Saint-gervais (côtes-du-rhône villages)

type de vin protégé par appellation d'origine contrôlée
(Redirigé depuis Saint-gervais (AOC))

Un saint-gervais[4], ou côtes-du-rhône-villages Saint-Gervais, est un vin produit sur la commune de Saint-Gervais, dans le département du Gard.

Saint-gervais
Image illustrative de l’article Saint-gervais (côtes-du-rhône villages)
Le vignoble de Saint-Gervais.

Appellation(s) principale(s) côtes-du-rhône-villages
Type d'appellation(s) dénomination au sein d'une AOC / AOP
Reconnue depuis 1974
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignoble de la vallée du Rhône
Sous-région(s) vallée du Rhône méridionale
Localisation Gard rhodanien
Saison deux sèches (hiver et été) et deux pluvieuses (automne et printemps)
Climat méditerranéen sous influence du mistral
Ensoleillement
(moyenne annuelle)
2 835 heures (à Carpentras)
Sol grès, argiles et cailloux
Superficie plantée 71 hectares (en 2024)[1]
Cépages dominants grenache N[2], mourvèdre N, syrah N, etc.
Vins produits 85 % rouges, 15 % blancs et qq. rosés
Production 2 327 hectolitres (en 2024)[1]
Pieds à l'hectare min. 4 000 pieds/ha, soit max. 2,5 m2/pied[3]
Rendement moyen à l'hectare 33 hl/ha (en 2024)[1]
Site web vinsdesaintgervais.com

Il s'agit d'une des 21 dénominations géographiques au sein de l'appellation d'origine contrôlée (AOC) côtes-du-rhône-villages, dans la partie méridionale du vignoble de la vallée du Rhône.

Histoire

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Plusieurs villas et fabriques romaines ont laissé de beaux vestiges dans la plaine. Des tombes sarrasines et wisigothiques évoquent d'anciennes migrations. Au Moyen Âge, Saint-Gervais s'est créé en cercle autour de son église (dont les fondations sont du XIe siècle, voire du IXe siècle) et de sa maison forte du XIIIe siècle. La maison forte du XIIIe siècle devient un château en 1607. Une ancienne poudrière et des casernes rappellent ce passé où la sécurité devait être assurée par les habitants eux-mêmes. Les troupes royales ont fait étape dans la commune.

Cave coopérative des vignerons de Saint-Gervais.

En 1974, le vin a désormais le droit de porter le nom de la commune comme dénomination géographique au sein de l'appellation côtes-du-rhône-villages[5]. Le cahier des charges de l'appellation côtes-du-rhône-villages a été modifié en [3].

Étymologie

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La commune a pour nom Saint-Gervais, provenant d'un saint protecteur souvent associé à son frère Protais. C'étaient des jumeaux, fils de Vital de Ravenne et de Valérie, qui vivaient au Ier siècle sous le règne de l'empereur Néron. Leur histoire est connue par La Légende dorée de Jacques de Voragine.

Vignoble

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Aire de production

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Images externes
Carte de la commune concernée
Cartes cadastrales de la dénomination
Orthophoto du parcellaire de la dénomination

L'aire de la dénomination se trouve au bord de Cèze, son terroir est traversé par la route départementale 980. Le vignoble s'étend sur la commune de Saint-Gervais[3].

Orographie et géologie

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Climatologie

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Le climat de ce terroir est soumis à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches (une brève en hiver, une très longue et accentuée en été) ainsi que deux saisons pluvieuses, en automne (pluies abondantes et brutales) et au printemps. Sa spécificité est son climat méditerranéen qui constitue un bel atout :

  • le mistral assainit le vignoble ;
  • la saisonnalité des pluies est très marquée ;
  • les températures sont très chaudes pendant l'été.

La station météorologique de Cavillargues131 mètres d'altitude : 44° 06′ 46″ N, 4° 31′ 07″ E)[6] se situe à 8,5 km au sud-ouest de Saint-Gervais, dans la vallée d'un des affluents de la Cèze.

Relevés à Cavillargues de 1991 à 2020
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Maximale moyenne 10,3 11,9 16,2 19,2 23,5 27,9 30,8 30,8 25,4 20,1 14,1 10,7 20,1
Moyenne 5,8 6,7 10,1 12,9 16,9 20,9 23,3 23,4 18,9 14,8 9,6 6,4 14,1
Minimale moyenne 1,3 1,4 4 6,6 10,3 13,9 15,9 15,9 12,4 9,5 5 2 8,2
Nombre de jours avec gel 11,7 10,8 4,5 0,8 0 0 0 0 0 0,2 4,1 10,4 42,5
Précipitations
Hauteur (mm) 74,3 44 51,7 73,3 66,6 45,2 38 47 107 119 120,8 58,9 845,8
Source : Météo-France[7].

Encépagement

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Le cahier des charges de l'appellation autorise un total de 24 cépages différents pouvant être utilisés pour produire du côtes-du-rhône-villages, mais avec des restrictions.

Pour produire rouges et rosés, il y a trois « cépages principaux » (constituant ensemble au minimum 80 % de l'encépagement) : le grenache N[2] (minimum 40 %), le mourvèdre N et la syrah N (ces deux derniers minimum 25 %). Ils peuvent être complétés par les « cépages accessoires » (dans la limite de 20 % ; pour les cépages blancs, ils ne doivent pas dépasser les 5 % pour la production de vin rouge) que sont le bourboulenc B, le brun argenté N (localement dénommé camarèse ou vaccarèse), le carignan N, le cinsaut N, la clairette B, la clairette rose Rs, la counoise N, le grenache blanc B, le grenache gris G, la marsanne B, le muscardin N, le piquepoul blanc B, le piquepoul noir N, la roussanne B, le terret noir N, l'ugni blanc B et le viognier B. S'y rajoutent les « variétés d'intérêt à fin d'adaptation » (VIFA, limitées à 5 %) : le carignan blanc (de) B, le floréal (de) B, le rolle B et le vidoc (de) N[3].

Pour produire du blanc, les cépages principaux (minimum 80 %) sont : le bourboulenc B, la clairette B, le grenache blanc B, la marsanne B, la roussanne B et le viognier B. Ils peuvent être complétés par les cépages accessoires que sont la clairette rose Rs, le grenache gris G, le piquepoul blanc B et l'ugni blanc B, ainsi que les « variétés d'intérêt à fin d’adaptation » que sont le carignan blanc B, le floréal B et le rolle B[3].

Méthodes culturales

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Cette appellation est produite par un vignoble qui couvre [Quand ?]137 hectares. Sa production annuelle s'élève à 5 109 hectolitres avec rendement moyen de 37 hl/ha.

Rendements

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Le rendement est limité par le cahier des charges de l'appellation à un maximum de 41 hectolitres par hectare pour les différentes dénominations (44 pour le côtes-du-rhône-villages sans dénomination). Chaque année, ce rendement maximum peut être modifié à la hausse ou à la baisse par un arrêté du ministère de l'Agriculture, dans la limite des rendements butoirs de l'appellation, fixés à 45 hl/ha pour les dénominations (50 sans)[3].

Gastronomie

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Les rouges évoluent des arômes de fruits à noyau en leur prime jeunesse vers des notes de cuir et de truffes en vieillissant. Ce sont des vins de grande garde - dix ans et plus - traditionnellement conseillé sur du gibier et de la venaison et il s'accorde parfaitement avec les daubes (avignonnaise ou provençale), les civets de chevreuil, de lièvre ou de sanglier et avec une gardianne de taureau.

Le rosé, en fonction de sa vinification - par saignée ou par pressurage - peut se garder entre 2 ou 4 ans. C'est un vin à boire à table avec les charcuteries et les fromages. Il s'accorde parfaitement avec la cuisine asiatique.

Le blanc, traditionnellement, est conseillé soit en apéritif, soit sur des poissons, coquillages et crustacés. Il se révèle parfait en accompagnement d'un fromage de chèvre.

Place parmi les côtes-du-rhône-villages

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Les côtes-du-rhône-villages avec dénomination géographique
Dénomination (année d'obtention)[8]Superficie
2024 (ha)
Production
2024 (hl)
Liste des communes[3]
chusclan (1967)2006 795Bagnols-sur-Cèze, Chusclan, Codolet, Orsan et Saint-Étienne-des-Sorts.
gadagne (2012)1173 442Caumont-sur-Durance, Châteauneuf-de-Gadagne, Morières-lès-Avignon, Saint-Saturnin-lès-Avignon et Vedène.
massif-d'uchaux (2005)1614 048Lagarde-Paréol, Mondragon, Piolenc, Sérignan-du-Comtat (en partie) et Uchaux.
nyons (2020)732 713Mirabel-aux-Baronnies, Nyons, Piégon et Venterol.
plan-de-dieu (2005)1 21941 793Camaret-sur-Aigues, Jonquières, Travaillan (en partie) et Violès.
puyméras (2005)15486Mérindol-les-Oliviers, Mollans-sur-Ouvèze, Faucon, Puyméras et Saint-Romain-en-Viennois.
roaix (1967)1253 682Roaix.
rochegude (1967)1243 067Rochegude.
rousset-les-vignes (1969)21590Rousset-les-Vignes.
sablet (1974)35110 756Sablet.
saint-andéol (2017)561 658Bourg-Saint-Andéol, Saint-Just-d'Ardèche, Saint-Marcel-d'Ardèche et Saint-Martin-d'Ardèche.
saint-gervais (1974)712 327Saint-Gervais.
saint-maurice (1967)1063 313Saint-Maurice-sur-Eygues.
saint-pantaléon-les-vignes (1967)21680Saint-Pantaléon-les-Vignes.
sainte-cécile (2016)3019 489Suze-la-Rousse (en partie), Tulette (en partie), Sainte-Cécile, Sérignan-du-Comtat (en partie) et Travaillan (en partie).
séguret (1967)48514 361Séguret.
signargues (2005)51317 410Domazan, Estézargues, Rochefort-du-Gard et Saze.
suze-la-rousse (2016)1834 978Bollène, Bouchet, Suze-la-Rousse (en partie) et Tulette (en partie).
vaison-la-romaine (2016)1886 214Buisson, Saint-Marcellin-lès-Vaison, Saint-Roman-de-Malegarde, Vaison-la-Romaine et Villedieu.
valréas (1967)45711 855Valréas.
visan (1966)54715 603Visan.

Notes et références

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  1. 1 2 3 « Encyclopédie des vins AOC du Rhône et vallée du Rhône 2025 » [PDF], sur vins-rhone.com, p. 48-49.
  2. 1 2 Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rs = rose, G = gris.
  3. 1 2 3 4 5 6 7 « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « CÔTES DU RHÔNE VILLAGES » » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
  4. Le nom d'un vin est un nom commun, donc il s'écrit en minuscules ; cf. les références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.
  5. (en) « Le monde du bon vin », sur passionvin (consulté le ).
  6. « 30076001 – CAVILLARGUES – La Condamine » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr.
  7. « Fiche 30076001 Cavillargues » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr.
  8. « L'AOC Côtes du Rhône Villages », sur vins-rhone.com.

Voir aussi

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Liens externes

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Articles connexes

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