Sommet du G7 de 2026
Le sommet du G7 de 2026 a lieu du 15 au à Évian-les-Bains, en Haute-Savoie, à l'Hôtel Royal. Il réunit les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, l'Allemagne, l'Italie, le Japon et la France, pays hôte[1], ainsi que l'Union européenne, représentée par le président du Conseil et la présidente de la Commission. Évian est la première ville française à accueillir à deux reprises un sommet du G7 (anciennement G8), ayant déjà hébergé celui de 2003.
| Sommet du G7 de 2026 | ||||||||
| Type | Conférence diplomatique | |||||||
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| Édition | 52e | |||||||
| Pays | ||||||||
| Localisation | Évian-les-Bains, Haute-Savoie | |||||||
| Coordonnées | 46° 23′ 00″ nord, 6° 35′ 00″ est | |||||||
| Date | 15 au 17 juin 2026 | |||||||
| Participant(s) | ||||||||
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| Géolocalisation sur la carte : Europe
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie
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Composition
modifierLe Brésil, la Corée du Sud, l’Inde, l'Egypte et le Kenya ont été conviés au sommet, de même que le président ukrainien Volodymyr Zelensky. L'Afrique du Sud affirme avoir été initialement invitée, puis exclue sous la pression de l'administration Trump[2],[3]. Suite à un conflit d'agenda avec l'anniversaire de Donald Trump, le sommet, initialement prévu du 14 au , est décalé d'un jour[4].
Conclusions
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Le G7 d'Evian adopte une déclaration géopolitique générale apportant un soutien à l'Ukraine et au rétablissement de son intégrité territoriale, de même qu'un soutien au protocole d'accord conclu la veille du sommet entre les Etats-Unis et l'Iran. Les autres déclarations adoptées portent sur la lutte contre le cancer et l'épidémie d'Ebola, des partenariats internationaux mutuellement bénéfiques, les chaînes d'approvisionnement en minerais critiques, la lutte contre le trafic de drogue, la résorption des déséquilibres macroéconomiques, la lutte contre le trafic de migrants ainsi que sur un espace numérique plus sûr pour les mineurs[5],[6].
Oppositions
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Sur le modèle des manifestations de 2003 contre le sommet du G8 à Évian, une coalition « No G7 » composée d'une soixantaine d'associations altermondialistes organise à Genève une grande manifestation le dimanche [7], veille du début du sommet afin de « construire la riposte internationaliste ».
Le parti libéral-radical genevois, craignant les débordements et pillages vécus pendant le sommet de 2003, avait demandé via un projet de loi l'interdiction de toute manifestation en lien avec le G7 en centre-ville. La demande est refusée par le Parlement cantonal le 2026, la gauche plaidant pour le droit fondamental à manifester[8].
La manifestation a lieu sur la rive droite de Genève le dès 15h15 depuis la Parc Mon Repos. Elle réunit 60 000 personnes selon les organisateurs, 20 000 selon la police, dont 600 « Black Bloc »[9],[10]. Après l'incendie d'une voiture et des dégâts à plusieurs bâtiments et abris de bus, la situation s'envenime[11]. Des manifestants tirent au mortier contre la police qui réplique avec des tirs de gaz lacrymogène, de canon à eau, et de Flash-Balls, blessant des manifestants[12]. La police ordonne la dissolution de la manifestation vers 19h puis une nouvelle fois vers 20h[12]. Finalement, elle nasse environ 300 personnes aux abords du quai Wilson de 19h à 8h le lendemain matin[13]. En marge de la nasse, la police interpelle violemment deux personnes[14],[15]. Plusieurs plaintes sont déposées contre la police pour voies de fait, séquestration, contrainte, et abus d'autorité[16],[17],[18].
Plusieurs formations politiques, notamment genevoises, ainsi que la coalition organisatrice de la manifestation émettent des critiques à l'égard de la police et des institutions et demandent la démission de la conseillère d'État de tutelle Carole-Anne Kast et du procureur Olivier Jornot[19],[20].
Sécurité
modifierEn France
modifierLa sécurisation du sommet mobilise côté français 7160 agents de la police nationale. 200 policiers sont chargés de la protection rapprochée des chefs d’État et de gouvernement ainsi que de leurs conjoints. Une zone de protection de 1 670 km2 est définie, dans laquelle sont engagés 6100 gendarmes, 900 militaires et 830 douaniers[21]. La gare d'Evian et plusieurs établissements scolaires d'Evian et de Neuvecelle sont fermés avant et pendant le sommet. La Gendarmerie est chargée d'escorter les élèves d'Evian qui doivent passer les épreuves du Baccalauréat au lycée de la Versoie à Thonon-les-Bains au lieu d'Evian. Du 11 au 17 juin sont activées deux zones de sécurité avec des restrictions d'accès. Une zone située sur les communes d'Evian-les-Bains, Neuvecelle et Publier devient accessible aux seules personnes munies d'un Pass G7 délivré par la préfecture[22].

En Suisse
modifierLe le Conseil fédéral suisse approuve un engagement de l’Armée suisse en service d’appui pour soutenir, à leur demande, les autorités cantonales dans les mesures de sécurité[23],[24]. L’armée soutient les polices cantonales de Genève, de Vaud et du Valais. Elle agit en coordination avec l’Armée française, qui apporte également son soutien aux forces de l’ordre françaises[23].
Des renforts de police sont envoyés à Genève en provenance des différents cantons suisses, d'Allemagne (Bundespolizei, avec des canons à eau) et de France (Gendarmerie nationale)[25].
Restriction de l’espace aérien
modifierUne restriction temporaire de l’espace aérien est instaurée dans la région lémanique du 10 au 18 juin [23]. La restriction concerne le trafic aérien à vue ainsi que le trafic aérien aux instruments non commercial. Elle est appliquée à une zone centrée sur Évian, Lausanne et l'aéroport international de Genève[23].
Fermeture de frontières
modifierLe Conseil fédéral annonce le 6 mai 2026 le rétablissement des contrôles à la frontière franco-suisse entre le 10 et le 19 juin 2026 [26]. Du 12 au 18 juin, seules sept douanes permettront de franchir la frontière entre le canton de Genève et la France. Les passages par les gares ferroviaires et par l’aéroport de Genève restent autorisés, mais le franchissement de la frontière est interdit partout ailleurs, y compris pour les cyclistes et les piétons[27].
Notes et références
modifier- ↑ « En 2026, le sommet du G7 aura lieu à Évian, annonce Emmanuel Macron », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ L’Afrique du Sud assure ne pas être invitée au G7 en France après des pressions américaines, Le Monde, Claire Gatinois, 26 mars 2026
- ↑ « G7 à Evian : après la mise à l’écart de l’Afrique du Sud, la France conteste avoir cédé à la «pression» des Etats-Unis », Libération, (lire en ligne)
- ↑ (en) Judith Chetrit et Giorgio Leali, « France delays G7 to avoid clash with White House cage fighting on Trump’s birthday », Politico, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Elysée, « Les résultats du G7 d'Évian », (consulté le )
- ↑ Elysée, « Sommet du G7 d'Evian », (consulté le )
- ↑ « De manifestations à prévoir à Genève le 14 juin pour dénoncer le G7 - Le Temps », www.letemps.ch, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ RTS, « Le Grand Conseil genevois fait confiance au gouvernement pour la manifestation anti-G7 », (consulté le ).
- ↑ « Genève: des milliers protestent contre le G7 avant le sommet en France », sur euronews, (consulté le ).
- ↑ (en) Keystone-SDA-ATS, « Damage relatively minor : Three provisional arrests at anti-G7 demonstration in Geneva », blue News, (lire en ligne, consulté le ). Dans un premier temps 60 000 participants ont été revendiqués.
- ↑ « Voiture calcinée, vitrines brisées, façades vandalisées... les dégâts en marge de la manif anti-G7 », sur rts.ch, (consulté le )
- 1 2 « En vidéo – La manifestation de No-G7 racontée heure par heure - Le Temps », www.letemps.ch, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (fr-CH) Ellen De Meester, « G7: Mathilde Marendaz nous raconte sa nuit dans la nasse », sur Blick, (consulté le )
- ↑ RTS, « "J’ai cru mourir": le témoignage d'un jeune violemment interpellé par des policiers en civil à Genève », (consulté le )
- ↑ (fr-CH) Arthur Du Sordet, « G7 Genève: un homme roué de coups par des policiers en civil », sur Blick, (consulté le )
- ↑ RTS, « Après 10 heures de nasse policière à Genève, une centaine de personnes libérées au petit matin », (consulté le ).
- ↑ « Manifestation No G7 : plaintes pénales déposées à Genève après la nasse », sur rts.ch, (consulté le )
- ↑ « No G7 à Genève: interpellé pour un keffieh, il porte plainte », sur rts.ch, (consulté le )
- ↑ (fr-CH) www lemanbleu ch, Léman Bleu Télévision, « Après la manifestation, Carole-Anne Kast dans le viseur de son propre camp », sur www.lemanbleu.ch (consulté le )
- ↑ Laura Morales Vega, « No G7 réclame la démission de Kast et Jornot », Le Courrier, (lire en ligne
) - ↑ Préfète de la Haute-Savoie, « G7, un Sommet au cœur du Chablais, du 15 au 17 juin 2026 », (consulté le )
- ↑ Préfète de la Haute-Savoie, « Zones rouge et bleue », (consulté le )
- 1 2 3 4 « Sommet du G7 à Évian : service d’appui de l’armée et restriction de l’usage de l’espace aérien », sur vbs.admin.ch, DDPS, .
- ↑ Fabien Eckert, « Les vols interdits et 5000 militaires mobilisés pour le G7 à Évian », sur 24heures.ch, (consulté le ).
- ↑ Voir les photographies : forces de police présentes lors de la manifestation du 14 juin.
- ↑ Conseil fédéral, « Le Conseil fédéral introduit des contrôles aux frontières intérieures pendant le sommet du G7 à Évian », (consulté le )
- ↑ Conseil d'Etat de Genève, « Sommet du G7 à Evian: sécurisation des frontières », (consulté le )