoul blanc B et l'ugni blanc B, ainsi que les « variétés d'intérêt à fin d’adaptation » que sont le carignan blanc B, le floréal B et le rolle B[3].
Rendements
modifierLe rendement est limité par le cahier des charges de l'appellation à un maximum de 41 hectolitres par hectare pour les différentes dénominations (44 pour le côtes-du-rhône-villages sans dénomination). Chaque année, ce rendement maximum peut être modifié à la hausse ou à la baisse par un arrêté du ministère de l'Agriculture, dans la limite des rendements butoirs de l'appellation, fixés à 45 hl/ha pour les dénominations (50 sans)[3].
Vins
modifierGastronomie
modifierLe baron Pierre Le Roy de Boiseaumarié trouvait ce vin rouge remarquable par sa finesse, sa générosité et surtout par un bouquet sui generis que ne possédait aucun autre vin des côtes-du-rhône. Ses rouges élégants, légers tout en étant chaleureux dégagent un bouquet complexe de notes fruitées.
Commercialisation
modifierLe syndicat des vignerons de l'appellation est représenté au sein de la Commanderie des Costes du Rhône, confrérie vigneronne, qui tient ses assises au château de Suze-la-Rousse, siège de l'Université du vin.
Principaux producteurs
modifierPlace parmi les côtes-du-rhône-villages
modifierNotes et références
modifier- 1 2 3 « Encyclopédie des vins AOC du Rhône et vallée du Rhône 2025 » [PDF], sur vins-rhone.com, p. 40-41.
- 1 2 Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rs = rose, G = gris.
- 1 2 3 4 5 6 7 « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « CÔTES DU RHÔNE VILLAGES » » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
- ↑ Le nom d'un vin est un nom commun, donc ne prend pas une majuscule, cf. les références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.
- ↑ Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1897.
- ↑ La climatologie du Vaucluse
- ↑ « 84087001 – ORANGE – CARITAT » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr.
- ↑ « Fiche 84087001 Orange-Caritat » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr.
- ↑ « L'AOC Côtes du Rhône Villages », sur vins-rhone.com.
Voir aussi
modifierLiens externes
modifier- « Rochegude - Cotes du Rhône site officiel », sur cotesdurhone.com
- « AOC Côtes du Rhône Villages Rochegude », sur vins-rhone.com
