Saint-Pierre-d'Eyraud

commune française du département de la Dordogne

Saint-Pierre-d'Eyraud est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Saint-Pierre-d'Eyraud
Saint-Pierre-d'Eyraud
La mairie de Saint-Pierre-d'Eyraud.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Bergerac
Intercommunalité Communauté d'agglomération bergeracoise (nouvelle)
Maire
Mandat
Jean-Pierre Faure
2026-2032
Code postal 24130
Code commune 24487
Démographie
Population
municipale
1 795 hab. (2023 en stagnation par rapport à 2017)
Densité 69 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 50′ 55″ nord, 0° 19′ 11″ est
Altitude Min. 6 m
Max. 111 m
Superficie 26,16 km2
Type commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Bergerac
(banlieue)
Aire d'attraction Bergerac
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Pays de la Force
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Pierre-d'Eyraud
Liens
Site web stpierredeyraud.jimdofree.comVoir et modifier les données sur Wikidata

Géographie

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Généralités

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Dans le quart sud-ouest du département de la Dordogne, en limite du Landais et du Bergeracois, Saint-Pierre-d'Eyraud est une commune rurale[1] située dans l'unité urbaine de Bergerac et son aire d'attraction. Bordée au sud par la Dordogne, elle est arrosée par l'Eyraud, le Barailler et la Gouyne. Son territoire s'étend dans la plaine alluviale de la Dordogne, en rive droite, et sur les coteaux nord, en forêt du Landais.

À l'écart des routes principales, le bourg de Saint-Pierre-d'Eyraud se situe, en distances orthodromiques, huit kilomètres à l'est de de Sainte-Foy-la-Grande et treize kilomètres à l'ouest de Bergerac.

La commune est desservie par les routes départementales 4 et 32.

Communes limitrophes

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Saint-Pierre-d'Eyraud est limitrophe de huit autres communes dont une dans le département de la Gironde. Les communes limitrophes sont Le Fleix, La Force, Fraisse, Gardonne, Lamonzie-Saint-Martin, Monfaucon, Saint-Avit-Saint-Nazaire et Saint-Georges-Blancaneix.

Géologie et relief

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Géologie

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Situé sur la plaque nord du Bassin aquitain et bordé à son extrémité nord-est par une frange du Massif central, le département de la Dordogne présente une grande diversité géologique. Les terrains sont disposés en profondeur en strates régulières, témoins d'une sédimentation sur cette ancienne plate-forme marine. Le département peut ainsi être découpé sur le plan géologique en quatre gradins différenciés selon leur âge géologique. Saint-Pierre-d'Eyraud est située dans le quatrième gradin à partir du nord-est, un plateau formé de dépôts siliceux-gréseux et de calcaires lacustres de l'ère tertiaire[2].

Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire et de roches sédimentaires datant du Cénozoïque. La formation la plus ancienne, notée e7c-A, se compose de molasses du Fronsadais inférieur à moyen, à faciès argileux dominant (Priabonien supérieur continental). La formation la plus récente, notée CFp, fait partie des formations superficielles de type colluvions indifférenciées de versant, de vallon et plateaux issues d'alluvions, molasses, altérites. Le descriptif de ces couches est détaillé dans la feuille « no 805 - Sainte-Foy-la-Grande » de la carte géologique au 1/50 000 de la France métropolitaine[Carte 1],[3] et sa notice associée[4].

Carte géologique de Saint-Pierre-d'Eyraud.

Relief et paysages

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Piste DFCI en forêt du Landais, au lieu-dit le Café Rouge.

Le département de la Dordogne se présente comme un vaste plateau incliné du nord-est (491 m, à la forêt de Vieillecour dans le Nontronnais, à Saint-Pierre-de-Frugie) au sud-ouest (m à Lamothe-Montravel). Pour Saint-Pierre-d'Eyraud, l'altitude minimale, 6 mètres[5], se situe à l'ouest, en aval du lieu-dit la Mouthe, là où la Dordogne quitte la commune et s'écoule entre Le Fleix et Saint-Avit-Saint-Nazaire. L'altitude maximale, 111 mètres[5], se trouve dans le nord-est, en forêt du Landais, à 200 mètres du territoire communal de La Force, près du lieu-dit le Couvent[Carte 2].

Dans le cadre de la Convention européenne du paysage entrée en vigueur en France le , renforcée par la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, un atlas des paysages de la Dordogne a été élaboré sous maîtrise d’ouvrage de l’État et publié en [6]. Les paysages du département s'organisent en huit unités paysagères[Note 1],[7]. La commune est dans le Bergeracois, une région naturelle présentant un relief contrasté, avec les deux grandes vallées de la Dordogne et du Dropt séparées par un plateau plus ou moins vallonné, dont la pente générale s’incline doucement d’est en ouest. Ce territoire offre des paysages ouverts qui tranchent avec les paysages périgourdins. Il est composé de vignes, vergers et cultures[8],[9].

La superficie cadastrale de la commune publiée par l'Insee, qui sert de référence dans toutes les statistiques, est de 26,16 km2[5],[10],[Note 2]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 26,25 km2[3].

Hydrographie

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Réseau hydrographique

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La commune est située dans le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne[Carte 3]. Elle est drainée par la Dordogne, l'Eyraud, le Barailler, la Gouyne, le Leylavet, le ruisseau Mort, le ruisseau des Gaillardoux, le ruisseau du Landet, la Vieille Gouyne et par divers petits cours d'eau[Note 3], qui constituent un réseau hydrographique de 50 km de longueur totale[3],[Carte 4].

La Dordogne, d'une longueur totale de 483,1 km, prend naissance sur les flancs du puy de Sancy (1 885 m), dans la chaîne des monts Dore, traverse six départements dont la Dordogne dans sa partie sud, et conflue avec la Garonne à Bayon-sur-Gironde, pour former l'estuaire de la Gironde[Carte 5],[13]. Elle borde la commune au sud sur plus de sept kilomètres.

L'Eyraud, d'une longueur totale de 21,02 km, prend sa source dans la commune d'Eyraud-Crempse-Maurens et se jette en rive droite de la Dordogne à Saint-Pierre-d'Eyraud, face à Gardonne[Carte 6],[14]. Il arrose le sud-est du territoire communal sur trois kilomètres.

Le Barailler[15] est un défluent de l'Eyraud qui se jette dans la Dordogne en rive droite, en limite de Saint-Pierre-d'Eyraud et du Fleix. Il traverse la commune d'est en ouest sur six kilomètres, les 500 derniers mètres servant de limite naturelle, face au Fleix.

Longue de plus de neuf kilomètres, la Gouyne prend sa source dans la commune de Monfaucon et se jette dans le Barailler en rive droite à Saint-Pierre-d'Eyraud[16]. Elle baigne la commune à l'ouest sur six kilomètres, bordant le territoire communal au nord-ouest sur plus de quatre kilomètres, face à Monfaucon et Le Fleix. Elle a un affluent homonyme qui borde la commune au nord sur près d'un kilomètre et demi, face à Fraisse.

La Vieille Gouyne[17] est un défluent de rive droite de la Gouyne dont l'intégralité du cours sert de limite entre Le Fleix et Saint-Pierre-d'Eyraud.

Autres affluents de rive droite du Barailler, le ruisseau de Landet borde la commune à l'est sur deux kilomètres, face à La Force, le ruisseau des Gaillardoux arrose le centre du territoire communal sur plus d'un kilomètre et demi, et le ruisseau Mort en fait de même à l'ouest sur près d'un kilomètre et demi.

Affluent de rive gauche du Barailler, le Leylavet baigne l'est du territoire communal sur deux kilomètres et demi.

Gestion et qualité des eaux

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Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Dordogne Atlantique ». Ce document de planification, dont le territoire correspond au sous‐bassin le plus aval du bassin versant de la Dordogne (aval de la confluence Dordogne - Vézère)., d'une superficie de 2 700 km2 est en cours d'élaboration. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR)[18]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [19].

La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 7].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[20]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[21]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré[22] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[23]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[24],[25].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 781 mm, avec 10,8 jours de précipitations en janvier et 6,7 jours en juillet[20]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bergerac à 13 km à vol d'oiseau[26], est de 13,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 792,9 mm[27],[28]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17,1 °C, atteinte le [Note 4].

Milieux naturels et biodiversité

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La Dordogne entre Saint-Pierre-d'Eyraud à gauche et Gardonne à droite.

Natura 2000

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La Dordogne est un site du réseau Natura 2000 limité aux départements de la Dordogne et de la Gironde, et qui concerne les 104 communes riveraines de la Dordogne, dont Saint-Pierre-d'Eyraud[29],[Carte 8]. Seize espèces animales et une espèce végétale inscrites à l'annexe II de la directive 92/43/CEE de l'Union européenne y ont été répertoriées[30].

Saint-Pierre-d'Eyraud fait partie des 102 communes concernées par la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 2 « La Dordogne »[31],[Carte 9], dans laquelle ont été répertoriées huit espèces animales déterminantes et cinquante-sept espèces végétales déterminantes, ainsi que quarante-trois autres espèces animales et trente-neuf autres espèces végétales[32].

Dans le cours de la Dordogne, à l'est du lieu-dit Parneuf, la frayère de Saint-Martin est une ZNIEFF de type 1 répartie sur deux sites dont le plus en aval est partagé entre Saint-Pierre-d'Eyraud (en rive droite) et Lamonzie-Saint-Martin (en rive gauche)[Carte 10]. En amont, l'autre site, un peu plus étendu, est partagé entre La Force (en rive droite) et Lamonzie-Saint-Martin[Carte 11].

Urbanisme

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Typologie

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Au , Saint-Pierre-d'Eyraud est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[33]. Elle appartient à l'unité urbaine de Bergerac, une agglomération inter-départementale dont elle est une commune de la banlieue[34],[35]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bergerac, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[35]. Cette aire, qui regroupe 73 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[36],[37].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (61 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (63,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (31,1 %), forêts (30,3 %), terres arables (25,1 %), zones urbanisées (6,1 %), cultures permanentes (3,5 %), eaux continentales[Note 6] (2,6 %), prairies (1,3 %)[38]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 12].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Villages, hameaux et lieux-dits

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Outre le bourg de Saint-Pierre-d'Eyraud proprement dit, le territoire communal se compose de villages ou de hameaux, ainsi que de lieux-dits[39] :

  • l'Abeille
  • les Barraux
  • Bas Maduran
  • Beylieu
  • la Borie de Gounaud
  • les Bories Monsempey
  • le Bost
  • Bourg d'Abren
  • le Café Rouge
  • la Capelle
  • Casseyrou
  • Castagnère
  • les Catherines
  • Chabrouty
  • Courtaudou
  • Coutou
  • la Croix de l'Avocat
  • les Eymaries
  • Étang de Pradelou
  • les Féroux
  • Fondation John Bost
  • Fuma
  • les Gaillardoux
  • Gara
  • Gastebois
  • Gastebois[Note 7]
  • Gouyna
  • Guillonnet
  • Haut Maduran
  • la Joubine
  • le Landet
  • Lapatience
  • Larbogne
  • Lareverserie
  • Lavaure
  • le Maine
  • Malacart
  • la Marchande
  • les Masseries
  • le Masson
  • Mauriac
  • le Mazet
  • le Métadier
  • Moulas
  • la Mouthe
  • Parneuf
  • le Paysse
  • Petit Lavaure
  • Picherie
  • Pouyaud
  • la Raufie
  • les Ribaux
  • le Rimbet
  • le Roudier
  • le Sablier
  • Sautier
  • le Tuquet
  • le Vignaud
  • Vignaud Vieux
  • Vilatte.

Prévention des risques

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Le territoire de la commune de Saint-Pierre-d'Eyraud est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, la rupture d'un barrage[40]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[41].

Risques naturels

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Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-Pierre-d'Eyraud.

La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) de Bergerac, regroupant les 22 communes (15 en Dordogne et 7 en Gironde) concernées par un risque de débordement de la Dordogne, un des 18 TRI qui ont été arrêtés fin 2012 sur le bassin Adour-Garonne[42]. Les événements significatifs antérieurs à 2014 sont la crue de 1843 (4 100 m3/s à Bergerac, la crue de référence historique de période de retour au moins centennale), les crues de 1912, 1944 et 1952 (période de retour de 50 ans) et les crues de 1982 et 1994 (période de retour de 20 ans). Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de 10 ans à 30 ans), moyen (temps de retour de 100 ans à 300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[43]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1986, 1993 et 1999[44],[40]. Le risque inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du plan de prévention des risques inondation (PPRI) de la « vallée de la Dordogne », couvrant 9 communes et approuvé le , pour les crues de la Dordogne[45],[46]. Les zones basses de Saint-Pierre-d'Eyraud le long de la Dordogne sont soumises au risque d'inondation, pouvant impacter ses rives jusqu'à 350 mètres de large au sud du lieu-dit Bas Maduran, et y compris l'Eyraud en aval de la route départementale 32 (les deux derniers kilomètres), ainsi que le Barailler (les trois derniers kilomètres, depuis le sud des Gaillardoux) et ses affluents la Gouyne (les 900 derniers mètres, depuis le sud de la Raufie) et la Vieille Gouyne (les deux derniers kilomètres, en aval de la route menant de Barrat à la Raufie)[Carte 13].

Saint-Pierre-d'Eyraud est exposée au risque de feu de forêt. L’arrêté préfectoral du fixe les conditions de pratique des incinérations et de brûlage dans un objectif de réduire le risque de départs d’incendie. À ce titre, des périodes sont déterminées : interdiction totale du au et du au , utilisation réglementée du au et du au [47]. En , un plan inter-départemental de protection des forêts contre les incendies (PidPFCI) a été adopté pour la période 2019-2029[48],[49].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[50]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[51]. 98,4 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (58,6 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national métropolitain)[Carte 14]. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 8],[52].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2005, 2011 et 2015 et par des mouvements de terrain en 1999[40].

Risque technologique

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La commune est en outre située en aval du barrage de Bort-les-Orgues, un ouvrage de classe A[Note 9] situé dans le département de la Corrèze et faisant l'objet d'un PPI depuis 2009. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[54].

Toponymie

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Panneaux d'entrée au bourg en français et en occitan.

La première mention écrite connue du lieu date de l'an 1080 sous la forme villam que vulgo vocatur Airaude, attestée dans le cartulaire de l'abbaye de Saumur[55].

Le nom de la paroisse est attesté au XIIe siècle sous la forme Parochia Sancti Petri Deuraut[56] dans le cartulaire de l'abbaye Sainte-Marie de Saintes[57]. En 1382, le lieu est nommé S.Petrus d'Eyraut[57].

Le nom de Saint-Pierre-d'Eyraud fait référence à l'apôtre saint Pierre[58] et à l'Eyraud, le ruisseau près duquel le village est situé[56].

En occitan, la commune porte le nom de Sent Peir d'Eiraud[55].

Histoire

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Au XIIe siècle, une commanderie templière existait au lieu-dit Puy-Lautier, devenue au XIVe siècle une commanderie hospitalière de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem[59].

L'ancienne église Saint-Pierre, donnée avant 1216 à l'abbaye Saint-Martial de Limoges, devenue en très mauvais état, a été remplacée par l'actuelle église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, consacrée en 1880[59].

L'ancienne paroisse du diocèse de Périgueux[59] devient la commune de Saint-Pierre-d'Eyraud aux débuts de la Révolution française, après avoir porté dans un premier temps le nom de Pierre-d'Eyraud[5].

Politique et administration

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Rattachements administratifs et électoraux

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Dès 1790, la commune de Saint-Pierre-d'Eyraud (appelée Pierre d'Eyraud dans un premier temps) a fait partie du canton de Laforce  devenu ensuite le canton de la Force  qui dépendait du district de Bergerac jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, la commune est rattachée à l'arrondissement de Bergerac[5].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du , ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[60]. La commune est alors rattachée au canton du Pays de la Force.

Pour les élections législatives, la commune fait partie de la 2e circonscription de la Dordogne.

Intercommunalité

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Fin 2001, Saint-Pierre-d'Eyraud intègre dès sa création la communauté de communes Dordogne-Eyraud-Lidoire. Celle-ci est dissoute au et remplacée au par la communauté d'agglomération bergeracoise. Celle-ci fusionne avec la communauté de communes des Coteaux de Sigoulès au pour former la nouvelle communauté d'agglomération bergeracoise.

Administration municipale

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La population de la commune étant comprise entre 1 500 et 2 499 habitants au recensement de 2023, dix-neuf conseillers municipaux ont été élus en 2026[61], ainsi qu'un conseiller communautaire[62].

Liste des maires

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 1989 février 2005 Christian Aubertie PCF  
février 2005 mars 2008 Jean-Claude Lafage PS  
mars 2008 mars 2014 Albert Rameix PS[63] conseiller en démarches administratives
mars 2014[64]
(réélu en mars 2026[65])
en cours Jean-Pierre Faure DVG  

Équipements et services publics

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Enseignement

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En 2026, Saint-Pierre-d'Eyraud dispose d'une école primaire[66].

Justice

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En 2026, dans le domaine judiciaire, Saint-Pierre-d'Eyraud relève[67] :

Population et société

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Démographie

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Les habitants de Saint-Pierre-d'Eyraud se nomment les Pierrotins[68].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[69]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[70].

En 2023, la commune comptait 1 795 habitants[Note 10], en stagnation par rapport à 2017 (Dordogne : +0,97 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0801 3201 1101 3951 4921 4091 3851 4401 439
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4741 4601 4511 4291 5091 4381 4091 3561 384
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3581 3551 2491 1601 1761 2171 2291 2051 281
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 3961 3581 2941 3661 4761 4801 5951 6131 741
2017 2022 2023 - - - - - -
1 7951 8011 795------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[71].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports et loisirs

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Entre Le Fleix et Gardonne, le sentier de grande randonnée GR 6D traverse le territoire communal de l'ouest au sud sur sept kilomètres, en passant par le bourg.

Un centre équestre est installé sur la commune[72], au lieu-dit Fuma.

Manifestations culturelles et festivités

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  • Importante « brocante vide-greniers » en mars de chaque année (30e édition en 2022[73]).
  • Fête patronale le dernier week-end de juin[74] ou le premier week-end de juillet[75].

Économie

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En 2022[76], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 808 personnes, soit 44,8 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (72) a diminué par rapport à 2016 (80) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 9,0 %.

Activités hors agriculture

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109 établissements[Note 11] marchands non agricoles sont économiquement actifs en 2023 à Saint-Pierre-d'Eyraud[77],[78].

Secteur d'activitéCommuneDépartement
Nombre%%
Ensemble109100 %(100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
1412,8 %(8,7 %)
Construction2018,3 %(13,4 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
2119,3 %(27,2 %)
Information et communication54,6 %(1,9 %)
Activités financières et d'assurance21,8 %(3,9 %)
Activités immobilières43,7 %(4,7 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
2216,6 %(15,0 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
1211,0 %(12,8 %)
Autres activités de services98,3 %(10,8 %)

Avec une vingtaine d'entreprises chacun, trois secteurs d'activité économique sont prépondérants sur la commune : « activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien » (22 entreprises), « commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration » (21) et la construction (20).

Agriculture

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La commune est dans le « Bergeracois », une petite région agricole dans le département de la Dordogne[79]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 12] sur la commune est polyculture et/ou polyélevage[Carte 15].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 85 57 46 29
SAU[Note 13] (ha) 1 274 1 144 1 304 1 122

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 85 lors du recensement agricole de 1988[Note 14] à 57 en 2000 puis à 46 en 2010[81] et enfin à 29 en 2020[Carte 16], soit une baisse de 66 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 60 % de ses exploitations (passant de 15 825 à 6 330)[82],[Carte 17]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 1 274 ha en 1988[81] à 1 122 ha en 2020[Carte 18]. Parallèlement, la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 15[81] à 39 ha[Carte 16].

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, de style néogothique, a été consacrée en 1880[58].

Tout autour de l'église, la parcelle cadastrale correspond à l'ancien cimetière, qui a été inscrit comme site pittoresque en 1947[83].

Personnalités liées à la commune

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Pour approfondir

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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Notes et cartes

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  • Notes
  1. Une unité paysagère est un pan de territoire qui présente des caractéristiques paysagères propres.
  2. La superficie publiée par l’Insee est la superficie évaluée en 1975 par le service du cadastre de la Direction Générale des Impôts, corrigée des modifications communales intervenues depuis 1975. Elle comprend toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non cadastrées, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus d'un kilomètre carré ainsi que des estuaires et ne correspond pas obligatoirement à la surface géographique[11],[12]
  3. Contrairement à ce qu'indique le Sandre, le ruisseau du Cluzeau affluent de rive droite de la Gouyne, n'arrose pas la commune de Saint-Pierre-d'Eyraud située en rive gauche à leur confluence.
  4. Les records sont établis sur la période du au .
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  7. Deux lieux-dits du même nom, l'un dans le sud-est, au sud-est du lieu-dit Moulas, l'autre dans le nord, à l'est du lieu-dit les Eymaries.
  8. Dans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent :
    • au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ;
    • au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ;
    • au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.
  9. Le classement des barrages est fonction de deux paramètres : hauteur et volume retenu[53].
  10. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  11. Un établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  12. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  13. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements, voire plusieurs régions.
  14. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[80].
  • Cartes
  1. « Carte géologique de Saint-Pierre-d'Eyraud » sur Géoportail (consulté le 14 juin 2022).
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  10. « Cartographie de la ZNIEFF 720020074 à Saint-Pierre-d'Eyraud (en vert foncé) » sur Géoportail (consulté le 12 mars 2026)..
  11. « Cartographie de la ZNIEFF 720020074 à La Force (en vert foncé) » sur Géoportail (consulté le 12 mars 2026)..
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Références

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