Saint-Brice-en-Coglès
Saint-Brice-en-Coglès (prononcé [sɛ̃ bʁis ɑ̃ kɔɡl], comme Cogles) est une ancienne commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 3 116 habitants[Note 1]. Elle a fusionné le avec Saint-Étienne-en-Coglès pour former la commune de Maen Roch. La commune de Saint-Brice-en-Coglès, Village étape depuis 2004, a été la première de France à avoir été labellisée "Village en poésie" (le )[1].
| Saint-Brice-en-Coglès | |||||
L'hôtel de ville. | |||||
Héraldique. |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Ille-et-Vilaine | ||||
| Arrondissement | Fougères-Vitré | ||||
| Intercommunalité | Couesnon Marches de Bretagne | ||||
| Statut | Commune déléguée | ||||
| Maire délégué Mandat |
Thomas Janvier 2020-2026 |
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| Code postal | 35460 | ||||
| Code commune | 35257 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Briçois | ||||
| Population | 3 116 hab. (2023) | ||||
| Densité | 189 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 24′ 38″ nord, 1° 22′ 01″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 80 m Max. 124 m |
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| Superficie | 16,46 km2 | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Antrain | ||||
| Historique | |||||
| Fusion | |||||
| Intégrée à | Maen Roch | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine
Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine
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Géographie
modifierSituation
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Saint-Brice-en-Coglès est situé à 46 km au nord-est de Rennes et à 29 km au sud du Mont Saint-Michel dans le pays de Fougères.
Relief
modifierHydrographie
modifierDes cours d'eau servent de limite communale : la Loisance (affluent de rive droite du Couesnon), après avoir traversé la partie orientale de la commune et traversé le bourg, sépare au nord Saint-Brice-en-Coglès de Coglès, de même que son affluent de rive droite le ruisseau des Échelles qui sert de limite communale avec La Selle-en-Coglès et longe notamment le domaine du château du Rocher-Portail.
Des affluents de la Minette, rivière elle-même affluente du Couesnon, ont leur source dans la partie sud de la commune
- Le ruisseau des Échelles en bordure du domaine du château du Rocher-Portail.
- L'étang de la Galinais au début du XXe siècle (carte postale).
Une base de plein air et de loisirs, avec notamment un parcours sportif et des jeux, inaugurée en 1990, a été aménagée autour de l'étang et du bois de la Croix Madame.
Transports
modifierLe bourg de Saint-Brice-en-Coglès est un carrefour de plusieurs routes départementales, notamment la D20, axe routier sud-nord, venant de Saint-Hilaire-des-Landes, la D98 venant côté sud de Saint-Marc-le-Blanc, la D102 venant de Baillé et la D155 axe routier ouest-est venant, côté ouest, d'Antrain et se dirigeant, côté est, vers Saint-Étienne-en-Coglès ; une rocade routière contourne le bourg côté sud et est devenue le nouveau tracé de la D 155 dont l'ancien itinéraire est devenu la D 3155 qui relie côté est du bourg, l'agglomération de Saint-Brice-en-Coglès à l'échangeur autoroutier n°30 de la A84, laquelle passe à l'est du bourg de Saint-Étienne-en-Coglès.
Une voie verte a été aménagée reprenant le tracé de l'ancienne ligne ferroviaire de Vitré à Pontorson. C'est aussi partiellement le tracé du GR37 qui traverse toute la commune.
Toponymie
modifierLe nom de la localité est attesté sous les formes Sanctus Bricius de Puiniaco en 1050[2], Sanctus Bricius Pugniacensis au XIe siècle, Sanctus Bricius en Coglais en 1516[3].
Le nom de la commune vient de saint Brice, évêque de Tours, successeur de Saint Martin au Ve siècle, et du pays du Coglais dont elle fait partie (sous son ancienne graphie de Coglès).
Le gentilé est Briçois.
Histoire
modifierPréhistoire
modifierUn talon de hache polie a été découvert dans la commune ; il se trouve au Musée de Bretagne[4].
Moyen-Âge
modifierEn 1050, un seigneur du Coglais fait don de 8 acres de terre, situées sur le bord de la Loisance et près de la villa de La Branche à l'abbaye de Saint-Florent de Saumur, qui possédait l'église de Saint-Brice (dénommée ecclesia Sancti Bricii de Puiniaco dans le cartulaire de l'abbaye Saint-Florent de Saumur) dans la paroisse de Puiniac (Puigné) — nom indiquant une origine gallo-romaine. Saint-Brice-de-Puiniac devient Saint-Brice-en-Coglais, cette désignation perdurant jusqu'au milieu du XIXe siècle[5].
Au Moyen Âge, la seigneurie de Saint-Brice est dans la baronnie de Fougères. Goeffroy de Saint-Brice est le dernier du nom en 1343.
Temps modernes
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En 1509, Guy de Scépeaux vend la seigneurie de Saint-Brice à Philippe de Montauban, chancelier de la duchesse Anne. La terre de Saint-Brice, qui passe aux Volvire de Ruffec puis aux Guérin de la Grasserie en 1674, est érigée en baronnie par Charles IX en 1566 et en marquisat en 1644. Avant la Révolution, ce marquisat s'étend sur trente paroisses.

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Saint-Brice en 1778 :
« Saint-Brice ; par la route de Dol à Fougères ; à 9 lieues au Nord-Nord-Est de Rennes, son évêché, et à 3 lieues de Fougères, sa subdélégation et son ressort. On y compte 1 200 communiants[Note 2] ; la cure est présentée par l'Abbé de Saint-Florent de Saumur, qui possède aussi le prieuré de Saint-Brice, avec l'église de Saint-Germain et celle de Saint-Léodegars, avec ses dépendances. Il y avait encore des moines dans ce Prieuré en 1636. Le territoire, d'une superficie plane, paraît exactement cultivé et produit du cidre. La terre et seigneurie de Saint-Brice fut établie en marquisat, en 1650, en faveur d'Amice de Voire, seigneur de Saint-Brice, conseiller au Conseil d'État et Privé , et de celui de Finances : elle forme, avec les seigneuries de Saint-Étienne et du Rocher-Portail, une haute justice, qui appartient à M, le Marquis de Saint-Brice[6]. »
L'église paroissiale est reconstruite entre 1774 et 1776 (sa première pierre est bénie le par l'abbé de Saint-Germain, recteur de la paroisse et l'église achevée est bénie le par Mgr de Girac ; deux petites fenêtres romanes de l'ancienne église furent conservées[5].
Amédée Guillotin de Corson signale l'existence de 4 chapelles dans la paroisse : Sainte-Catherine de la Motte (mentionnée dès 1428, toujours desservie au milieu du XIXe siècle), Rocher-Portail ( mentionnée déjà en 1682), la Villette (dépendant du manoir du même nom, abandonnée déjà au milieu du XIXe siècle) et Frontigné (signalée en 1676, détruie avant le milieu du XIXe siècle)[5].
En 1785, Louise-Caroline Guérin de la Grasserie épouse le marquis de La Rouërie, héros de la guerre d'indépendance américaine.
Révolution française
modifierLa population de la commune est favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire est celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, fêtée à partir de 1795[7].
Le , les Chouans menés par Boisguy attaquent Mellé, et le , chassent de Saint-Brice le poste de 200 hommes qui l'occupaient. C'est le début de la première Chouannerie dans le pays de Fougères.
Le , des volontaires et des gardes nationaux de Saint-Marc-le-Blanc fusillent six personnes, âgées de 14 à 53 ans, dans le bois de la Motte, près de l'étang de Dieulegard[8].
Le XIXe siècle
modifierLe , François Pilet attaque le cantonnement de Saint-Brice, ce qui marque le point de départ de la Chouannerie de 1815.
Pendant la Restauration, le maire de Saint-Brice, Louis Humbert de Sesmaisons, siège à la Chambre des pairs.

Le plan cadastral de 1833 montre un bourg encore peu important avec juste quelques rues autour de l'église (les rues anciennes sont la place Charles de Gaulle, la rue de l'église, la rue Pasteur, la rue Surcouf, le début de la rue de la Libération et de la rue de Châteaubriand)[9].
A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Saint-Brice en 1853 :
« Saint-Brice (sous l'invocation de saint Brice, sanctus Brictius, évêque d'Angers [faux, évêque de Tours], fêté le 13 novembre) ; commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui cure de 2e classe ; bureau de poste ; bureau d'enregistrement ; chef-lieu de perception ; résidence temporaire d'une brigade de gendarmerie (..). Principaux villages : la Ville-Dubois, la Bouvrais, les Hivers, la Hélochais, la Brûlais, le Grand et le Petit-Malaunay, la Bouchardière, la Blinerie, la Haute et la Basse-Chaîne, la Maléfandière. Châteaux de Saint-Brice, du Rocher-Portail, de la Villette. Superficie totale 1 646 hectares 2 ares, dont (..) terres labourables 900 hectares, prés et pâturages 145 ha, bois 160 ha, vergers et jardins 36 ha, landes et incultes 329 ha, étangs 16 ha (..). Moulins : 4 (Dune-à-la-Motte, le Rocher-Portail, la Galenais, usine à papier). Le chef-lieu de cette commune est situé sur la route de Saint-Malo à Fougères, qui la traverse de l'ouest-nord-ouest à l'est-sud-est. La petite rivière de Loysance la limite d'abord au nord-ouest, puis la traverse, et lui sert de nouveau de limite à l'est. Quelques cours d'eau s'échappent aussi des petits étangs du Rocher-Portail, de la Villette, de Dieu-le-Gard, de la Basse-Galenais et de la Forêt. Cette commune contient plusieurs bois assez beaux et d'une certaine étendue, ce sont ceux des Brosses, d'Orange, de la Forêt, Patard, de la Motte, de la Villette. (..) Il y a foire à Saint-Brice les troisièmes lundis de mars, juin, septembre et novembre. Géologie : terrain granitique, à la séparation du granit et du schiste, ce dernier se montre au nord. On parle le français [en fait le gallo][10]. »
Des halles-mairie, conçues par l’architecte Charles Langlois, sont construites en 1853 (J(jusqu’au début du XXe siècle le rez-de-chaussée de la mairie, dont les grilles s’ouvraient pour les marchés, servaient de halles). L'église paroissiale est à nouveau reconstruite entre 1855 et 1858 sous la direction de l’architecte Pierre Jourdin ; (Mgr de Saint-Marc en fit la bénédiction solennelle le ) ; de style néogothique, elle est en forme de croix latine ; la tour de l'église précédente (construite sur un sol mouvant, elle menaçait de s'effondrer), qui avait été refaite en 1820, fut conservée[5].
- Un moulin de Saint-Brice-en-Coglès (dessin anonyme, XIXe siècle).
- Pierre commémorative de la bénédiction de la nouvelle église de Saint-Brice-en-Coglès ().
- Ancienne école publique des filles (pavillon de l'instituteur édifié en 1879 par l'architecte Jean-Marie Laloy).
- Cloche de l'ancienne chapelle de l'hospice (classée monument historique).
Le est inauguré le tronçon de ligne du chemin de fer entre Fougères et Saint-Brice-en-Coglès, et le suivant, celui entre Saint-Brice et le Mont-Saint-Michel (Ligne de Vitré à Pontorson). La gare devient alors un centre de grande activité avec l'expédition de granits, du bétail et des autres productions de la région, ainsi que pour le trafic de voyageurs. Les industries comme la laiterie, l'abattoir industriel et les chantiers de granit se sont développées à partir de petites entreprises locales.
Le XXe siècle
modifierLa Belle Époque
modifierL'hospice-hôpital est construit entre 1904 et 1907 (l'établissement compte à l'époque 27 lits, et est divisé en 2 pavillons, l'un réservé aux hommes et l'autre aux femmes) ; son pavillon central est remarqué par la forme de son toit et ses mosaïques dues à Odorico ; l'hôpital a été agrandi à plusieurs reprises dans le courant du XXe siècle (146 lits en 1914).
- L'hospice-hôpital au début du XXe siècle (carte postale).
- Hospice de Saint-Brice : pavillon central (architecte Jean-Marie Laloy) avec les mosaïques d'Odorico.
- Hospice de Saint-Brice : lucarne du pavillon central (mosaïque d'Odorico).
- L'église paroissiale au début du XXe siècle (carte postale).
- Le Boulevard de l'Église au début du XXe siècle (carte postale).
- La Rue du Centre au début du XXe siècle (carte postale).
- La Rue de la Mairie au début du XXe siècle (carte postale).
- La foule devant la mairie de Saint-Brice (vers 1910 ?).
- La Rue d'Antrain au début du XXe siècle (carte postale).
- La Route de Fougères au début du XXe siècle (carte postale).
- L'Avenue de la Gare au début du XXe siècle (carte postale).
- La gare au début du XXe siècle (carte postale).
La Première Guerre mondiale
modifierLe monument aux morts de Saint-Brice-en-Coglès porte les noms de 91 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 7 sont morts en Belgique (Alfred Le Porcher et Ernest Rivière, tous les deux dès le à Virton ; Jean Nicolle le à Namur ; Gilles Bazin le ; Pierre Canto le ; Jean Simon et Benjamin Bonnet en 1915) ; Jen Duquesne est mort de maladie en novembre 1914 au Maroc ; Joseph Leporcher est mort le alors qu'il était prisonnier de guerre en Allemagne ; tous les autres sont morts sur le sol français, dont Eugène Boubarne, Paul Clément, Louis Lemarchand, Victor Lenoir, Pierre Mariaux et Jean Souchu, tous les six décorés à la fois de la Médaille militaire et de la Croix de guerre et Joseph Villalard, Ambroise Legros, Paul Guillon, Joseph Guilleux, Yves Drollon, Isidore Carnet et Joseph Berthelot[Note 3], tous les sept décorés de la Croix de guerre. Eugène Mellier est décédé des suites de ses blessures le , donc plusieurs mois après l'armistice[11].
- Plaque commémorative des soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale dans l'église paroissiale.
L'Entre-deux-guerres
modifierÉmile Houdus[Note 4] a fait de nombreuses photographies de Saint-Brice-en-Coglès pendant l'Entre-deux-guerres et l'après Seconde Guerre mondiale, disponibles sur le site Internet du Musée de Bretagne, par exemple des photographies du congrès eucharistique tenu en septembre 1930[12].
- Plaque commémorative de la mission de 1932 dans l'église paroissiale Saint-Brice.
- L'ancienne école publique de garçons.
Le trafic voyageurs sur la ligne ferroviaire Vitré-Pontorson via Fougères et Saint-Brice-en-Coglès ferme en 1938.
La Seconde Guerre mondiale
modifierLe monument aux morts de Saint-Brice-en-Coglès porte les noms de 16 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale : parmi ces victimes, Jean Hamard, tué à l'ennemi dès le début de la guerre le à Sierck-les-Bains ( Moselle) ; Alfred Juguet, André Lebeschu, Isidore Marion, Constant Masson, André Rossignol, tous les cinq morts au printemps 1940 lors de la Bataille de France, ainsi que Alexandre Balluais (mais ce dernier en Belgique) ; Pierre Canto, mort le alors qu'il était prisonnier de guerre en Allemagne ; Pierre Prudor, marin mort en mer le dans le naufrage du sous-marin Surcouf ; Amand Guillon, du 4e régiment de zouaves, mort le en Tunisie ; deux résistants FFI : Jules Frémont, résistant du réseau Ceux de la libération (groupe René Gallais de Fougères), fusillé le à la prison de Stadelheim à Munich et Étienne Lorin, du réseau Manipule, mort au camp de concentration de Mauthausen le ; deux résistants FFL : Denis Forget, du 2e bataillon de marche du Tchad, mort des suites de ses blessures le à Grézac (Charente-Maritime) et Constant Dauguet, marsouin, du 1er régiment de marche du Tchad, mort à Ammersee (Bavière). Les circonstances des décès des deux autres victimes (J. Letranchant et R. Morinière) ne sont pas précisées[11].
- Plaques commémoratives des morts de la Seconde Guerre mondiale et des guerres d'Indochine et d'Algérie dans l'église paroissiale.
- Le monument des déportés.
Le , dans l'un de ses derniers numéros avant sa cessation de parution en raison de la Libération, le journal L'Ouest-Éclair écrit que « nos médecins (..) s'affairent infatigablement autour de leur bourgade au hameau de repli. La pénurie des moyens de transports, le mauvais temps et l'insécurité des routes donne à leur dévouement une belle allure. (..) Sans doute les établissements hospitaliers à Saint-Brice, Tremblay, Saint-Georges-de-Reintembault, Saint-Aubin-du-Cormier et Chaudebœuf[Note 5], ont-ils été très vite garnis, trop vite, puisque les événements de guerre ramènent presque chaque jour des corps sanglants, mutilés, de nos compatriotes (..) »[13].
L'après Seconde Guerre mondiale
modifierTrois soldats originaires de Saint-Brice-en-Coglès (Bernard Boué, Robert Collombel et E. Goter) sont morts pour la France pendant la Guerre d'Indochine et un (Louis Ménager) pendant la Guerre d'Algérie[11].
Une maison de retraite ouvre en 1973, devenue par la suite un EHPAD.
En 1975 la mairie, rez-de-chaussée et étage, donc y compris les anciennes halles, sont restructurées pour un devis de 89000 francs[14].
Le trafic marchandises sur la ligne ferroviaire Vitré-Pontorson via Fougères et Saint-Brice-en-Coglès ferme en 1984, ce qui entraîne la fermeture totale de la ligne.
Le XXIe siècle
modifierLe "Centre hospitalier des Marches de Bretagne" est créé en 2007, avec une administration commune avec l'hôpital local d'Antrain ; la fusion des deux hôpitaux locaux de Saint-Brice-en-Coglès et Antrain et de la résidence "Les Acacias" de Saint-Georges-de-Reintembault est effective en 2012[15].
Le , la commune fusionne avec Saint-Étienne-en-Coglès pour former la commune nouvelle de Maen Roch.
Héraldique
modifierPolitique et administration
modifierListe des maires
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[20],[Note 16].
En 2023, la commune comptait 3 116 habitants, en évolution de +2,97 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,61 %, France hors Mayotte : +2,49 %).
Jumelages
modifier
Karlstadt-sur-le-Main (Allemagne) depuis 1970, en Bavière, dans l'arrondissement de Main-Spessart et le district de Moyenne-Franconie.
Dopiewo (Pologne) depuis 2008, dans la voïvodie de Grande-Pologne.
Skrunda (Lettonie) depuis 2006
Économie
modifier- Les granits Rebillon : entreprise créée en 2016 au lieu-dit "Les Guérets" produisant des matériaux pour voirie, monuments funéraires, etc..[23].
Lieux et monuments
modifierMonuments religieux
modifier- L'église paroissiale Saint-Brice (1776-1820-1855) ; le maître-autel en bois, décoré de dessins dorés et polychromés, date de 1862 et est l'œuvre de Jean Julien Hérault[Note 17] de Rennes ; les deux autels latéraux avec leurs retables, sortis également des ateliers Hérault et décorés par M. Lemoine[24] datent de 1867 ; les stalles et les boiseries du chœur, de style néo-gothique, furent réalisées en 1878-1879 et sont l'œuvre de Hérault fils[Note 18]. L'église possède un calice et une patène en argent datant de la deuxième moitié du XVIIIe siècle.
- La façade.
- Portail occidental.
- Le chevet.
- Vue méridionale.
- Le sommet du clocher.
- La nef.
- Le maître-autel.
- Autel et retable de la Vierge.
- Vierge à l'Enfant (retable de la Vierge).
- Une des stations du Chemin de croix (Jésus dépouillé de ses vêtements).
- Les orgues.
- Bannière de procession de saint Brice.
- L'un des vitraux.
- La chapelle Sainte-Catherine (XVIIe siècle).
- Chapelle Sainte-Catherine : vue extérieure d'ensemble.
- La statue du Sacré-Cœur.
- La statue du Sacré-Cœur.
- La statue du Sacré-Cœur.
- Le cimetière.
- Vue générale du cimetière.
- Caveau de la famille de la Touche Limousinière.
- Tombe de l'abbé Anger.
- Tombe du capitaine Prioux (Croix en kersanton sculptée par Yves Hernot).
- Tombe Sereuil-Bertel.
Monuments civils
modifier- Le château du Rocher-Portail (1617), classé monument historique le [25]. Le château a été racheté en 2016 par Manuel Roussel.
- Le château au début du XXe siècle (carte postale).
- Vue aérienne 1.
- Vue aérienne 2.
- Vue méridionale depuis l'étang.
- Le château du Rocher-Portail et son étang.
- Vue d'ensemble de la façade.
- Vue générale depuis le côté sud-est.
- Aile orientale et pont-levis.
- Vue générale depuis l'arrière du château et le Ruisseau des Échelles.
- Étang et pigeonnier.
- Petit pavillon (dépendance du château).
- Cour intérieure et galerie.
- Cour intérieure et galerie.
- La salle à manger.
- Une chambre.
- Une autre chambre.
- Chambre de domestique.
- Autre chambre de domestique.
- Galerie donnant sur la cour intérieure.
- Vue intérieure de la chapelle.
- Le château de la Motte ou de Saint-Brice (XVIIe siècle), inscrit aux monuments historiques le [26].
- La motte féodale.
- Le château de Saint-Brice (Château de la Motte) au début du XXe siècle (carte postale).
- Vue d'ensemble.
- Vue générale du château et de ses dépendances.
- Châtelet d'entrée.
- Façade du château depuis le pavillon d'entrée.
- Fabrique du château.
- Dessin du château.
- Le château de la Villette (XIXe siècle).
- Château de la Villette : la façade.
- Château de la Villette : la chapelle.
- Le manoir de la Branche (XVe – XVIe siècle).
- Le manoir de la Branche.
- Le manoir de la Bouvrais (XVIIe siècle).
- Le manoir de la Bouvrais.
- La maison de la Richerais (1567). À l'intérieur de la maison de prêtre, sur le linteau d'une cheminée, sont sculptés des calices dont l'un est associé à un cœur et des fleurs de lys[27],[28].
- Maison bourgeoise du 32, rue Chateaubriand.
- Les villages de la Bouchardière et du Gage abritent des maisons en granite, typiques de la région et datant des XVIIIe siècle et XVIIIe siècle (la boucharde est le nom du marteau utilisé par les tailleurs de pierre).
- Le château d'eau de l'ancienne ligne ferroviaire Vitré-Pontorson : haut de 17 mètres, sa base est en granite et surmontée d'une cuve en acier ; l'eau était puisée dans la Loisance à 1 km de distance ; seul château d'eau survivant de la ligne, il a été acquis par la commune en 2000 ; les travaux de restauration ont commencé en 2021 et une collecte de dons est organisée avec le soutien de la Fondation du patrimoine[29].
Personnalités liées à la commune
modifier- Denis Jean-Marie Lemoine de La Giraudais (1739-1814), avocat et homme politique, maire de Fougères, député aux Etats Généraux de 1789.
- Armand Tuffin, marquis de la Rouërie (1751 - 1793), militaire français, héros de l'indépendance américaine, s'est marié à Saint-Brice-en-Coglès, à la chapelle du château de la Motte.
- Fadhma Aït Mansour Amrouche (1882 - 1967 à Saint-Brice), écrivain-poète algérienne d'origine kabyle.
- Monseigneur Jean Honoré est né le à Saint-Brice-en-Coglès. Il est ordonné prêtre en 1943, sacré évêque d'Évreux le avant de devenir archevêque de Tours du au . Par la suite, il est fait cardinal par le pape Jean-Paul II le . Il est décédé à Tours le .
- Nicolas Peyrac (né en 1949), chanteur français, a passé son enfance à Saint-Brice-en-Coglès.
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à la géographie :
- Ressource relative à la musique :
- Site municipal
- L'histoire et les monuments de Saint-Brice-en-Coglès, InfoBretagne.com
Film
modifier- Le Coglais : une histoire, un pays... aux Marchés de Bretagne, film écrit par Jean-Jacques Monnier et Olivier Caillebot, réalisé par Loïc Chapron, 2020, coproduction Bretagne Cuture Diversité[30].
Bibliographie
modifier- Fonds Guérin de Saint-Brice, Archives I&V, fonds 157 J, (3,70 ml) - Titres, comptes et aveux par paroisses (1500-1789) ; procédures.
- Marc Kessedjian, Une seigneurie rurale des Marches de Bretagne au XVe siècle : Saint-Brice-en-Coglès sous la famille des Scepeaux - Étude des comptes., 1972, (Archives d'I&V - Mémoire 2 J 26).
- Philippe Lendormy, Le marquisat de Saint-Brice en Coglès au XVIIIe siècle, Rennes, 1987, (Archives d'I&V - Mémoire 2 J 676).
- Le Patrimoine des Communes d'Ille-et-Vilaine, Flohic, coll. « Le Patrimoine des Communes de France », Paris, , 2 Tomes, 1781 p. (ISBN 2-84234-072-8)
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Population municipale 2023.
- ↑ Personnes en âge de communier.
- ↑ Joseph Berthelot décédé le à Châtillon-sur-Marne (Marne), à ne pas confondre avec un autre Joseph Berthelot, décédé le à Louvois (Marne)
- ↑ Émile Houdus, né le , décédé le .
- ↑ L'hôpital de Chaudebœuf est en Saint-Sauveur-des-Landes.
- ↑ Jean Belon, né vers 1762 à Saint-Brice-en-Coglès, décédé le 5 ventôse an XI () à Cuguen.
- ↑ Jean Dauguet, né le au bourg de Montours, décédé le au bourg de Saint-Brice-en-Coglès.
- ↑ Pierre Berthelot, né le à Saint-Brice-en-Coglès, décédé le à Saint-Brice-en-Coglès.
- ↑ Julien Saucet, né le au village de Guéret en Saint-Brice-en-Coglès, décédé le à La Brûlais en Saint-Brice-en-Coglès.
- ↑ Peut-être Gilles François Lebeschu, né le à Mellé (Ille-et-Vilaine), décédé le à Louvigné-du-Désert.
- ↑ Pierre Cocar, né le à Bazouges-la-Pérouse, décédé le à Saint-Brice-en-Coglès.
- ↑ Jean Vallet, né le au Haut Pont en La Selle-en-Coglès, décédé le à La Roguerie en Saint-Brice-en-Coglès.
- ↑ Victor Roussin, né le à Saint-Brice-en-Coglès, décédé le à Saint-Brice-en-Coglès.
- ↑ Joseph Bucheron, né le à Dompierre-du-Chemin, décédé le à Saint-Brice-en-Coglès.
- ↑ Joseph Tronchot, né le à Saint-Denis-de-Gastines (Mayenne), décédé le à Saint-Brice-en-Coglès.
- ↑ Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
- ↑ Jean Julien Hérault, né le à Rennes.
- ↑ Louis Marie Hérault, né le à Rennes, décédé le à Rennes.
Références
modifier- Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2014 (site de l'IGN, téléchargement du 1er mars 2015)
- ↑ Ouest France, jeudi 5 janvier 201 / Site du Printemps des Poètes
- ↑ Jean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, (ISBN 2-903708-04-5 et 978-2-903708-04-7, OCLC 236056804), p. 394
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