Station Sainte-Dorothée

station du REM de Montréal

Sainte-Dorothée est une station du Réseau express métropolitain (REM) située dans le secteur Sainte-Dorothée de la ville de Laval, au Québec. Elle dessert l'antenne Deux-Montagnes et occupe l'emplacement de l'ancienne gare de banlieue du même nom, exploitée successivement par le Canadien National, l'Agence métropolitaine de transport puis exo de 1925 à 2020.

Sainte-Dorothée
Image illustrative de l’article Station Sainte-Dorothée
Édicule de la station en soirée
Localisation
Pays Canada
Ville Laval
Province Québec
Quartier Sainte-Dorothée
Adresse 1411, ch. du Bord-de-l'Eau
Coordonnées
géographiques
45° 31′ 25″ nord, 73° 51′ 46″ ouest

Carte

Caractéristiques
Voies 2
Quais 2
Longueur 80 m[1]
Nombre d'accès 2 (nord et sud)
Accessibilité Oui
Zone B (ARTM)[2]
Historique
Construction 2021-2025
Mise en service 1925 (train)[3]
(REM)[4]
Fermeture (train)
Artiste(s) Michelle Bui[5]
Gestion et exploitation
Propriétaire CDPQ Infra
Exploitant Pulsar
Code(s) de la station SDR
Ligne(s)
Correspondances
STL 26, 76, 203, 713 et 903

La station tire son nom du secteur environnant, lui-même issu de l'ancienne municipalité de Sainte-Dorothée, érigée en 1869 par détachement de la paroisse de Saint-Martin et fusionnée à Laval en 1965. Reconstruite dans le cadre du projet du REM après la fermeture de la ligne de train de banlieue en 2020, la station a été mise en service le , dans le cadre de l'ouverture de l'antenne Deux-Montagnes.

Situation sur le réseau

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La station Sainte-Dorothée est implantée sur l'antenne Deux-Montagnes du Réseau express métropolitain, entre les stations Île-Bigras et Grand-Moulin. Elle se trouve dans le secteur Sainte-Dorothée de Laval, à l'intersection de la rue du Chemin-de-Fer et de l'avenue des Bois, et est accessible depuis quatre rues avoisinantes : le chemin du Bord-de-l'Eau, la rue Graveline, l'avenue des Bois et la rue du Chemin-de-Fer[6].

Le site est encadré par deux bras de la rivière des Prairies, que le tracé franchit par des ponts distincts immédiatement au nord et au sud de la station[7]. Cette configuration géographique remonte à l'ancienne ligne de train de banlieue Deux-Montagnes, où le tronçon entre les stations Bois-Franc et Deux-Montagnes était exploité à voie unique, avec une voie d'évitement localisée à l'ouest de la gare Sainte-Dorothée permettant le croisement des convois[8].

La station se déploie sur un tracé en talus, structure caractéristique des stations aériennes de l'antenne construites en léger surélèvement par rapport au niveau du sol environnant, plutôt qu'en viaduc pur[6]. Comme les autres stations du secteur riverain de l'antenne (Sunnybrooke, Pierrefonds-Roxboro, Île-Bigras, Grand-Moulin et Deux-Montagnes), Sainte-Dorothée adopte le thème de coloration « riverain », en bleu, inspiré de la rivière des Prairies[9].

Histoire

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Origines et exploitation par le Canadien National (1925-1992)

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La ligne du tunnel sous le mont Royal, sur laquelle sera implantée la gare Sainte-Dorothée, est mise en service le par le Canadian Northern Railway (CNoR), à la suite du percement du tunnel sous le mont Royal, dont les lettres patentes avaient été obtenues le 12 août 1911[10]. Le service initial ne circule toutefois qu'entre les gares Tunnel Terminal et Lazard (aujourd'hui Bois-Franc)[11]. La locomotive électrique no 601, plus tard renumérotée 6711 par le Canadien National (CN), tracte le premier convoi[12].

Le service est prolongé une première fois jusqu'à Cartierville en février 1921, puis en juillet 1925, jusqu'à Saint-Eustache-sur-le-Lac — aujourd'hui Deux-Montagnes — empruntant au-delà de la gare Val-Royal un tracé desservant l'ouest de l'île Jésus[13]. C'est dans le cadre de ce prolongement de 1925 que la halte de Sainte-Dorothée entre vraisemblablement en service, bien qu'aucune source consultée n'en précise la date d'ouverture exacte[Note 1].

Entre les gares Val-Royal et Deux-Montagnes, la ligne demeure à voie unique jusqu'à la modernisation des années 1990; seules deux voies d'évitement, à Roxboro et à Des Prairies — cette dernière située immédiatement à l'ouest de la gare Sainte-Dorothée, entre les deux ponts sur la rivière des Prairies encadrant la station — permettent le croisement des trains[14].

À la fin des années 1980, le ministère des Transports du Québec propose, dans le cadre du projet de modernisation de la ligne, de fermer les quatre gares desservant alors l'ouest de l'île Jésus — Île-Bigras, Sainte-Dorothée, Laval-Links et Laval-sur-le-Lac — au profit d'une station unique, baptisée « station Laval », à construire à environ 400 mètres en amont de l'ancien site de Sainte-Dorothée. Le rapport justifie ce choix par un achalandage cumulé jugé insuffisant pour justifier le maintien de plusieurs stations sur ce secteur[15].

En janvier 1992, ce projet suscite la mobilisation de citoyens de Laval, appuyés par le président de Transport 2000, Guy Chartrand, qui réclament le maintien d'au moins deux gares dans l'ouest de l'île Jésus. Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, annonce alors que la Ville a obtenu du gouvernement provincial la construction d'une nouvelle gare dotée d'un stationnement de 300 places dans l'emprise du prolongement de l'autoroute 440, en plus du maintien des gares Île-Bigras et Laval-sur-le-Lac[16]. L'issue finalement retenue diffère toutefois de ces deux scénarios : ce sont les gares Île-Bigras et Sainte-Dorothée — plutôt qu'Île-Bigras et Laval-sur-le-Lac, ou qu'une « station Laval » entièrement nouvelle — qui sont conservées à l'issue du projet de modernisation, tandis que Laval-Links et Laval-sur-le-Lac ferment[Note 2].

Modernisation et déplacement de la gare (1993-1995)

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La modernisation de la ligne, financée à 100 % par le gouvernement provincial, se déroule de 1993 à 1995 par phases estivales successives[18]. Dans le cadre de ces travaux, la gare Sainte-Dorothée est déplacée d'environ 300 pieds vers l'ouest et remplace les gares de Laval-Links et de Laval-sur-le-Lac, toutes deux fermées; elle demeure l'une des quatre stations de la ligne, avec la gare Centrale, Mont-Royal et Île-Bigras, à conserver son nom d'origine lors de cette réforme[19].

La ligne rouvre le pour le service de pointe[18]. Dès les premières semaines, la Société de transport de Laval (STL) est critiquée pour ne pas avoir prévu de correspondance d'autobus adéquate à la nouvelle gare; un groupe de citoyens de Laval-sur-le-Lac et de Laval-Ouest réclame la réouverture de la gare Laval-sur-le-Lac, fermée lors de la modernisation. La porte-parole du groupe, Claude Bovet, signale que le stationnement de 75 places de la gare Sainte-Dorothée est déjà insuffisant, forçant les usagers à se stationner dans les rues résidentielles avoisinantes[20].

En décembre 1995, un défaut d'isolation touchant les moteurs de traction des nouvelles voitures Bombardier force le retrait de l'ensemble du parc roulant entre le 20 décembre 1995 et le 8 janvier 1996. Pendant cette interruption, la STL relie les gares Île-Bigras et Sainte-Dorothée à la station de métro Henri-Bourassa au moyen de la ligne d'autobus 10[21].

Ère AMT/exo (1996-2020)

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L'Agence métropolitaine de transport (AMT), créée en décembre 1995 en vertu de la loi sur l'Agence métropolitaine de transport, assume la responsabilité du réseau de trains de banlieue à compter du 1er janvier 1996[22].

Le stationnement insuffisant de la gare Sainte-Dorothée demeure un enjeu récurrent pendant toute cette période. En 1996, la Ville de Laval annonce le prolongement de l'autoroute 440 vers l'ouest, en partie pour faciliter l'accès des autobus à la gare; un stationnement incitatif additionnel de 200 places est alors promis[23]. En 1999, le vice-président du comité des citoyens de Laval-Ouest, Normand Holden, relance la campagne pour la réouverture de la gare Laval-sur-le-Lac, notant que le stationnement de Sainte-Dorothée a déjà été agrandi à deux reprises et que l'Agence métropolitaine de transport (AMT) prévoit y consacrer 365 000 $ supplémentaires pour un troisième agrandissement[24]. En 2008, dans le contexte d'une saturation généralisée des stationnements incitatifs de l'AMT liée à la hausse du prix de l'essence, des travaux pour 80 places supplémentaires sont réalisés à la gare Sainte-Dorothée[25].

La gare sert par ailleurs de site pilote pour plusieurs projets d'intermodalité durant cette période : un projet-pilote de covoiturage en véhicules électriques Chevrolet Volt y est lancé en 2011, en collaboration entre le gouvernement du Québec, la Ville de Laval, la STL et GM Canada[26], et la technologie d'affichage en temps réel STL Synchro y est étendue en 2013 en partenariat avec l'AMT[27].

Le service de train de banlieue Deux-Montagnes est interrompu le pour permettre la conversion de la ligne au Réseau express métropolitain[28].

Construction et mise en service du REM (2019-2025)

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CDPQ Infra, filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec, dévoile le les grandes lignes de son projet de Réseau express métropolitain (REM), un réseau intégré de transport léger sur rail automatisé et électrique de 67 km devant relier le centre-ville de Montréal, la Rive-Sud, l'Ouest-de-l'Île, la Rive-Nord — dont Laval et Deux-Montagnes — et l'aéroport Montréal-Trudeau[29]. Le projet prévoit la conversion de l'antenne Deux-Montagnes, incluant la station Sainte-Dorothée, aux exigences du métro léger.

Dès une rencontre d'information tenue à Laval en juin 2019, des citoyens s'inquiètent de l'impact du projet sur l'achalandage et le stationnement de la future station[30]. Les travaux préparatoires débutent à l'automne 2020, avec le début du doublement des ponts ferroviaires sur la rivière des Prairies[31], suivis en 2021 du démantèlement des anciennes infrastructures et du début de la construction de la station proprement dite[32].

Le chantier suscite plusieurs préoccupations citoyennes documentées lors de rencontres de voisinage tenues en 2021 et 2022 : bruit lié aux travaux et à l'exploitation future, coupes d'arbres le long de l'avenue des Bois, moteurs d'autobus laissés en marche au stationnement provisoire, et circulation de camions sur la rue résidentielle Hector-Nadon, qui mène à l'imposition de mesures d'apaisement de la circulation à l'été 2021[33]. Le chantier de construction du REM coïncide par ailleurs avec l'annonce d'un vaste projet immobilier, le développement à basse densité METTA, sur le site de l'ancien golf Le Cardinal à Sainte-Dorothée; des travaux de dynamitage y suscitent l'inquiétude de résidents en janvier 2022[34], dans le sillage d'un article publié quelques mois plus tôt sur les tensions plus larges entourant le développement immobilier accéléré par l'arrivée du REM dans l'ouest de Laval[35].

Le raccordement définitif de l'avenue des Bois au chemin du Bord-de-l'Eau a lieu le , jour où la rue Graveline est fermée à la circulation locale de façon transitoire[36]; sa fermeture permanente en cul-de-sac survient le , en raison de la suppression de l'ensemble des passages à niveau sur le tracé du REM[37]. Le réalignement de la rue Gobeil, annoncé pour l'été 2022, n'est finalement réalisé qu'en mai 2023[38].

Des essais préliminaires de deux voitures du REM sont menés à basse vitesse entre le centre d'entretien de Saint-Eustache et la station Sainte-Dorothée du 24 février au 3 mars 2024, afin de valider les composantes des voitures et l'état des voies[39]. Ce choix du segment Sainte-Dorothée comme point de départ des essais découle du « Plan Nord-Sud », une réorganisation de la séquence de mise en service décidée en 2022 en raison des délais liés à la modernisation du tunnel du Mont-Royal, qui aurait autrement retardé l'ouverture des antennes Deux-Montagnes et Anse-à-l'Orme jusqu'en 2026[40]. Les essais dynamiques officiels débutent à leur tour sur ce même segment le [41].

La cérémonie protocolaire d'inauguration de l'antenne Deux-Montagnes se tient le , en présence notamment du premier ministre du Québec François Legault et du premier ministre du Canada Mark Carney; une cérémonie locale distincte a lieu le même jour à la station Sainte-Dorothée[42]. La station ouvre au public le [43].

Toponymie

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Le secteur de Sainte-Dorothée tire son nom de l'ancienne municipalité du même nom, dont le territoire correspond aujourd'hui à l'un des secteurs de Laval[44]. Le choix du nom est d'origine hagiographique, en référence à sainte Dorothée, martyre du IVe siècle[44].

La municipalité de Sainte-Dorothée est constituée le par détachement d'une partie du territoire de la municipalité de la paroisse de Saint-Martin, et érigée simultanément en paroisse catholique à la demande de la population du secteur[45]. La création de cette nouvelle paroisse ne fait toutefois pas l'unanimité : ses habitants se heurtent à une opposition marquée des résidents de Sainte-Rose-de-Lima et de Saint-Martin, dont ils cherchent à se détacher, et ce n'est qu'après plusieurs années de différend que le chanoine Hippolyte Moreau tranche en faveur de la nouvelle paroisse[Note 3]. Dès la fondation de la municipalité, ses habitants doivent composer avec un habitat aux constructions modestes et sujet aux incendies; le conseil municipal adopte le une résolution exigeant la construction de cheminées adéquates sous peine d'amende[45]. La même année, l'église paroissiale est érigée d'après les plans de l'architecte Victor Bourgeau[46].

L'économie de la municipalité, d'abord dominée par la production laitière, se tourne progressivement vers la culture maraîchère; dès 1885, les propriétaires fonciers contribuent au pavage des routes et à l'installation de trottoirs de bois dans le village[45]. Le territoire connaît par la suite deux démembrements : la création de la ville de Laval-sur-le-Lac en 1915, à laquelle le conseil municipal s'oppose formellement[45], puis celle des Îles-Laval en 1941. En 1947, le noyau villageois de Sainte-Dorothée se constitue à son tour en municipalité distincte de celle de la paroisse; les deux entités coexistent pendant douze ans, jusqu'à ce que la loi constituant en corporation la ville de Sainte-Dorothée, sanctionnée le , réunifie la majeure partie de leurs territoires respectifs, tout en cédant une partie du territoire à Laval-Ouest[45]. Entre 1950 et 1965, la population de la municipalité triple pratiquement, bien que Sainte-Dorothée demeure alors parmi les municipalités les moins densément peuplées de l'île Jésus[45].

La ville de Sainte-Dorothée est fusionnée à 13 autres municipalités le pour former la ville de Laval, à la suite des conclusions d'une commission d'étude présidée par le juge Armand Sylvestre, mandatée par le gouvernement du Québec pour étudier les problèmes intermunicipaux de l'île Jésus[47]. Le toponyme du secteur est officialisé par la Commission de toponymie du Québec le , qui indique pour sa part le 7 août 1965 comme date de fusion[44],[Note 4].

Architecture et aménagement

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La station Sainte-Dorothée est construite sur un tracé en talus, structure caractéristique des stations aériennes du secteur riverain de l'antenne Deux-Montagnes, plutôt qu'en viaduc pur. Selon le plan d'implantation initial, l'édicule mesure 11,5 m de hauteur à partir de l'entrée sud, et chacun des deux quais s'étend sur 80 m[6]. La station comporte deux entrées distinctes, l'une au nord et l'autre au sud, reliées par un passage piéton souterrain situé dans la zone payante, chacune donnant accès à un quai latéral orienté selon les deux directions du service, vers le centre-ville et vers Deux-Montagnes[48].

Comme les autres stations du secteur riverain de l'antenne — Sunnybrooke, Pierrefonds-Roxboro, Île-Bigras, Grand-Moulin et Deux-Montagnes —, Sainte-Dorothée adopte le thème de coloration « riverain », en bleu, inspiré de la rivière des Prairies; cette teinte influence tant les céramiques et tuiles de plancher que le mobilier urbain et les plantations aux abords de la station, chaque station du réseau se distinguant par son propre agencement de tuiles mates et lustrées[9].

Dans le cadre du programme d'intégration des arts à l'architecture du ministère de la Culture et des Communications, la station accueille une œuvre permanente de l'artiste Michelle Bui intitulée Filets, un triptyque photographique aux couleurs vibrantes qui rassemble des objets en apparence arbitraires dans la métaphore visuelle d'un filet, évoquant la coexistence entre la nature et l'urbanité[5]. L'artiste, dont une partie de la famille habite à proximité de la station, s'est inspirée de sa connaissance personnelle du quartier dans l'élaboration de l'œuvre[49]. Filets figure parmi les œuvres d'art public les plus remarquées de l'année 2025 selon un bilan publié par Le Devoir[50].

La station est entourée par les rues du Chemin-de-Fer, Hector-Nadon, Antoine-Dalmas, Dumais, Gobeil, Bourgeois, Bruant, Curé-Malo et Maurice-Lalonde, ainsi que par l'avenue des Bois et le chemin du Bord-de-l'Eau; le parc Georges-Bourgeois est adjacent à la station, du côté nord[48].

Services aux voyageurs

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Accès et accueil

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La station comporte deux entrées, l'une au nord et l'autre au sud, accessibles à pied par le chemin du Bord-de-l'Eau entre l'avenue des Bois et la rue Dumais, par l'avenue des Bois entre le chemin du Bord-de-l'Eau et la rue du Chemin-de-Fer, et par la rue du Chemin-de-Fer entre l'avenue des Bois et la rue Hector-Nadon; la station est également connectée aux pistes cyclables de ces mêmes rues[51].

Desserte

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Les premiers et derniers départs de la station varient selon le jour[52]. En semaine, le premier départ est à 6 h 27 en direction de Deux-Montagnes et à 5 h 35 en direction de Brossard, tandis que le dernier départ est respectivement à 1 h 41 et à 0 h 35. Le samedi, le service débute à 6 h 19 (Deux-Montagnes) et 5 h 35 (Brossard), et se termine à 2 h 11 et 1 h 4. Le dimanche et les jours fériés, le premier départ est à 6 h 19 (Deux-Montagnes) et 5 h 35 (Brossard), le dernier à 1 h 41 et 0 h 35.

La fréquence de passage est généralement de 7 à 10 minutes aux heures de pointe et de 15 minutes en dehors de ces périodes, cette fréquence pouvant toutefois varier, notamment en période estivale[53].

Intermodalité

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La station est desservie par plusieurs lignes de la Société de transport de Laval (STL), dont les lignes 26, 76, 203 et 903[54]. La ligne 713 assure par ailleurs un service régulier reliant la station au métro Côte-Vertu, que le REM soit en service ou non, et fait partie du plan de relève du réseau; la navette 716, spécifique aux interruptions touchant le segment entre Sainte-Dorothée et Deux-Montagnes, s'y ajoute en cas de panne[55],[56].

Circuit Destination[57] Via
26 Montmorency via Samson/Notre-Dame
76 Montmorency via Fabreville
203 NC Fabreville
713 Côte-Vertu via boulevard Chomedey
903 Montmorency Express via Fabreville

Un point d'ancrage Bixi REM Sainte-Dorothée », à l'intersection du chemin du Bord-de-l'Eau et de la rue Gobeil) et une station Communauto (située dans le stationnement incitatif nord) sont également accessibles à proximité[58],[59].

Un stationnement incitatif de 836 places est aménagé à proximité de la station, dont 671 places gratuites — incluant 14 espaces réservés à l'accès universel, 96 au covoiturage, 14 munis de bornes de recharge pour véhicules électriques et 3 pour les motos — et 165 places payantes, gérées par la compagnie Indigo selon une formule d'abonnement mensuel ou de réservation à la journée[60]. Depuis le , 34 places auparavant payantes ont été converties en places gratuites, dans le cadre d'une bonification appliquée à plusieurs stationnements du réseau[61]. La station offre également 20 espaces de stationnement pour vélos, dont 10 en milieu couvert, ainsi qu'un quai dédié au transport adapté et des postes de dépose-minute et de taxi, tous accessibles par la rue du Chemin-de-Fer[60],[62].

Controverses et enjeux

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Capacité de stationnement (1995-2026)

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L'insuffisance du stationnement de la gare Sainte-Dorothée constitue un enjeu récurrent depuis l'ouverture de la gare modernisée en 1995. Dès les premières semaines d'exploitation, le stationnement de 75 places s'avère insuffisant, forçant les usagers à se garer dans les rues résidentielles avoisinantes[20]. Un premier agrandissement de 200 places est annoncé en 1996, en lien avec le prolongement de l'autoroute 440[23]. En 1999, le stationnement a déjà été agrandi à deux reprises et l'Agence métropolitaine de transport (AMT) prévoit y consacrer 365 000 $ supplémentaires pour un troisième agrandissement, ce qui n'empêche pas une nouvelle campagne citoyenne réclamant la réouverture de la gare Laval-sur-le-Lac pour désengorger Sainte-Dorothée[24]. En 2008, dans le contexte d'une saturation généralisée des stationnements incitatifs de l'AMT liée à la hausse du prix de l'essence, 80 places supplémentaires sont ajoutées[25].

La question ressurgit à l'occasion de la planification du REM. Alors que CDPQ Infra prévoyait initialement 15 413 places de stationnement incitatif à l'échelle du réseau en 2016, ce nombre est réduit à 10 111 places dans les plans ultérieurs, une diminution de plus de 35 % touchant notamment les stations Kirkland, Pointe-Claire, Sainte-Anne-de-Bellevue, Deux-Montagnes, Sainte-Dorothée et Brossard. Le ministre des Transports François Bonnardel qualifie la situation de préoccupante tout en disant faire confiance à CDPQ Infra pour évaluer les besoins futurs, tandis que des élus de l'opposition, dont Joël Arseneau et Vincent Marissal, dénoncent une décision contre-productive risquant d'inciter au maintien de l'usage de l'automobile[63]. Dans l'intervalle, le conseil municipal Action Laval reproche à l'administration de la ville un manque de solution concrète face à la fermeture de la gare pour les besoins de la construction, proposant sans succès des mesures de transport temporaire comme des liaisons d'autobus express vers Montmorency et Côte-Vertu[64].

Après l'ouverture de la station REM en novembre 2025, la pression sur le stationnement réapparaît rapidement : dès la mi-décembre 2025, les places disponibles autour de l'avenue des Bois sont presque toutes occupées durant les heures de pointe de fin d'après-midi, forçant certains usagers à stationner dans les rues résidentielles avoisinantes[65]. En août 2026, le REM annonce la conversion de places payantes en places gratuites dans plusieurs stationnements du réseau, dont celui de Sainte-Dorothée le 25 août, portant le nombre de places gratuites de la station à 671[61].

Nuisances liées à la construction (2020-2023)

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Le chantier de construction de la station, mené de 2020 à 2025, suscite plusieurs préoccupations documentées lors de rencontres de voisinage tenues en 2021 et 2022. Les résidents rapportent des nuisances liées au bruit des travaux et à l'anticipation du bruit d'exploitation future, à la coupe d'arbres le long de l'avenue des Bois, ainsi qu'aux moteurs d'autobus laissés en marche au stationnement provisoire. La circulation de camions de chantier sur la rue résidentielle Hector-Nadon mène à l'imposition, à l'été 2021, de mesures d'apaisement de la circulation, dont l'ajout de panneaux d'arrêt, une limite de vitesse réduite à 30 km/h et l'interdiction de circuler pour les camions des sous-traitants[33].

Pression immobilière sur les espaces verts

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L'accélération du développement immobilier associée à l'arrivée du REM suscite également l'inquiétude de résidents craignant la transformation de leur quartier[35]. Trois promoteurs immobiliers projettent en effet de développer l'ancien golf Le Cardinal, l'un des derniers espaces verts intacts du secteur, dans le cadre du projet METTA, devant atteindre à terme 2 000 logements à faible densité. Des travaux de dynamitage débutant en janvier 2022 sur le site suscitent l'inquiétude de résidents avoisinants, bien que le promoteur et l'entrepreneur qualifient ces travaux de mineurs et à faible profondeur[34].

Notes et références

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  1. La thèse de Barrieau (2019) documente le prolongement de la ligne jusqu'à Deux-Montagnes en juillet 1925, mais ne mentionne pas explicitement la date d'ouverture de la halte de Sainte-Dorothée elle-même.
  2. Un rapport antérieur, déposé en 1985 par la Commission permanente de transport en commun de la Communauté urbaine de Montréal, avait pour sa part recommandé la disparition de la gare Sainte-Dorothée elle-même, aux côtés de celles de Portal-Heights et Laval-Links, en faveur de six nouvelles stations, ce qui illustre le caractère mouvant des différents scénarios envisagés pour l'avenir de la station avant le compromis finalement retenu[17].
  3. Le fonds d'archives relatif à cette contestation couvre la période du 20 mars au 31 juillet 1869 et inclut notamment le dossier de la cause Stanislas Laurin et autres c. Louis Lauzon et autres, opposant des résidents de la partie ouest de la paroisse de Saint-Martin au projet de détachement.
  4. Plusieurs sources, dont Radio-Canada et la Ville de Laval, situent la fusion au 6 août 1965, alors que la fiche de la Commission de toponymie du Québec indique le 7 août 1965.

Bibliographie

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Références

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Voir aussi

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