Signargues (côtes-du-rhône villages)

région viticole
(Redirigé depuis Signargues (AOC))

Un signargues[4], ou côtes-du-rhône-villages Signargues, est un vin rouge produit sur les communes de Domazan, Estézargues, Rochefort-du-Gard et Saze, dans le département du Gard.

Signargues
Image illustrative de l’article Signargues (côtes-du-rhône villages)
Le vignoble de Rochefort-du-Gard, implanté sur des reliefs caillouteux.

Appellation(s) principale(s) côtes-du-rhône-villages
Type d'appellation(s) dénomination au sein d'une AOP
Reconnue depuis 2004
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignoble de la vallée du Rhône
Sous-région(s) vallée du Rhône méridionale
Localisation Gard rhodanien
Saison deux sèches (hiver et été) et deux pluvieuses (automne et printemps)
Climat méditerranéen sous influence du mistral
Ensoleillement
(moyenne annuelle)
2 835 heures (à Carpentras)
Sol argilo-calcaire (Villafranchien)
Superficie totale 650 hectares
Superficie plantée 513 hectares (en 2024)[1]
Nombre de domaines viticoles 40 déclarants
Cépages dominants grenache N[2], mourvèdre N, syrah N, etc.
Vins produits rouges
Production 17 410 hectolitres (en 2024)[1]
Pieds à l'hectare min. 4 000 pieds par ha, soit max. 2,5 m2 par pied[3]
Rendement moyen à l'hectare 34 hl/ha (en 2024)[1]
Site web signargues.com

Il s'agit d'une des 21 dénominations géographiques au sein de l'appellation d'origine contrôlée (AOC) côtes-du-rhône-villages, dans la partie méridionale du vignoble de la vallée du Rhône.

Histoire

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Le plateau fut occupé lors de la colonisation romaine. Un archéologue y a découvert une statuette, aujourd'hui déposée au musée du Louvre, qui représente Bacchus et Ariane[5].

Il est entré dans l'histoire en 736, après une victoire de Charles Martel contre les Sarrasins. La légende veut qu'il fallût trois jours entiers pour enterrer les morts. En commémoration, le roi Franc fit construire sur ces lieux, une chapelle dédiée à saint Jean des Vignes[6]. Le cahier des charges de l'appellation côtes-du-rhône-villages a été modifié en [3].

Étymologie

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Vignoble

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Aire de production

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Orographie et géologie

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Ce plateau culmine à 150 m d'altitude. Il est érodé par deux vallons dont les rivières intermittentes sont des affluents du Gardon, le Briançon qui a creusé vallon de Domazan et la Combe de Mars[7].

Climatologie

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Le climat de ce terroir est soumis à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches (une brève en hiver, une très longue et accentuée en été), deux saisons pluvieuses, en automne (pluies abondantes et brutales) et au printemps. Une spécificité est le mistral, qui assainit le vignoble.


La station météorologique de Pujaut (sur l'aérodrome d'Avignon-Pujaut à 44 mètres d'altitude : 43° 59′ 54″ N, 4° 45′ 34″ E)[8] est à douze kilomètres au nord-est de l'aire de production de la dénomination.

Relevés à Pujaut de 1991 à 2020
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Maximale moyenne 10,5 12,2 16,4 19,4 23,6 28 30,8 30,6 25,5 20,6 14,4 10,9 20,2
Moyenne 6,3 7,2 10,6 13,2 17,2 21,3 23,9 23,6 19,3 15,3 10,1 6,8 14,6
Minimale moyenne 2 2,2 4,7 7,1 10,8 14,7 17 16,7 13 10,1 5,7 2,7 8,9
Nombre de jours avec gel 10,2 8,7 4,3 0,9 0 0 0 0 0 0,3 3,1 8,1 35,6
Précipitations
Hauteur (mm) 53,3 35,3 38,2 60,8 51,9 39,4 31,4 36,9 93,2 88,2 95,9 48,3 672,8
Source : Météo-France[9].

Encépagement

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Le cahier des charges de l'appellation autorise un total de 24 cépages différents pouvant être utilisés pour produire du côtes-du-rhône-villages, mais avec des restrictions.

Pour produire ce vin rouge, il y a trois « cépages principaux » (constituant ensemble au minimum 80 % de l'encépagement) : le grenache N[2] (minimum 40 %), le mourvèdre N et la syrah N (ces deux derniers minimum 25 %). Ils peuvent être complétés par les « cépages accessoires » (dans la limite de 20 % ; pour les cépages blancs, ils ne doivent pas dépasser les 5 % pour la production de vin rouge) que sont le bourboulenc B, le brun argenté N (localement dénommé camarèse ou vaccarèse), le carignan N, le cinsaut N, la clairette B, la clairette rose Rs, la counoise N, le grenache blanc B, le grenache gris G, la marsanne B, le muscardin N, le piquepoul blanc B, le piquepoul noir N, la roussanne B, le terret noir N, l'ugni blanc B et le viognier B. S'y rajoutent les « variétés d'intérêt à fin d'adaptation » (VIFA, limitées à 5 %) : le carignan blanc (de) B, le floréal (de) B, le rolle B et le vidoc (de) N[3].

Rendements

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Le rendement est limité par le cahier des charges de l'appellation à un maximum de 41 hectolitres par hectare pour les différentes dénominations (44 pour le côtes-du-rhône-villages sans dénomination). Chaque année, ce rendement maximum peut être modifié à la hausse ou à la baisse par un arrêté du ministère de l'Agriculture, dans la limite des rendements butoirs de l'appellation, fixés à 45 hl/ha pour les dénominations (50 sans)[3].

Place parmi les côtes-du-rhône-villages

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Les côtes-du-rhône-villages avec dénomination géographique
Dénomination (année d'obtention)[10]Superficie
2024 (ha)
Production
2024 (hl)
Liste des communes[3]
chusclan (1967)2006 795Bagnols-sur-Cèze, Chusclan, Codolet, Orsan et Saint-Étienne-des-Sorts.
gadagne (2012)1173 442Caumont-sur-Durance, Châteauneuf-de-Gadagne, Morières-lès-Avignon, Saint-Saturnin-lès-Avignon et Vedène.
massif-d'uchaux (2005)1614 048Lagarde-Paréol, Mondragon, Piolenc, Sérignan-du-Comtat (en partie) et Uchaux.
nyons (2020)732 713Mirabel-aux-Baronnies, Nyons, Piégon et Venterol.
plan-de-dieu (2005)1 21941 793Camaret-sur-Aigues, Jonquières, Travaillan (en partie) et Violès.
puyméras (2005)15486Mérindol-les-Oliviers, Mollans-sur-Ouvèze, Faucon, Puyméras et Saint-Romain-en-Viennois.
roaix (1967)1253 682Roaix.
rochegude (1967)1243 067Rochegude.
rousset-les-vignes (1969)21590Rousset-les-Vignes.
sablet (1974)35110 756Sablet.
saint-andéol (2017)561 658Bourg-Saint-Andéol, Saint-Just-d'Ardèche, Saint-Marcel-d'Ardèche et Saint-Martin-d'Ardèche.
saint-gervais (1974)712 327Saint-Gervais.
saint-maurice (1967)1063 313Saint-Maurice-sur-Eygues.
saint-pantaléon-les-vignes (1967)21680Saint-Pantaléon-les-Vignes.
sainte-cécile (2016)3019 489Suze-la-Rousse (en partie), Tulette (en partie), Sainte-Cécile, Sérignan-du-Comtat (en partie) et Travaillan (en partie).
séguret (1967)48514 361Séguret.
signargues (2005)51317 410Domazan, Estézargues, Rochefort-du-Gard et Saze.
suze-la-rousse (2016)1834 978Bollène, Bouchet, Suze-la-Rousse (en partie) et Tulette (en partie).
vaison-la-romaine (2016)1886 214Buisson, Saint-Marcellin-lès-Vaison, Saint-Roman-de-Malegarde, Vaison-la-Romaine et Villedieu.
valréas (1967)45711 855Valréas.
visan (1966)54715 603Visan.

Notes et références

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  1. 1 2 3 « Encyclopédie des vins AOC du Rhône et vallée du Rhône 2025 » [PDF], sur vins-rhone.com, p. 58-59.
  2. 1 2 Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rs = rose, G = gris.
  3. 1 2 3 4 5 6 « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « CÔTES DU RHÔNE VILLAGES » » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
  4. Le nom d'un vin est un nom commun, donc il s'écrit en minuscules ; cf. les références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.
  5. Signargues
  6. Louis Laurent, Notre-Dame de Rochefort
  7. Plateau de Sinargues
  8. « 30209002 – PUJAUT – AERODROME » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr.
  9. « Fiche 30209002 Pujaut » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr.
  10. « L'AOC Côtes du Rhône Villages », sur vins-rhone.com.

Voir aussi

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Liens externes

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Articles connexes

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